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Je surmonte mes échecs

Je surmonte mes échecs

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Les échecs, nous en avons tous vécu et nous en vivrons tous encore. S’il semble difficile de changer cette évidence, nous avons en revanche le pouvoir de mieux gérer nos échecs, d’en diminuer l'intensité et d’en faire de réelles sources d’apprentissage et de croissance.

Mettons-nous d’accord dans un premier temps sur ce que nous entendons par échec : un échec vise une situation où l'objectif désiré ou prévu n'est pas atteint - mais il peut aussi désigner un sentiment qui surgit lorsque l'on regrette quelque chose.

L’échec est souvent vu comme l'opposé de succès. On comprend donc qu’il ne soit pas vraiment valorisé dans les sociétés où performance et réussite sont sans cesse mises en avant. Il y a d'ailleurs à ce propos une différence réelle entre la France et le Canada : si en France, l’échec n’est pas toujours vu d’un très bon oeil, il perd cette connotation négative outre-atlantique où il est considéré comme faisant partie intégrante du processus d’apprentissage - dans le premier cas, il est plutôt associé à la culpabilité, à la honte, dans le second cas, il est associé à l’action et à l’audace (j’ai essayé, j’ai osé).

Si on voit l’échec comme l’illustration d’un manque de compétence, c’est à dire comme un instrument d’évaluation de performance, il est logique que l’échec soit source de stress, de découragement voire de déprime, et qu’il vienne développer une image négative de soi et  attaquer notre estime.

En effet, qui pourrait facilement fermer les yeux sur le non aboutissement des efforts consentis pour atteindre un objectif ?

Qui est insensible à une absence de résultats positifs ?

Comment avoir envie de continuer si l’on doute de ses capacités, si on ne peut plus s’accorder une entière confiance ?

Ce regard sur l’échec a une importance considérable car il va directement influencer la manière dont nous allons vivre nos échecs. Il est d’autant plus important qu’il influe également notre façon d’appréhender les échecs de nos proches. Si nous prenons l’exemple des parents, ceux qui voient l’échec comme une incompétence, une incapacité ou encore un revers définitif, vivront très mal les échecs de leurs enfants et auront sans doute de réelles difficultés à aider leurs enfants à surmonter leurs propres échecs.

Les parents peuvent aussi vouloir éviter que leurs enfants souffrent. Car il est vrai que l’échec peut être douloureux et que, selon le rôle qu’on lui attribue, on peut avoir du mal à s’en remettre. 

Et pourtant, est-ce que nous portons toujours un regard négatif sur l’échec ? 

Si nous reprenons l’exemple des parents, avez-vous dit à votre enfant qui tombait de multiples fois avant de savoir marcher : “mais ce n’est pas possible, tu n’es vraiment pas doué. Tu n’y arriveras jamais. Tu n’as vraiment aucun équilibre” ? Ou l’avez-vous encouragé à recommencer, à se faire confiance, certain que c’était juste une question de temps et de patience, que tomber servait à mieux se relever ? 

Et si je voyais dans l’échec une opportunité pour mieux me connaître et évoluer ?

Nous avons parlé du regard des parents sur leur enfant qui tombe des centaines de fois (2000 fois en moyenne paraît-il !) avant de savoir marcher, mais nous pouvons aussi faire référence à des personnes célèbres comme Thomas Edison qui a déposé plus de 1.000 brevets, mais a fait face à chaque fois à une longue série de ratés. On raconte ainsi que pour créer la première ampoule électrique, il a dû s'y reprendre des milliers de fois. 

Nous pouvons aussi évoquer Charles Darwin, élève médiocre, qui abandonne successivement ses études de médecine et de théologie avant de devenir un des plus grands naturaliste de l'Histoire, ou encore JK Rowling qui a subi bien des revers avant le succès de Harry Potter.

Nous oublions trop souvent de percevoir les échecs comme des expériences. Bien entendu, ces expériences pourront être désagréables, mais elles seront toujours utiles : pour repérer ce qui n’a pas fonctionné et éviter de le refaire, pour identifier un point à améliorer, une faiblesse à combler. 

Alors, comment voir dans l’échec un moteur de changement et de progrès ?

1 - Situer l’échec dans son juste contexte 

Situer un échec, c’est d’abord arrêter de le prendre de manière personnelle, comme s’il émanait d’une volonté extérieure qui était dirigée juste contre nous, qui nous empêchait d’avancer ou d’avoir droit au bonheur (d’où les sentiments de colère mais aussi d’injustice qui peuvent surgir devant un échec). 

C’est également penser l’échec comme le produit d’un ensemble de paramètres, dont certains sont dépendants de nous. C’est donc accepter que nous avons une part de responsabilité dans le fait de ne pas être parvenu au résultat que nous souhaitions (par exemple, si j’ai raté un examen, je peux reconnaître que le jury était particulièrement strict mais que sur plusieurs points j’ai manqué de connaissances et donc d’assurance).

Cette modification de notre perception nous invite à regarder l’échec dans un cadre plus large, qui nous permettra d'analyser les causes de notre échec de manière beaucoup plus objective et réaliste. 

2 - Relativiser

Vous vous souvenez peut-être de ces fameuses lunettes que nous portons et qui nous font voir le monde avec une vision qui nous est propre ? Cette vision nous amène souvent à déformer la réalité donc il est toujours utile d’essayer de prendre du recul et de se demander si notre classification dans la case “échec” n’a pas été un peu rapide et exagérée. 

La technique de la réfutation dont nous avons parlé à propos de nos croyances limitantes (Bulle de Bonheur #29) peut s’avérer bien utile ici aussi :  est-ce vraiment un échec ? Sur quels critères je me base pour dire cela ? Mon conjoint, mes amis, mon boss voient-ils la même chose que moi ? Que restera-t-il de cet événement dans 3 ou 5 ans ?

3- Voir l’échec comme une étape vers la réussite

L’apprentissage de la marche, Edison, Darwin, les musiciens, les sportifs … tous ces exemples témoignent de la nécessité de passer par des échecs pour mieux réussir après. Comme les Nord-Américains l’enseignent très tôt à l’école, l’échec fait partie de notre processus normal d’apprentissage. Dans cette vision, l’erreur a une signification beaucoup plus positive : elle est mieux acceptée car on la voit comme un indicateur positif - elle nous montre ce que nous devons travailler, améliorer ou encore ce que nous devons éviter. Car oui, chaque échec est porteur d’une leçon !

4- Identifier la leçon que l’échec renferme

N’entend-on pas souvent que “savoir tirer les leçons de ses échecs” est une vraie richesse ? Certains ajoutent même que rien n’arrive par hasard, et que par conséquent tout événement est porteur d’un message.

Lorsque vous avez le sentiment de vivre un échec, demandez-vous ce qui se cache derrière l’autre facette de l’échec. Derrière le côté désagréable, frustrant de ne pas arriver à ce qu’on souhaite, il y a en effet matière à tourner la situation à votre avantage. Humilité, volonté, et réflexion vont être nécessaires : volonté pour sortir de la rancoeur, pour arrêter de ressasser - temps de réflexion pour analyser la situation, faire le point sur ce qui a n’a pas fonctionné mais aussi sur ce qui a fonctionné. Cela permet de connaître les éléments que vous allez poursuivre, ceux que vous allez éviter ou travailler - vous allez ainsi pouvoir vous fixer de nouveaux objectifs.

5- Partager

Parlez avec votre entourage : votre conjoint, vos amis ou quelqu’un de votre famille, un collègue, un professionnel peuvent vous aider à traverser ce que vous vivez comme une épreuve. Déposer les émotions désagréables qu’a générées la situation d’échec, prendre du recul, analyser les causes de l’échec ou envisager de nouvelles pistes … il peut être utile de sortir de sa solitude et de partager avec des personnes de confiance.

Et rappelez-vous que vous n’êtes pas ce que vous faites ! L’échec d’un projet n’est pas l’échec de votre personne.

Bienfaits

L’échec est un élément pour notre développement et notre croissance - il est une mise en lumière de nos manques, un instrument de connaissance de soi et un indicateur précieux sur nos chemins de vie.

L’échec nous rend plus lucide et plus combatif.

L'échec est source de créativité : il invite à se réinventer et à trouver de nouvelles solutions.

En bref     

L’échec fait partie du processus normal de l’apprentissage.

Changer de regard sur l’échec permet de le voir comme un outil de connaissance de soi, d’ouverture et de croissance.

L’échec peut certes nous confronter à une réalité douloureuse mais c’est ce “choc” qui va nous permettre d’aller chercher des solutions et des ressources dont on n’avait pas idée. Il est comme un guide qui emmène au delà de ce qu’on a appris et vécu, une fenêtre qui s’ouvre sur de nouvelles opportunités.

Allez Hop, je me lance !

2 mn pour repenser à un échec. J’identifie les points positifs de ce que j’avais mis en place, les points que j’ai à travailler pour ne pas commettre les mêmes erreurs, et je regarde objectivement ce que cette expérience m’a appris.

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