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Je lâche prise !

Je lâche prise !

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“Lâcher prise”, encore une expression que nous pouvons voir et entendre partout et qui est même devenue un véritable cliché du développement personnel !

Mais si l’expression est connue, il est moins certain que ce qu’elle recouvre soit clair pour tout le monde. Or, mal appréhendé, le lâcher prise risque d’être mal utilisé. C’est le cas par exemple quand il devient une exigence, une injonction de bien-être ou encore une espèce de formule magique qui devrait résoudre tous nos problèmes : “ça ne va pas ? Oh mais, tu n’as qu’à lâcher prise et ça ira mieux !”. 

Dans ces situations, le lâcher prise perd son sens et sa pertinence.

Certains d’ailleurs ne supportent plus cette expression ou la trouvent inadéquate, à l’instar du philosophe Alexandre Jolien qui propose ainsi, dans son Petit Traité de l'Abandon, de “lâcher, même le lâcher prise”! 

Alors que signifie au juste “lâcher prise” ? 

Si le mot “lâcher” a un sens plus évident, le 2e mot “prise” peut paraître flou. Aussi nous paraît-il important de savoir de quelle “prise” nous parlons quand nous faisons référence au lâcher prise !

Contrôler

Avoir prise, c’est avoir la capacité d’agir sur une chose, sur une personne. Cela nous relie donc directement à notre capacité de contrôle. Contrôle qui à tort, est devenu un besoin pour beaucoup de personnes : besoin de contrôler nos émotions (“je ne dois pas avoir peur”), notre travail, des événements extérieurs (“je ne veux pas qu’il pleuve”), et même la vie des autres (“je veux qu’il change”).

S’il est courant d’entendre que ce besoin de contrôle est en réalité une stratégie pour cacher nos peurs (peur d’échouer, peur d’être rejeté, d’être blessé …), de nombreux courants spirituels (comme le Bouddhisme par exemple) et de développement personnel, expliquent également qu’à l’origine de ce comportement se trouve notre ego. Cet égo qui nous fait croire que nous existons indépendamment du tout qui nous environne, au lieu d’accepter que nous sommes “une vague d’un grand océan”. Cette conviction du moi séparé nous amène ainsi à refuser plus ou moins consciemment l’autre quand il ne rentre pas dans notre loi. Nous nous pensons seul maître à bord dans notre vie et sommes constamment à vouloir en contrôler le contenu, convaincus qu’il ne dépend que de nous. . La “prise” que nous voulons avoir sur ce qui nous est extérieur est donc illusoire, ou si elle est réelle (certains arrivent à avoir le contrôle sur des personnes par exemple), elle est loin de conduire au bonheur.

Le lâcher prise peut donc se définir comme l’opposé du contrôle. Lâcher prise, c’est accepter de ne pas avoir le contrôle, de ne pouvoir changer ni les événements ni les autres. C’est accepter le caractère impermanent des personnes et des choses.

Précisons qu’il ne s’agit pas pour autant de se mettre en retrait du monde qui nous entoure ! Il s’agit seulement de distinguer ce que nous pouvons contrôler (nous-même) et ce que nous ne pouvons pas contrôler. Prendre conscience que notre pouvoir d’action réside dans notre attitude et nos actions, dans le respect de la liberté de l’autre et la conscience d’appartenir à un tout qui peut nous dépasser.

Lâcher prise est donc un acte de confiance. C’est un acte de confiance dans la vie, dans l’avenir, dans les autres. Un acte qui signifie que nous sommes bien comme une vague, singulière certes, mais qui doit composer avec les autres éléments de l’océan, présents, différents et agissants.



Et si nous apprenions à être moins dans le contrôle ?

Comment ? 

Lâcher-prise ne se décrète pas. C’est le résultat d’un processus, dont les étapes seront plus ou moins faciles, plus ou moins longues. 

1 - Pré-requis

Nous l’avons dit, le lâcher prise suppose d’accepter que nous avons le contrôle uniquement sur nous-même, c’est à dire sur nos comportements et notre façon de regarder les choses et les personnes qui nous entourent. 

Si nous n’adhérons pas à ce principe et pensons au contraire que le bonheur passe par le développement de notre pouvoir sur cet autre (tout ce qui n’est pas moi - cet autre vu comme un obstacle et non un allié), alors le lâcher prise sera impossible.

2- Prise de conscience 

La première étape consiste à prendre conscience de notre “prise” : sur quoi ou sur qui exerçons-nous ou aurions-nous le désir d’exercer un contrôle ? Sur nos collègues, nos enfants, notre conjoint ? Sur notre avenir, sur la météo, notre santé, nos rencontres … ?

Cela exige de regarder la vérité en face, d’effectuer une analyse objective de notre situation pour identifier les domaines, les personnes, les lieux où nous sommes dans le contrôle. Cette identification nous permettra ensuite de nous interroger sur les raisons qui motivent ce contrôle : pourquoi ai-je besoin de contrôler ? Qu’est-ce qui se passerait si je ne contrôlais pas telle situation, ou telle personne ? Par exemple, si je contrôle en permanence les personnes que fréquente ma fille adolescente ou bien ses notes, qu’est ce que cela m’apporte ? Quelle peur cela vient combler ?  

Cette étape peut être difficile mais elle est nécessaire pour déclencher le processus du lâcher prise, qui n’est autre qu’un processus de changement.

3- Faire confiance 

Grâce à la 2e étape, nous avons délimité notre terrain de contrôle, nous avons déterminé les zones où un changement pouvait être initié. Comme pour tout processus de changement, nous savons ce que nous quittons sans pour autant connaître concrètement ce que nous allons trouver. Décider de lâcher prise nécessite donc de faire confiance, de SE faire confiance et de faire confiance à notre environnement.

4 - Passer à l’action

  • Vivre dans l’ici et maintenant  : lors de notre 2e podcast (Bulle de Bonheur #2 - j’étire le temps), nous avions parlé de la connexion à l’instant présent comme outil pour étirer et savourer notre temps. Il s’agissait de se consacrer à ce que nous faisions, dans l’instant, pleinement et sans distraction. Puissant outil pour mieux profiter de notre temps mais également pour nous dégager des frustrations du passé et des angoisses du futur.

Attention cependant ! Vivre dans le présent ne signifie pas renoncer à nos responsabilités ni se priver de moments pour prévoir et organiser. Cela invite seulement à ne pas y penser constamment, d’autant que des études démontrent que seulement 3 à 7 % des pensées que nous anticipons arrivent réellement !

Concrètement, du lever au coucher, notre vie (nos gestes, nos échanges, nos rencontres …) offre des opportunités de pratiquer la connexion à l’ici et maintenant. C’est finalement mettre en pratique cette définition du bonheur (auteur inconnu) : “le bonheur n’est pas d’avoir tout ce que l’on désire mais d’apprécier ce que l’on a”.

  • Se détacher des résultats : apprendre à se détacher des résultats est en relation directe avec le contrôle et la confiance. En se focalisant sur un résultat précis, voir pré-établi, nous allons essayer de maîtriser tous les paramètres qui vont nous permettre d’atteindre ce résultat et nous nous enfermons dans une seule voie pour l’atteindre. Or, nous le savons, il est extrêmement rare que l’accomplissement d’un résultat dépende uniquement de notre propre personne … il dépend aussi de nombreux éléments extérieurs sur lesquels nous n’avons pas prise. Il y a de fortes chances par conséquent que nos efforts, nos attentes ou encore la réponse des autres soient source de déception. 

Se détacher du résultat nécessite donc de faire confiance à la vie et de s’ouvrir à l’imprévu.

Mais se détacher des résultats n’est pas synonyme d’absence de projets ni d’efforts à faire pour les réaliser ! C’est juste accepter de composer avec ce que la vie met sur notre chemin, accepter que le résultat puisse être différent de nos attentes, et faire avec. 

Selon Lise Bourdeau, “à chaque fois qu'il y a une retenue, des attentes, de la résistance, de l'impatience, de l'inquiétude, c'est du contrôle”. Si  une personne peut diriger, c'est-à-dire donner une direction à quelque chose ou à quelqu'un, elle doit accepter que le résultat ne soit pas celui qu’elle désirait ou celui qu’elle avait prévu.

  • Apprendre à dire OUI à ce qui est. Au lieu de résister, de lutter, de s’épuiser, le lâcher prise invite à accepter ce qui nous arrive. Accepter mais pas se résigner ni se soumettre. En fait, dire oui à ce qui nous arrive est une autre façon de dire oui à nos limites, et à celles de notre environnement. 

Les personnes qui adoptent cet état d’esprit témoignent que les obstacles qu’elles surmontent sont plus faciles à surmonter, qu’elles vivent moins d’émotions désagréables et qu’elles sont plus enclines à ressentir une paix intérieure.



Bienfaits 

Lâcher prise permet de vivre dans une meilleure harmonie avec nous-même. Si nous acceptons notre moi comme il est, avec ses forces et ses faiblesses, sans nous attribuer un quelconque pouvoir sur ce qui nous est extérieur, alors nous serons plus libres, plus ouverts à la créativité et à la vie.

Lâcher prise dans notre rôle de citoyen, de parent, de conjoint ou encore dans l’exercice de notre profession peut être, nous l’avons dit, difficile à pratiquer car nous avons souvent appris qu’il fallait maîtriser les choses pour pouvoir avancer dans la vie.  

Mais c’est une pratique qui est accessible à tous, et qui a le grand mérite de nous permettre de retrouver plus de calme, plus de sérénité, précieux outil dans une société où le stress est quotidien.

En bref

  • Savoir lâcher prise est une démarche volontaire, un travail sur soi pour apprendre à mettre de côté notre égo et avancer plus sereinement et plus confiant sur notre chemin de vie.

  • Lâcher prise, c’est prendre le contre-pied du contrôle qui veut que nous dirigions tout pour que le résultat obtenu soit selon nos souhaits.

  • Lâcher prise, c’est savoir se fixer des objectifs tout en étant détaché des résultats, c’est donc entreprendre des actions en ayant bien entendu l’envie de réussir mais sans savoir comment cette réussite se manifestera.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer, 2 mn pour identifier une pensée négative que vous avez à l’égard de vous même ou de votre entourage - au lieu de l’alimenter, mettez vous sur pose et lâchez votre pensée comme un ballon que vous laisseriez s’envoler le temps de faire autre chose  (respirer profondément, bouger, accomplir une tâche …).

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