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Je me déconnecte !

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Les cellulaires consultés à table, nos adolescents qui ne décrochent pas de leur téléphone tout en regardant un film en famille, ou encore des collègues qui lisent leurs mails en réunion … nous avons tous été auteur ou témoin d’une situation du genre, nous avons donc phubbé ou été phubbés !

Le phubbing ? C’est un terme inventé par une agence de communication anglaise en 2012, formé de la contraction de phone (« téléphone ») et snubbing (« qui snobe »). Il désigne le fait d’ignorer celui qui vous parle en concentrant son attention sur l’écran de son téléphone.

Dans les familles, au bureau, entre amis ou entre amoureux, on le voit partout !

Le phubbing a même fait l’objet d’études en psychologie, notamment pour connaître son impact sur les relations sociales. Il faut dire que les psychologues eux-mêmes étaient confrontés à ce phénomène, leurs patients consultant leur téléphone en séance, ou montrant des signes de stress et d’inattention s’ils ne pouvaient pas le faire.

Ce phénomène est souvent inconscient. Consulter son smartphone se fait machinalement. On peut même se demander si ce n’est pas devenu une obligation. Comme si on se disait :  “si je ne suis pas connecté, je vais être un mauvaise ami, un mauvais conjoint, un mauvais salarié, voire un extra-terrestre, qui vit carrément à côté de son époque !”.

Une obligation, et peut-être aussi un besoin, si l’on en croit Vanessa Lalo, psychologue spécialisée dans les usages numériques, qui affirme : “le smartphone est un cordon ombilical permanent”. Il est devenu bien plus qu’un objet, il est comme le prolongement de notre main, de notre regard, et même de notre coeur à constater la réaction de certains adolescents qui en sont privés !

Ne pourrait-on plus vivre sans écrans ? Cela peut paraître exagéré, et pourtant ne vous est-il jamais arrivé d’être proche de la panique en réalisant que votre téléphone n’avait plus de batterie et que vous n’aviez pas de chargeur ?!

Il est donc en tout cas facile d’imaginer que cette connexion constante risque d’affecter notre relation, avec nous-même et avec les autres.

Si nous revenons au phubbing, n’est-ce pas vexant d’être phubbé ? Personnellement, j’ai l’impression de ne pas être écoutée, voire de ne pas avoir d’importance aux yeux de la personne. Et quand c’est mon conjoint qui fait ça, là ça va plus loin. Je me sens niée, tout à coup inexistante et transparente ! Et ca peut me mettre assez en colère … ou alors si je suis fatiguée et que je crains la dispute, je me réfugie à mon tour derrière mon écran.

C’est d’ailleurs un des constats des recherches menées sur les conséquences du phubbing : au lieu d’aller combler notre besoin d’inclusion et d’attention par un face à face, nous allons chercher refuge dans les réseaux sociaux ou autres contenus fournis par nos écrans, et nous devenons à notre tour phubbeur !!!! C’est un vrai cercle vicieux.  

D’autant plus vicieux que ces comportements excessifs provoquent une fragmentation de l’activité, de l’attention, qui va générer des problèmes de concentration et de fatigue. En fait, on demande à son cerveau de zapper en permanence. On se fatigue inutilement, on provoque une surchauffe de la machine. Aujourd’hui le lien entre stress et smartphone a été scientifiquement prouvé.

Certains psychologues mais aussi des coachs et intervenants en entreprise ont d’ailleurs parfaitement compris ces impacts. L’écologie mentale en est une belle illustration. Ce terme, emprunté à la psychologie (Bateson puis Guattari) pour désigner les “rapports subjectifs que l’homme entretient avec son environnement, notamment son corps et le temps”, fait l’objet aujourd’hui d’ateliers, de formations et autres accompagnements pour aider les personnes à gérer leurs écrans et être plus concentrés et efficaces au travail. Ainsi, il a été prouvé que des personnes auxquelles on avait demandé de ne consulter leurs mails que 3 fois par jour, étaient plus performants que leurs collègues. De même des sujets privés de Facebook pendant une semaine se sont montrés plus heureux et moins stressés !

Puisqu’on parle de chiffres, notons que nous touchons notre smartphone à peu près 300 fois par jour !!! Et quand nous sommes dérangés par notre cellulaire au milieu d’une tâche, il nous faut 30 minutes pour nous recentrer pleinement sur cette tâche.  Il faut dire que les entreprises qui sont derrière ce monde numérique se sont elles aussi renseignées sur les neurosciences et la psychologie … Sécrétion de dopamine (hormone du plaisir), système de récompenses, suppression de limites … elles ont trouvé tous les moyens de nous rendre dépendants !

Pas facile donc de changer quand nous sommes sollicités en permanence et que nous ne réalisons même plus l’usage que nous en faisons ! Et pourtant, nos relations mais aussi notre santé nécessitent que nous soyons vigilants. Même si ce n’est pas officiellement dit pour les écrans (cela a pris du temps pour réglementer l’usage de la cigarette), on connaît les conséquences néfastes : on a parlé de la perte de concentration et de la dispersion mentale. On sait aussi que l’hyperconnexion génère du stress (conséquence directe de notre exigence d’immédiateté des réponses). Elle impose en plus une astreinte permanente qui conduit à une diminution de l’énergie mentale avec une perte des priorités. Au bout d’un certain temps, c’est le sommeil, le QI et la sociabilité qui sont affectés.

D’un autre côté, comme le rappelle Perla Servan Schreiber, il est important de vivre avec la réalité et de ne pas s’épuiser à vouloir la changer. La réalité des écrans est là et il ne s’agit donc pas de vivre sans … mais de savoir comment vivre avec, dans un équilibre qui nous permette de maîtriser, de gérer son usage pour que nous cessions d’être esclave et restions maître à bord.

Devenons acteur de notre vie numérique !

Nous ne pouvons pas changer les autres mais nous pouvons choisir de changer nos propres comportements. Pour ceux qui sont parents, c’est particulièrement important car nos enfants apprennent par l’exemple et ont besoin de cohérence.

Et rappelez-vous notre podcast sur le changement, il ne s’agit pas de tout changer ! Pas de régime draconien (mais peut-être que certains en auront besoin !) mais une hygiène de vie, ou comme le dit Jocelyn Brewer, psychologue australienne, entamer une “diététique numérique”.



En bref

  • - les écrans sont entrés dans nos vie en créant de nouvelles habitudes, de nouveaux comportements et même de nouveaux besoins.

  • - ils ont des avantages mais aussi des effets négatifs, notamment sur notre concentration, notre stress et la qualité de nos relations.

  • - nous avons le pouvoir d’en limiter les inconvénients en devenant acteur éco-responsable de notre vie numérique !

En pratique

Nous sommes bien d’accord, au départ, comme tout changement d’habitude, cela va demander un peu de volonté et de patience !

Prendre conscience  

Prendre conscience de notre consommation, voire de notre dépendance !

Car si nous n’en avons pas conscience, comment allons-nous avoir envie de changer ?! Pour avoir cette lucidité, vous pouvez télécharger une application (Moment, Usage Tracker …) qui vous donnera le temps que vous avez passé sur votre écran dans la journée par exemple (très utile aussi avec nos adolescents qui n’ont réellement pas conscience du temps passé). Ces applications sont même intégrées directement dans certains téléphones (IOS 12  - Androïd 9)

Choisissez un moment de déconnection  

Nous avons parlé des bienfaits du rituel,  voilà une excellente occasion de s’en créer !

  • instituez une journée sans écran à la maison (par mois, en vacances …)

  • décidez d’un moment de votre quotidien où vous vous déconnectez

Et souvenez-vous, ayez toujours en tête la politique des petits pas ! Si c’est difficile, commencez doucement : essayez par exemple de prendre le café du matin sans écran, ou alors prendre sa demi-heure de lunch sans regarder son téléphone.

Vous pouvez avoir aussi besoin d’un peu d’aide ! Un lieu motivant ou encore des activités qui vont compenser au départ le vide peuvent faciliter les choses. N’hésitez pas à regarder sur Internet : des agences se sont spécialisées pour trouver des endroits de vacances sans Wi-Fi, des hôtels proposent des WE “détox numérique” et des particuliers en font même la promotion pour leur location, comme le titre de cette annonce pour un petit chalet isolé : “seriez-vous capable de passer un WE sans 4G ???”  

Rangez votre téléphone

Si nous n’attendons pas d’appel urgent, pourquoi ne pas décider de ranger son téléphone dans son sac lors d’un moment entre amis ou en amoureux ?

A la maison, chacun peut poser son téléphone dans un panier le temps du repas ou/et avant d’aller se coucher

Idem au bureau pour une réunion ! Même l’Élysée a essayé : en 2014, des casiers à téléphones ont été installés à l’entrée de la salle du Conseil des ministres pour des réunions plus concentrées et productives. L’histoire ne dit pas si cela a duré !

Lancez des défis

Le phone-stacking ? Les téléphones sont empilés au milieu de la table - si l’un des convives regarde son téléphone pendant le repas ou l’apéro, il paie l’addition !

Un gage en famille pour celui qui a regardé son téléphone ? ...

Pratiquez l’écologie mentale

Réduisez les sollicitations de votre environnement numérique, pour permettre notamment d’être plus concentré, efficace et détendu.

  • coupez les notifications : des applications de votre téléphone  (si vous en avez vraiment besoin, gardez uniquement celles qui viennent de vos amis, messageries par exemple), de vos courriels sur votre ordinateur.

  • réduisez le nombre d’icônes sur votre écran d’accueil

Allez Hop ! c’est parti ! 

Allez, cette semaine, je modifie UNE chose sur mon portable : notifications, temps d’utilisation, lieu …. je m'entraîne à reprendre le pouvoir.

Bonne déconnexion !

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