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Je suis optimiste

Je suis optimiste

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Quand on regarde dans le dictionnaire la définition du mot “optimisme”, il apparaît clairement que l’optimisme fait appel à un état d’esprit bien particulier. En effet, le mot est associé à une doctrine philosophique (“le monde est bon et le bien y tient plus de place que le mal), à une disposition d’esprit (prendre les choses du bon côté) et à une action (faire confiance). 

L’optimisme sous-entend donc une foi solide dans le bonheur, en dépit de ce que la vie nous réserve, et un comportement positif comprenant la confiance en soi et dans ce qui nous entoure.

De ce fait, l’optimisme ne se réduit pas à avoir confiance en l’avenir, il se réfère aussi au niveau d’assurance que nous avons face à nos chances de réussir et d’atteindre un but, et face à notre faculté de surmonter une situation que l’on redoute  : là où les pessimistes voient des problèmes, les optimistes voient des possibilités ; quand les premiers baissent les bras à l'apparition de signaux négatifs, les seconds trouvent le courage de continuer, ils envisagent l’avenir avec beaucoup plus d’espoir.

A l’instar de l’estime de soi, l’optimisme ne supprime pas les difficultés de notre vie mais amène à développer des stratégies et trouver un soutien efficace pour y faire face.

L’’optimiste n’a donc pas une vie toute rose et il a sa dose de pessimisme comme tout le monde. Il a juste choisi de développer et de donner plus de place à sa base d’optimisme, base que tout le monde a.

Plutôt optimiste ou plutôt pessimiste ?

Avant de commencer à développer notre optimisme, il est utile de faire le point sur notre état d’esprit habituel. 

Martin Seligman, dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises, a développé avec son équipe universitaire, un questionnaire pour découvrir quelle était la part de l’optimisme dans notre vie. Ce test de 32 questions est accessible sur internet (https://www.authentichappiness.sas.upenn.edu/testcenter), et permet d’identifer comment notre responsabilité et notre impuissance se manifestent dans la réussite et dans l’adversité. 

A défaut de faire ce test, nous pouvons déjà nous interroger sur certains de nos comportements :

  • pensons-nous facilement à ce qui pourrait mal se passer ?

  • passons-nous beaucoup de temps à prévoir les choses ?

  • accordons-nous une attention particulière aux erreurs que nous pourrions commettre ?

  • avant de choisir, avons-nous tendance à tout analyser et décortiquer ?

  • avons-nous confiance en l’avenir ?

La liste de ces questions pourrait bien entendu être plus longue. Quoiqu’il en soit, faire un petit auto-bilan est vraiment intéressant pour mieux se connaître et donc savoir sur quels axes développer son optimisme. 

Faire un bilan permet également de noter que le degré d’optimisme (ou de pessimisme) est plus ou moins grand selon les personnes et selon les situations. Nous pouvons ainsi être pas, peu, moyennement ou très optimistes ! Comme nous pouvons découvrir que nous pouvons être optimistes par rapport à ce qui nous réussit (“j’y suis pour quelque chose) ou pessimistes par rapport aux situations qui tournent mal (“je ne vais pas arriver à surmonter cela), ou inversement (“j’ai eu de la chance d’y arriver” / “je sais que je vais m’en sortir”). 

Attention toutefois ! Il n’est pas question de devenir optimiste à tout va et de se persuader que tout va toujours bien. Nous le savons, nous ne vivons pas chez les Bisounours.

Il s’agit plutôt d’être “opti-réaliste” comme le propose Christophe André, c’est à dire de conjuguer habilement optimisme et réalisme.

 

Et si je devenais opti-réaliste ?

Savoir allier le réalisme et l’optimisme est un précieux outil pour avancer sur le chemin du bonheur. 

Lors de ses études sur l’optimisme, Martin Seligman a relevé que le comportement des optimistes et des pessimistes pouvait se caractériser par 2 grandes tendances :

  • l’optimiste attribue la survenance d’un événement heureux à une réalité stable, constante tandis qu’il relie l'événement malheureux à l’exception (“c’est un accident de parcours”) et l’associe à un contexte spécifique.

A l’inverse le pessimisme voit l'exception dans l'événement heureux (“ça ne se reproduira pas”) et la permanence et la généralité dans le négatif “(je n’ai jamais eu de chance”, “je fais tout de travers”).

Ces notion de permanent/passager et global/spécifique donnent des visions totalement différentes des situations : l’optimiste attribue le succès en grande majorité à son action (“j’ai réussi mon examen car j’ai beaucoup révisé”) tandis que le pessimiste l’attribue à une cause extérieure ou accidentelle (“l’examen était facile”, “c’est un coup de chance”) - dans les situations difficiles, l’optimiste considère la situation comme temporaire ou liée à des circonstances particulières, tandis que le pessimiste généralise. Son vocabulaire est d’ailleurs très révélateur de cette systématisation : il emploie très souvent les adverbes “jamais” et “toujours” (“il est toujours en retard”, “il râle 24h/24”, “je n’y arriverai jamais”.)

On imagine bien que cette vision des choses impacte directement notre capacité à entreprendre, à nous motiver et à persévérer, et bien entendu notre confiance (voir Bulle de Bonheur #7 - Je me fais confiance).

Il est intéressant de noter aussi que nous sommes souvent plus optimistes à l’égard des autres que de nous-mêmes. Avoir confiance dans les capacités de ceux qui nous entourent à surmonter des obstacles, à rebondir, à réussir peut être plus aisé que pour soi. Pourtant, ne méritons pas nous aussi un regard optimiste ? Bien sûr que si ! Alors, à l’action !

En pratique 

Être optimiste ? Pas si simple !  Surtout quand, enfant, nous avons entendu 30 fois plus de mots négatifs que positifs ou neutres. Difficile de voir la vie en rose après ! Nous avons besoin de nous reprogrammer, et de faire preuve de persévérance et de volonté.

  • Etre prêt au changement : la première chose pour passer à l’action est de ressentir le besoin de s’ouvrir à l’optimisme. Comme souvent pour le changement (voir Bulle de Bonheur #3”), la volonté et la congruence sont des pré-requis essentiels. 

  • Agir : être opti-réaliste, c’est accepter que le meilleur et le pire peuvent arriver. Aussi est-il nécessaire de rester actif, et de pratiquer “un optimisme de l’action et non un optimisme de l'attente” comme le précise le psychologue français Jacques Lecomte. Nous devons croire à ce que l’on veut voir arriver, et agir en fonction de notre croyance.  Un déclic doit donc s’opérer pour passer de l’intention (qui nous ferait rester dans l’idéalisme) à la pratique - oser mais aussi accepter de se tromper, car nous le savons, réussir c’est souvent d’abord échouer !

  • Surmonter les situations difficiles : être optimiste, nous l’avons dit, n’est pas synonyme de crédulité ou de naïveté. Des situations difficiles, nous en avons eues et nous en aurons encore. L’important est de l’accepter et de continuer à avancer. Jacques Lecomte stipule ainsi que “dans la logique opti-réaliste, il ne s’agit pas d’être béat et niais mais mesuré, c’est-à-dire savoir présenter ce qui va comme ce qui ne va pas, et surtout assurer un "droit de suite" sur les sujets d’alerte.”

  • Se créer une routine matinale : celle qui vous fait du bien, qui vous met dans cette petite bulle de bien-être qui permettra de démarrer la journée avec une note positive : méditation, musique qu’on aime, petit déj savoureux, câlin ...c’est la petite pilule qui va vous donner la force et l’énergie pour la journée.

  • Choisir ses mots : l’optimisme est associé aussi au langage … critiques, remarques désagréables, jugements, négation nous empêchent de voir la vie plus rose. Oubliez aussi  les “jamais” et les “toujours” qui enferment dans le définitif et découragent.

  • En cas de pessimisme irrépressible, pratiquer la réfutation : il s’agit de revenir à la réalité et de vérifier la véracité de nos propos. Par exemple, “quand je dis “jamais”, est-ce vraiment tout le temps ou seulement de temps en temps ?” “Quand je me plains que je fais toujours tout de travers, est-ce le cas dans tous les domaines ? Avec toutes les personnes ?” ou encore “Est-ce que mon échec remet en cause ce que je suis ou seulement ce que j’ai fait ?” … enfin, une question souvent proposée dans les ateliers de parentalité pour prendre de la distance par rapport à certains agissements des enfants : “quelle importance cela aura dans un an, dans dix ans ?”. Ces questions, qui ne sont que quelques exemples, nous permettent de sortir des généralités excessives et culpabilisantes, qui amènent à voir tout en noir (il y a huit fois moins de dépression chez les optimistes que chez les pessimistes).

  • Faire preuve de gratitude : écoutez ou mettez en pratique Bulle de Bonheur #20 !

  • Se distancier des mauvaises nouvelles 

  • Adopter le sourire : retour sur Bulle de Bonheur #26 :-)

Bienfaits 

Sur la santé 

Une étude américaine menée auprès de 95.000 Américaines a établi que le risque de succomber à une maladie cardiaque est 30% moins élevé chez les optimistes que chez les pessimistes. Ce risque diminue d’ailleurs avec l’âge puisque chez les personnes âgées, la chance d’échapper à une maladie du coeur approche les 50%. 

La diminution du stress qu’engendre l’optimisme a bien entendu des conséquences sur toutes les maladies liées au stress (système cardio-vasculaire, immunitaire, digestif …) Le corps d’une personne optimiste ressent moins de stress et réagit en règle générale de manière plus positive à toutes sortes de défis physiques. 

Sur l’entrepreneuriat 

Il a été prouvé que les optimistes sont plus persévérants et plus battants, voire plus performants dans des situations complexes. Ils ont une attitude nettement plus proactive dans ce qu’ils entreprennent (projet professionnel mais aussi projet personnel). Ils réagissent mieux en cas de coups durs.

Sur les relations 

Les optimistes rentrent plus facilement en relation et sont plus appréciés par leur entourage. Ils bénéficient de plus de soutien et disposent d’un meilleur réseau.

En bref 

  • être optimiste, c’est savoir reconnaître ma part de responsabilité dans mes succès et savoir attribuer un caractère temporaire et non personnel aux événements négatifs.

  • être optimiste, c’est faire attention à mon langage : j’évite les critiques et les remarques blessantes, et supprime les “toujours/jamais/encore”.

  • être optimiste me donne des ressources pour mieux gérer mes difficultés et être plus combattante et positive dans mes projets.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer, 2 mn pour penser à un événement heureux qui vous est arrivé récemment, et déterminer la part de responsabilité que vous avez eue et les qualités dont vous avez fait preuve. Un excellent entraînement pour développer votre optimisme !




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