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J'apprends à écouter

J'apprends à écouter

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Ecouter ça s’apprend ! 

Froncement de sourcils, moue désapprobatrice, geste  impatient de la main, interruptions orales (“hein ? ça va pas !”,  “encore ??” “mais pourquoi as-tu fait ça ?”) ...

Combien de fois, nos gestes, nos attitudes, nos paroles traduisent notre difficulté à être tout à l’écoute de notre interlocuteur, sans jugement ni interprétation ?

Savez-vous que les individus écoutent en moyenne 17 secondes avant d’interrompre celui qui parle pour exposer ses propres idées ? Et pourtant, si nous avons  2 oreilles et 1 seule bouche. Peut être faudrait il écouter 2x plus que parler !

L’écoute est le premier élément d’une communication constructive. L’écoute implique un exode hors de soi en mettant de côté son système de valeur, ses représentations, ses désirs, ses choix et ses expériences pour se centrer sur l’autre et devenir hospitalité. 

Je cherche à comprendre son système de valeurs ses sentiments, ses besoins et ses choix. Cependant, il est clair que écouter n’est pas synonyme d’approuver. Pour être efficace, l’écoute nécessite de l’attention, de la patience, un présence à la fois physique et psychique. Parce que pour comprendre ce que veut me dire mon interlocuteur, j’ai besoin de l’écouter ! 

Les bases d’une bonne écoute 

Les occasions quotidiennes de pratiquer notre écoute sont nombreuses : collègue,  ami, voisin ou inconnu, parent, enfant, conjoint … sans parler aussi de la capacité à savoir s’écouter soi-même … cela fait beaucoup de monde à écouter ! 

 

Pour développer une bonne écoute, ces 4 postulats de base sont importants et fondateurs d’une relation de qualité. ChristelPetitcollin les décrit très bien dans son livre “Savoir écouter ça s’apprend !”

1- Accepter le “Moi je”

Nous sommes tous égo-centrés : la personne la plus importante pour nous, c’est nous ! Ainsi, si vous lisez un horoscope, devinez par lequel vous allez commencer ? Ou si vous regardez une photo, qui cherchez-vous en 1er ? 

Aucune honte à avoir, nous avons naturellement besoin d’attention et de reconnaissance. C’est important car si nous allons bien, notre entourage ira bien et nous serons plus efficace pour en prendre soin. C’est pour cela par exemple que dans l’avion, lors des procédures d’urgence, vous devez d’abord mettre vos masques à oxygène avant de vous occuper de votre voisin. En fait, c’est pareil dans la vie ! 

2 - Notre vision est subjective 

Et oui ! Vous êtes, je suis, nous sommes des êtres limités !

Nos représentations sont influencées par nos expériences, nos valeurs, notre éducation, nos priorités. Donc notre vision est singulière et originale. Nous portons chacun une paire de lunettes qui nous fait voir le monde sous un prisme particulier.

En fait, accepter l’autre différent et en tenir compte, nous amène à le regarder comme une œuvre unique, alors osons le contempler tel quel ! 

Quelle richesse aussi de se dire que chaque paire de lunettes qui existe peut nous apporter une vision différente d’une situation, d’une personne, de nous-même ! 

3 - Chaque comportement a une intention positive 

Ce présupposé, tiré de la Programmation Neuro-Linguisitique (PNL), permet de porter un regard différent sur la personne, et de distinguer l’individu de son comportement.

Par exemple, si enfant, j’ai constaté que lorsque je piquais une colère dans un magasin, j’obtenais ce que je voulais, il y a de grandes chances qu’adulte, j’ai tendance à passer en force pour obtenir ce que je veux - j’ai en effet encodé que “colère” était synonyme de “obtenir ce que je désire”, et dans ma “carte du monde”, je n’ai pas d’autres choix à ma disposition.

Distinguer l’intention du comportement permet de comprendre que nous pouvons avoir une bonne intention et en même temps avoir un comportement inadapté. Il s’agit donc de voir la personne au delà de son seul comportement, et de l’aider ensuite à développer “sa carte du monde” pour qu’elle puisse avoir davantage de stratégies en main pour satisfaire ses intentions.

4 - “Dans tout crapaud sommeille un prince” !

Eric Berne, le fondateur de l’Analyse Transactionnelle dit : « dans tout crapaud sommeille un prince, il est inutile de tuer le crapaud, il suffit de réveiller le prince ! »

L’idée est d’orienter notre esprit vers le positif de la personne au lieu de s’acharner sur ses défauts.

6 attitudes qui favorisent une bonne écoute

1- Etre disposé : Prendre le temps nécessaire pour écouter. Si ce n’est pas possible, préférer décaler l’entrevue est mieux en signifiant bien que vous avez entendu la demande de parler (avec votre adolescent par exemple : “je vois que tu veux me parler et moi j’ai besoin de pouvoir t’écouter pleinement - serais-tu d’accord pour faire ça juste après le dîner ?”). Trouver un lieu suffisamment sécurisé pour assurer la confidentialité.

2- La synchronisation : vous montrez à la personne que vous l’écoutez grâce à l’attention que vous lui portez. Vous vous synchronisez sur ses gestes, son souffle, sa voix. Vous la regardez et cessez bien sûr toute autre activité. Faire preuve d’une attitude d’ouverture, d’un regard bienveillant, de mouvements de la tête qui montrent que vous êtes disponible, que votre interlocuteur a toute votre attention,

3- Les accusés de réception : ce sont des petits mots qui montrent combien vous êtes présent à ce que votre interlocuteur vous partage : “Oui”, “Mmm…”,  “Ah bon ?”, “Vraiment”, “Je vois”, “Je comprends”. Ce sont autant de confirmations et de signes positifs qui disent : “je suis présent à ce que tu dis, je t’accueille comme tu es”.

4- Les invitations à parler : elles laisse la liberté à notre interlocuteur de ne pas parler. “Si ça te dit, j’ai le temps de t’écouter”, “Aimerais-tu parler de cela ?”, “Ca m’intéresse de savoir ce que tu penses”, “Tu n’as pas l’air en forme ?”. Ces phrases mettent en confiance, sans forcer pour autant la parole.

5- Les reformulations : c’est essayer de dire de manière synthétique ce qu’une personne vient d’exprimer - “si je comprends bien…”, “Tu veux dire par là que…”, “en d’autres termes…”, “tu as l’air inquiet”. Toutes ces reformulations peuvent sembler parfois “perroquet” mais il est démontré qu’elles sont très puissantes car en se faisant le reflet de ce que votre interlocuteur vous dit, celui-ci se sent entendu, existé et respecté. Utiliser la reformulation des faits énoncés, des sentiments, du problème permet à votre interlocuteur d’entendre ce qu’il vient de dire. Vous lui ouvrez ainsi le champ du sens qu’il donne aux événements, vous l’aidez à se construire, à y voir plus clair : “se faire reprendre comme ça devant tout le monde, c’est vraiment humiliant”, “je vois que cette situation est très éprouvante pour toi” … et on s’arrête là !!! On résiste à la grande tentation de rajouter tout de suite derrière un conseil (“tu devrais …”), une question avec un pourquoi (“mais pourquoi tu ne lui as pas répondu que … ?), une phrase moralisatrice (“tu en verras d’autres tu sais”, “c’est ça la vie” …) ou encore une phrase qui nie ou minimise les faits (“ne te mets pas dans cet état !”, “ce n’est pas grave” …).

6- L’écoute active ou écoute empathique : l'empathie est la capacité de capter ce que voit et ressent notre interlocuteur ; elle lui permet de se sentir accepté comme il est (et non comme nous voudrions qu’il soit), elle préserve son autonomie et lui montre que nous avons confiance dans sa propre capacité à trouver lui-même ses solutions. L’empathie n’est donc ni la sympathie (adhésion à autrui), ni la pitié. Elle est antinomique d'évaluation, de jugement, de morale ou encore de conseils. Accueillir sans porter de jugement. C’est certainement un des exercices les plus difficiles de l’écoute, notre petite voix intérieure étant tellement active ! Ecouter c’est également accepter de se  laisser envahir par la sphère de l’autre, et donc de prendre le risque d’être bousculé dans nos valeurs, d’être surpris, d’être en désaccord, voire d’être bouleversé. Faire preuve de compréhension en se mettant non pas à la place de votre interlocuteur (on ne peut jamais être à la place de quelqu’un) mais en se plaçant à côté de lui pour mieux appréhender sa vision des choses : “Que voit-il?”, “Quels sentiments l’animent ?”, “Quels besoins sont insatisfaits ?”. 

L’écoute empathique est l’attitude idéale pour favoriser l'expression d'autrui..

Selon Carls Rogers, trois conditions sont nécessaires pour y parvenir :

  • être en congruence : « être vrai », c’est à dire être aligné avec ses valeurs. Cela suppose de se connaître pour savoir ce qui nous habite, nous motive, nous émeut et savoir comment nous allons réagir face à l’autre. S’accepter tel qu’on est pour accepter l’autre tel qu’il est.

  • Faire preuve d’une considération positive inconditionnelle, c’est à dire considérer l’autre comme ayant nécessairement des éléments positifs en lui.

  • Avoir une présence empathique qui part du cœur car elle est intuitive. C’est être un miroir chaud, fidèle, sans exagération, ni minoration. C’est accepter l’autre sans vouloir mettre la main sur lui. 

Les bienfaits de l’écoute

L’écoute est le préalable de la communication.

L’écoute empathique ne signifie pas :

  • faire parler, approuver ou excuser la personne

  • guérir ou rendre tout de suite plus heureux 

  • juger, conseiller

L’écoute empathique permet de :

  • rentrer en relation et maintenir le lien (très utile avec les adolescents)

  • donner les premiers soins émotionnels (accueillir des émotions)

  • marquer la confiance (“je t’accepte comme tu es”)

Une bonne écoute peut donc répondre à notre besoin d’exister et d’être respecté. En libérant les émotions, elle favorise le retour à la sérénité et à la raison. Enfin, elle renforce la qualité des relations en créant un sentiment de confiance et de sécurité.

En Bref

1- Ecouter, c’est savoir se taire !

2- Ecouter, c’est savoir être disponible : disponible physiquement (être présent par le corps) et psychiquement (mettre de côté ses jugements et son envie de parler, de soi notamment !).

3 - Ecouter, c’est créer du lien pour vivre un moment de qualité. 

Allez hop je me lance

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