3€ offert sur votre première commande avec le code Bonheur

Je prends le temps d’être heureux avec Fouad et Laetitia Hassoun

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !

Et hop ! nous continuons notre quête de gens heureux qui ont aussi des histoires ! Aujourd’hui nous somme en région Parisienne à Saint Germain en Laye en compagnie d’un couple, Fouad et Laetitia Hassoun.

Fouad Hassoun est libanais et vivait à Beyrouth. Quand en 1986, il perd la vue lors d’une explosion à la voiture piégée. La haine l’envahit accompagnée d’un fort désir de vengeance. Cet homme destiné à devenir un médecin brillant doit réinventer sa vie.

Venu en France avec sa famille il fait l’expérience d’un chemin de conversion qui va petit à petit l’entraîner à pardonner à son agresseur. Chemin long et semé de doutes qui lui apportera une grande force et une très grande sérénité. L’amour a dilaté son cœur.

Il épouse Laetitia, une jeune française et ont quatre enfants.

Fouad, est chef d’entreprise président et fondateur de Medialog accessilities group. Il sillonne aussi la France pour annoncer partout la force que le pardon diffuse.

A deux, ils savent apprécier chaque instant, les tourner en force et en énergie positive.
Les obstacles dus au handicap sont nombreux ; ils les dépassent avec une joie de vivre communicative.

Ça pétille chez les Hassoun !

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

J’orchestre vie privée et vie professionnelle

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire  #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !

Nous vous partageons aujourd’hui les propos que nous avons retenus d’une conférence donnée par Yarledis Coneo à Montréal. Le thème de cette conférence portait sur la conciliation des rôles de vie, titre que nous avons particulièrement aimé car il permet d’avoir une vision plus large que l’angle plus couramment abordé de la conciliation vie professionnelle / vie privée. En effet, ce sujet de la conciliation concerne tant le parent, le célibataire, le travailleur, le bénévole que le retraité, le grand-parent ou encore l’accompagnant d’un proche malade. Cela renvoie à ce que nous vous avions partagé dans notre podcast sur l’équilibre (Bulle de Bonheur #13) et notamment les 4 P de Yvon Dallaire, c’est à dire le savant dosage de notre investissement entre Privé, Professionnel, Partenaire et Parent.

“Qu’y a-t-il de plus important lors d’une démarche de conciliation? Vous, en premier”, affirme la conférencière, conseillère en ressources humaines. Notre propre personne est le centre de toute réflexion et de toute démarche de conciliation, nous sommes autant l’acteur principal que l’expert de notre vie. “Cela explique pourquoi ce n’est jamais du copier-coller d’un cas à l’autre, car chaque personne et chaque situation sont différentes”, explique Yarledis Coneo.

Soyons le maestro de notre vie.

Cette analogie avec le monde musical nous renvoie à l’orchestre et sa diversité d’instruments, de tonalités, de rythmes, de cadences et de styles. Etre maestro, c’est être le chef d’orchestre de tous ces éléments qui composent notre vie, c’est savoir harmoniser et créer une oeuvre unique, personnelle et qui sonne juste.
De quoi va être composé notre orchestre ? Travail, famille, amis, taches domestiques, déplacements, études, sport et loisirs, mais aussi soins personnels, sorties, vacances, engagements associatifs, sans oublier les aspects administratifs, juridiques et financiers … “autant de notes qu’il nous faudra agencer, moduler, en attribuant à chacune d’elle le rythme et le tempo désiré, réservant des pauses, prévoyant aussi des crescendos et des decrescendos à certains moments”.

L’idée est de savoir adapter nos styles musicaux à nos besoins, de pouvoir passer d’un slow pour prendre soin de soi à un rock pour se stimuler, du jazz qui swingue à la symphonie qui dynamise, de la musique douce qui relaxe à celle qui met en éveil nos sens. L’essentiel est de ne pas se laisser enfermer dans un rythme trop dense qui épuise ou au contraire un rythme trop lent qui endort.

Un vrai défi dans notre société qui vit à cent à l’heure ! Et les chiffres sont révélateurs de cette difficulté. En ce qui concerne les parents par exemple, les études révèlent que près de la moitié d’entre eux réalisent des tâches professionnelles en dehors de l’horaire habituel de travail ; plus de 40% des parents trouvent la conciliation travail-famille difficile et pour plus de 60%, cette conciliation est une source importante de stress ; si importante, d’ailleurs, que 37% d’entre eux accepteraient une réduction de salaire en échange de meilleures mesures de conciliation travail-famille et 55% changeraient d’emploi pour l’obtenir (Sondage Léger, 2018 – Québec).
On comprend pourquoi la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle est désormais un enjeu social important, objet de conférences, de livres, d’enquêtes, de recherches et d’ateliers, et également un domaine investi par l’univers de la formation, du coaching et de la thérapie.

Nous avions mentionné dans différents podcasts les effets négatifs d’une vie en déséquilibre (Bulle de Bonheur #13), révélatrice d’une gestion inadéquate de nos priorités (Bulle de Bonheur #10) où nous perdions contact avec le pouvoir du moment présent (Bulle de Bonheur #25) sans savoir lâcher prise ( (Bulle de Bonheur #21) ni dire non (Bulle de Bonheur #38).
Nous avions évoqué les conséquences sur la santé physique et psychologique, sur nos attitudes et nos comportements et donc sur les systèmes dans lesquels nous évoluons, notamment notre système familial où notre conjoint et nos enfants vont nécessairement subir les répercussions de notre état. Répercussions qui toucheront également nos amis, nos collègues et de manière plus diffuse la société en général.

En pratique

Alors comment éviter ces ondes de choc, qui nous touchent autant qu’elles touchent ceux qui nous entourent ? Comment repenser le système, adopter de meilleures mesures de conciliation, être plus souple et dynamique ?
Prise de conscience
Et oui, comme dans tout processus de changement, nous retrouvons cette étape nécessaire de la prise de conscience. Objectivité, identification, acceptation sont indispensables pour relever les notes dissonantes, les rythmes contradictoires, les tempos inconciliables. Cela nous permet de donner du sens à notre changement et savoir sur quoi agir. Chaque partition étant singulière, à vous de lire la votre et de regarder les portées que vous souhaitez réécrire.
Identifier les ressources.
Par qui et par où commencer, pour réduire le conflit entre tous les rôles que nous devons assumer chaque jour, pour harmoniser les “notes de notre opus personnel” ?
“Premièrement, il faut savoir que la responsabilité, dans ce domaine, est partagée”. Si nous sommes l’initiateur et le compositeur de notre partition, nous avons besoin de ressources intérieures mais également de ressources extérieures.
Nos ressources intérieures sont constituées de nos talents, nos dons, capacités, forces (Bulle de Bonheur #24) et également de notre capacité à nous faire confiance (Bulle de Bonheur #6).
Nos ressources extérieures sont quant à elles composées de toutes les personnes et les lieux ressources que nous avons autour de nous et auxquels nous devons aussi savoir faire appel : notre réseau proche (conjoint, famille, amis), notre réseau professionnel (collègues, syndicat, ressources humaines) et notre réseau communautaire (service de garde, voisinage, association de soutien aux familles, à l’emploi …). Il ne s’agit pas bien sûr de se disperser et de sonner à toutes les portes en même temps ! Mais identifier nos ressources nous permettra d’élaborer un plan d’action concret et réaliste.

Passer à l’action

Dans l’étape prise de conscience, vous avez dû mettre en avant les aspects que vous aimeriez changer pour atteindre l’objectif que vous vous êtes fixé (plus de temps pour vous, pour votre famille, apprendre à dire non, mieux organiser votre temps, avoir une meilleure hygiène de vie …). Suivant la politique des petits pas dont nous vous parlons chaque fois que nous évoquons un projet de changement, vous allez déterminer les étapes que vous allez franchir, en prévoyant un délai pour le changement, en y attribuant les ressources adaptées et en essayant d’anticiper les difficultés que vous pourrez rencontrer.
Ecoutez à nouveau notre podcast ou relisez notre billet de blog sur la réalisation de projets pour vous remémorer les éléments à définir pour passer à l’action (Bulle de Bonheur #19). Et souvenez-vous : amorcez un seul changement à la fois ; pensez à votre objecitf et aux moyens d’évaluer votre progression grâce à des indicateurs qui font sens pour vous (si, par exemple, vous voulez améliorer votre hygiène de vie, les indicateurs comme le gain en énergie, la qualité de sommeil, voire des tests médicaux pourront être des balises pertinentes) ; enfin, faites le bilan à la fin du délai que vous vous êtes accordé, sans oublier de faire preuve de bienveillance envers vous-même ! (Bulle de Bonheur #39)
Initier des petits changements dans notre quotidien
Un plan d’action est comme un projet, il donne un but, il structure et apporte un cadre qui balise et sécurise. A coté de ce projet, vous pouvez aussi agir sur des petites choses de votre quotidien comme le propose Yardelis Coneo : prendre la douche la veille pour libérer la salle de bain le lendemain matin ; simplifier les menus-déjeuners de la semaine et garder les repas spéciaux pour la fin de semaine ; faire du co-voiturage ; oser demander de l’aide : une femme de ménage ponctuellement, se faire livrer ses courses, solliciter un organisme d’aides aux devoirs pour les enfants, une maison des familles ou de la parentalité … à vous de trouver les trucs qui vous ressemblent ! Et si jamais la situation dure, que vous perdez courage, confiance et foi dans votre capacité à sortir de ces tensions permanentes entre les rôles que vous devez assumer, pensez à demander l’aide d’un professionnel, votre personne mérite que vous preniez soin d’elle.

En bref

  • Je suis le maestro de ma vie. Je suis donc l’acteur principal de l’orchestration de mes différents rôles.
  • Pour concilier les rôles de ma vie, je m’appuie sur mes ressources intérieures (mes forces) et les ressources extérieures (mon réseau).
  • En cas déséquilibre, de tensions ou d’incompatibilités dans mes rôles, j’identifie les fausses notes et initie des changements dans mon quotidien et ou à plus long terme grâce à la mise en place d’un plan d’actions.

Allez hop ! Je me lance !

2 mn pour vous rappeler un moment vécu en harmonie cette semaine. Demandez vous quels sont les rôles que vous avez endossés et comment tous ces instruments ont pu être en harmonie. Quand ça marche une fois, ça peut marcher une deuxième puis une troisième ! Continuez donc à jouer votre partition !

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Copyright photo : adobe

Je repère les signes du burn-out

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !

Le burn out fait aujourd’hui partie du langage courant. Même s’il reste empreint d’une mauvaise réputation, nous pouvons constater qu’on en parle et qu’on le reconnaît de plus en plus. Il faut dire que selon une étude menée en 2018 par Malakoff Médéric, 37 % des salariés français sont en situation de fragilité professionnelle, donc potentiellement sujets au burn-out.


Les causes ? Conditions de travail éprouvantes (physiquement ou psychiquement), stress récurrent, déshumanisation du travail, perte de sens ou encore difficulté à trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

De quoi parle-t-on précisément ?

Le burn out est un terme anglais traduit en France par syndrome d’épuisement professionnel. L’OMS le définit comme « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail ».
Le fait de parler de “sentiment” montre que chaque individu va réagir différemment, et que l’évaluation du burn-out ne sera pas toujours facile. Le burn out doit aussi être différencié de la dépression et du stress chronique.
S’il est généralement associé à la vie professionnelle, on parle aujourd’hui de burn out dans le domaine privé et familial.

Quels sont les symptôme propres au burn out ?

Si les symptômes peuvent être différents d’une personne à l’autre, il a été relevé des caractéristiques communes. Le Copenhagen Burnout Inventory (CBI) prend ainsi en compte trois dimensions fondamentales du burn-out : l’épuisement personnel, l’épuisement professionnel et l’épuisement relationnel.
Ces 3 dimensions vont être des axes d’observation des changements manifestés physiquement, psychologiquement et le socialement.
Ainsi, le burn out s’exprime généralement par une fatigue constante, des problèmes d’insomnie et de digestion, mais aussi des douleurs (maux de dos, migraines) et un système immunitaire fragilisé.
D’un point de vue psychologique, on observe un changement du comportement qui aura des répercussions sur les relations humaines et la qualité du travail effectué ou la place dans la famille. Dans le travail, ce sera par exemple la montée d’une démotivation générale par rapport au poste occupé (frustration, manque de concentration, incapacité à prendre des décisions). En famille, on pourra noter des attitudes de retrait face au milieu familial, un désintérêt, un désinvestissement des loisirs et des activités familiales habituelles.
On imagine bien que les changements physiques et psychologiques vont avoir des répercussions socialement : tendance à s’isoler, à montrer de l’irritabilité, voire des accès de colère spontanée. D’un point de vue plus intime, les personnes vont également se sentir incompétentes et avoir un perpétuel sentiment d’échec.

Pourquoi ?

Le stress répété et la charge de travail élevée sont les deux composantes systématiques du burn out. Mais d’autres facteurs peuvent y mener : manque de reconnaissance du travail effectué, manque de soutien des supérieurs hiérarchiques et des collègues, manque de communication au sein de l’entreprise et manque d’autonomie. De plus, on sait que les personnes trop impliquées, perfectionnistes ou ayant une faible estime d’eux-mêmes sont davantage concernées.
Le burn out peut entraîner des troubles de l’alimentation mais aussi dépression, pensées suicidaires et conduites à risques (aller chercher du réconfort dans l’alcool, la drogue …). Il est donc essentiel de repérer les premiers signes pour réagir avant qu’il ne soit trop tard.
Attention toutefois de ne pas confondre dépression et burn out. Si nous prenons des images, nous pouvons associer le burn out à un toit très enneigé et la dépression neige sur le toit ce que la dépression est à des termites installées dans votre maison.
Dans le cas du burn out, la pression de la neige sur le toit va faire effondrer la charpente. Ce sont donc des pressions extérieures excessives qui vont venir fragiliser la structure intérieure de l’individu. La dépression ressemble plus à l’effet des termites : la charpente s’effondre également, mais à cause d’un problème intérieur.
Partons du constat que nous avons tous un réservoir d’énergie. Les activités de notre quotidien nous prennent de l’énergie ou nous en donnent, et ce rapport est unique à chacun. Par exemple, si certains puisent leur énergie dans le contact avec les autres, d’autres la trouveront dans la solitude.
En fonction de notre éducation, de nos expériences, de notre capacité à prendre du recul, à mettre du sens mais aussi en fonction de nos sources d’énergie hors travail (famille, sport, autres engagements,…), nous adapterons facilement, nous opposerons ou nous subirons. Le burn out surviendra quand il y aura rupture d’équilibre entre les dépenses et les apports d’énergie.

Les premiers signes à repérer

Il existe actuellement des tests en ligne qui permettent d’aider à identifier les signes avant coureurs du burn out. En voici quelques uns, mais n’hésitez pas à compléter la liste en allant surfer sur internet (questionnaire de Copenhague, test d’Oldenberg …) :
vous vous sentez « vide » intérieurement lorsque vous effectuez votre travail. Vous n’avez plus de plaisir, vous agissez mécaniquement comme une sortie de robot, à distance, sans attente.
vous vous réveillez découragée ou déprimée à l’idée même d’aller travailler. Vous n’osez pas en parler, vous vous sentez en décalage avec les autres et commencez à vous isoler.
vous rentrez épuisée le soir et n’arrivez pas à vous connecter à votre vie personnelle et/ou familiale. Vous n’avez aucune énergie pour participer à de loisirs ou des activités. Vous vous sentez désinvestie. Vous pouvez avoir envie de fuir.

 

Réagir rapidement

La première chose à faire est de prendre conscience de notre état et de l’accepter. Dans trop de situations, nous nions les premiers signes, par pudeur, honte ou crainte de la réaction de l’entourage, mais souvent aussi par fierté ou conviction que cela va passer, que nous allons tenir.
Mais rappelez-vous, notre corps est une machine très intelligente, et les signes qu’ils nous envoient ont une raison d’être très précise. Si nous ne les écoutons pas, le corps va nous envoyer des signes plus forts (et souvent plus graves) qui risquent de nous faire encore plus mal.


La deuxième chose à faire est donc de parler. Parler a un pouvoir de guérison bien trop souvent sous-estimé. Exprimer ses sentiments (voir Bulle de Bonheur #5), c’est libérer nos émotions pour éviter qu’elles agissent comme un boomerang à notre encontre. Choisissez la personne qui vous vient à l’esprit en premier. Ce ne sera peut-être pas un proche mais peu importe, l’important est de réussir ce premier pas. Si personne ne vous semble convenir, adressez-vous à un professionnel. Il est parfois plus facile de parler à un étranger.


Ensuite, gérez vos priorités. Ce qui est important et urgent (Matrice d’Eisenhower – Bulle de Bonheur #10), c’est VOUS. Prenez donc du temps pour vous. Pour cela, fixez-vous un nombre d’heures de travail maximum par jour (et tenez bon!) et forcez-vous à avoir une activité sans rapport avec votre vie professionnelle. Privilégiez si possible une activité physique (marche, vélo, …), encore plus efficace si elle se fait en plein air.
Vous pouvez également faire des activités artistiques : l’art (musique, peinture, terre …) est un excellent médium pour exprimer ses émotions, libérer ses tensions. Les activités manuelles sont également un bon choix : elles ont tendance à nous mettre dans un état méditatif relaxant sur le coup mais aussi sur le long terme.
Enfin, vous pouvez également décider de vous investir dans une action caritative. Prendre soin des autres a de nombreuses vertus, sur notre santé et sur notre capital bonheur notamment (Bulle de Bonheur #8).


Une fois que vous avez recommencé à prendre soin de vous, vous serez plus à même d’analyser votre situation et de décortiquer un à un les éléments qui vous ont amené vers le burn out : qu’est ce qui vous procure du stress ? qu’est ce vous aiderait, vous motiverait ? N’hésitez pas à en parler avec votre entourage, ce regard extérieur peut être précieux et vous apporter des informations aidantes.


Si, vous ne voyez pas d’amélioration après tout ce travail, alors n’hésitez pas, consultez votre médecin pour un arrêt de travail. Vous éloigner de votre quotidien professionnel pendant quelques temps vous permettra de prendre soin de vous, de faire redescendre la tension accumulée mais aussi de trouver des solutions durables à votre situation. Si la situation est plus personnelle, partir quelques jours de chez soi pour faire une coupure sera également une solution.

En bref

  • Le burn out c’est se sentir écrasé par les contraintes de l’extérieur
  • C’est un déséquilibre entre les apports et les dépenses d’énergie
  • Repérer les premiers signes est indispensable pour éviter d’exploser en vol
  • Apprendre à remplir son réservoir d’énergie est un acte préventif précieux.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer : gérer vos priorités, prendre du temps pour vous, chercher une activité énergisante, partager vos interrogations. 2mn pour choisir une idée et remplir votre réservoir d’énergie. Programmez le toute cette semaine ! Regain de vitalité assuré !

Article réalisé en partie d’après l’étude du cabinet 5a Conseil sur le burn out.

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Je pratique l’auto-compassion

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !

Faire preuve d’auto-compassion, c’est développer notre capacité à être indulgent avec nous-même. Le docteur David Dewulf en parle comme le fait de “s’aimer, même quand on ne va pas bien”. Florence Servan-Schreiber l’associe quant à elle au fait de “se comporter face à ses échecs et difficultés comme nous serions tentés de le faire avec des amis : en leur témoignant attention, chaleur, compréhension et soutien”.

L’auto-compassion est un outil précieux pour nous aider à sortir de la course à la performance, de cette quête épuisante et sans fin du “toujours mieux”, “toujours “plus”.
Se regarder avec bienveillance nous invite en effet à nous accepter tel que nous sommes : des êtres “imparfaits, libres et heureux”, pour reprendre le titre d’un livre de Christophe André.

L’auto-compassion est donc en lien avec des sujets que nous avons déjà évoqués : l’estime de soi (Bulle de Bonheur #7), notre capacité à surmonter nos échecs (Bulle de Bonheur #35), notre course vers le “toujours plus” (Bulle de Bonheur #2).

L’auto-compassion, c’est par conséquent faire le choix d’aimer la vie avec ses hauts et ses bas et de s’aimer, avec ses difficultés, ses déceptions et ses souffrances.
C’est accepter nos émotions désagréables, nos pensées douloureuses et nos blessures.
C’est savoir se pardonner : ses erreurs, ses maladresses, les blessures que nous avons causées.

Certains psychologues pensent d’ailleurs que s’il est important de travailler l’estime de soi (voir ce que j’ai fait de bien), il est encore plus important de travailler l’auto-compassion, car elle contribue davantage à notre bien-être.

Nous savons en général faire preuve de bienveillance. Sauf cas extrême, nous savons en effet montrer de l’indulgence aux gens que nous aimons. Certains le feront plus facilement et plus souvent que d’autres mais nous savons tous le faire. Près de 80% des personnes estiment d’ailleurs qu’il est plus facile d’être compréhensifs et aimables avec les autres qu’avec soi-même ! Niveau d’exigence trop élevé, éducation, crainte d’égocentrisme … ? Les raisons de la réticence à pratiquer l’auto-compassion peuvent être nombreuses mais il est possible de les surmonter.

Alors, en pratique, comment fait-on ?

Apprenez à apprécier ce que vous avez déjà

C’est donc pratiquer encore et encore la gratitude (Bulle de Bonheur #20).
Alimentez régulièrement votre liste de gratitudes, pour vous ancrer dans le présent, rompre la course infernale après le temps et vous rappeler que la majorité des sources de votre bonheur se trouve dans le moment présent.
Pardonnez
Pour David Dewulf, médecin et coach belge, “pardonner est l’action d’auto-compassion suprême”.
L’incapacité à pardonner est le plus sûr moyen de rester en guerre contre soi-même. Impossible alors d’être profondément en paix. Ressasser, avoir de la rancoeur, de la colère, accuser l’autre sont autant de situations qui nous font souffrir et qui nous empoisonnent. Mais pardonner, nous l’avons dit, n’est pas oublier, être faible ou se retrouver comme avant l’offense. Ce n’est pas non plus excuser l’autre ou se réconcilier nécessairement.
Le pardon est un cheminement intérieur, libre, sincère et volontaire, qui contribue à augmenter notre bien-être (Bulle de Bonheur #15).

Gérez votre colère

Si notre colère est une émotion qui nous est utile et qui nous aide à nous défendre, elle est en revanche néfaste quand elle se transforme en rancune ou en tristesse (Bulle de Bonheur #27). Pratiquer l’auto-compassion, c’est donc accueillir notre émotion, la reconnaître, la nommer et choisir ainsi de prendre le pouvoir sur cette souffrance.

Acceptez vous tel que vous êtes

Les êtres parfaits existent seulement dans les contes, alors arrêtons de nier ou maudire nos erreurs, nos pensées douloureuses et nos imperfections, elles font partie de nous et sont des sources beaucoup plus positives que la société, nos familles ou nous-même nous le faisons croire. Nous l’avons déjà partagé avec vous : les erreurs sont sources d’apprentissages, quant à nos imperfections, elles sont souvent l’envers de qualités.
Alors stop à la dévalorisation ! Et rappelez-vous quelques conseils pratiques glanés par vos chercheuses de bulles de bonheur : pensez à rechercher l’intention positive qui se cache derrière vos comportements et faites la différence entre ce que vous faites et ce que vous êtes, cela vous aidera à mieux vous accepter et pratiquer l’amour de soi, un des piliers de l’estime de soi (Bulle de Bonheur #7). L’amour commence nécessairement par soi-même – il n’y a que nous pour nous aimer suffisamment pour ne pas nous reprocher ou reprocher aux autres nos défauts. Soyez votre meilleur ami !
Attention, cela ne signifie pas que vous n’allez pas rectifier un comportement inapproprié ou inefficace, mais vous allez le faire en vous livrant à une critique constructive de ce que vous avez fait.

Entraînez-vous

Je m’écris : rappelez-vous une situation où vous avez été très critique envers vous-même et rédigez une lettre à vous-même comme si vous vous adressiez à un-une ami-e que vous appréciez particulièrement. Sans nier la réalité, décrivez votre situation avec le regard indulgent que vous auriez pour votre ami-e. Cachetez votre lettre et postez la. Quand vous la recevrez, assurez-vous de pouvoir la lire à un moment où vous avez le temps de vous poser tranquillement pour le faire.

“Je suis une belle personne” : entraînez-vous à vous le dire à vous-même (par exemple le matin devant un miroir, vous vous regardez droit dans les yeux et vous prononcez à voix haute cette phrase)

Je me traite bien

  •  au niveau physique : un massage, un bain relaxant,un bon petit plat …
  • au niveau émotionnel et psychologique : accueillir mes émotions, écouter mes besoins , rire, me faire des compliments, lâcher prise …
  • au niveau spirituel : méditer, prier, me connecter à la nature, à l’art …

Bulle de Bonheur vous propose de nombreux outils et vous en utilisez certainement d’autres avec vos amis, donc faites-le pour vous-même !

Pas convaincus ? Nous vous renvoyons alors aux études qui montrent que les personnes pratiquant l’auto-compassion ont une santé mentale et une résilience émotionnelle améliorés, se sentent plus connectées aux autres et souffrent moins de dépression, d’anxiété et d’autocritique.

Et rassurez-vous, l’auto-compassion n’est ni apitoiement sur soi même, égoïsme ou déresponsabilisation ! C’est l’amour de soi, c’est à dire une manière d’être en relation avec soi, avec sa fragilité et sa vulnérabilité.

En bref

Pour reprendre les mots du Docteur Kristin Neff, l’auto-compassion se compose de :

  • la bienveillance avec soi-même
  • la reconnaissance de son humanité
  • la capacité d’observer ses expériences intérieures sans les juger

Allez Hop, je me lance !

A vous de jouer, soyez votre meilleur ami : 2mn pour choisir un acte de bienveillance à avoir envers vous même. Offrez-vous un cadeau en vous disant que vous le méritez et faites-le aujourd’hui même !

J’apprends à dire non

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter #LaPétillante : chaque semaine des conseils, des surprises, des cadeaux !

Non, ce petit mot de 3 lettres, simple à prononcer et à comprendre, est pourtant souvent difficile à dire ! 

Pourquoi ? Parce ce que nous avons tendance à associer à ce petit mot de nombreux effets négatifs : 

  • des peurs : peur de la réaction de l’autre, peur d’être rejeté, de ne plus être aimé, peur de blesser, de décevoir … . 
  • un sentiment de culpabilité
  • l’impression d’être égoïste
  • l’idée que cela ne se fait pas de dire non à une personne (“quand on est poli, on dit oui”).
  • la difficulté de renoncer au pouvoir de combler l’autre (“quand je dis non, je renonce à ce pouvoir”).
  • une stratégie pour avoir la paix (dire oui à un enfant pour qu’il nous laisse tranquille par exemple) mais qu’on regrette plus tard.

La plupart de ces effets sont uniquement des projections de notre part ou des prédictions de comportement qui viennent limiter notre capacité d’agir et nous empêchent d’être à l’écoute de soi. Ils sont souvent en lien avec la crainte du jugement de l’autre et nous poussent donc à agir pour que ce jugement nous soit favorable (“elle est vraiment sympa”, “serviable”, “toujours disponible” …), sans prendre en compte nos propres besoins. Or nous le savons, ne pas s’écouter a de nombreuses conséquences négatives : mauvaise communication, rancune envers son entourage, stress, épuisement, … . 

Pour Thomas d’Ansembourg, thérapeute belge, ne pas savoir dit non fait partie des pièges dans lesquels nous sommes enfermés et qui nous empêchent de vivre des relations authentiques, profondes et fécondes. Nous allons nous appuyer sur son livre “cessez d’être gentil, soyez vrai” pour voir comment nous pouvons oser dire non. 

Et si je mettais en pratique la fameuse maxime : “dire non, c’est se dire oui à soi-même” ? 

Avez-vous déjà regretté un “oui” trop rapide ? Il y a de grande chances que votre réponse soit positive et que vous réalisiez que cette situation est même très fréquente : oui à une invitation à dîner alors que vous êtes épuisé ; oui à un dossier supplémentaire alors que vous êtes déjà débordé ; oui pour la tablette un soir à votre enfant alors que la règle familiale prévoit l’utilisation de la tablette en fin de semaine uniquement … .

Tous ces “oui” sont autant de bombes à retardement : colère, agressivité, rancoeur, rejet de la responsabilité sur l’autre … les effets se font en général rapidement ressentir !

S’agit-il alors de dire non à tout va ? Certainement pas ! Il s’agit de savoir dire non “à temps, dans la bonne mesure et à la bonne personne” comme le propose Thomas d’Ansembourg. Comment ? “En exprimant simplement et sans chichi ses sentiments et ses besoins”.  

Exprimer ses émotions et identifier ses besoins ont été abordés en partie dans nos podcasts #6 et #12. Nous vous renvoyons également à notre podscat #18 sur les peurs, car identifier ses peurs est un outil précieux pour comprendre certaines situations où nous nous empêchons de dire non.

Aujourd’hui, nous vous proposons quelques bulles supplémentaires qui devraient compléter votre boîte à outils.

Se ménager un temps de réflexion 

Il n’est pas toujours possible de répondre sur le champ à une demande, surtout quand nous sommes pris dans des enjeux contradictoires : avoir besoin de repos et sortir les enfants pour qu’ils s’aèrent – faire plaisir à un ami et privilégier du temps en famille …. 

Différer sa réponse, c’est prendre soin de la partie de soi qui hésite, c’est, comme le dit Thomas d’Ansembourg, “clarifier ce à quoi je dis oui quand je dis non”.

Ainsi si je reçois une invitation à dîner alors que j’avais prévu un temps calme en famille, je peux répondre à mon ami que dois vérifier l’agenda familial avant. Je prends le temps de la réflexion pour savoir si je dis oui à l’amitié ou oui à mon besoin d’intimité familiale. Dans le cas où j’ai décidé de consacrer mon temps à ma famille, je rappelle mon ami en exprimant le plaisir que nous avons de passer du temps avec eux et en même temps mon besoin de repos et de profiter de ma famille après une grosse semaine de travail – et je lui dis que cette fois-ci, j’ai décidé de rester à la maison et qu’on remet notre dîner à une prochaine fois.

Culpabilité ? Envie de vous justifier ? Oui, ces pièges risquent de vous tendre la main ! Mais vous verrez que si vous êtes en accord vous même et que vos amis vous apprécient pour ce que vous êtes (et non pour ce que vous faîtes), alors vous serez heureux et fier d’avoir su dire non, en cohérence et sans mensonge.

Utiliser les mots adéquats 

Thomas d’ansembourg insiste sur l’importance de la locution “en même temps” (“j’aime passer du temps avec vous et en même temps je suis très fatigué cette semaine”) pour décrire nos sentiments et nos besoins. Elle est très différente de la conjonction “mais” qui évacue la première partie de la phrase et qui place les éléments en opposition. Le fait d’exprimer qu’ils se passent différentes choses en même temps dans notre corps, dans notre esprit, nous apprend à accepter que nous sommes “des êtres complexes faits de différentes parties en interaction”.

De même, il précise la nécessité de limiter notre “non” à un moment précis, de le cantonner dans un espace temps défini : “cette fois-ci”, “pour le moment”. Ces précisions temporelles ferment la porte aux “jamais” et aux “toujours” qui peuvent rompre le flux des relations, et qui empêchent d’envisager la possibilité d’autres occasions, d’autres choix. 

Assumer son choix 

C’est sûrement une des difficultés à surmonter quand nous sommes dans le processus d’apprentissage du non ! Assumer son choix est toutefois le meilleur moyen d’éviter le poison de la culpabilité et de la rancoeur.

Assumer son choix renvoie à la connaissance et à l’estime de soi : si je connais mes besoins et que je me fais confiance dans la prise de mes décisions, j’assumerai facilement ma décision d’avoir dit non à l’autre. 

Assumer son choix, c’est également accepter que nous ne sommes pas responsables de la frustration que pourrait ressentir la personne à qui nous avons dit non (d’ailleurs, quand on pose une question à une personne, nous devrions toujours accepter que la réponse puisse être un oui OU un non, sinon notre question n’est plus une demande mais une exigence !).

Savoir dire non, c’est accepter de s’entendre dire non. 

Expérimenter l’apprentissage du non devrait nous inviter à regarder le non des autres avec un autre regard : quand l’autre me dit non, au lieu de me sentir vexé, rejeté, mal aimé, si je me demandais plutôt à quoi l’autre dit oui ? 

Savoir écouter l’autre au delà du désaccord est un moyen très efficace d’éviter des tensions et de favoriser des relations empathiques et plus humaines.

Ce regard est particulièrement utile dans les relations avec les adolescents, où le non est une réponse très fréquente (les psychologues y voient d’ailleurs un parallèle à la période du non des 2 ans, marque d’opposition et de volonté d’individuation). S’interroger sur ce que cache ce non, nous aidera à mieux décoder notre enfant, à mettre des mots sur ce à quoi il veut dire “oui” et à maintenir le lien avec lui.

En bref 

La difficulté de dire “non” a plusieurs causes : des peurs (être rejeté, mal aimé, décevoir, être jugé …), la culpabilité, l’éducation, la satisfaction de combler l’autre ou encore un moyen d’avoir la paix.

Pourtant, savoir dire “non” pour se dire “oui à soi même” a de nombreux avantages : congruence, intégrité, respect, meilleure connaissance de soi et des autres, meilleure qualité des relations.

Pour apprendre à dire “non”, j’écoute et j’exprime mes sentiments et mes besoins, j’identifie à quoi je souhaite dire oui et à quoi je souhaite dire non, je fais mon choix et je l’assume. 

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer, 2 mn pour vous penser à une situation où vous aimeriez dire non sans oser le faire. Identifiez à quel oui vous répondriez en disant non et osez vous dire oui, vous allez vous sentir libéré, fier et plus aligné !

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Je prends le temps d’être heureux avec Anne-Dauphine Julliand

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !

Anne-Dauphine Julliand est une battante, qui lutte pour l’essentiel, l’amour ! et elle se définit même comme « maman chercheuse de bonheur » et ça nous plait !

Anne-Dauphine Julliand est journaliste de formation. Si nous faisons un come back, le vie se présentait à merveille, super mariage ! puis la naissance d’un petit garçon et ensuite, joie ! une petite-fille. Le choix du roi ! A deux ans, le couperet tombe venant faire exploser en mille morceaux ce tableau de famille idéale. Thaïs est atteinte d’une maladie génétique, la leucodystrophie métachromatique. La maladie l’emporte un an après. Entre temps sont nés deux autres enfants, un garçon et une fille Azylis atteinte elle aussi de cette maladie.
Azylis reçoit une greffe de moelle, c’est l’espoir de faire reculer la maladie. Celle-ci s’avère inefficace, ne faisant que repousser l’inéluctable.

Anne-Dauphine publie l’histoire de ses filles dans un livre particulièrement émouvant, intitulé « 2 petits pas sur le sable mouillé » paru en 2011 qui va s’avérer être un succès. En se livrant ainsi, avec sa plume très fine et intuitive, elle permet à toutes les familles endeuillées par la perte d’un enfant de se sentir comprises. Elle sait avec une grande intelligence de cœur transmettre la valeur essentielle de tout lien familial : l’amour. Elle montre avec force que, même diminué, un être humain continue à s’épanouir quand il est aimé. C’est le meilleur remède !

Elle apprend donc à profiter de chaque instant, elle essaye de transformer chaque moment en joie et de légèreté même aux pires instants. Elle apprend à souffler sur ses enfants des bulles de bonheur, même si son cœur reste en miettes.

Elle publie en 2013 un deuxième livre « Une journée particulière » dans lequel elle raconte ce qu’est pour elle la journée où sa fille Thaïs aurait eu 8 ans.

En 2016, elle réalise un long métrage dans lequel sa finesse de perception excelle encore. Elle décrit le quotidien d’enfants malades avec beaucoup de finesse et même d’humour !

Enfin, saluons son premier roman « Jules-César » récemment publié aux éditions les Arenes. Nous vous invitons à le découvrir !

Sur son compte Instagram, Rosanbelle, elle poste chaque jour sa tenue du jour, toujours très féminine, colorée, remplie de pétillant ! Une vraie bulle de champagne ! Une vraie bulle de bonheur en fait !

Anne Dauphine Julliand partage avec tout son pétillant, des Bulles de Bonheur sur nos ondes !

Je décolle les étiquettes

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !

“C’est une timide – un vrai hyperactif – Bonjour princesse ! Tiens voilà notre ours ! C’est tout son père” … Des étiquettes, nous pouvons en citer des centaines, négatives (le râleur de service, toujours en retard) ou positives (le clown de la famille, c’est un gentil).
Et vous, quelle est votre étiquette ? Celle que l’on vous colle depuis des années dans votre famille, parmi vos amis ou encore au boulot ? Tête en l’air ? Grande gueule ? Dévoué ? Intello ? maladroit ?
En avez-vous eu déjà assez d’avoir cette étiquette ?
Et si vous étiez différents de cette étiquette, ça serait comment ?
En effet, quand les adjectifs qualificatifs deviennent des noms ou les noms des surnoms, ils se transforment souvent en étiquettes bien collantes, tellement collantes qu’elles finissent par se confondre avec notre propre personne et nous enfermer dans des rôles limitants.

Comment se construit une étiquette ?

La construction de l’étiquette peut se faire de façon assez subtile. Elle peut partir d’une simple réflexion comme le raconte une des co-auteures des fameux ateliers de parentalité Faber & Mazlish : quand sa fille est née, elle a mis un peu de temps à pousser son premier cri et l’infirmière a dit “et bien, on a affaire à une petite entêtée !”. Sur le moment, la jeune maman met de côté cette remarque mais elle se rend compte par la suite qu’à chaque fois que sa fille oppose une résistance, elle fait le lien avec ce mot “entêtée” et finit par se dire que l’infirmière avait raison et que sa fille est bien une entêtée.
Pourquoi met-on des étiquettes ? Parce que c’est un moyen courant et rapide de se faire une idée de la nature de ce qui est devant nous. Les étiquettes constituent des raccourcis de pensée, nous allons vite et nous évitons ainsi la case observation et analyse.
Le problème est que dans la plupart des cas, les étiquettes catégorisent simplement quelqu’un ou quelque chose sans trop de précision. A force d’être répété, le nom ou l’adjectif qui décrivait ce qui était sans doute un fait ponctuel (casser un verre, faire une blague, râler …), se transforme en généralité, il finit par s’imposer à la personne et devient un moyen d’identification (par la personne elle-même et par par son entourage).
L’étiquette nous enferme dans un rôle
L’étiquette renvoie souvent aux normes et de ce fait aux stéréotypes.
Parce qu’il faut aller vite, celui qui prend son temps va être taxé de “lent”, de “rêveur”. Parce qu’il faut réussir à l’école, le “mauvais élève” va être stigmatisé. Parce qu’une mère est censée penser d’abord à ses enfants, celle qui travaille beaucoup sera dite “carriériste” ou “non maternelle”.
Les étiquettes se construisent donc d’abord au travers d’un regard extérieur : celui de la société, celui de l’école, celui de la famille … des lieux qui ont leurs codes, leurs règles, leurs cases … “sortir de la case” est source de nombreuses étiquettes.
L’étiquette vient aussi du regard intérieur, c’est à dire du regard que l’on porte sur soi et de la façon dont nous allons nous-même contribuer à ce que notre étiquette nous aille bien (“je ne préfère pas t’aider, je suis tellement maladroite que je risquerais de casser quelque chose”).
Beaucoup de ces étiquettes sont apposées à un très jeune âge. Or, les enfants ont souvent une grande confiance dans le regard que porte sur eux l’adulte (parents, professeurs des écoles, nourrice) ; ils vont donc croire très facilement ce que l’on leur dit mais également ce que nous pensons. Les enfants se saisissent en effet très rapidement de l’opinion que leurs adultes référents ont sur eux, opinion qui influence non seulement l’opinion qu’ils ont sur eux-mêmes mais aussi leur comportement.
A l’adolescence, période changements et d’interrogation, les étiquettes peuvent peser lourdement sur le développement personnel. Puisque les étiquettes enferment, et portent souvent un message d’irréversibilité (“il est comme ça depuis qu’il est né”, “elle a toujours eu un côté princesse”), enfants, adolescents et adultes perdent confiance dans leur capacité à changer mais également à être perçus différemment.
Les étiquettes peuvent conduire à assumer des rôles et à les intérioriser comme s’ils étaient réellement les nôtres, alors même qu’ils ne nous ressemblent que très peu, voire pas du tout.

Quand l’étiquette devient injonction

Outre nous enfermer dans un rôle qui n’est peut-être pas le nôtre, l’étiquette peut devenir une injonction comme un ordre intérieur, surtout pour des personnes qui sont dans le besoin de plaire, d’être aimé. Les enfants sont les proies faciles de ces injonctions : s’ils ont été affublés d’étiquettes comme : “sage comme une image”, “petite fille parfaite”, “fils dévoué”, ils vont inconsciemment se sentir liés à cette image et croire que ne plus l’être serait une forme de trahison (de leurs parents, enseignants, entraîneur sportif… ). “Imperceptiblement, on bascule dans l’obligation de l’être et le rester, on trouve sa place dans le monde selon cette étiquette.”


Il est étonnant d’ailleurs d’observer que l’enfant maladroit va renverser son verre à chaque repas, l’enfant raisonnable aura fait ce qu’on lui a demandé quoiqu’il arrive, l’adolescent tête en l’air oubliera toujours quelque chose quelque part. Quand les personnes ont intériorisé leur étiquette, elles se comportent conformément à ce que l’étiquette définit. La force de cette identification est telle qu’elle pourra même se produire en dehors du contexte dans lequel ces étiquettes ont été attribuées. Les personnes vont ainsi développer des attitudes qui n’ont rien à voir avec ce qu’elles sont profondément (le maladroit va tomber de la poutre en gymnastique, se prendre les pieds dans le tapis chez un ami, refuser toute opération manuelle délicate ….).


Les étiquettes nous façonnent donc réellement en tant que personnes. Elles peuvent affecter considérablement la connaissance de soi, l’estime de soi et la motivation. Et dans la mesure où elles créent des attentes (de notre entourage et même de nous même), elles peuvent être source de stress (que se passe-t-il si je ne correspond pas à l’idée qu’on a de moi ?) mais aussi de privation, voire de dissimulation : le clown a-t-il le droit d’être triste ? La raisonnable peut-elle faire des bêtises ? La râleuse peut-elle avoir des vraies raisons d’être en colère ?


Nous retrouvons à travers ce phénomène un travers que nous avons dénoncé souvent dans nos podcasts : associer le faire à l’être, c’est à dire confondre le comportement et la personne. Les étiquettes sont attachées à « l’être ». Elles définissent les personnes et non les actes qu’elles font, or on le sait, il est possible d’avoir un moment de faiblesse et de faire des erreurs, comme il est possible aussi de vivre une vraie réussite, sans pour autant que cette faiblesse, cette erreur ou cette réussite nous définisse.
Précisions également un autre côté vicieux de l’étiquette : si nous avons tendance à donner des étiquettes, nous pouvons logiquement penser que les autres en font de même avec nous. Ce système peut donc alimenter notre peur du regard de l’autre, peur d’être étiqueté à notre tour et donc d’être jugé.

Et si je me dégageais de mon étiquette ?

Nous vous proposons de partager avec vous plusieurs habiletés ; certaines d’entre elles sont empruntées aux ateliers de parentalité “écouter les enfants pour qu’ils parlent, leur parler pour qu’ils écoutent”, développés Adèle Faber et Elaine Mazlish.
Ces habiletés sont proposés aux parents ou tout autre éducateur pour améliorer la communication avec les enfants, mais elles sont transposables sans difficulté à nos propres situations.

  1. 1 – je recherche les occasions de me présenter une nouvelle image de moi-même (si je n’y arrive pas, je peux solliciter mes proches) : par exemple, si je veux me dégager du rôle de “celle qui est toujours prête à aider”, je pense aux situations où je n’ai pas répondu à l’amie qui me demande souvent des services. Si je souhaite me débarrasser de l’étiquette de maladroite, je me rappelle la fois où j’ai rattrapé d’un main le bol de ma fille avant qu’il ne tombe alors que je tenais le plat de l’autre main.
  2.  
  3. 2 – je me place dans des situations qui me permettraient de me voir d’un oeil différent : si je prends l’étiquette du St Bernard ou de la maladroite, je peux par exemple appeler l’amie qui me demande des services pour lui demander à mon tour de l’aide ; entreprendre une petite construction de Kapla avec mon fils (sans me lancer dans la tour Eiffel !).
  4.  
  5. 3 – je fais en sorte d’entendre des choses positives à mon sujet : j’interroge par exemple ma famille sur les situations où ils m’ont vu penser à moi avant les autres, où ils m’ont vu réaliser des choses avec habilité.
  6.  
  7. 4 – je me fais le coffre aux trésors de mes “bons coups” : à l’image de mon coffre à confiance (Bulle de Bonheur #7), je me remémore les fois où je n’étais pas comme mon étiquette veut me le faire croire.
  8.  
  9. 5 – je change de vocabulaire : dès que le nom ou l’adjectif de mon étiquette me vient en tête, je le remplace par une description dans le présent de mon comportement (en ce moment, aujourd’hui …) – je remplace le verbe être (“je suis timide”) par un verbe d’action (“j’ai des difficultés à prendre la parole en public”).
  10.  
  11. 6 – je fais preuve de bienveillance et je m’affirme : quand une étiquette est collée depuis longtemps, il n’est pas simple de s’en défaire, les mauvaises habitudes peuvent vite reprendre le dessus. Prenons l’exemple de l’étiquette de “la petite dernière”, et de la réunion de famille où j’accepte à nouveau (alors que je suis adulte et que je ne supporte pas mon étiquette) que mon avis ne soit pas pris en compte. Je peux alors exprimer mes sentiments et mes attentes : “ça me met en colère de me laisser faire comme “une petite dernière”. J’ai besoin d’être considérée comme une adulte autonome et responsable et j’aimerais que mon avis soit pris en compte” (nous avons aussi notre part à jouer pour que les autres nous voient différemment).

Comme nous l’avons mentionné, ce travail de “décollage” peut prendre du temps, surtout pour les adultes qui traînent ces étiquettes depuis des années. Les éducateurs ont donc un rôle vraiment important à jouer dans ce domaine : prendre conscience des étiquettes qu’ils donnent aux enfants, en famille et à l’école principalement (le bougeon, la chipie, la princesse, la casse-cou …) est primordial pour ensuite veiller à donner aux enfants une autre image d’eux-mêmes.
Se dégager d’une étiquette rend en effet plus libre, permet de se reconnecter à sa vraie nature et nous place dans une perspective d’évolution et de croissance pleine de richesse et d’ouverture.

 

En bref


Coller des étiquettes nous rassure, nous donne des repères et permet d’aller plus vite dans notre appréhension du monde.
L’étiquette donne une vision partielle de la personne et l’assimile à son comportement.
L’étiquette n’est pas indélébile, elle se décolle.
Sortir de ses étiquettes permet de rester curieux de l’autre comme de soi-même

Allez hop, je me lance ! 

A vous de jouer chers auditeurs, 2 mn pour penser à une étiquette qui vous colle à la peau ! Choisissez une ou deux habiletés et commencez votre travail de décollage !

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Je pratique la pensée positive

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.

Vous l’avez certainement déjà expérimenté : quelquefois, des pensées négatives se forment dans notre esprit et tournent en boucle. Ces pensées nous enlèvent une grande partie de notre énergie et nous empêchent de nous concentrer. Pensées sombres, pensées noires, pensées limitantes … quelles que soient leur couleur, leur forme, elles impactent notre perception, notre comportement (isolement, mauvaise humeur, agressivité, tristesse) et de ce fait les relations avec notre entourage.

La couleur de nos pensées est liée à la couleurs de nos émotions. Vivre des émotions désagréables nous entraînent à vivre des pensées négatives. La remarque d’un proche qui nous blesse, une erreur commise au travail qu’on ressasse, une mauvaise nouvelle, une rupture amoureuse … tous ces événements qui peuvent jalonner notre vie ont un vrai pouvoir de nuisance sur notre bien-être. Ils nous entraînent souvent dans un processus d’auto-accusation, de jugement et de généralisation ; rien de tel pour alimenter nos fausses croyances et nous conforter dans des scénarios limitants (voir Bulle de Bonheur #29 je dépasse mes croyances).

Les développements récents de la psychologie ont mis en évidence l’importance de la manière de penser et ont permis d’identifier des “types” de pensées négatives. En voici quelques exemples :
Le filtre mental : c’est celui qui nous amène à focaliser sur le négatif et à ignorer, voire dévaloriser le positif. Par exemple, après un dîner où j’ai fait trop cuire la viande, où un invité n’a pas pris de dessert et où il y a eu une averse, je vais répondre à celui qui me demande comment cela s’est passé : “c’était totalement raté : il faisait un temps de cochon, mon plat était trop cuit et certains n’ont pas aimé mon dessert”.
L’utilisation des verbes devoir et falloir (devrait, ne devrait pas, doit, il faut …) : ces verbes amènent à penser que nous sommes privés de choix, que nous sommes contrôlés par l’extérieur.
Les étiquettes : au lieu de se dire “je me suis trompée”, on dit “je suis nul”,“je ne suis pas une manuelle” …
Le blâme : s’accuser à tort ou accuser les autres… “c’est de ma faute, j’aurais dû y penser” ou “mes parents ne m’ont pas appris à demander”
La victimisation : “pourquoi moi ?” – “c’est à cause de…” – “ce n’est pas ma faute” – “oui,,, mais…”. La victime rejette la responsabilité sur l’extérieur.

On imagine bien que ces façons de penser vont aller contre la construction d’une bonne image de soi, car notre manière de penser est en lien direct avec l’estime de soi.
Mais la bonne nouvelle, c’est que notre manière de penser peut changer !

Et si je créais mon incubateur d’idées positives ?

Mettre fin à ses idées négatives

Les pensées négatives pompent notre énergie et nous ôtent nos forces. Stopper totalement ces pensées est certainement illusoire dans un premier temps, mais les limiter est possible. Et c’est nécessaire de s’y atteler pour éviter d’alimenter ces pensées et leur donner de la force, à l’image de la petite boule de neige qui dévale la pente et grossit de plus en plus en plus pour finir par devenir un obstacle bien réel.

Mettre fin à ses idées négatives peut d’abord se faire en coupant la source d’alimentation de ces pensées : soit en identifiant cette source et en veillant à s’en éloigner (nouvelles télévisées, blog, personnes déprimantes …), soit en provoquant nous même la coupure par une action qui va mettre fin à la rumination (méditer, bouger (l’activité physique va permettre de débrancher le mental) …).
Plus difficile mais plus efficace aussi, réduire ses pensées peut se faire aussi en “déprogrammant” notre cerveau.
Elisha Goldstein, doctorant et auteur du récent «Uncovering Happiness» («révéler le bonheur») propose une méthode pour venir à bout du cercle infernal dans lequel nous emportent nos idées négatives : il s’agit de déconstruire notre schème de pensée, c ‘est à dire déconstruire chacune des 4 étapes du processus par lequel se produisent nos idées négatives.

Comment faire en pratique ?

  1. 1 – noter vos pensées négatives.
  2. 2 – coucher sur papier les sensations physiques qu’elles produisent.
  3. 3 – écrire les émotions associées
  4. 4 – être attentif à décrire votre comportement.

L’idée est ensuite de reproduire la même méthode à chaque fois que se présente un cycle de pensées négatives, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il disparaisse.
Comme le suggère Eckhart Tolle (Bulle de Bonheur #25 le pouvoir du moment présent), il s’agit de se faire l’observateur de nos propres pensées afin que le mental ne prenne pas le pouvoir sur nous mais que nous reprenions le pouvoir sur notre mental.

Il est possible cependant que vous ne puissiez pas identifier tout de suite vos pensées négatives, car celles-ci, nous l’avons évoqué, peuvent être tellement inconscientes qu’il nous est impossible d’associer notre état (malaise, anxiété, découragement …) à une pensée. Elisha Goldstein propose alors d’observer nos mauvaises habitudes, les comportements qui nous découragent, nous énervent – ce seront souvent des comportements qui sortent de la normale par leur excès : trop boire, trop manger, trop stresser, trop culpabiliser …. En vous concentrant sur ces attitudes, vous parviendrez à remonter à la source de vos pensées. 

Etre créateur de pensées positives

En psychologie positive, les recherches se sont portées sur le pouvoir de la pensée positive, et notamment sa capacité à nous faire vivre l’expérience d’émotions positives. Elles ont pu mettre ainsi en relief le processus par lequel nous allons pouvoir réduire nos pensées négatives (voir ci-dessus), effectuer des transformations et retrouver une attitude plus rationnelle.
Etre acteur de nos pensées ne signifie pas nier ou mettre de côté nos pensées négatives, mais savoir mettre le focus sur le positif et générer ainsi un cercle de pensées plus vertueux.
Nous avons déjà évoqué plusieurs façons d’influencer positivement notre pensée :
pratiquer la gratitude (Bulle de Bonheur #20)
utiliser un langage positif (Bulle de Bonheur #31)
faire preuve d’optimisme  (Bulle de Bonheur #23)
cultiver la joie (Bulle de Bonheur #9)
pratiquer la visualisation et remplacer le négatif par le positif (Bulle de Bonheur #29 je dépasse mes croyances)

Le principe de Losada

Répétons le, il ne s’agit en aucun cas de se dire que nous devons éradiquer toutes pensées négatives … avec le nombre de pensées que nous avons par jour et le nombre de sources négatives qui nous entourent, c’est impossible. Il s’agit seulement de les  compenser en produisant davantage de pensées positives, afin de parvenir au fameux ratio de Losada Ce ratio a été mis en évidence par Marcial Losada, un chercheur mexicain qui a beaucoup observé les interactions humaines. Il a déterminé que les relations harmonieuses, satisfaisantes étaient celles dans lesquelles on comptait au moins 3 remarques ou commentaires positifs pour 1 remarque ou commentaire négatif. Ainsi si j’ai 3 fois plus de pensées positives que de pensées négatives, alors mon cycle de pensées aura une influence positive sur mon comportement. 

Enfin Bulle de bonheur vous partage la proposition de l’écrivain et conférencier Gaël Chatelain, qui nous semble bien résumer plusieurs des trucs que nous vous avons proposés jusqu’à présent pour mettre plus de bulles de bonheur dans votre quotidien. Comme une sorte de rituel au fond, l’idée est de pratiquer 4 pensées positives :

  1. 1 – aujourd’hui, je vais faire quelque chose d’utile (y penser donne un but et énergise)
  2. 2 – aujourd’hui, je vais faire quelque chose pour moi
  3. 3 – je suis quelqu’un de bien (ridicule ? Persistez, vous allez trouver ça très bénéfique !).
  4. 4  – je suis vivant (oui, c’est basique mais cela fait du bien !). 

En bref

  • Les pensées négatives nous enferment et limitent nos choix.
  • Pratiquer la pensée positive permet de se mettre dans un cercle vertueux car nos pensées influencent notre perception donc nos choix et par conséquent nos comportements.
  • Je peux pratiquer des pensées positives avec la gratitude, la visualisation créatrice, le langage positif ou encore l’optimisme … 

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 mn pour identifier une situation qui a généré des pensées négatives. Inversez votre mode de pensée et trouvez 3 éléments positifs pour chaque élément élément négatif que vous aurez relevé. 

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Je surmonte mes échecs

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !

Si je voyais dans l’échec une opportunité pour mieux me connaître et évoluer ?

Nous avons parlé du regard des parents sur leur enfant qui tombe des centaines de fois (2000 fois en moyenne paraît-il !) avant de savoir marcher, mais nous pouvons aussi faire référence à des personnes célèbres comme Thomas Edison qui a déposé plus de 1.000 brevets, mais a fait face à chaque fois à une longue série de ratés. On raconte que pour créer la première ampoule électrique, il a dû s’y reprendre des milliers de fois.
Nous pouvons aussi évoquer Charles Darwin, élève médiocre, qui abandonne successivement ses études de médecine et de théologie avant de devenir un des plus grands naturaliste de l’Histoire, ou encore JK Rowling qui a subi bien des revers avant le succès de Harry Potter.
Nous oublions trop souvent de percevoir les échecs comme des expériences. Bien entendu, ces expériences pourront être désagréables, mais elles seront toujours utiles : pour repérer ce qui n’a pas fonctionné et éviter de le refaire, pour identifier un point à améliorer, une faiblesse à combler.

Alors, comment voir dans l’échec un moteur de changement et de progrès ?

1 – Situer l’échec dans son juste contexte

Situer un échec, c’est d’abord arrêter de le prendre de manière personnelle, comme s’il émanait d’une volonté extérieure qui était dirigée juste contre nous, qui nous empêchait d’avancer et d’avoir droit au bonheur (d’où les sentiments de colère mais aussi d’injustice qui peuvent surgir devant un échec).
C’est également penser l’échec comme le produit d’un ensemble de paramètres, dont certains sont dépendants de nous. C’est donc accepter que nous avons une part de responsabilité dans le fait de ne pas être parvenu au résultat que nous souhaitions (par exemple, si j’ai raté un examen, je peux reconnaître que le jury était particulièrement strict mais que sur plusieurs points j’ai manqué de connaissances et donc d’assurance).
Cette modification de notre perception nous invite à regarder l’échec dans un cadre plus large, qui nous permettra d’analyser les causes de notre échec de manière beaucoup plus objective et réaliste.

2 – Relativiser

Vous vous souvenez peut-être de ces fameuses lunettes que nous portons et qui nous font voir le monde avec une vision qui nous est propre ? Cette vision nous amène souvent à déformer la réalité donc il est toujours utile d’essayer de prendre du recul et de se demander si notre classification dans la case “échec” n’a pas été un peu rapide et exagérée.
La technique de la réfutation dont nous avons parlé à propos de nos croyances limitantes (Bulle de Bonheur #29) peut s’avérer bien utile ici aussi : est-ce vraiment un échec ? Sur quels critères je me base pour dire cela ? Mon conjoint, mes amis, mon boss voient-ils la même chose que moi ? Que restera-t-il de cet événement dans 3 ou 5 ans ?

3- Voir l’échec comme une étape vers la réussite

L’apprentissage de la marche, Edison, Darwin, les musiciens, les sportifs … tous ces exemples témoignent de la nécessité de passer par des échecs pour mieux réussir après. Comme les Nord-Américains l’enseignent très tôt à l’école, l’échec fait partie de notre processus normal d’apprentissage. Dans cette vision, l’erreur a une signification beaucoup plus positive : elle est mieux acceptée car on la voit comme un indicateur positif – elle nous montre ce que nous devons travailler, améliorer ou encore ce que nous devons éviter. Car oui, chaque échec est porteur d’une leçon !

4- Identifier la leçon que l’échec renferme

Une expression populaire nous dit “savoir tirer les leçons de ses échecs” ? Lorsque vous avez le sentiment de vivre un échec, demandez-vous ce qui se cache derrière l’autre facette de l’échec. Derrière le côté désagréable, frustrant de ne pas arriver à ce qu’on souhaite, il y a en effet matière à tourner la situation à votre avantage. Humilité, volonté, et réflexion vont être nécessaires : volonté pour sortir de la rancoeur, pour arrêter de ressasser – temps de réflexion pour analyser la situation, faire le point sur ce qui a n’a pas fonctionné mais aussi sur ce qui a fonctionné. Cela permet de connaître les éléments que vous allez poursuivre, ceux que vous allez éviter ou travailler – vous allez ainsi pouvoir vous fixer de nouveaux objectifs. par exemple au bureau, vous travailler d’arrache pied sur un appel d’offre et votre projet est recalé. La déception est là cependant, pester, raler, en vouloi à la terre entière, rendre les autres responsables vous empeche d’avanceer. Alors qu’essayer de prendre du recul, analyser les raisons de cet échec, comprendre ce qui a fonctionné et moins bien fonctionner vont vous faire avancer, tant vous que vos équipes.

5- Partager

Parlez avec votre entourage : votre conjoint, vos amis ou quelqu’un de votre famille, un collègue, un professionnel peuvent vous aider à traverser ce que vous vivez comme une épreuve. Déposer les émotions désagréables qu’a générées la situation d’échec, prendre du recul, analyser les causes de l’échec ou envisager de nouvelles pistes … il peut être utile de sortir de sa solitude et de partager avec des personnes de confiance.
Et rappelez-vous que vous n’êtes pas ce que vous faites ! L’échec d’un projet n’est pas l’échec de votre personne.

Bienfaits

L’échec est un élément pour notre développement et notre croissance – il est une mise en lumière de nos manques, un instrument de connaissance de soi et un indicateur précieux sur nos chemins de vie.
L’échec nous rend plus lucide et plus combatif.
L’échec est source de créativité : il invite à se réinventer et à trouver de nouvelles solutions.

En bref

Je retiens cette semaine :
  • L’échec fait partie du processus normal de l’apprentissage.
  • Changer de regard sur l’échec permet de le voir comme une expérience, un outil de connaissance de soi, d’ouverture et de croissance.
  • L’expérience c’est une fenêtre qui s’ouvre sur de nouvelles opportunités.

Allez Hop, je me lance !

A vous de jouer chers auditeurs, transformez vos échecs en expérience et prenez 2 mn pour réfléchir aux apprentissages et aux nouvelles opportunités rencontrées à la suite d’une expérience difficile.

Avec Bulles de bonheur, prenez le temps d’être heureux!

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Je sors des rapports de force

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !

Je me rends compte que certaines situations s’enveniment et cela crée des rapports de force insidieux que je n’arrive plus à gérer. Par exemple, la semaine passée pour rendre service à mon chum, je lui ai pris un RDV chez le médecin sans lui demander et il était furieux. Je me sens coupable quand ma fille me dit : ‘’maman tu n’es jamais disponible pour moi’’. Je suis énervée car un partenaire dans un dernier dossier a mal fait son travail, je lui ai fait une remarque et il m’a répondu si t’es pas contente t’as qu’a le faire toi même.Et la ca me chicotte, comment de petits commentaires anodins peuvent-ils nous faire sentir mal et faire monter une situation en escalade. Quels sont les schémas qui sont cachés derrière nos comportements ? Comment faire pour désamorcer ces conflits et ne pas les répéter?

Du fait que nous soyons chacun des êtres singuliers et uniques, porteurs de besoins propres, il est inévitable que nous ayons des désaccords avec notre entourage.
Quand nous y faisons face, il est courant que chacun défende son territoire, cherche à faire respecter ses besoins et ses valeurs et à y faire adhérer les autres. Ainsi, quand un besoin d’ajustement s’annonce, la tendance est de rentrer dans des rapports de force au lieu d’aller vers la coopération. Ce n’est donc pas le désaccord qui est problématique mais la façon dont nous allons le gérer.

Ces rapports de force sont présents dans tous les domaines : dans le couple, avec les enfants (les enfants savent aussi très bien les exercer), au travail, avec des amis et même lors de rencontres ponctuelles. Certaines disputes sont tellement répétitive qu’on pourrait à l’avance prévoir les répliques de chacun et imaginer la fin avec une porte qui claque, une bonne insulte ou un torrent de larme.

Prenons l’exemple d’un ado campé sur son lit en train de chatter sur les RS, sa mère rentre dans sa chambre, et lui demande “me dis pas que ton travail est fini” . l’ado énervé du ton inquisiteur de sa mère réplique “ je bosse depuis des heures…comme d’hab tu ne me fais pas confiance”. La mère piquée réplique, “ça n’a rien à voir, mais quand je vois tes notes je doute sur le temps que tu passe à travailler”. l’ado exaspéré répond “bla bla bla tu penses travail travail t’as que ça à la bouche travail travail” la mère énervé puisque tu me parles comme ça, je te prive de sortie samedi… et là crise..je vous laisse imaginer la suite… le nombre de fois que j’ai entendue cette histoire dans mes accompagnements…

Quels sont les jeux de pouvoir en place dans cette histoire ?

le parent qui prend le contrôle sur les sorties de son enfant : un fort jeu de culpabilisation : le parent qui culpabilise son ado pour qu’il travaille, l’ado qui cherche à mettre son parent en défaut dans son rôle d’éducateur

Le triangle dramatique, dit “triangle de Karpman”.

Cet outil d’analyse transactionnelle a été élaboré au cours des années 60 par Steve Karpman, psychologue américain et élève d’Eric Berne, pour mettre en évidence les rôles que nous jouons dans une relation négative, frustrante, décourageante. Selon ce modèle, nous avons tendance, dans ces situations, à jouer des rôles.
3 rôles ont été mis en avant : le rôle de Victime, le rôle de Persécuteur et le rôle de Sauveur. 3 rôles ne signifient pas nécessairement 3 protagonistes. En effet, 2 personnes qui interagissent l’une avec l’autre peuvent jouer ces différents rôles, les alterner et même les cumuler
Dans notre exemple : l’ado se sent victime d’un parent persécuteur, le parent persécuteur se sent persécuté par les notes de son enfant.

On sait qu’on circule dans ce triangle dès :
qu’on obtient un résultat contraire à celui que nous voulions
la sensation d’avoir dépensé de l’énergie à un échange peu productif
l’impression de s’être fait avoir
un sujet qui revient toujours sur le tapis

Prendre conscience des rôles que nous jouons et comprendre comment nous participons, souvent malgré nous, à ce triangle relationnel (le bourreau ne peut pas exister sans victime par exemple), est un moyen extrêmement efficace pour nous aider à sortir de ces rôles qui sont épuisants et destructeurs.

  • Le persécuteur

C‘est celui qui dit “tu ne sais pas”, “ tant pis pour toi” “j’ai raison”
Il prend le rôle de l’agresseur, de l’attaquant. Le persécuteur peut être une personne, mais aussi un élément abstrait (l’alcool, la société, un évènement …). Il est généralement perçu comme négatif, mais peut dans certaines situation, être perçu comme innovateur, initiateur, voire source d’une salutaire remise en question Le persécuteur a appris par expérience que les autres cèdent plus facilement quand il a un comportement excessif. Il est dénué d’empathie, se sent légitime pour appliquer ses règles et fait passer ses intérêts en premier. Le rôle de bourreau permet de libérer de l’agressivité et souvent de masquer un manque d’estime de soi.

  • Le sauveur

C‘est celui qui dit “les autres ont besoin de moi”, “je vais régler ça”,”laisse moi m’en occuper”
Il a le rôle du protecteur, du chevalier blanc. A première vue, ce rôle est perçu comme positif alors qu’il contribue souvent à renforcer la dynamique du triangle dramatique (il attend un persécuteur pour justifier son existence et une victime à sauver).
C’est un rôle très gratifiant d’un point de vue narcissique mais qui place la victime en incapacité. Le Sauveur finit souvent par s’épuiser et quand il réalise que la victime n’a pas “envie” d’être aidée, il lui en veut d’avoir abusé de son temps et de son énergie et peut devenir alors à son tour persécuteur.

  • La victime

C’est celle qui dit “je n’ai pas de chance”, “on m’en veut”, “je ne peux pas y arriver seule”.
Il s’agit du rôle de la personne qui subit l’agression du persécuteur, et qui a compris qu’on peut facilement obtenir de l’aide et attirer l’attention sur soi. La victime a tendance également à se déresponsabiliser (c’est de la faute des autres ou de la malchance). Bien que triste et insatisfaite, la victime ne cherche pas véritablement à échapper à son bourreau car cette posture de martyre lui confère aussi une existence. Elle compte sur autrui pour lui apporter force et joie.
C’est un rôle qui attire le sauveur et le persécuteur (une attente qui sera remplie ou non par l’entourage).

Comment s’en sortir en pratique ?

Prendre conscience de la situation

La première étape pour parvenir à sortir du triangle de Karpman est de prendre conscience de cette situation et du rôle que nous y jouons. Repérer tout d’abord “l’appat qui nous fait plonger dans le triangle” : réflexion, attitude, comportement … .

Mettre des mots sur les comportements et les traits psychologiques propres à chaque rôle nous permettra d’analyser les stratagèmes que chacun (nous, l’autre) met en place et qui nous maintiennent enfermés dans cette dynamique relationnelle. Cela peut être difficile car comme nous l’avons vu, chacun tire un intérêt de son rôle (attirer l’attention, se sentir utile, libérer son agressivité …), et la peur de perdre cette place peut nous empêcher de vouloir changer.

Il va donc être nécessaire dans un premier temps de passer du rôle d’acteur à celui d’observateur, pour ensuite redevenir acteur, mais un acteur de changement, capable d’agir différemment et de satisfaire nos besoins avec d’autres moyens

Sortir de son rôle

Si je me rends compte que je joue le rôle de la victime, il est nécessaire que je me concentre sur mes capacités. En cherchant dans mes expériences passées (je peux demander à mon entourage), je vais trouver des situations où j’ai été capable de me défendre, me faire respecter, de réussir seule. Identifier mes forces va m’aider à les mobiliser pour les utiliser et non attendre que la solution viennent des autres. Bien Sûr, je peux avoir besoin d’aide extérieure pour un point précis, cependant, c’est à moi de l’identifier et d’en faire la demande. Je dois prendre conscience que dans une relation, chacun est responsable de son bout de la relation et que rejeter la faute sur l’extérieur est un leurre.
En tant que sauveur, je dois prendre conscience que la victime m’en demandera toujours plus et que je suis en train de me vider de mon énergie. Je dois donc faire preuve de vigilance et veiller à ce que mon aide réponde à une réelle demande. Il est important également que j’ai le souci de laisser la “victime” autonome et responsable (l’inviter par exemple à trouver les outils qui lui permettront de s’en sortir par elle-même (thérapie, aides sociales, associations, etc.). Je dois accepter que je ne peux pas sauver le monde, et que mon besoin d’être aimé et d’aider peut être satisfait différemment.
Lorsque j’agis comme un persécuteur, je dois apprendre à gérer autrement mon agressivité et ma colère. Il est essentiel également que je modifie mon mode de communication pour m’adresser aux autres sur un ton moins autoritaire et moins critique. Il peut être utile aussi que je me demande de quoi je me cache en endossant ce costume de persécuteur.

Faire le miroir

Faire le miroir consiste à jouer le même rôle que votre interlocuteur. Ainsi, s’il joue la victime, vous faites la Victime, s’il joue le Sauveur, faites le Sauveur …. C’est une bonne façon de bloquer le jeu car vous évitez de jouer le rôle complémentaire. Cela lui envoie un message clair : vous n’êtes pas complémentaire et ne pouvez donc pas être son partenaire de jeu. Ainsi si quelqu’un vient régulièrement se confier à vous en se plaignant de ses difficultés (“personne ne me comprend, c’est toujours sur moi que retombent les corvées”), parlez lui à votre tour de vos problèmes, de vos ennuis et placez vous dans la position de celui qui attend de l’aide de l’extérieur.

Clarifier les propos

Demandez de clarifier très précisément ce qui est attendu de part et d’autre dans la relation peut aussi aider l’interlocuteur à prendre du recul et se décaler par rapport à son rôle. Utiliser les techniques de communication de la description (voir Bulle de Bonheur #31), c’est à dire être factuel et informatif, tout en restant bienveillant et le plus neutre possible va permettre de s’ancrer dans le présent et la réalité, et éloigner chacun des protagonistes du jeu affectif et émotionnel souvent présent dans ce type de relations.

En bref

  • La confrontation, les désaccords entre les personnes sont inhérents à notre nature humaine.
  • Quand le conflit devient destructeur, comprendre nos rôles, victime, sauveur et persécuteur, à travers le triangle de Karpman est une clé pour sortir de ce jeu psychologique néfaste.
  • Quitter notre rôle, faire le miroir, clarifier nos propos peuvent être des idées pour sortir du triangle.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 mn pour identifier une situation où vous vous sentez bloqué, mal à l’aise, coupable ou en colère. Regardez cette situation à travers le triangle de Karpman pour identifier les rôles de chacun et choisir ce que vous allez mettre en place pour provoquer un changement.

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Je prends le temps d’être heureux avec Brigitte Bédard

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !
Dans notre quête de recherche de bulle de bonheur, écouter les secrets des gens heureux est un super moyen, pour vous, de capter des bulles de bonheur ! Nous sommes convaincus aussi que les gens heureux ont des histoires à raconter et ça reste trop secret ! Aujoud’hui, Brigitte Bédard vient égayer nos ondes de sa joie de vivre et de sa profondeur, nous avons été touchés par son livre « j’étais incapable d’aimer » où elle retrace son chemin pour accéder au bonheur. Brigitte Bédard a le désir d’être heureuse et s’est ancré au plus profond d’elle-même ! Elle a cherché des bulles de bonheur avec acharnement dans 1000 directions : La cocaine et l’alcool, le sexe sous toutes ses formes qu’elle soit hétéro, bisexuelle, homosexuelle. Avec un difficile constat d’échec à chacune de ses tentatives. Sa volonté, son acharnement, sa curiosité l’ont finalement montré une nouvelle voie, celle de la spiritualité qui lui a ouvert un nouveau champs, un nouveau sens et les bulles de bonheur sont arrivées en masse ! Elle est mariée à la tête d’une famille renouvelée e de 6 enfants, elle est journaliste et chroniqueuse à la télévision (La Victoire de l’Amour, TVA) ainsi qu’à la radio (On n’est pas du monde, Radio VM). Elle vient de sortir un livre passionnant, « j’étais incapable d’aimer » qui retrace ton parcours vers la joie. Ce livre est édité par Novalis au Québec et en France par les editions Artège donc disponible dans toutes les librairies et sur Amazon. Nous vous le recommandons vivement ! vous incite à le lire. Une fois commencé, c’est difficile de l’arrêter ! Cet interview a été une source de joie incroyable, nous avons aimé sa compassion, sa vision tellement positive du couple ! Un concentré de bulle de bonheur Nous vous souhaitons une belle écoute !
Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Je parle positif

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !</i

On entend tellement parler de communication qu’on oublie peut-être que communiquer ne se résume pas uniquement à transmettre un message ! Communiquer consiste à s’assurer que notre message a été transmis ET compris, mais également que ce message est adéquat à la situation … or pour envoyer un message adéquat, encore faut-il avoir bien entendu ce qui nous a été dit … ce qui signifie que communiquer, c’est d’abord savoir écouter !

Cela étant dit, pour qu’un message soit émis et réceptionné avec efficacité, on doit s’assurer qu’émetteur et récepteur sont en état de marche. Cette vérification permet en effet d’éviter les parasites qui viendraient perturber la transmission de notre message.

La 1ère chose à faire est de se mettre dans un contexte idéal à une bonne communication : est-ce la bonne personne ? Le bon lieu ? Le bon moment ?
Vous pouvez ainsi vous demander si parler de mes problèmes de couple à mon enfant est adapté; si c’est adéquat de reprocher, au milieu du dîner familial, à mon enfant de ne pas avoir rangé sa chambre familial ou de donner une information majeure à un collaborateur entre 2 portes.
Le moment de communiquer renvoie tant à la disposition de l’autre qu’à ma propre disposition : stress, fatigue, excitation … sont autant d’éléments qui peuvent venir perturber un message.

Nous excluons ici les cas où la communication est un enjeu de pouvoir, c’est à dire les situations où la menace, le chantage, l’insulte ou encore le dénigrement seraient utilisés. Nous considérons en effet que le dialogue n’est pas possible tel que nous l’envisageons, à savoir un échange respectueux de chacun.

Communiquer sera donc envisagé dans ce podcast comme la capacité à savoir écouter et savoir choisir les mots que nous utilisons pour nous exprimer, en veillant à ce que notre échange ne soit pas brouillé par des parasites.

Ecouter

En ce qui concerne l’écoute, nous vous proposons de vous renvoyer à notre podcast Bulle de bonheur #27 j’apprends à écouter, en nous souvenant notamment que nous avons 1 bouche mais 2 oreilles !! Et que nous avons souvent des mauvaises habitudes, comme celle de confondre “écouter” avec “entendre” !

L’écoute, nous l’avions dit, est le premier élément d’une communication constructive. Elle nécessite de l’attention, de la patience, un présence à la fois physique et psychique.
Elle favorise la qualité des relations, et est particulièrement importante pour que les enfants puissent se développer dans un univers respectueux et bienveillant . En effet, les messages des enfants sont rarement innocents ; ils sont souvent codés et doivent être déchiffrés. L’étape de l’écoute sera donc essentielle pour que nos réponses soient mieux adaptés à leurs besoins.
Quand un enfant raconte un événement ou pose une question s’y rapportant, il est souvent préférable de réagir non pas à l’évènement (on n’en a qu’une partie !) mais à l’impact relationnel que l’événement suscite, c’est à dire aux émotions qui en découlent. Prenons l’exemple de votre enfant qui rentre furieux de l’école parce qu’il s’est fait punir alors qu’il vous dit qu’il n’a rien fait. Au lieu d’aller chercher à connaître la vérité (“Tu es sûr que tu n’as rien fait ?” ou “c’est curieux, ce n’est jamais de ta faute”), centrez-vous sur les effets qu’a cet évènement sur lui, observez son corps, ses émotions (si besoin, vous pourrez ensuite les reformuler). Abstenez-vous de jugements, de critiques, de questions inquisitoires …cela évitera de mettre votre enfant sur la défensive et lui permettra de parler plus facilement et librement, de faire retomber ses émotions (elles l’empêchent de raisonner) et souvent de l’amener lui même à son auto-évaluation.

Mais, allez-vous me dire, on ne peut pas uniquement écouter, on doit bien parler aussi !

 

S’exprimer

S’exprimer, c’est choisir les mots que nous devons utiliser pour répondre à notre interlocuteur, des mots qui sont le reflet de nos besoins.

Comme l’écoute, s’exprimer demande aussi une certaine disponibilité physique et psychique. A nous de repérer ce qui peut nous faire déraper puisque la communication est le fait de 2 personnes au moins, où émetteur et récepteur ont chacun leur part de responsabilité. Nous avons nos propres “parasites”, c’est à dire des déclencheurs internes (manque de sommeil, problème professionnel, système de valeurs, expériences, …) et externes (mauvaise humeur d’un proche, attitude de votre patron, grève …) qui peuvent venir perturber notre écoute et notre expression. Connaître ces déclencheurs vous permettra d’éviter des débordements et d’avoir des réactions plus adaptées.

Quels mots utiliser ? Ces mots, nous les connaissons souvent, cependant nous avons plus de mal à les utiliser sous l’emprise de nos émotions et lors de notre quotidien familial. Prenons l’exemple de notre mode de communication en famille et imaginons la situation où une de vos amies oublie son parapluie après avoir dîné chez vous. Allez-vous lui courrir après pour lui dire : “Sophie, mais ce n’est pas possible, tu as encore oublié quelque chose. C’est quoi ton problème ? A chaque fois que tu viens à la maison, tu oublies un truc. Tu vis vraiment sur une autre planète toi !”
Sans doute pas !. Et pourtant ne le faisons-nous pas souvent avec nos enfants ou avec notre conjoint ? Sans le vouloir, nos mots peuvent blesser, étiqueter, attaquer l’estime de soi. Et à y bien réfléchir, notre façon de nous exprimer est souvent peu aidante. En reprenant à la situation de Sophie, est-ce que cela va lui permettre de penser la prochaine fois à prendre toutes ses affaires ????

Et si je changeais ma façon de m’exprimer ?

Voici quelques principes d’une communication positive et bienveillante, qui ont prouvé leur efficacité sur la qualité de la communication et par conséquent des relations.

 

Parler en forme affirmative :

 apprendre à exprimer l’action à faire est plus efficace, cela donne une indication plus précise de ce que nous attendons, et le cerveau capte mieux ce type de message. En effet, la neuro-linguistique nous prouve que le cerveau enregistre avec difficulté la négation (“ne … pas”, “ne …. jamais” …) et retient en revanche plus rapidement l’action affirmative (vous connaissez sans doute la célèbre injonction “ne pensez pas à un éléphant rose” qui nous amène à immédiatement penser à un éléphant rose !!!!).

Apprenons donc à nous exprimer en forme affirmative et positive et transformer nos phrases habituelles en supprimant la négation. Par exemple :
au lieu de dire “ne me coupe pas la parole”, dites “laisse moi terminer ma phrase”
au lieu de “ne frappe pas ton frère”, dites “les coups sont interdits dans cette maison”
au lieu de dire “ne cours pas”, dites “marche”
au lieu de dire “n’oublie pas …”, dites “pense à …” …

 

Etre clair et concis

Pensez aussi à émettre des règles ou des consignes claires : être clair, ça veut dire être précis, concis et affirmatif !
Evitez donc les “pas trop longtemps”, “pas trop tard” et déterminez plutôt une durée limitée ou une heure précise.
Evitez les phrases avec des mots trop généraux ou abstraits. Avec les enfants par exemple, les injonctions “sois sage”, “sois gentil”, “tiens toi bien” ne disent pas ce que l’enfant doit faire. L’enfant peut être perdu ou faire “de travers” car ces mots ont des significations différentes selon les personnes ou parce qu’ils recouvrent une réalité qui est inconnue de l’enfant.
Donner des actions à accomplir (“le dos droit et les 2 fesses sur la chaise !”) et faire attention à l’implicite (ce qui est évident pour nous, ne l’est pas forcément pour l’autre) améliorent vraiment l’efficacité de notre message.

Petits conseils divers, parmi de nombreux autres !
Conseils sémantiques : bannir les TOUJOURS, JAMAIS, ENCORE. Ces termes enferment, condamnent et amènent le récepteur du message à penser que le changement n’est pas possible ou que vous le voyez toujours de la même façon !!
Encouragez et complimentez : à dose homéopathique et de façon circonstanciée mais nécessaire pour tout effort, tout changement accompli (un prochain podcast sera consacré spécifiquement aux compliments).
Parlez moins ! Evitez les sermons, les conseils, … laissez le temps et l’espace à l’expression. C’est particulièrement important pour que votre interlocuteur puisse trouver ses propres solutions et ses propres réponses. Cela vaut évidemment pour les enfants, notamment pour favoriser leur autonomie. Au lieu de répondre trop vite à leurs questions, sollicitez plutôt leurs compétences : à ton avis ? qu’est ce que tu en penses ? que ferais tu ? Comment ferais tu ?
Pas d’urgence ! Certaines personnes (comme les adolescents par exemple !) ont l’art de nous mettre devant le fait accompli et de nous mettre la pression pour obtenir une réponse. Souvenez-vous qu’il y a rarement de vrais cas d’urgence. Quand on hésite, quand on a des doutes, qu’on a besoin de temps, il est important de différer notre réponse sous peine de regretter après nos paroles. Marshall Rosenberg, le père de la Communication Non Violente, utilise cette phrase : “si tu veux une réponse maintenant, c’est NON. Si tu peux attendre (ce soir, demain …), ce sera oui ou non. Tu choisis !”
Attention aux non trop rapides ! Il vous est peut-être déjà arrivé de vous demander après coup pourquoi vous aviez dit non à une demande. S’il est bien entendu indispensable de savoir dire non, il arrive aussi que nous le prononcions un peu rapidement. Ce non, surtout quand il devient systématique, peut devenir une source de blessure, de déception voire de conflit. Intéressant de se poser la question et de savoir à quoi notre non est lié : au fait que ce n’est pas le moment ? (il peut être alors remplacé par un “oui quand tu auras fait …”) Au fait qu’il valide une règle, un interdit ? (alors il est justifié et peut être accompagné “non, tu connais la règle” et on s’arrête là !) Ou alors il me prend à défaut, j’ai en fait besoin de temps.
En bref

Une communication bienveillante est une communication respectueuse de soi et de l’autre. Elle permet de favoriser la qualité de la relation et la compréhension. Elle invite à s’ouvrir sur nos différences mutuelles, et participe à notre bien-être et à celui de notre entourage.

Communiquer, c’est savoir écouter ET savoir s’exprimer dans le respect de chacun, c’est communiquer AVEC l’autre et non sur l’autre.

Communiquer nécessite une disponibilité physique et psychique.

Les outils pour s’exprimer de manière bienveillante et positive sont nombreux : parler en JE, utiliser le mode affirmatif, privilégier la description, bannir l’évaluation et le jugement … que ce soit une langue nouvelle ou déjà connue, la pratiquer accroît la qualité de nos relations, la compréhension de notre entourage et contribue au bonheur.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 mn pour choisir un outil qui vous est proposé pour communiquer autrement. Comme le disait Einstein, “la folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent”, alors osez le changement !

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

J’écoute mon intuition

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !
En Occident, on a longtemps privilégié la raison et le conscient au détriment de l’intuition et de l’inconscient dont on se méfiait. Si aujourd’hui, nous valorisons encore beaucoup le rationnel, nous faisons toutefois plus de place à l’intuition. Il suffit de regarder le nombre d’ouvrages en librairies, de conférences et de formations qui en parlent, pour s’en persuader ! Même la science s’est penchée sur la question. Sans parvenir à établir avec précision les origines de l’intuition, des avancées certaines ont été réalisées pour comprendre à quoi elle servait et comment elle pouvait se développer. La finalité de ces recherches étant principalement de savoir si cette fameuse intuition est fiable ou pas, s’il est bon de pouvoir se fier “à ses tripes” ! Avant de répondre à cette question, précisons ce que nous entendons par intuition. Le mot est en effet souvent confondu avec “instinct”, et même si utiliser l’un à la place de l’autre ne vous empêchera pas d’être compris, il nous semble important de préciser ce que recouvrent ces 2 termes : l’instinct : le dictionnaire le définit comme “la part héréditaire et innée des tendances comportementales de l’homme et des animaux”. On parle par exemple d’instinct de survie lorsqu’on est face à un danger ; d’instinct de protection lorsqu’on a un enfant. La caractéristique de l’instinct est qu’il est commun à toute une espèce, et qu’il pousse à l’action de façon automatique, dans un but de conservation de l’espèce. l’intuition : le professeur de psychologie David Myers la définit comme notre “capacité d’accès à un savoir direct offrant une connaissance immédiate et sans réflexion”. L’intuition est donc cette petit voix qui vous aide à faire un choix, à accomplir vos buts, et dont la justesse vous apparaît instantanément comme évidente, sans que vous disposiez d’une justification. On en parle quelquefois comme d’un 6e sens. En mode intuitif, notre cerveau fonctionne comme un ordinateur qui traite extrêmement rapidement les données sans passer par la case langage, qui nous donne des réponses spontanément, indépendamment de toute démonstration ou réflexion consciente. Nous avons tous naturellement des intuitions (sentir que quelqu’un cherche à nous berner, trouver le petit cadeau qui convient, appeler un ami au moment où il en a besoin …), et nous utilisons notre intuition tous les jours (notre cerveau serait totalement épuisé s’il devait rationaliser chacune de nos décisions !). Pour certains, cette intuition sera plus développée (on le dit des personnes à Haut Potentiel ou précoces par exemple) mais en aucun cas l’intuition est l’apanage des individus aux facultés cognitives supérieures, ou l’apanage des femmes (désolée mesdames, il est aujourd’hui démontré que c’est un cliché et que cette croyance n’est pas fondée !). A la différence de l’instinct qui vise à maximiser les chances de survie d’une espèce (exemple de l’instinct de reproduction), l’intuition sert des objectifs individuels (prendre des décisions, faire des choix, …). Croire à l’intuition C’est un pré-requis : êtes-vous convaincue que votre intuition peut être un allié? Si vous vous répétez “oh, avec moi cela ne marche jamais” ou “chaque fois que je me suis écoutée, j’ai échoué”, il est inutile de vous lancer dans l’aventure avec cet état d’esprit. L’intuition n’est certes ni un 6e sens magique (il faudra accepter les erreurs !) ni un don réservé à quelques privilégiés, mais nous l’avons dit, elle est à la portée de tout le monde. Encore faut-il y croire et vouloir s’en servir ! Cela va nécessairement supposer de lâcher prise (nos fameuses résistances ! écoutez Bulle de Bonheur #21) et de savoir mettre un moment de côté notre mental (Bulle de Bonheur #25), le mental qui peut agir comme une autre voix, si puissante qu’elle peut totalement étouffer la première (votre intuition). Développer ses qualités sensorielles On sait aujourd’hui que notre intuition “est connectée à notre banque de données sensorielles, toujours en mouvement, et s’adapte en permanence pour percevoir le moindre changement”. Les plus intuitifs sont donc ceux qui ont le mieux développé leurs qualités sensorielles. Le développement de nos qualités sensorielles passe par une plus grande connexion à soi (écouter ses sensations, méditer, observer) et à ce qui nous entoure (Bulle de Bonheur #29). Se connecter aux autres, c’est par exemple se placer dans cette fameuse attitude empathique dont nous avons parlé dans notre podcast sur l’écoute (Bulle de Bonheur #28) – l’écoute empathique va en effet nous permettre d’effectuer un mouvement de décentrage, d’être plus réceptif à ce qui nous entoure et de sentir, voire pressentir des choses, des évènements qui seront déconnectés de nos propres projections (peurs, angoisses …). Sans pour autant devenir “le Mentaliste”, développer notre intuition nous permet de mieux ressentir les choses. Calme, attention et temps sont donc indispensables pour le faire. L’intelligence intuitive Cette conception de l’intelligence a émergé récemment ; elle est le produit de la réflexion de nombreux psychologues et chercheurs qui se sont insurgés contre une définition de l’intelligence réduite à la pensée logique et à la rationalité. Intelligence sociale, intelligences multiples, intelligence émotionnelle et intelligence intuitive ont ainsi fait leur apparition, bousculant la vision traditionnelle de l’intelligence. “Chacun a la capacité d’être intuitif” affirme la neurologue Régine Zékri-Hurstel. “Chacun peut avoir accès à des données diverses pour évaluer un contexte ou une personne, être averti d’un danger ou trouver une solution nouvelle, mais le véritable “plus” de l’intelligence intuitive, c’est de contribuer à notre bonheur (…) en nous donnant les codes d’accès personnalisés de notre bien-être sensoriel.” “Ainsi branchés sur nos sens, réceptifs à nos émotions et à notre « petite musique intérieure », nous pouvons ressentir ce qui est vraiment bon ou mauvais pour nous”. Développer notre intelligence émotionnelle va donc passer par une meilleure conscience de soi et des autres : capacité à observer, à sentir, à capter les émotions, à connaître ses forces et ses limites … pour nous permettre d’être plus réactif et mieux adapté à un monde qui est en perpétuel mouvement. Intuition versus raison ? Les scientifiques débattent depuis des années à propos du rôle véritable que joue l’intuition dans nos prises de décision, et aucune théorie ne fait encore l’unanimité : pour certains, nous avons 2 systèmes de pensée distincts (rationnel / intuitif) qui agissent dans des situations précises, pour d’autres nous avons plusieurs intelligences interdépendantes ; d’autres enfin minimisent le rôle que pourrait jouer l’intuition dans nos choix. Si les scientifiques montrent des désaccords, il est intéressant en revanche de s’intéresser à la pratique, et notamment aux observations de terrain qui ont été réalisées pour étudier concrètement comment par exemple des pompiers, des infirmières, des managers ou des pilotes d’avion, agissent dans leur quotidien pour prendre leurs décisions. La conclusion est que les deux systèmes de pensée ne sont pas exclusifs l’un de l’autre et que la prise de décisions relève majoritairement d’une part d’arguments rationnels et d’une part d’intuition, la proportion variant en fonction des personnes et des situations. Intuition et raison ne sont donc pas antinomiques. Au contraire, savoir utiliser les 2 nous offrirait un immense champ de connaissances : les connaissances conscientes de la raison et les connaissances souvent inconnues de l’intuition. Les formations de manager et de leader s’appuient d’ailleurs sur cette double capacité de notre cerveau pour permettre à apprendre aux dirigeants à prendre la bonne décision dans des situations où ils ont peu ou trop d’informations, ou quand ils doivent décider rapidement. Bienfaits Les psychologues Galang Lufityanto, Chris Donkin et Joel Pearson confirment une analyse déjà avancée par le monde scientifique et le domaine de la psychologie : “faire usage de l’information inconsciente ne nous permet pas uniquement de prendre des décisions plus rapides ; cela nous permet de mener une vie plus en accord avec nos besoins et notre personnalité.” L’intuition intervient comme une boussole pour prendre des décisions dans notre vie personnelle : faire confiance, acheter sans raison un objet et découvrir après qu’il répond à un besoin, ressentir une sensation désagréable dans un lieu et conclure qu’il n’est pas fait pour nous … Dans nos vies où les possibilités sont devenues infinies, l’intuition peut donc agir comme un guide intérieur, une opportunité de développer son autonomie et son harmonie intérieure. Selon Vanessa Mielczareck, coach spécialisée en intuition, cette faculté “nous fait gagner du temps, nous rapproche de nos véritables aspirations, nous connecte à nos vraies ressources intérieures. Encore faut-il oser lui faire confiance”. Est-ce à dire que notre intuition est toujours juste ? C’est un vrai débat là encore ! Nous pensons à Bulle de Bonheur que la prudence est de mise si nous sommes peu familiers avec ce système de pensée. En effet, l’intuition peut venir se heurter à nos désirs, à nos projections, à nos peurs aussi. Il nous semble donc important d’accepter que nous pouvons toujours faire des erreurs et de considérer l’intuition comme une forme d’intelligence à apprivoiser. Ce qui est certain en revanche, c’est que plus on travaille notre intuition, plus on pourra lui faire confiance ! En bref L’intuition est une petite voix intérieure qui conseille, une certitude qui s’impose ou encore une réaction corporelle plus ou moins intense. A la différence de la raison, elle est spontanée et immédiate. Tout le monde a de l’intuition. Lui faire confiance permet de décider plus rapidement et de choisir ce qui nous convient profondément. La développer favorise une meilleure connaissance de soi et une meilleure connexion au monde. Allez hop, je me lance ! A vous de jouer ! 2 mn pour choisir un domaine où vous allez décider de suivre votre intuition : au boulot, en famille, dans un magasin … la prochaine fois que vous devez prendre une décision, écoutez votre petite vo
Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Je dépasse mes croyances

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !

Il est amusant de se replonger de temps en temps dans le dictionnaire pour aller y chercher des définitions. Ainsi, on trouve 7 définitions du mot croyance ! Pour aborder notre sujet, nous avons retnue celle-ci : une croyance est une “adhésion de l’esprit qui, sans être entièrement rationnelle, exclut le doute et comporte une part de conviction personnelle, de persuasion intime”.

La croyance repose donc sur 3 éléments : 

  • l’opinion (idée ou jugement sur un événement, une personne)
  • la foi (fait de croire en l’absence de preuves)
  • le savoir (connaissances acquises) 

Ces 3 éléments auront des degrés différents selon le type de croyances (ainsi la foi sera plus importante en matière de religion, l’opinion en matière d’estime de soi …).
Nous allons nous intéresser aujourd’hui aux croyances que nous portons sur notre propre personne, et plus particulièrement à toutes ces barrières que nous nous mettons car nous pensons que nous ne sommes pas “capables de”. Ces barrières forment ce qu’on appelle les fausses croyances ou encore les croyances limitantes, dans le sens où elles brident notre épanouissement personnel, nous privent d’occasions de croissance et de bonheur. Ces croyances limitantes agissent dans tous les domaines de notre vie : relations, créativité, apprentissage, travail, réussite personnelle, … .
Au départ, nos croyances se mettent en place pour nous protéger. En effet, lorsque nous vivons une expérience désagréable voire douloureuse, nous nous protégeons en rejetant, consciemment ou pas, cette partie de nous qui souffre de cette situation. Nous mettons ainsi en place une croyance protectrice et limitante nous empêchant de revivre une situation désagréable similaire.


Reprenons l’exemple de la négation d’une émotion (Bulle de Bonheur #5, #6 et #26) : si je dis à une enfant qui pleure après avoir raté sa compétition sportive “écoute, ce n’est pas grave. Ce n’est pas la peine de pleurer pour ça. Tu dois être fort. Des échecs, tu en auras d’autres dans la vie, c’est comme ça qu’on apprend”, il y a de fortes chances que l’enfant se dise : “quand je montre mes émotions, mes parents ne m’écoutent pas ; ils ne comprennent pas ce que je vis et ce n’est pas important pour eux”. Cette pensée négative risque de déboucher sur la croyance suivante : “montrer ses émotions est inutile, il vaut mieux les garder pour soi”.
Si à cette expérience négative se rajoute un conseil (“tu aurais dû plus t’entraîner pour ton match”) ou un jugement (“ton équipe n’a jamais été performante”), le cercle vicieux des croyances limitantes s’amplifie et l’enfant peut être amené à se dire : “ça ne sert à rien de parler de soi”. Croyance qui peut le placer dans une posture de retrait, voire une réelle difficulté à entrer en relation avec les autres. Il se retrouve sur cette fameuse autoroute neuronale, toute tracée, bordée de murs qui l’empêchent de voir d’autres routes et d’autres paysages.
La métaphore du projecteur, proposée par Rob Holmes, illustre bien l’influence de nos croyances sur nos vie.
Vous savez comment fonctionne un projecteur de cinéma ? La lampe s’allume et projette des images animées sur l’écran. Pour fonctionner, le projecteur a besoin de 3 éléments : une ampoule, un film, un écran.
En fait, le projecteur, c’est nous ; l’ampoule est l’éclairage que nous donnons à notre vie et le film est créé et animé par nos pensées et nos croyances.
Ainsi si je crois que “la planète est foutue, que les gens sont égoïstes et irresponsables, et qu’il est inutile que je me donne du mal car rien ne changera de toutes façons”, le film de ma vie va être le reflet de mes projections, et chaque évènement ou personnes avec laquelle je vais interagir va venir alimenter mon scénario. Mes croyances m’entrainent en effet à les justifier en m’appuyant sur n’importe quelle preuve qui va pouvoir montrer que j’ai raison de croire cela (les changements météo, mon voisin qui ne fait pas le tri sélectif, …). Elles réduisent considérablement le champ de mon projecteur, donc mon champ visuel.

Si je me rends compte que je suis responsable de la projection de mes croyances, alors j’ai le choix de changer mon film !
Vous avez peut-être entendu parler de l’histoire du braquage de banque avec un blessé par balle ; cette histoire est souvent utilisée pour illustrer un exemple possible de changement de film. Dans le premier film, le blessé pense « je n’ai vraiment pas de chance, je me suis fait tirer dessus. De tous les gens présents ce jour-là, je suis la seule personne blessée. Pourquoi c’est toujours sur moi que tombent les catastrophes ? J’ai raté 4 semaines de travail et en plus je n’ai pas pu conduire pendant 2 semaines. La vie est vraiment dure et injuste ! »
Dans le deuxième film, cette même personne se dit « quelle chance j’ai eu d’avoir été seulement touché à la jambe et que personne n’ait été tuée ! Et finalement, c’était sympa d’avoir du temps libre en convalescence et de profiter de ma famille. C’est incroyable de voir combien de personnes sont venues me voir et ont pris de mes nouvelles. La vie est pleine de belles surprises ! »
Et vous, quel film projetez-vous ? En noir et blanc ou en couleur ? Sombre ou lumineux ? Sur petit écran ou sur grand écran ?
Et si vous changiez de film ?
Comment ? En modifiant votre attitude mentale, c’est à dire votre perception de la vie et des autres, vos croyances profondes. En effet, chaque pensée que nous avons, emprunte un chemin neuronal. Les neurologues ont ainsi démontré que plus nous répétons une pensée avec émotion et conviction, plus notre chemin neuronal se développe. Cela peut se produire avec tellement de force que le chemin devient alors une “autoroute neuronale”.
La bonne nouvelle, c’est que grâce à notre plasticité cérébrale, nous pouvons créer de nouvelles connexions pour déconstruire nos fausses croyances et changer notre manière de penser.
Ainsi, si nous changeons nos croyances négatives par une attitude plus optimiste, nous éclairons littéralement notre film, nous laissons passer plus de lumière en ouvrant notre champ visuel.
Dépasser ses croyances peut être un processus long et difficile car certaines de nos croyances sont devenues des certitudes bien ancrées (“j’ai toujours été nul en bricolage”, qu’on va venir justifier par “d’ailleurs, c’est de famille”).
Comme tout processus de changement, cela peut donc demander du temps mais voici quelques outils qui devraient vous faciliter la tâche :

Identifiez vos croyances limitantes

C’est l’illustration de la fameuse maxime “pour vaincre son ennemi, il faut d’abord le connaître.” La première chose à faire est donc de repérer vos croyances limitantes.
Les 5 croyances identifiées par Taubira Kahler dans les années 70 peuvent vous aider : “sois parfait”, “sois fort”, “fais des efforts”, “fais plaisir”, “fais vite”.
Le vocabulaire que vous employez est également un outil précieux pour les repérer. Par exemple, les phrases où vous utilisez :
les verbes d’état (notamment le verbe “être”) – ce sont des verbes qui figent la personne (“je ne suis pas du tout manuelle”)
les adverbes : “toujours”, “jamais” (“je suis toujours en retard au bureau”…), “trop” “ou “pas assez” (“je suis trop sensible”) ou encore la conjonction “mais” en 2e partie de phrase (“j’aimerais bien mais …”, “c’est joli mais …”).

Remplacez le négatif par le positif

Lorsque vous prenez conscience que vous raisonnez avec vos croyances limitantes, entraînez votre cerveau à raisonner différemment en se référant à des propos positifs, bien plus motivants. Vous pouvez vous dire : “J’en suis capable… Avec un peu d’effort, je peux…” , “je suis à l’heure chez le médecin et à la sortie de l’école, je peux réussir à arriver à l’heure au bureau”.

 

Utilisez la réfutation

Puisque ma croyance est une vision que j’ai de la réalité, je peux aller interroger cette soi-disante réalité : “est-ce vrai que je suis toujours en retard ?”. Le cas échéant, “est-ce que je suis en retard partout où je vais ? Est-ce qu’il y a des moments, des lieux, des personnes avec lesquelles cela a été ou c’est différent ? “Est-ce que j’ai toujours raison ?” … .
Pratiquez la visualisation
Pratiquer la visualisation, c’est se projeter le résultat positif escompté sans pour autant faire abstraction des obstacles possibles. En reprenant l’exemple du retard, je m’imagine arrivant à l’heure au bureau : je me vois arriver, je vois l’horloge marquant l’heure, je prends l’ascenseur avec des collègues …(je peux y associer des émotions, des sensations, des odeurs …). Puis je pense également à un ou 2 obstacles possibles : l’institutrice de ma fille qui veut me parler ou le bus qui a du retard.
Cette visualisation du résultat positif et des obstacles est appelée “visualisation créatrice optimale” par le courant de la pensée positive, qui en a démontré l’efficacité en terme de réalisation d’objectifs.

 

Se projeter dans l’avenir désiré

Certains thérapeutes, comme Fletcher Peacock, utilisent également la “question miracle”, question propre à l’approche orientée vers les solutions. Dans cette approche, la personne est invitée à se concentrer sur son avenir idéal au lieu de se centrer sur son problème.
L’idée est donc de m’imaginer sans ma fausse croyance (“je suis toujours en retard”) et de me demander : “qu’est ce qui sera différent pour moi si j’arrive à l’heure ?”, “comment vais-je le savoir ?”, “qu’est ce que je vais voir, entendre, ressentir ?”, “”Comment vais-je agir ?” …. “Et quoi encore ?” … Il s’agit de faire une description aussi riche que possible pour que mon cerveau commence à envisager un avenir différent en voyant, entendant et ressentant ce que je désire vivre.

En bref

  • Les croyances limitantes sont des constructions de notre mental, qui se mettent en place pour nous éviter de souffrir. Elles se construisent à partir de ce que nous avons appris, de notre éducation, de nos expériences et de notre environnement.
  • Comme un disque dur, nous pouvons dé-programmer une fausse croyance et ré-initialiser notre cerveau.
  • Dépasser ses croyances renforce l’estime de soi et la confiance dans les autres, augmente l’ouverture d’esprit et déploie notre potentiel

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 mn pour identifier une de vos croyances limitantes et choisir une action pour la modifier : réfuter, positiver, visualiser, … et surtout pratiquez, car c’est par la pratique que vos nouvelles connexions neuronales (positives !) vont se créer et se renforcer.

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

J’apprends à écouter

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !

Ecouter ça s’apprend !

Froncement de sourcils, moue désapprobatrice, geste impatient de la main, interruptions orales (“hein ? ça va pas !”, “encore ??” “mais pourquoi as-tu fait ça ?”) …
Combien de fois, nos gestes, nos attitudes, nos paroles traduisent notre difficulté à être tout à l’écoute de notre interlocuteur, sans jugement ni interprétation ?

Savez-vous que les individus écoutent en moyenne 17 secondes avant d’interrompre celui qui parle pour exposer ses propres idées ? Et pourtant, si nous avons 2 oreilles et 1 seule bouche. Peut être faudrait il écouter 2x plus que parler !

L’écoute est le premier élément d’une communication constructive. L’écoute implique un exode hors de soi en mettant de côté son système de valeur, ses représentations, ses désirs, ses choix et ses expériences pour se centrer sur l’autre et devenir hospitalité.
Je cherche à comprendre son système de valeurs ses sentiments, ses besoins et ses choix. Cependant, il est clair que écouter n’est pas synonyme d’approuver. Pour être efficace, l’écoute nécessite de l’attention, de la patience, un présence à la fois physique et psychique. Parce que pour comprendre ce que veut me dire mon interlocuteur, j’ai besoin de l’écouter !

Les bases d’une bonne écoute

Les occasions quotidiennes de pratiquer notre écoute sont nombreuses : collègue, ami, voisin ou inconnu, parent, enfant, conjoint … sans parler aussi de la capacité à savoir s’écouter soi-même … cela fait beaucoup de monde à écouter !

Pour développer une bonne écoute, ces 4 postulats de base sont importants et fondateurs d’une relation de qualité. Christel Petitcollin les décrit très bien dans son livre “Savoir écouter ça s’apprend !”
1- Accepter le “Moi je”
Nous sommes tous égo-centrés : la personne la plus importante pour nous, c’est nous ! Ainsi, si vous lisez un horoscope, devinez par lequel vous allez commencer ? Ou si vous regardez une photo, qui cherchez-vous en 1er ?
Aucune honte à avoir, nous avons naturellement besoin d’attention et de reconnaissance. C’est important car si nous allons bien, notre entourage ira bien et nous serons plus efficace pour en prendre soin. C’est pour cela par exemple que dans l’avion, lors des procédures d’urgence, vous devez d’abord mettre vos masques à oxygène avant de vous occuper de votre voisin. En fait, c’est pareil dans la vie !

2 – Notre vision est subjective

Et oui ! Vous êtes, je suis, nous sommes des êtres limités !
Nos représentations sont influencées par nos expériences, nos valeurs, notre éducation, nos priorités. Donc notre vision est singulière et originale. Nous portons chacun une paire de lunettes qui nous fait voir le monde sous un prisme particulier.

En fait, accepter l’autre différent et en tenir compte, nous amène à le regarder comme une œuvre unique, alors osons le contempler tel quel !
Quelle richesse aussi de se dire que chaque paire de lunettes qui existe peut nous apporter une vision différente d’une situation, d’une personne, de nous-même !

3 – Chaque comportement a une intention positive
Ce présupposé, tiré de la Programmation Neuro-Linguistique (PNL), permet de porter un regard différent sur la personne, et de distinguer l’individu de son comportement.
Par exemple, si enfant, j’ai constaté que lorsque je piquais une colère dans un magasin, j’obtenais ce que je voulais, il y a de grandes chances qu’adulte, j’ai tendance à passer en force pour obtenir ce que je veux – j’ai en effet encodé que “colère” était synonyme de “obtenir ce que je désire”, et dans ma “carte du monde”, je n’ai pas d’autres choix à ma disposition.

Distinguer l’intention du comportement permet de comprendre que nous pouvons avoir une bonne intention et en même temps avoir un comportement inadapté. Il s’agit donc de voir la personne au delà de son seul comportement, et de l’aider ensuite à développer “sa carte du monde” pour qu’elle puisse avoir davantage de stratégies en main pour satisfaire ses intentions.

4 – “Dans tout crapaud sommeille un prince” !
Eric Berne, le fondateur de l’Analyse Transactionnelle dit : « dans tout crapaud sommeille un prince, il est inutile de tuer le crapaud, il suffit de réveiller le prince ! »
L’idée est d’orienter notre esprit vers le positif de la personne au lieu de s’acharner sur ses défauts.

6 attitudes qui favorisent une bonne écoute

  1. 1- Etre disposé : Prendre le temps nécessaire pour écouter. Si ce n’est pas possible, préférez décaler l’entrevue est mieux en signifiant bien que vous avez entendu la demande de parler (avec votre adolescent par exemple : “je vois que tu veux me parler et moi j’ai besoin de pouvoir t’écouter pleinement – serais-tu d’accord pour faire ça juste après le dîner ?”). Trouver un lieu suffisamment sécurisé pour assurer la confidentialité.
  2.  
  3. 2- La synchronisation : vous montrez à la personne que vous l’écoutez grâce à l’attention que vous lui portez. Vous vous synchronisez sur ses gestes, son souffle, sa voix. Vous la regardez et cessez bien sûr toute autre activité. Faire preuve d’une attitude d’ouverture, d’un regard bienveillant, de mouvements de la tête qui montrent que vous êtes disponible, que votre interlocuteur a toute votre attention.
  4.  
  5. 3- Les accusés de réception : ce sont des petits mots qui montrent combien vous êtes présent à ce que votre interlocuteur vous partage : “Oui”, “Mmm…”, “Ah bon ?”, “Vraiment”, “Je vois”, “Je comprends”. Ce sont autant de confirmations et de signes positifs qui disent : “je suis présent à ce que tu dis, je t’accueille comme tu es”.
  6.  
  7. 4- Les invitations à parler : elles laisse la liberté à notre interlocuteur de ne pas parler. “Si ça te dit, j’ai le temps de t’écouter”, “Aimerais-tu parler de cela ?”, “Ca m’intéresse de savoir ce que tu penses”, “Tu n’as pas l’air en forme ?”. Ces phrases mettent en confiance, sans forcer pour autant la parole.
  8.  
  9. 5- Les reformulations : c’est essayer de dire de manière synthétique ce qu’une personne vient d’exprimer – “si je comprends bien…”, “Tu veux dire par là que…”, “en d’autres termes…”, “tu as l’air inquiet”. Toutes ces reformulations peuvent sembler parfois “perroquet” mais il est démontré qu’elles sont très puissantes car en se faisant le reflet de ce que votre interlocuteur vous dit, celui-ci se sent entendu, existé et respecté. Utiliser la reformulation des faits énoncés, des sentiments, du problème permet à votre interlocuteur d’entendre ce qu’il vient de dire. Vous lui ouvrez ainsi le champ du sens qu’il donne aux événements, vous l’aidez à se construire, à y voir plus clair : “se faire reprendre comme ça devant tout le monde, c’est vraiment humiliant”, “je vois que cette situation est très éprouvante pour toi” … et on s’arrête là !!! On résiste à la grande tentation de rajouter tout de suite derrière un conseil (“tu devrais …”), une question avec un pourquoi (“mais pourquoi tu ne lui as pas répondu que … ?), une phrase moralisatrice (“tu en verras d’autres tu sais”, “c’est ça la vie” …) ou encore une phrase qui nie ou minimise les faits (“ne te mets pas dans cet état !”, “ce n’est pas grave” …).
  10.  
  11. 6- L’écoute active ou écoute empathique : l’empathie est la capacité de capter ce que voit et ressent notre interlocuteur ; elle lui permet de se sentir accepté comme il est (et non comme nous voudrions qu’il soit), elle préserve son autonomie et lui montre que nous avons confiance dans sa propre capacité à trouver lui-même ses solutions. L’empathie n’est donc ni la sympathie (adhésion à autrui), ni la pitié. Elle est antinomique d’évaluation, de jugement, de morale ou encore de conseils. Accueillir sans porter de jugement. C’est certainement un des exercices les plus difficiles de l’écoute, notre petite voix intérieure étant tellement active ! Ecouter c’est également accepter de se laisser envahir par la sphère de l’autre, et donc de prendre le risque d’être bousculé dans nos valeurs, d’être surpris, d’être en désaccord, voire d’être bouleversé. Faire preuve de compréhension en se mettant non pas à la place de votre interlocuteur (on ne peut jamais être à la place de quelqu’un) mais en se plaçant à côté de lui pour mieux appréhender sa vision des choses : “Que voit-il?”, “Quels sentiments l’animent ?”, “Quels besoins sont insatisfaits ?”.

L’écoute empathique est l’attitude idéale pour favoriser l’expression d’autrui..
Selon Carls Rogers, trois conditions sont nécessaires pour y parvenir :
être en congruence : « être vrai », c’est à dire être aligné avec ses valeurs. Cela suppose de se connaître pour savoir ce qui nous habite, nous motive, nous émeut et savoir comment nous allons réagir face à l’autre. S’accepter tel qu’on est pour accepter l’autre tel qu’il est.
Faire preuve d’une considération positive inconditionnelle, c’est à dire considérer l’autre comme ayant nécessairement des éléments positifs en lui.
Avoir une présence empathique qui part du cœur car elle est intuitive. C’est être un miroir chaud, fidèle, sans exagération, ni minoration. C’est accepter l’autre sans vouloir mettre la main sur lui.

Les bienfaits de l’écoute

L’écoute est le préalable de la communication.

L’écoute empathique ne signifie pas :

faire parler, approuver ou excuser la personne
guérir ou rendre tout de suite plus heureux
juger, conseiller

L’écoute empathique permet de :

rentrer en relation et maintenir le lien (très utile avec les adolescents)
donner les premiers soins émotionnels (accueillir des émotions)
marquer la confiance (“je t’accepte comme tu es”)

Une bonne écoute peut donc répondre à notre besoin d’exister et d’être respecté. En libérant les émotions, elle favorise le retour à la sérénité et à la raison. Enfin, elle renforce la qualité des relations en créant un sentiment de confiance et de sécurité.

En Bref

  • 1- Ecouter, c’est savoir se taire !
  • 2- Ecouter, c’est savoir être disponible : disponible physiquement (être présent par le corps) et psychiquement (mettre de côté ses jugements et son envie de parler, de soi notamment !).
  • 3 – Ecouter, c’est créer du lien pour vivre un moment de qualité.

Allez hop je me lance !

2 mn pour visualiser une attitude que vous aimeriez adopter la prochaine fois lorsque vous aurez besoin d’écouter quelqu’un. Partagez-nous sur notre page Instagram Bulle de bonheur vos trouvailles.

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Je gère ma colère

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !

La colère fait partie des émotions de base, appelées aussi primaires. Comme nous l’avions évoqué dans notre podcast sur la joie (Bulle de Bonheur #9), l’adjectif primaire renvoie au fait que ces émotions sont génétiquement pré-programmées, et sont à l’origine de toutes les autres émotions.
La colère sera ainsi à l’origine d’émotions secondaires comme la haine, l’exaspération, l’agressivité, et d’émotions sociales, c’est à dire d’émotions inhérentes à la relation aux autres : être envieux, hostile ou se sentir coupable par exemple.
La colère suit le processus émotionnel classique : un élément déclencheur (stimuli externe ou interne) – des sensations physiques – un comportement réactif – un message transmis.

1 – Elément déclencheur

L’élément déclencheur de la colère est l’obstacle, l’injustice ou l’agression. Par exemple : un projet qui ne peut se réaliser, une atteinte à notre intégrité physique ou psychique, le non respect d’une liberté, un abus … .
A noter aussi que la colère peut souvent apparaître comme une “deuxième” émotion induite par exemple par la tristesse, la déception ou la peur. Ainsi, comme le note le psychologue américain Thomas Gordon, “la colère des parents contre les enfants est souvent une deuxième réaction. La colère est souvent accompagnée d’autres émotions : si un parent en colère contre son enfant qui a traversé la route sans regarder cherche à comprendre ce que cache cette colère, il se rendra compte que c’est probablement la peur pour la vie de l’enfant qui est à l’origine de la colère”.

2- Manifestations physiques

Comme nous l’avions dit lors de notre podcast Bulle de Bonheur #6 “je nomme mes émotions”, le langage du corps est très présent dans l’univers émotionnel, et très utile aussi pour décrypter une émotion, chez soi et chez les autres.
Les manifestations physiques de la colère touchent tout le corps : visage (la colère donne souvent un air méchant et intimidant), voix, peau (“être rouge de colère”), accélération du rythme cardiaque, suffocation, tremblements, ou des signes plus intérieurs comme sensations de chaleur, d’énergie.
Au niveau du cerveau : la colère déclenche la sécrétion massive d’adrénaline, molécule qui favorise notre performance et notre activation. La colère sert en effet à mobiliser notre énergie pour permettre de changer ce qui ne convient pas.

3- Manifestations comportementales

Comme toutes les émotions, la colère a plusieurs niveaux d’intensité : agacement, énervement, fureur, rage … et plusieurs modes d’expression : elle peut être bruyante, sourde ou rentrée. Elle est explosion (le volcan éclate) ou implosion (l’orage gronde intérieurement).
Si la colère est explosive, elle va se manifester par des cris, des mots durs voire injurieux, des mouvements qui repoussent ou qui “vont contre”. Mouvements qui peuvent aller jusqu’à la violence, tournée contre soi ou contre notre entourage (personnes et/ou objets).
La colère rentrée entraîne quant à elle tensions et stress – elle ronge de l’intérieur et peut provoquer une dépression.

4 – Message 

 Notre intégrité physique ou morale est menacée car nos limites ont été franchies, nos valeurs bafouées ou nos besoins (respect, justice …) non respectés. La colère nous indique qu’il nous faut poser une action pour changer la situation ou en sortir rapidement.

Comme toute émotion, la colère ne dure pas dans le temps . Si elle dure, c’est qu’elle s’est transformée (en ressentiment, en désir de vengeance…).
Il est intéressant de noter que la colère est l’émotion la moins acceptée et la plus réprouvée dans nos sociétés. Considérée comme un des 7 pêchés capitaux, elle souvent associée à une mauvaise conseillère et à un état condamnable. Ainsi, il est courant d’entendre qu’un enfant en colère est un enfant capricieux ou qui a des parents qui se laissent mener par le bout du nez ou qui ne se font pas respecter.
Les études actuelles viennent pourtant nous montrer que la colère a de nombreuses fonctions et révèle des bienfaits avérés. Comme toutes les émotions, elle a sa raison d’être et bien gérée, elle peut devenir une vraie alliée. Aristote avait donc bien raison quand il disait : “la colère est nécessaire. On ne triomphe de rien sans elle, si elle ne remplit l’âme, si elle n’échauffe le coeur. Elle doit donc nous servir, non comme chef, mais comme soldat”.

Et si je faisais de la colère une alliée ?

Une alliée, c’est un partenaire, avec lequel nous sommes en lien et qui peut nous apporter soutien et aide. A l’opposé, nous parlons d’adversaire, d’ennemi. La colère ennemie ? C’est la colère trop fréquente, trop intense, celle qui dure ou qui pousse à la violence, ou encore celle qui vient abîmer les relations (professionnelles, sociales, familiales).
Pour reprendre le cas de l’enfant, celui-ci va se mettre en colère quand il ne peut pas obtenir ce qu’il veut. C’est une étape nécessaire et normale de deuil. La colère lui permet d’accepter la frustration (“je n’aurai pas ce que je veux”) et de réparer l’intégrité. Dans sa manifestation, la colère sera souvent amplifiée du fait de l’immaturité du cerveau de l’enfant. Si elle peut clairement être désagréable pour l’entourage, il est essentiel dans un premier temps qu’elle soit accueillie par l’adulte, comme un premier soin émotionnel. Quand les adultes ignorent les colères des enfants (“arrête ton cinéma”, “va te calmer dans ta chambre”, “tu me fais honte avec tes cris”), ils le laissent seul face à sa souffrance, à cette perte de contrôle qui lui fait peur, au lieu de le rassurer, de l’aider à apaiser cet ouragan qui secoue son corps, son cœur et son cerveau.
Faire de la colère une amie nécessite comme pour toute relation amicale de prendre le temps de se connaître. Prenons donc le temps de découvrir notre colère, de l’écouter et de la traiter avec égard !

Observation et expression


Dans Bulle de Bonheur #5, nous vous parlions des 2 phases de la gestion des émotions : 1- j’observe (ce qui se passe dans mon corps) 2- j’exprime (par les mots, la visualisation, l’expression artistique …).
Ces 2 phases s’appliquent à la colère, et rappelons le, avec les enfants, elles pourront être initiées par l’adulte qui l’aidera à mettre des mots et à la décrire (par sa forme, par sa place dans le corps, par sa couleur, par l’association à une image (une tempête, un dragon, une énorme vague …).

Gestion

Repérez les signes avant coureurs : quand “la moutarde monte” ou “l’orage gronde”, il est très utile de le repérer avant que cela ne se transforme en explosion. Prendre le temps de connaître les signes que notre corps manifeste quand la colère arrive (gorge nouée, mâchoires serrées, respiration accélérée, tensions …), permet de faire descendre la température avant de s’enflammer ! Tenir un journal de la colère peut également aider à mieux en identifier les signes et les réactions.
Repérez également les situations à l’origine de votre colère : identifier les circonstances qui génèrent systématiquement notre colère peut nous aider à anticiper et à prévoir un plan de gestion de notre colère : “si mes parents me font à nouveau des remarques sur le comportement de mes enfants, je ferai …. (leur dire calmement que je vois leur désaccord mais que je considère que c’est à moi de m’occuper de leur éducation, ou prévoir de quitter la pièce si je sens que cela monte trop rapidement). La visualisation permet au cerveau de s’adapter plus facilement aux situations.
Faites une pause : adoptez par exemple des petits exercices de relaxation, de respiration profonde ou alors bougez car les endorphines produites lors des exercices physiques peuvent aider à se calmer et à trouver un exutoire à votre colère. Faire une pause, c’est aussi savoir mettre fin momentanément à la situation en demandant d’arrêter une entrevue, en quittant la pièce, en s’éloignant de l’objet de la colère/
Pratiquez l’empathie : la colère peut être causée par l’impression que le comportement de l’autre a pour but de nous nuire, alors que souvent il n’a rien à voir avec nous personnellement et est plutôt le reflet des circonstances de sa propre vie. Une fois que nous avons accueilli notre émotion (“quand j’entends mes collègues me dire que je suis lente, ça me met vraiment en rogne”), nous pouvons nous demander comment l’autre personne vit la situation. C’est un moyen très efficace pour prendre de la distance et adopter un comportement plus adapté à la situation. Il n’est pas question ici de nier notre colère, mais seulement de la resituer dans un contexte plus neutre, qui permettra que la colère s’exprime sans disproportion (si j’ai l’impression que la personne cherche à me nuire, cette pensée interprétative amplifie mon émotion). Examiner objectivement les faits permettra ensuite de penser à des alternatives possibles ou à la façon adéquate d’exprimer à l’autre notre émotion.
Soyez affirmatif sans être agressif : nous l’avons vu, enfouir sa colère ou la laisser exploser sans limite est nocif. L’important est donc de savoir l’exprimer avec mesure pour mettre à profit le message qu’elle nous envoie : “un changement doit avoir lieu”. S’affirmer sans agressivité, c’est se respecter, respecter les autres et apprendre à exprimer ses sentiments honnêtement et avec soin. Le processus de communication non violente que nous avons présenté dans notre podcast Bulle de Bonheur #12 sur les besoins, est un bon exemple de communication affirmée : décrire les faits, exprimer les émotions et les besoins associés et faire des demandes (plutôt que des exigences) d’une manière respectueuse. Par exemple, si votre voisin vous met en colère en mettant la musique trop fort tous les soirs alors que vous essayez de dormir tôt, vous pourriez dire : « je comprends que vous aimiez écouter de la musique. Le fait est que j’ai besoin de calme après ma journée de travail et que je ne peux pas m’endormir. J’aimerais vous demander si vous pouvez utiliser un casque à partir de 22h. »
Perlez-vous à la 3e personne : des études menées par des psychologues ont montré que le fait de se parler à la 3e personne permettait de prendre davantage de distance avec nos émotions – ils ont en effet observé une réaction cérébrale émotionnelle plus courte chez les participants à l’étude à qui ils avaient demandé de se poser la question suivante : “pourquoi X (votre prénom) est-il en colère ?”.

Bienfaits

La colère favorise la motivation

Vous avez sans doute entendu ce conseil : « transforme ta colère en énergie positive ». Il s’agit donc de reconnaître notre émotion et d’en puiser la force de motivation. Cette énergie fournie peut nous faire avancer vers nos objectifs et nous aider face aux problèmes et aux obstacles. C’est elle aussi qui nous procure la force pour nous défendre et nous donner envie d’entreprendre.
Elle réduit la violence
Quand la colère est bien gérée, l’escalade vers la violence (violence verbale, physique …) est stoppée. Remarquer les signaux de la colère (chez nous ou chez les autres) et mettre en place les stratégies pour faire redescendre l’émotion permettra d’éviter les dérapages. La colère peut certes être difficile à rediriger mais quel gain d’énergie et d’apaisement quand cela est fait !

Elle augmente la créativité

Les études ont montré que la colère avait le pouvoir d’accroître notre créativité. En effet, sous l’effet de la colère, nous sortons du cadre structuré de notre réflexion et laissons ainsi plus de place aux nouvelles idées.

Elle peut faire grandir les relations

La colère indique la présence d’un problème auquel nous devrions faire face. Son déclencheur le plus courant est la frustration ou l’injustice, sentiments que nous pouvons éprouver facilement dans nos relations. Dans le couple par exemple, il arrive souvent un moment où notre partenaire nous met en colère. Lui cacher ce sentiment l’empêche de réaliser que son comportement nous dérange, le laisser exploser peut abîmer la relation. Exprimer avec bienveillance notre émotion permet de mieux se connaître et de trouver des solutions qui renforceront notre relation.

En bref

  • La colère est une réaction de protection pour préserver notre intégrité et initier des changements, personnels et collectifs.
  • Elle produit une énergie qui, bien canalisée, nous permet d’entreprendre et d’avancer.
  • Gérer sa colère sans faire de mal (à soi et aux autres) est possible et source de nombreux bienfaits.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer, 2mn pour repérer une situation qui vous met en colère : quel est le déclencheur ? Que se passe-t-il dans votre corps ? Comment l’exprimez-vous ? Que faites-vous pour que cela change ?

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Je prends le temps d’être heureux avec Charlotte Mossa

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !

Nouveauté pour nos podcasts cette semaine ! Dans notre quête de recherche de bulle de bonheur, écouter les secrets des gens heureux est un super moyen, pour vous, de capter vos bulles de bonheur !
Nous sommes convaincus aussi que les gens heureux ont des histoires à raconter et ça reste trop secret !

Le rythme de nos interviews sera environ d’une fois par mois, les personnes que nous rencontrons sont des femmes et des hommes, comme nous les aimons simples, discrètes, authentiques et animées d’une joie de vivre que nous souhaitons mettre en avant !

Nous publions notre 1ère interview cette semaine. Nous avons accueilli Charlotte Mossa, une magnifique jeune femme de 24 ans, française et résidente à Montréal. Tout lui sourit dans la vie, super cursus à HEC Montréal, un job génial à la sortie, des amis a en pleuvoir et voilà qu’il y a quelques mois, patatras, on lui diagnostique une tumeur cérébrale cancéreuse. La vie prend un autre chemin, celui des hôpitaux, des rendez-vous, la chimio, la radio, bref la totale.

Cette interview a été magique car malgré cette montagne de la maladie à franchir avec son lot de frustrations de devoir mettre un coup d’arrêt à tous ses projets, de colère et de sentiment d’injustice, Charlotte a en elle une joie communicative, une combativité sans faille. Elle vit son combat avec acharnement comme elle le dit si bien : elle est sur un ring de boxe et chaque coup porté à l’adversaire est une avancée vers la victoire.

Elle a créé un Blog et une page Facebook que nous vous incitons à suivre « Charlotte Mossa, histoire de combat » qui retrace avec beaucoup d’émotions, de sourires et d’authenticité sa lutte. C’est ce qui nous a touché à « Bulle de Bonheur » et nous avons eu envie de partager avec Charlotte ce qui la rend heureuse au milieu de ce tumulte…

Nous vous souhaitons une belle écoute !

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Je découvre le pouvoir du moment présent

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !

Les études qui ont été réalisées pour comprendre pourquoi certaines personnes avaient une réelle propension à être heureuse, positive et entreprenante ont montré que ces personnes vivaient principalement dans le présent.

Quel est donc le rôle du présent sur notre bonheur ?

Pour répondre, nous avons choisi de vous partager l’avis d’Eckart Tolle, écrivain et conférencier canadien. Dans son livre, “le pouvoir du moment présent”, il explique que le présent permet de prendre de la distance avec notre mental. Or notre mental est très souvent responsable de nos problèmes et de nos douleurs car il nous emmène sans cesse dans le passé et dans l’avenir ; il est cette voix intérieure continuelle qui “passe les commentaires, fait des spéculations, émet des jugements, compare, aime, n’aime pas et ainsi de suite”.
Pour bien fonctionner, le mental a besoin du temps. Il a donc besoin du passé et du futur, et cherche de ce fait à nier le moment présent sur lequel il n’a aucun contrôle.

Sachant que notre mental est en grande partie responsable de notre souffrance, n’est-ce pas une raison suffisante pour lui donner moins de prise et savourer l’instant présent ?

Attention cependant ! Ne pensons pas que nous devons nous débarrasser de notre mental. Nous en avons évidemment besoin et il fait partie intégrante de nous, mais il s’avère que souvent nous l’utilisons mal et que notre mental devient nocif au lieu de nous être utile – il prend facilement le pouvoir et se sert de nous, alors que nous devrions nous servir de lui !

Et si nous faisions du “maintenant, notre lieu de résidence principale”?

Cette proposition d’Eckart Tolle nous invite à faire de “brèves visites au passé et au futur” pour gérer certains aspects de notre vie, mais à donner beaucoup plus de place au moment présent, c’est à dire à dire “oui” à la vie qui est.

Etre dans l’instant présent, c’est savoir accueillir ce qui vient sans laisser la place à notre mental, c’est donc accueillir ce qui est, sans jugement, sans analyse, sans s’y identifier.
Pour cela, Eckart Tolle suggère de se faire le propre observateur de ce que nous vivons et ressentons … observer, juste observer (sinon le mental reprend le pouvoir !), comme si nous étions un oiseau qui observe du haut du ciel la situation ou encore une caméra qui filme la scène.
Prenons l’exemple de la colère. Si nous laissons notre mental agir, nous allons avoir des pensées de colère et allons commencer à ruminer ce qu’on nous a fait et ce que nous pourrions faire en retour ; cela peut même nous emmener à imaginer des scénarios de vengeance assez diaboliques ; nous sommes en fait devenus colère, incapables de dissocier notre moi du corps qui souffre.
Vivre l’instant présent consiste à accepter cette colère qui est là mais sans la transformer en pensée, c’est à dire sans la juger, la contrôler ou l’analyser. Nous devons seulement nous faire le témoin de ce qui se passe en nous et avoir conscience de cette séparation entre l’observateur et la souffrance émotionnelle.
Selon Eckart Tolle, cette expérience de vigilance à être présent à ce qui est et à ce que nous ressentons, sans nous laisser envahir, est un moyen puissant pour éviter que la souffrance nous domine.
Il est bon pour lui de prendre l’habitude de suivre de près notre état mental et émotionnel car la réalité est avant tout intérieure : “suis-je à l’aise en ce moment ?” “Qu’est-ce qui se passe en moi à cet instant précis ?” “Qu’est-ce que je ressens” ?

Dire oui à ce qui est, signifie donc dire oui aussi à ce qui est difficile.
Il est certain que le présent peut être désagréable, inacceptable, voire insupportable, et que se désidentifier de notre souffrance rencontrera au départ de nombreuses résistances internes. Vous pouvez compter sur votre égo pour se rebeller et réagir puisqu’il va se sentir menacé (dans le présent, il perd son pouvoir lui aussi) ! Mais selon Eckart Tolle, si notre présent est intolérable, nous avons 3 possibilités : nous retirer de la situation, la changer ou l’accepter totalement (avec ses conséquences). Nous abordons là cependant d’autres sujets, celui du choix et celui du changement notamment (Bulle de Bonheur #3).

Comment être dans l’instant présent ?

Se débarasser du temps

Pour Eckart Tolle, l’essentiel est d’éliminer le temps du mental, ce mental qui oscille sans cesse entre la mémoire (passé) et l’anticipation (futur). Ces voyages dans le temps sont en effet source de préoccupations et consommateurs d’énergie inutile, et ils nous empêchent de profiter du moment présent.
Le temps dont nous parlons ici est le “temps psychologique” et non le “temps horloge” comme les différencie Eckart Tolle. Prendre des rendez-vous, anticiper un voyage, établir des actions concrètes pour réaliser un projet ou encore tirer les conséquences d’une erreur du passé font partie de ce temps horloge – en revanche, ressasser une erreur, se plaindre d’un manque, s’angoisser d’un risque de maladie appartiennent au temps psychologique dont nous avons besoin de nous départir pour être plus heureux ; dans ce temps, il n’y a pas d’actions concrètes, le présent est donc vide.
Il va sans dire que cette capacité à se détacher du temps est exigeante, d’autant qu’il y a de fortes chances qu’au moment même où vous lisez ces lignes, vous mettiez à nouveau votre mental en fonction en vous disant : mais comment ne pas prendre en compte le passé puisqu’il définit qui je suis et le futur car il m’aide à déterminer mes objectifs ?
Le fait est que justement notre mental ne peut pas comprendre cela ! Et si vous y pensez bien, tout ce qui s’est passé et tout ce qui se produira l’a toujours été ou le sera toujours DANS l’instant présent !
En fait, vivre dans le présent suppose un état de pleine conscience comme le sont par exemple ceux qui font des sports dangereux : lors d’une course de formule 1 ou de l’ascension d’une voie d’escalade très escarpée, les sportifs ne sont pas dans le passé ni dans le futur mais entièrement à ce qu’ils font dans l’instant ; oublier le moment présent peut leur être fatal.

Si cette première proposition vous paraît trop difficile pour démarrer votre expérience, en voici d’autres qui sont plus simples à mettre en place et dont les bienfaits vous donneront, nous l’espérons, le goût de “faire du maintenant, votre résidence principale” !

Les moments de qualité

Privilégier, en couple, en famille, du temps ensemble où chacun est en présence de l’autre, c’est à dire dans l’attention ce que chacun fait et vit.
10 minutes, un quart d’heure suffisent pour se dire ce qui compte à l’instant présent, pour partager, pour se détendre, pour jouer ensemble (aux Jeux 2 minutes par exemple !)
Ces moments enrichissent les relations, rompent la monotonie et permettent de se reconnecter les uns aux autres.

La pleine conscience

Etre dans la pleine conscience de ce que nous vivons, c’est concentrer toute notre attention sur que nous faisons, c’est mettre en éveil tous nos sens et les activer, c’est ouvrir notre champ perceptif à ce qui survient.
Dans notre podcast sur le temps (Bulle de Bonheur #2), nous avions mentionné que les activités de notre quotidien présentaient de multiples occasions de pratiquer la pleine conscience – cette présence de qualité n’est certes pas innée mais elle peut s’apprendre :
Quand nous mangeons : observons la couleur et la forme, la consistance, sentons les différentes odeurs, déterminons les saveurs (salé, sucré, amer …). Soyez certains que vous allez déguster différemment !
Quand nous prenons notre douche : sentons l’eau sur chaque partie du corps, écoutons son bruit, regardons là s’écouler, profitons de la caresse du savon sur notre peau, des pieds à la nuque …
Quand nous marchons, concentrons-nous sur nos pas, le déroulé de notre voûte plantaire, les sons, les odeurs, la lumière, la nature ou l’architecture qui nous entoure …
Quand nous sommes avec nos enfants, portons notre attention sur nos mouvements, sur ceux de nos enfants, sur nos échanges verbaux, nos échanges de regards …
En nous connectant, non pas à nos écrans (ceux là ont au contraire besoin d’être déconnectés !) mais à la réalité que nous sommes en train de vivre. Dans un premier temps, si cela semble difficile, passez en revue vos 5 sens et entraînez-vous à y accoler au moins un adjectif. La réalité sensible est d’une richesse et d’une variété inouïe, et vous verrez qu’un même événement (par exemple le métro tous les matins) vous paraîtra beaucoup moins monotone et répétitif que vous ne le pensez !
En étant conscient «de la présence silencieuse de chaque objet, de l’espace qui permet à chaque chose d’être ».
En pratiquant un exercice tout simple, qui aide à s’ancrer dans l’instant présent : prendre conscience de sa respiration – écoutons là, sans jugement ni pensée : est-elle courte, profonde, abdominale, thoracique, lente, rapide … ? Sentons l’air qui rentre et qui sort et observons le circuit qu’il emprunte (nez ou bouche, gorge, …). Un excellent exercice aussi pour favoriser la concentration.
En centrant notre attention sur le “faire” (présent) plutôt que sur le résultat (futur), ce qui nous rappelle ce que nous avions dit à propos du lâcher prise (Bulle de Bonheur #21).
Il existe bien entendu d’autres moyens de profiter du moment présent, comme la méditation, le questionnement des maîtres Zen (que me manque-t-il maintenant ? Ai-je un problème en ce moment même où je suis en train de lire ce blog ?) ou d’autres voies que vous expérimentez déjà (pensez à nous les partager !) ou que vous trouverez.

Bienfaits

Profiter du pouvoir moment présent, c’est gagner en sérénité et en paix.
Comment savoir que nous sommes bien dans le moment présent ? Pour Eckhart Tolle, la preuve réside dans le faire de ressentir la joie, l’aisance et la légèreté dans ce que nous faisons. Si nous ne sentons pas ces effets, nous sommes aux prises avec notre mental.
Le présent procure également de l’énergie, énergie qui rend plus entreprenant.

Etre pleinement dans le présent permet de développer sans acuité sensorielle, et de voir plus facilement la beauté du monde.
Cela confère aussi un sentiment de liberté.

En bref

  • Savourer l’instant présent, c’est être pleinement conscient de chaque jour, de chaque heure, de chaque minute de notre vie, pour les vivre pleinement et saisir les opportunités de profiter de la vie.
  • C’est adopter un “esprit de débutant” ou retrouver “son âme d’enfant”, sans a priori ni attentes précises, juste ouvert au monde.
  • Profiter du moment présent apporte énergie, joie et paix.

Allez hop, je me lance !

2mn pour choisir un exercice pour expérimenter le pouvoir du moment présent : respiration, alimentation, temps avec un proche, observation, 1 jeu 2 minutes … vous avez l’embarras du choix !

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Je reconnais mes talents

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !

Un talent est une disposition naturelle qui fait partie de notre potentiel initial. Nos talents, conjugués à nos connaissances et à nos compétences, constituent nos forces (merci de noter que pour éviter les répétitions, nous emploierons ici tour à tour les termes de forces, talents et points forts, en étant conscient qu’ils recouvrent des réalités qui peuvent être distinguées). 

Identifier ses talents, c’est réfléchir à la capacité naturelle que nous avons de faire telle ou telle chose. Il peut être difficile de reconnaître nos talents soit parce que nous ne les voyons pas (car nous les tenons pour acquis), soit parce que nous n’avons pas appris à les voir. 

En effet, savoir reconnaître ses talents, c’est savoir ouvrir les yeux sur ses points forts. Or, nous sommes nombreux à voir surtout nos points faibles, car dans nos familles, à l’école, dans la société et dans le monde du travail, il est souvent plus courant de relever le négatif que le positif.

De ce fait, nous pouvons avoir intégré que pour nous développer, nous devions nous débarrasser avant tout de nos points faibles. Nous sommes devenus ainsi plus performants à diriger notre regard ce qui ne marche pas (en nous-même et chez les autres) que sur ce qui fonctionne bien, et avons associé le fait de s’améliorer au fait de corriger nos points faibles plutôt que développer nos points forts.

Or, un talent a besoin d’être mis en pratique, d’être exercé et perfectionné pour prendre toute sa mesure. Si je suis un talentueux musicien et que je ne m’entraîne pas, mon talent ne prendra pas toute sa mesure;

Nous allons donc devoir apprendre à nous focaliser sur nos forces, à “explorer notre lumière”.

Comment faire pour découvrir nos propres talents ?

Ce que nous aimons faire 

Quand nous aimons ce que nous faisons, nous utilisons nos talents, c’est à dire les forces de notre personnalité qui nous permettent de nous sentir heureux et pleinement à ce que nous faisons. Dans les domaines où nous nous réalisons avec joie et efficacité, il est utile de se demander ce qui nous rend performant – la réponse nous éclairera sur les forces que nous utilisons pour atteindre cette performance, forces qui nous appartiennent et qui déterminent en partie notre personnalité. 

Ce que nous apprenons à faire rapidement

Nous différons tous en ce qui concerne notre vitesse d’apprentissage. Lorsque nous apprenons quelque chose qui est dans le champ de nos talents, notre vitesse d’apprentissage et d’assimilation est supérieure. Rechercher les expériences, les domaines et les moments où nous avons appris rapidement est un moyen efficace de découvrir nos talents. Ceux-ci se cachent derrière cette rapidité d’assimilation et d’exécution.

Ce qui nous intéresse principalement 

En coaching, il est courant de dire que lorsque nous avons un domaine d’étude que nous apprécions particulièrement, c’est qu’un de nos talents se cache probablement derrière. Par exemple, si vous aimez les maths, vous avez certainement un talent d’analyse, d’observation ou de rigueur. Si vous êtes passionnée, comme nous, par les relations humaines, c’est que la bienveillance, l’écoute ou encore l’ouverture font partie de vos forces. 

Privilégier un domaine d’intérêt sous-tend la présence de talents. 

Attention cependant, si nous avons l’impression que nous n’avons aucun domaine de prédilection, cela ne signifie pas pour autant que nous sommes dénués de talents. Cela veut simplement dire que nous n’avons pas encore eu l’occasion de rencontrer ce domaine. Il est peut être utile à ce propos de se replonger dans notre enfance et de se remémorer les matières où nous avions des facilités à l’école ou les activités réalisées sans effort et avec joie, car si personne ne nous a aidé à identifier les talents qui se cachaient derrière, nous avons pu très bien passer à côté d’eux. 

Ce que les autres disent de nous 

Les personnes de notre entourage sont de précieux alliés pour nous aider à mieux nous connaître. Que ce soit pour travailler son estime de soi ou pour réaliser des bilans professionnels, interroger nos proches sur ce qu’ils apprécient chez nous fait partie des exercices courants proposés en coaching. 

En ce qui concerne nos talents, nous pouvons aussi nous demander :  

  • – Avons-nous déjà fait quelque chose qui nous semblait banal mais que les autres ont vivement apprécié ?
  • – Avons-nous été complimenté pour une qualité spécifique ?
  • – Avons-nous été félicité pour un travail que nous pensions sans importance ?
  • – Quand est-ce qu’on fait appel à nous, qu’on nous demande de l’aide ? 

Les compliments, l’admiration ou encore les demandes d’aide manifestent le regard que les autres portent sur nos talents, talents que nous n’arrivons pas toujours à voir. 

Pour découvrir nos talents, il est possible également de demander directement à des personnes de confiance de nous dire quelles sont les forces, les points forts qu’ils relèvent chez nous. Cette demande peut demander un peu de volonté et d’effort, mais elle sera source de nombreux bienfaits : augmentation de son trésor à confiance (voir Bulle de bonheur #7), découverte de soi, reconnaissance … . 

Au lieu de minimiser, voire même de rejeter un compliment, le considérer comme une information importante sur nos capacités peut être une réelle source de croissance personnelle.

Nos forces de caractères

A l’origine de la psychologie positive, les chercheurs Martin Seligman et Christopher Peterson ont établi une liste de 24 forces de caractères humaines et universelles. En prendre connaissance peut faciliter la découverte et le développement de nos talents. 

Ces forces sont regroupées en 6 grandes vertus :

  • la sagesse et la connaissance : aptitude à acquérir le savoir et à l’utiliser à bon escient 
  • le courage : forces émotionnelles qui nécessitent l’utilisation de la volonté pour atteindre des objectifs
  • l’amour : aptitude à se soucier des autres et à les aider
  • la justice 
  • la tempérance : forces qui protègent contre les excès (pardon, modestie …)
  • la transcendance : aptitude à donner un sens à sa vie, à se détacher des contingences

Créativité, esprit critique, intégrité, bienveillance, droiture, humilité, optimisme, humour … sont des exemples de forces associées à ses vertus. Parmi ces 24 forces, vous allez certainement reconnaître des forces qui vous appartiennent. Nous vous conseillons de réaliser le test conçu par Seligman et Peterson , outil précieux et efficace pour pouvoir parler clairement de soi et de son mode de fonctionnement.

La psychologie positive relève par ailleurs que 5 forces jouent un rôle essentiel dans la quête du bonheur : 

  • espoir/optimisme (Bulle de Bonheur #23)
  • enthousiasme
  • gratitude (Bulle de Bonheur #20)
  • curiosité (Bulle de Bonheur #17)
  • amour/bienveillance 

Bienfait

Parce qu’ils sont innés, les talents servent de multiplicateurs. Ainsi, des études scientifiques ont démontré que, par rapport au développement de nouvelles compétences ou connaissances, le déploiement des talents peut multiplier par 6 notre impact. Imaginons donc notre potentiel si nous consacrons à nos talents le temps quotidien que les athlètes consacrent aux leurs !

En plus d’augmenter notre impact, l’utilisation de nos talents contribue à augmenter notre niveau de satisfaction, de performance, de confiance et d’assurance.

Connaître ses talents invite à une meilleure connaissance de soi, et à une possibilité de corriger une vision négative que nous pouvons avoir (sur soi et sur les autres). Florence Servan-Schreiber explique ainsi qu’elle a pu se définir autrement : au lieu de parler de son parcours comme atypique, incohérent et changeant, elle peut dire qu’elle se “réalise dans la nouveauté et non la continuité”, exploitant, entre autres, ses forces de curiosité, de créativité et de joie de vivre.

Reconnaître ses talents ne signifie pas ignorer ses faiblesses. Si nous avons une face lumineuse, nous avons tous aussi une face d’ombre, il n’est pas question de le nier. Mais savez-vous que connaître ses forces permet d’étayer ses faiblesses ? Nos talents peuvent en effet nous aider à les affronter, à y faire face plus facilement. Par exemple, être bienveillant pourrait nous aider à accepter de ne pas être parfait ; être courageux pourrait nous aider à faire face à notre manque de leadership (en osant par exemple une prise de parole en réunion). 

Connaître ses talents invite aussi à être plus attentif aux talents des autres, et à développer la richesse de nos relations : découvrir la complémentarité des talents, trouver des modèles à imiter, approfondir des liens … ainsi, dans un couple, découvrir et utiliser ses forces communes et ses forces mutuelles, tant à l’intérieur et qu’à l’extérieur de son couple, est un levier puissant pour une relation épanouissante et pérenne.

En bref 

Pour découvrir mes talents, je peux me demander 

  • ce que j’aime faire, 
  • ce que j’apprends vite à faire, 
  • quel est mon domaine d’intérêt principal 
  • ou encore ce que les autres apprécient chez moi.

Les talents sont des leviers efficaces pour se propulser mais pour prendre toute leur puissance, ils ont besoin d’être reconnus et nourris.

Les talents favorisent la relation à soi et la relation aux autres.

Allez hop, je me lance !

2mn pour trouver 5 talents qui vous nourrissent le plus, et en choisir un à mettre en oeuvre consciemment pendant une période définie (exercice proposée par Tahar Ben Shahar).

Pensez aussi à réaliser de Seligman et Peterson !

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Je suis optimiste

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !

Quand on regarde dans le dictionnaire la définition du mot “optimisme”, il apparaît clairement que l’optimisme fait appel à un état d’esprit bien particulier. En effet, le mot est associé à une doctrine philosophique (“le monde est bon et le bien y tient plus de place que le mal), à une disposition d’esprit (prendre les choses du bon côté) et à une action (faire confiance).
L’optimisme sous-entend donc une foi solide dans le bonheur, en dépit de ce que la vie nous réserve, et un comportement positif comprenant la confiance en soi et dans ce qui nous entoure.
De ce fait, l’optimisme ne se réduit pas à avoir confiance en l’avenir, il se réfère aussi au niveau d’assurance que nous avons face à nos chances de réussir et d’atteindre un but, et face à notre faculté de surmonter une situation que l’on redoute : là où les pessimistes voient des problèmes, les optimistes voient des possibilités ; quand les premiers baissent les bras à l’apparition de signaux négatifs, les seconds trouvent le courage de continuer, ils envisagent l’avenir avec beaucoup plus d’espoir.
A l’instar de l’estime de soi, l’optimisme ne supprime pas les difficultés de notre vie mais amène à développer des stratégies et trouver un soutien efficace pour y faire face.
L’’optimiste n’a donc pas une vie toute rose et il a sa dose de pessimisme comme tout le monde. Il a juste choisi de développer et de donner plus de place à sa base d’optimisme, base que tout le monde a.

Plutôt optimiste ou plutôt pessimiste ?

Avant de commencer à développer notre optimisme, il est utile de faire le point sur notre état d’esprit habituel.
Martin Seligman, dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises, a développé avec son équipe universitaire, un questionnaire pour découvrir quelle était la part de l’optimisme dans notre vie. Ce test de 32 questions est accessible sur internet (https://www.authentichappiness.sas.upenn.edu/testcenter), et permet d’identifer comment notre responsabilité et notre impuissance se manifestent dans la réussite et dans l’adversité.
A défaut de faire ce test, nous pouvons déjà nous interroger sur certains de nos comportements :
pensons-nous facilement à ce qui pourrait mal se passer ?
passons-nous beaucoup de temps à prévoir les choses ?
accordons-nous une attention particulière aux erreurs que nous pourrions commettre ?
avant de choisir, avons-nous tendance à tout analyser et décortiquer ?
avons-nous confiance en l’avenir ?
La liste de ces questions pourrait bien entendu être plus longue. Quoiqu’il en soit, faire un petit auto-bilan est vraiment intéressant pour mieux se connaître et donc savoir sur quels axes développer son optimisme.
Faire un bilan permet également de noter que le degré d’optimisme (ou de pessimisme) est plus ou moins grand selon les personnes et selon les situations. Nous pouvons ainsi être pas, peu, moyennement ou très optimistes ! Comme nous pouvons découvrir que nous pouvons être optimistes par rapport à ce qui nous réussit (“j’y suis pour quelque chose) ou pessimistes par rapport aux situations qui tournent mal (“je ne vais pas arriver à surmonter cela), ou inversement (“j’ai eu de la chance d’y arriver” / “je sais que je vais m’en sortir”).
Attention toutefois ! Il n’est pas question de devenir optimiste à tout va et de se persuader que tout va toujours bien. Nous le savons, nous ne vivons pas chez les Bisounours.
Il s’agit plutôt d’être “opti-réaliste” comme le propose Christophe André, c’est à dire de conjuguer habilement optimisme et réalisme.

Et si je devenais opti-réaliste ?
Savoir allier le réalisme et l’optimisme est un précieux outil pour avancer sur le chemin du bonheur.
Lors de ses études sur l’optimisme, Martin Seligman a relevé que le comportement des optimistes et des pessimistes pouvait se caractériser par 2 grandes tendances :
l’optimiste attribue la survenance d’un événement heureux à une réalité stable, constante tandis qu’il relie l’événement malheureux à l’exception (“c’est un accident de parcours”) et l’associe à un contexte spécifique.
A l’inverse le pessimisme voit l’exception dans l’événement heureux (“ça ne se reproduira pas”) et la permanence et la généralité dans le négatif “(je n’ai jamais eu de chance”, “je fais tout de travers”).
Ces notion de permanent/passager et global/spécifique donnent des visions totalement différentes des situations : l’optimiste attribue le succès en grande majorité à son action (“j’ai réussi mon examen car j’ai beaucoup révisé”) tandis que le pessimiste l’attribue à une cause extérieure ou accidentelle (“l’examen était facile”, “c’est un coup de chance”) – dans les situations difficiles, l’optimiste considère la situation comme temporaire ou liée à des circonstances particulières, tandis que le pessimiste généralise. Son vocabulaire est d’ailleurs très révélateur de cette systématisation : il emploie très souvent les adverbes “jamais” et “toujours” (“il est toujours en retard”, “il râle 24h/24”, “je n’y arriverai jamais”.)

On imagine bien que cette vision des choses impacte directement notre capacité à entreprendre, à nous motiver et à persévérer, et bien entendu notre confiance (voir Bulle de Bonheur #7 – Je me fais confiance).
Il est intéressant de noter aussi que nous sommes souvent plus optimistes à l’égard des autres que de nous-mêmes. Avoir confiance dans les capacités de ceux qui nous entourent à surmonter des obstacles, à rebondir, à réussir peut être plus aisé que pour soi. Pourtant, ne méritons pas nous aussi un regard optimiste ? Bien sûr que si ! Alors, à l’action !

En pratique

Être optimiste ? Pas si simple ! Surtout quand, enfant, nous avons entendu 30 fois plus de mots négatifs que positifs ou neutres. Difficile de voir la vie en rose après ! Nous avons besoin de nous reprogrammer, et de faire preuve de persévérance et de volonté.

Etre prêt au changement : la première chose pour passer à l’action est de ressentir le besoin de s’ouvrir à l’optimisme. Comme souvent pour le changement (voir Bulle de Bonheur #3”), la volonté et la congruence sont des pré-requis essentiels.

Agir : être opti-réaliste, c’est accepter que le meilleur et le pire peuvent arriver. Aussi est-il nécessaire de rester actif, et de pratiquer “un optimisme de l’action et non un optimisme de l’attente” comme le précise le psychologue français Jacques Lecomte. Nous devons croire à ce que l’on veut voir arriver, et agir en fonction de notre croyance. Un déclic doit donc s’opérer pour passer de l’intention (qui nous ferait rester dans l’idéalisme) à la pratique – oser mais aussi accepter de se tromper, car nous le savons, réussir c’est souvent d’abord échouer !

Surmonter les situations difficiles : être optimiste, nous l’avons dit, n’est pas synonyme de crédulité ou de naïveté. Des situations difficiles, nous en avons eues et nous en aurons encore. L’important est de l’accepter et de continuer à avancer. Jacques Lecomte stipule ainsi que “dans la logique opti-réaliste, il ne s’agit pas d’être béat et niais mais mesuré, c’est-à-dire savoir présenter ce qui va comme ce qui ne va pas, et surtout assurer un « droit de suite » sur les sujets d’alerte.”

Se créer une routine matinale : celle qui vous fait du bien, qui vous met dans cette petite bulle de bien-être qui permettra de démarrer la journée avec une note positive : méditation, musique qu’on aime, petit déj savoureux, câlin …c’est la petite pilule qui va vous donner la force et l’énergie pour la journée.

Choisir ses mots : l’optimisme est associé aussi au langage … critiques, remarques désagréables, jugements, négation nous empêchent de voir la vie plus rose. Oubliez aussi les “jamais” et les “toujours” qui enferment dans le définitif et découragent.

En cas de pessimisme irrépressible, pratiquer la réfutation : il s’agit de revenir à la réalité et de vérifier la véracité de nos propos. Par exemple, “quand je dis “jamais”, est-ce vraiment tout le temps ou seulement de temps en temps ?” “Quand je me plains que je fais toujours tout de travers, est-ce le cas dans tous les domaines ? Avec toutes les personnes ?” ou encore “Est-ce que mon échec remet en cause ce que je suis ou seulement ce que j’ai fait ?” … enfin, une question souvent proposée dans les ateliers de parentalité pour prendre de la distance par rapport à certains agissements des enfants : “quelle importance cela aura dans un an, dans dix ans ?”. Ces questions, qui ne sont que quelques exemples, nous permettent de sortir des généralités excessives et culpabilisantes, qui amènent à voir tout en noir (il y a huit fois moins de dépression chez les optimistes que chez les pessimistes).

Faire preuve de gratitude : écoutez ou mettez en pratique Bulle de Bonheur #20 !

Se distancier des mauvaises nouvelles

Adopter le sourire : retour sur Bulle de Bonheur #26 🙂

Bienfaits

Sur la santé
Une étude américaine menée auprès de 95.000 Américaines a établi que le risque de succomber à une maladie cardiaque est 30% moins élevé chez les optimistes que chez les pessimistes. Ce risque diminue d’ailleurs avec l’âge puisque chez les personnes âgées, la chance d’échapper à une maladie du coeur approche les 50%.
La diminution du stress qu’engendre l’optimisme a bien entendu des conséquences sur toutes les maladies liées au stress (système cardio-vasculaire, immunitaire, digestif …) Le corps d’une personne optimiste ressent moins de stress et réagit en règle générale de manière plus positive à toutes sortes de défis physiques.

Sur l’entrepreneuriat
Il a été prouvé que les optimistes sont plus persévérants et plus battants, voire plus performants dans des situations complexes. Ils ont une attitude nettement plus proactive dans ce qu’ils entreprennent (projet professionnel mais aussi projet personnel). Ils réagissent mieux en cas de coups durs.

Sur les relations
Les optimistes rentrent plus facilement en relation et sont plus appréciés par leur entourage. Ils bénéficient de plus de soutien et disposent d’un meilleur réseau.

En bref  

  • être optimiste, c’est savoir reconnaître ma part de responsabilité dans mes succès et savoir attribuer un caractère temporaire et non personnel aux événements négatifs.
  • être optimiste, c’est faire attention à mon langage : j’évite les critiques et les remarques blessantes, et supprime les “toujours/jamais/encore”.
  • être optimiste me donne des ressources pour mieux gérer mes difficultés et être plus combattante et positive dans mes projets.
 

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer, 2 mn pour penser à un événement heureux qui vous est arrivé récemment, et déterminer la part de responsabilité que vous avez eue et les qualités dont vous avez fait preuve. Un excellent entraînement pour développer votre optimisme !

 

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Je ris pour me faire du bien

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !

Avec le rire, nous avons la chance incroyable d’avoir un outil puissant à portée de main qui nous fait vivre une expérience tant physique, chimique que relationnelle.
Nous savons en effet que le corps et l’esprit sont indissolublement liés : ils fonctionnent comme des vases communicants, donc ce que nous faisons de notre corps a des conséquences sur l’intellect et l’affectivité, qui influent à leur tour notre organisme.
Cet impact est tellement fort que des études ont démontré que nous pouvions agir sur notre état d’esprit en agissant sur nos expressions faciales – vous avez peut-être vécu ou entendu ainsi parler de ces séminaires d’entreprises où l’on demande aux participants de tenir un stylo d’abord entre les lèvres (sorte de moue) puis avec les dents (sourire), expérience provenant de la théorie du “feed-back facial” selon laquelle les mouvements du visage provoquent des mouvements de l’esprit.
Même si cette théorie est un peu contestée aujourd’hui, il est certain que le lien entre sourire, rire, et bien-être est indéniable.

Rire, c’est bon pour le corps
Le rire sollicite de nombreuses parties de notre corps. Sans les énumérer toutes de peur de vous perdre en cours de lecture, en voici juste quelques unes : les muscles (400 quand même !), le coeur, les poumons, l’abdomen et bien entendu notre cerveau, avec notamment la libération d’endorphines.
Les endorphines ? Elles combattent la production d’adrénaline et de cortisol responsable de notre stress, et procurent une sensation de détente qui peut durer jusqu’à 45 minutes. Sollicitons les donc avec abus !

Rire peut d’ailleurs être assimilé à la pratique d’un sport (mais attention, pas d’excuse pour ne pas en faire à côté !). Certains médecins, comme le docteur William F. Fry (psychiatre américain, père de la gélotologie) précisent ainsi qu’une minute de rire équivaut à 10 minutes d’aviron.

Rire, c’est aussi un moyen de diminuer la douleur et le seuil de souffrance d’une personne; de stimuler le système immunitaire; de lutter contre les maladies cardiaques …

Bref, vous l’avez compris, c’est un puissant remède dont notre corps a besoin.

Rire, c’est bon pour le moral

Rire aide à maintenir une attitude positive et optimiste. C’est un précieux allié pour notre santé émotionnelle car il élimine les émotions désagréables : il n’est pas possible de se sentir anxieux, en colère ou triste lorsqu’on rit.

Le pouvoir du rire va même plus loin car il aide à combattre les idées noires. En effet, physiologiquement, il est impossible de rire et de penser en même temps. Donc un bon fou-rire, et nos pensées négatives sont court-circuitées !
Mais me direz-vous, quand on a des idées noires, on n’a pas envie de rire ! C’est vrai, c’est pour cela que si le rire n’arrive pas à vous, il pourra être utile de s’équiper d’une boîte à outils du rire (à découvrir en fin de d’article).

Il a par ailleurs été prouvé qu’en plus de réduire le stress et augmenter l’énergie, le rire permet de se maintenir focalisé et d’être plus efficace.
Le rire nous met dans un état d’esprit qui nous amène à voir les situations avec une perspective plus réaliste et moins menaçante.

Cette attitude plus détendue facilite également l’apprentissage, car elle réduit la peur de l’échec ou de l’erreur, et apporte une dose de confiance dans l’avenir et les possibilités de solutions.

Il est aisé alors de comprendre que ce cercle vertueux nous amène à développer notre créativité : détendu, à une meilleure distance de la peur de l’échec, notre esprit est plus souple. Il s’ouvre à des possibilités alternatives. Il augmente notre imagination et nous aide à voir les choses sous un angle différent.

Quoi de meilleur pour le moral ?!

Rire, c’est bon pour les relations

C’est bon pour la relation à soi

Il est important de savoir rire de soi. Mais attention ! Cela ne signifie pas se ridiculiser ou adopter une attitude cynique ou ironique. Le rire ne doit pas servir de paravent ou de protection pour s’empêcher de montrer notre vraie nature. Il doit nous aider au contraire à mieux se connaître et, surtout, à mieux s’apprécier. Quand on sait rire de soi, on accepte mieux nos points faibles et nos défauts.

Savoir rire peut nous aider également à dédramatiser quand on sur-réagit. L’humour nous permet de relativiser, d’avoir ainsi un regard plus juste sur la situation, et donc d’adopter une comportement plus adéquat.

Enfin, après un bon fou rire, ne vous sentez-vous pas plus léger, plus détendu ? Si le stress nous tient dans un étau, le rire, lui, est la clé pour nous défaire de ce carcan. Il crée un espace en nous. Il dénoue ce qui coince. Rire nous libère.

Mais si rire seul, c’est bien ; rire avec d’autres, c’est encore mieux !

Pourquoi ?
D’abord, parce que nous avons beaucoup plus de chance de rire en société. En effet, le Dr Robert Provine, neuroscientifique américain qui étudie le rire depuis plus de 25 ans, révèle que la plupart des rires ne surgissent pas en réaction à une blague ou à de l’humour (10 à 15% des cas), mais juste après des phrases très banales. Ce qui est indispensable, c’est la présence d’une autre personne.
On rit en moyenne trente fois plus dans un contexte social que seul. CQFD !

Rire en société est bon également pour fait tomber les barrières. Cela nous permet de rentrer dans un groupe plus facilement et de nouer des relations.

Le rire favorise les liens affectifs entre les personnes. Il améliore la coopération, la communication, la romance et est un facteur de longévité des relations.
Le rire est un langage simple et universel qui communique la joie et la paix.
Il est très contagieux !

Et si nous décidions de mettre plus de rire dans notre vie ?
Alors qu’un enfant rit en moyenne trente à quarante fois par jour, l’adulte occidental ne rirait plus que 4,5 fois par jour.

En pratique

S’il est incontestable que certaines personnes ont plus de facilité à rire que d’autres, il est toujours possible d’intégrer le rire dans notre quotidien. Il est bien entendu que nous excluons ici rire nerveux, rire jaune, rire moqueur, vengeur ou de dérision, et que nous nous intéressons uniquement au rire sain, joyeux, communicatif et positif !

Voici quelques outils :
– Commencer la journée par un sourire, à nous même devant notre miroir et à ceux que nous croisons. Le sourire est un premier pas très efficace vers le rire, avec lequel il partage de nombreux bénéfices.
– Se rapprocher de n’importe quelle source de bonne humeur ou de rire, pour se laisser contaminer.
– Se constituer sa boîte à rire et y puiser à volonté, notamment quand le moral baisse : regarder 1 vidéo qui nous fait rire ou 1 extrait d’une scène d’un de nos films cultes, écouter un humoriste qui nous touche, des enregistrements de rires d’enfants ou encore se repasser la scène qui a provoqué notre dernier fou-rire.
– Essayer de passer du temps avec des gens qui rient, qui jouent, qui s’amusent : les enfants, les animaux de compagnie, les adultes joyeux et positifs.
– S’inscrire à un atelier du rire, à une séance de yoga du rire ou d’autres pratiques proposées par les partisans de «la thérapie par le rire» qui ont découvert qu’il est possible de rire sans facteur déclencheur et qu’un rire simulé peut être aussi bénéfique qu’un rire sincère.

Reconnu comme un facteur de bonne santé, les spécialistes recommandent environ 10 min minimum de rire par jour pour un adulte. La moyenne se situe à 1 min. Alors, déterminés à augmenter votre score ?

En bref

rire permet de se sentir vivant et a des bienfaits sur notre organisme et notre moral.
rire favorise la relation à soi et la relation aux autres
rire nous rend plus serein, plus optimiste et plus confiant.
être “addict au rire” devrait être obligatoire !

Allez Hop, je me lance !

2mn pour recenser ce qui vous fait rire et mettre en pratique – objectif : atteindre les 10 mn de rire par jour !

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

J’essaye le lâcher prise

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !
“Lâcher prise”, encore une expression que nous pouvons voir et entendre partout et qui est même devenue un véritable cliché du développement personnel ! Mais si l’expression est connue, il est moins certain que ce qu’elle recouvre soit clair pour tout le monde. Or, mal appréhendé, le lâcher prise risque d’être mal utilisé. C’est le cas par exemple quand il devient une exigence, une injonction de bien-être ou encore une espèce de formule magique qui devrait résoudre tous nos problèmes : “ça ne va pas ? Oh mais, tu n’as qu’à lâcher prise et ça ira mieux !”. Dans ces situations, le lâcher prise perd son sens et sa pertinence. Certains d’ailleurs ne supportent plus cette expression ou la trouvent inadéquate, à l’instar du philosophe Alexandre Jolien qui propose ainsi, dans son Petit Traité de l’Abandon, de “lâcher, même le lâcher prise”! Alors que signifie au juste “lâcher prise” ? Si le mot “lâcher” a un sens plus évident, le 2e mot “prise” peut paraître flou. Aussi nous paraît-il important de savoir de quelle “prise” nous parlons quand nous faisons référence au lâcher prise ! Contrôler Avoir prise, c’est avoir la capacité d’agir sur une chose, sur une personne. Cela nous relie donc directement à notre capacité de contrôle. Contrôle qui à tort, est devenu un besoin pour beaucoup de personnes : besoin de contrôler nos émotions (“je ne dois pas avoir peur”), notre travail, des événements extérieurs (“je ne veux pas qu’il pleuve”), et même la vie des autres (“je veux qu’il change”). S’il est courant d’entendre que ce besoin de contrôle est en réalité une stratégie pour cacher nos peurs (peur d’échouer, peur d’être rejeté, d’être blessé …), de nombreux courants spirituels (comme le Bouddhisme par exemple) et de développement personnel, expliquent également qu’à l’origine de ce comportement se trouve notre ego. Cet égo qui nous fait croire que nous existons indépendamment du tout qui nous environne, au lieu d’accepter que nous sommes “une vague d’un grand océan”. Cette conviction du moi séparé nous amène ainsi à refuser plus ou moins consciemment l’autre quand il ne rentre pas dans notre loi. Nous nous pensons seul maître à bord dans notre vie et sommes constamment à vouloir en contrôler le contenu, convaincus qu’il ne dépend que de nous. . La “prise” que nous voulons avoir sur ce qui nous est extérieur est donc illusoire, ou si elle est réelle (certains arrivent à avoir le contrôle sur des personnes par exemple), elle est loin de conduire au bonheur. Le lâcher prise peut donc se définir comme l’opposé du contrôle. Lâcher prise, c’est accepter de ne pas avoir le contrôle, de ne pouvoir changer ni les événements ni les autres. C’est accepter le caractère impermanent des personnes et des choses. Précisons qu’il ne s’agit pas pour autant de se mettre en retrait du monde qui nous entoure ! Il s’agit seulement de distinguer ce que nous pouvons contrôler (nous-même) et ce que nous ne pouvons pas contrôler. Prendre conscience que notre pouvoir d’action réside dans notre attitude et nos actions, dans le respect de la liberté de l’autre et la conscience d’appartenir à un tout qui peut nous dépasser. Lâcher prise est donc un acte de confiance. C’est un acte de confiance dans la vie, dans l’avenir, dans les autres. Un acte qui signifie que nous sommes bien comme une vague, singulière certes, mais qui doit composer avec les autres éléments de l’océan, présents, différents et agissants. Et si nous apprenions à être moins dans le contrôle ? Comment ? Lâcher-prise ne se décrète pas. C’est le résultat d’un processus, dont les étapes seront plus ou moins faciles, plus ou moins longues. 1 – Pré-requis Nous l’avons dit, le lâcher prise suppose d’accepter que nous avons le contrôle uniquement sur nous-même, c’est à dire sur nos comportements et notre façon de regarder les choses et les personnes qui nous entourent. Si nous n’adhérons pas à ce principe et pensons au contraire que le bonheur passe par le développement de notre pouvoir sur cet autre (tout ce qui n’est pas moi – cet autre vu comme un obstacle et non un allié), alors le lâcher prise sera impossible. 2- Prise de conscience La première étape consiste à prendre conscience de notre “prise” : sur quoi ou sur qui exerçons-nous ou aurions-nous le désir d’exercer un contrôle ? Sur nos collègues, nos enfants, notre conjoint ? Sur notre avenir, sur la météo, notre santé, nos rencontres … ? Cela exige de regarder la vérité en face, d’effectuer une analyse objective de notre situation pour identifier les domaines, les personnes, les lieux où nous sommes dans le contrôle. Cette identification nous permettra ensuite de nous interroger sur les raisons qui motivent ce contrôle : pourquoi ai-je besoin de contrôler ? Qu’est-ce qui se passerait si je ne contrôlais pas telle situation, ou telle personne ? Par exemple, si je contrôle en permanence les personnes que fréquente ma fille adolescente ou bien ses notes, qu’est ce que cela m’apporte ? Quelle peur cela vient combler ? Cette étape peut être difficile mais elle est nécessaire pour déclencher le processus du lâcher prise, qui n’est autre qu’un processus de changement. 3- Faire confiance Grâce à la 2e étape, nous avons délimité notre terrain de contrôle, nous avons déterminé les zones où un changement pouvait être initié. Comme pour tout processus de changement, nous savons ce que nous quittons sans pour autant connaître concrètement ce que nous allons trouver. Décider de lâcher prise nécessite donc de faire confiance, de SE faire confiance et de faire confiance à notre environnement. 4 – Passer à l’action Vivre dans l’ici et maintenant : lors de notre 2e podcast (Bulle de Bonheur #2 – j’étire le temps), nous avions parlé de la connexion à l’instant présent comme outil pour étirer et savourer notre temps. Il s’agissait de se consacrer à ce que nous faisions, dans l’instant, pleinement et sans distraction. Puissant outil pour mieux profiter de notre temps mais également pour nous dégager des frustrations du passé et des angoisses du futur. Attention cependant ! Vivre dans le présent ne signifie pas renoncer à nos responsabilités ni se priver de moments pour prévoir et organiser. Cela invite seulement à ne pas y penser constamment, d’autant que des études démontrent que seulement 3 à 7 % des pensées que nous anticipons arrivent réellement ! Concrètement, du lever au coucher, notre vie (nos gestes, nos échanges, nos rencontres …) offre des opportunités de pratiquer la connexion à l’ici et maintenant. C’est finalement mettre en pratique cette définition du bonheur (auteur inconnu) : “le bonheur n’est pas d’avoir tout ce que l’on désire mais d’apprécier ce que l’on a”. Se détacher des résultats : apprendre à se détacher des résultats est en relation directe avec le contrôle et la confiance. En se focalisant sur un résultat précis, voir pré-établi, nous allons essayer de maîtriser tous les paramètres qui vont nous permettre d’atteindre ce résultat et nous nous enfermons dans une seule voie pour l’atteindre. Or, nous le savons, il est extrêmement rare que l’accomplissement d’un résultat dépende uniquement de notre propre personne … il dépend aussi de nombreux éléments extérieurs sur lesquels nous n’avons pas prise. Il y a de fortes chances par conséquent que nos efforts, nos attentes ou encore la réponse des autres soient source de déception. Se détacher du résultat nécessite donc de faire confiance à la vie et de s’ouvrir à l’imprévu. Mais se détacher des résultats n’est pas synonyme d’absence de projets ni d’efforts à faire pour les réaliser ! C’est juste accepter de composer avec ce que la vie met sur notre chemin, accepter que le résultat puisse être différent de nos attentes, et faire avec. Selon Lise Bourdeau, “à chaque fois qu’il y a une retenue, des attentes, de la résistance, de l’impatience, de l’inquiétude, c’est du contrôle”. Si une personne peut diriger, c’est-à-dire donner une direction à quelque chose ou à quelqu’un, elle doit accepter que le résultat ne soit pas celui qu’elle désirait ou celui qu’elle avait prévu. Apprendre à dire OUI à ce qui est. Au lieu de résister, de lutter, de s’épuiser, le lâcher prise invite à accepter ce qui nous arrive. Accepter mais pas se résigner ni se soumettre. En fait, dire oui à ce qui nous arrive est une autre façon de dire oui à nos limites, et à celles de notre environnement. Les personnes qui adoptent cet état d’esprit témoignent que les obstacles qu’elles surmontent sont plus faciles à surmonter, qu’elles vivent moins d’émotions désagréables et qu’elles sont plus enclines à ressentir une paix intérieure. Bienfaits Lâcher prise permet de vivre dans une meilleure harmonie avec nous-même. Si nous acceptons notre moi comme il est, avec ses forces et ses faiblesses, sans nous attribuer un quelconque pouvoir sur ce qui nous est extérieur, alors nous serons plus libres, plus ouverts à la créativité et à la vie. Lâcher prise dans notre rôle de citoyen, de parent, de conjoint ou encore dans l’exercice de notre profession peut être, nous l’avons dit, difficile à pratiquer car nous avons souvent appris qu’il fallait maîtriser les choses pour pouvoir avancer dans la vie. Mais c’est une pratique qui est accessible à tous, et qui a le grand mérite de nous permettre de retrouver plus de calme, plus de sérénité, précieux outil dans une société où le stress est quotidien. En bref Savoir lâcher prise est une démarche volontaire, un travail sur soi pour apprendre à mettre de côté notre égo et avancer plus sereinement et plus confiant sur notre chemin de vie. Lâcher prise, c’est prendre le contre-pied du contrôle qui veut que nous dirigions tout pour que le résultat obtenu soit selon nos souhaits. Lâcher prise, c’est savoir se fixer des objectifs tout en étant détaché des résultats, c’est donc entreprendre des actions en ayant bien entendu l’envie de réussir mais sans savoir comment cette réussite se manifestera. Allez hop, je me lance ! A vous de jouer, 2 mn pour identifier une pensée négative que vous avez à l’égard de vous même ou de votre entourage – au lieu de l’alimenter, mettez vous sur pose et lâchez votre pensée comme un ballon que vous laisseriez s’envoler le temps de faire autre chose (respirer profondément, bouger, accomplir une tâche …).
Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

J’adopte la gratitude

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !
Les neurosciences le prouvent : exprimer sa gratitude favorise le bien-être et le bonheur. Mais en quoi consiste la gratitude ? La gratitude est la reconnaissance que nous éprouvons devant tous les bienfaits dont nous jouissons. Elle suppose donc dans un premier temps d’avoir conscience de ces bienfaits puis de reconnaître ce qui les a générés : la nature, une personne (y compris nous-même), un objet, un animal, un geste … Elle coupe court à la course au “toujours plus – toujours mieux” en nous invitant à nous centrer sur ce que ce que nous avons. La gratitude est cependant loin d’être innée. Nous sommes en effet programmés pour repérer les situations négatives et les menaces, afin de pouvoir nous protéger et désamorcer ces situations. De ce fait, nous voyons plus facilement ce qui va mal, ce qui nous manque et nous oublions également tout ce que nous avons, victimes de ce que les partisans de la psychologie positive appelle « l’habituation hédonique » : dès lors qu’une source de bien-être ou de bonheur est présente régulièrement dans notre vie, nous l’oublions peu à peu, et elle perd sur nous son pouvoir de nous rendre heureux. Eau courante, eau chaude à la sortie du robinet, sécurité sociale, moyens de transport, de communication … autant de choses qui sont devenues totalement banales et que nous ne relions plus à notre bien-être. Cela peut même concerner des relations amicales ou familiales : “une fois considérées comme acquises, les choses vivantes ou inertes ne sont plus une source de bonheur. Nous préférons en rêver d’une autre que nous n’avons pas et qui, c’est sûr, nous apportera « amour, gloire et beauté ! ». » note ainsi Christophe André. De nombreuses études montrent pourtant que le sentiment de reconnaissance, à la vie ou à autrui, a de nombreux bienfaits. Un plus grand sentiment de bonheur La gratitude est un amplificateur de bonheur. Le philosophe André Comte-Sponville définit ainsi la gratitude comme “un second plaisir, qui en prolonge un premier : comme un écho de joie […], comme un bonheur en plus. » Un effet positif sur la santé C’est la conséquence directe de ce qui vient d’être énoncé, les émotions positives ayant sur le corps des bienfaits inestimables : cardio-vasculaires, cohérence cardiaque, sommeil … (voir Bulle de Bonheur #9). Au CHU de Montpellier, la psychiatre Deborah Ducasse a mis en place la première étude mondiale sur les effets de la gratitude auprès des personnes suicidaires. «Nous avons créé deux groupes de patients. Les premiers doivent remplir tous les soirs leur « journal de gratitude », en dégageant et en analysant 3 moments bénéfiques de la journée. Le second groupe doit retranscrire tous les soirs les repas consommés». Le résultat de l’étude montre que la douleur psychologique des personnes du 1er groupe a diminué. Un activateur de sociabilité Même s’il faut aussi savoir faire preuve de gratitude envers soi-même, la gratitude est souvent tournée vers l’extérieur de soi. La gratitude suppose d’accorder de l’attention à ce qui nous entoure et de le manifester. Si cette attention se porte sur un être vivant, celui-ci va éprouver du bien-être et pourra manifester à son tour de la reconnaissance. Le cercle vertueux sur les relations est facile à imaginer ! Si la gratitude n’est pas innée, fort est de constater qu’elle est souvent le grand absent du monde du travail. Les études montrent en France que de nombreux salariés manquent de reconnaissance non seulement de leur hiérarchie mais également de leurs collègues. Un lien étroit a été fait entre cette absence de gratitude et la démotivation au travail. Un renforcement des liens familiaux A l’instar des relations sociales, la gratitude a bien entendu des effets sur les relations familiales. L’avantage de la famille est d’offrir un contexte plus intime et sécurisant pour pratiquer la gratitude. Et croyez-en Rébecca Shankland, psychologue canadienne, la reconnaissance améliore l’ambiance familiale. Ainsi, instaurer des petits rituels de gratitude est un moyen pour éprouver ensemble de la reconnaissance, apaiser les tensions et stimuler le « sens du positif » de ses enfants. Les repas peuvent être un moment approprié pour s’entraîner : par exemple, un tour de table où chacun dit ce pour quoi ou envers qui il est reconnaissant (pour les plus petits, un “merci pour” sera souvent plus simple). Il y a de grandes chances que l’atmosphère soit plus détendue et joyeuse ! Un booster d’estime La gratitude est un vrai cadeau : pratiquée entre personnes, elle vient reconnaître des qualités, des compétences et renforcer le sentiment d’appartenance à un groupe – or, cette reconnaissance est un des éléments majeurs de la construction de l’estime de soi. A contrario, avec une mauvaise estime de soi, nous avons de la peine à accepter les mercis ou les compliments. Et cela explique que notre gratitude peut être mal perçue quelquefois : la personne gratifiée peut par exemple nier son mérite ou faire preuve de gêne. En pratique Exprimer sa gratitude par écrit Ecrire un journal de gratitudes : le nom d’un être cher, une réalisation, une découverte, une intention reçue, une sourire, un service, une écoute, un bon repas, le soleil … attention, à ne pas en faire une habitude mécanique qui perdrait son sens. Mieux vaut en écrire peu mais en étant à chaque fois connecté à la situation évoquée (qui, où, comment … ?). En 2003, une étude a été menée par les professeurs américains Robert Emmons et Michael McCullough. Les volontaires devaient noter tous les jours, pendant 10 jours, au moins 5 raisons qu’ils pouvaient avoir d’être reconnaissant : leurs parents, un musicien, un professeur, un ami … ou encore être en vie, avoir un travail apprécié … . A la fin de l’expérience, les volontaires ont relevé qu’ils étaient plus heureux, plus positifs et plus déterminés. Ils ont noté que leur générosité augmentait, et que physiquement ils étaient plus en forme, meilleur sommeil, moins de maladies et plus d’énergie. Ecrire une lettre à une personne pour laquelle nous avons de la gratitude : Cette exercice que préconisent de nombreux professionnels aujourd’hui, est inspiré par une expérience menée par Martin Seligman, le père de la psychologie positive. Celui-ci a demandé à 300 personnes d’écrire un témoignage précis (contexte, bénéfices, durée, …) à une personne qui avait compté dans leur vie mais qu’elles n’avaient jamais vraiment remerciée. Dans un deuxième temps, les personnes devaient prendre contact avec le destinataire pour lui remettre en main propre la lettre mais sans lui dévoiler la raison de la visite. La grande majorité des personnes qui ont fait cette expérience disent qu’elles s’en souviendront toute leur vie et que leur bonheur a non seulement été intense mais qu’il a duré. Tal Ben-Shahar conseille de faire de ses lettres un rituel. Une fois par mois au moins permettrait d’inscrire les bienfaits positifs d’une telle attitude dans le long terme. Il précise aussi que si la lettre peut être envoyée, le fait de la remettre en mains propres et de la lire en direct est beaucoup plus puissant. Attention toutefois, la gratitude va de paire aussi avec la gratuité. Dire merci à une personne pour attendre en retour qu’elle fasse la même chose n’est pas du tout le but de la gratitude ! Soyons donc vigilants avec nos attentes. Christine Michaud raconte ainsi dans son livre « Mon projet bonheur » sa grande déception lors de son expérience de la «visite de gratitude». Positive par nature et pleine de confiance, la douche fut glacée quand la destinataire refusa non seulement de la voir mais également de recevoir sa lettre. Nous avons du pouvoir sur nous même (écrire), pas sur les autres ! Exprimer sa gratitude par oral en disant tout simplement merci (qui peut bien entendu se faire aussi par écrit). Sans doute la forme la plus courante de la gratitude, à condition que notre merci soit sincère et précis (voir Bulle de Bonheur #11 pour plus de précisions). sous forme de jeu : une carte d’un jeu 2 mn, la ronde des compliments, un début de dîner où chacun évoque un “top” de la semaine … sous forme de question, en couple, avec les enfants : “qu’est ce qui t’a fait plaisir aujourd’hui ?”. Le fait de le faire le soir avant de s’endormir favorise la qualité du sommeil (étude de Emmons). en faisant intérieurement son propre bilan : “qu’est ce que j’ai apprécié aujourd’hui ?” – on peut se fixer un premier objectif de trouver 3 choses, comme les fameux 3 kifs préconisés par Florence Servan Schreiber. Se créer un mémo Un MERCI écrit en lettres de couleurs sur notre frigo, un proverbe sur la gratitude affiché dans nos toillette ou encore un bracelet ou un collier de gratitude : à acheter ou à fabriquer, chaque perle correspondant à un petit ou grand bonheur de notre vie. Toucher les perles, écouter leur bruit, évoquer les bonheurs que les perles représentent … Certains conseillent de ne pas le porter sur soi mais de le laisser dans sa poche, dans son sac, sur sa table de nuit… . Bien entendu, il peut être difficile de pratiquer la gratitude, d’abord parce que nous n’avons jamais appris à le faire mais également parce que nous pouvons vivre une période de difficultés qui rend cet exercice trop difficile. Dans ces moments là, s’entraîner à la gratitude passera au départ par la reconnaissance de notre capacité à réaliser des gestes du quotidien : arriver à se lever, à aller travailler en faisant bonne figure, à se nourrir, à être logé … l’essentiel est d’initier ce mouvement de reconnaissance, c’est à dire amorcer la pompe du positif qui va, non pas éliminer par magie nos difficultés, mais nous aider à vivre une petite gratification, ne serait-ce que pendant ces moments d’évocation. Comme tout apprentissage, la politique des petits pas est de mise … apprendre à regarder ce qu’on a peut se faire au goute à goute au départ. Ensuite, habitué et éveillé, notre esprit captera plus naturellement les bonnes choses qui nous arrivent au quotidien. Ceux qui pratiquent la gratitude régulièrement affirment que non seulement elle se fait de façon plus facile et spontanée, mais surtout qu’elle se centre non plus sur des événements particuliers, mais sur plein de petites choses du quotidien dont ils n’avaient pas ou plus conscience. Bienfaits La gratitude fait vivre une expérience émotionnelle positive. Or souvenez-vous (Bulle de Bonheur #5), le cerveau limbique est aussi celui des souvenirs, donc notre mémoire enregistre ces émotions agréables. Dans l’échange, en famille, en couple, entre amis, la relation s’en ressort affermie, plus riche . La gratitude permet de se sentir plus en présence, plus connecté à ce qui nous entoure Elle développe notre acuité : nous découvrons soudainement un tas d’éléments de notre environnement, pourtant là depuis longtemps ! De l’oiseau que vous allez peut-être entendre chanter le matin à l’inconnu du métro qui prend soin de tenir la porte à la personne derrière elle, le monde va vous paraître sous un autre jour. La gratitude a vraiment ce pouvoir de nous décentrer et nous faire rentrer dans une relation chaleureuse au monde et à nous-même. Elle déclenche un cercle vertueux. En bref la gratitude c’est la reconnaissance qu’on éprouve pour quelqu’un ou quelque chose qui nous fait du bien personnes, objets, animaux, nature, événements …: les occasions d’être reconnaissant sont multiples pratiquer la gratitude améliore la santé et les relations plus on pratique, plus notre capacité à être heureux se développe En pratique Allez, à vous de jouer ! 2 mn pour commencer votre journal de gratitude en écrivant chaque jour vos 3 petits bonheurs du jour ou en les nommant le soir en vous couchant, booster de moral garanti ! Votre Bulle de Bonheur #20 : J’adopte la Gratitude !
Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Je fais des projets

Vous pouvez dès maintenant vous abonner au podcast Bulle de Bonheur sur Itunes et laisser votre commentaire ! Inscrivez-vous à notre newsletter pour être notifié des prochains épisodes, recevoir chaque mois gratuitement 2 cartes de jeux 2 minutes, être au courant de nos actus, découvrir nos astuces…

Le projet est souvent défini comme l’intention de réaliser quelque chose. 

Pour nous, le projet va au delà, il est un process plus complet qui inclut planification, évaluation des moyens et des acteurs impliqués, adéquation avec nos valeurs et nos attentes. 

Un projet suppose donc une envie – cette envie répond à un but, qui se traduit lui même par des objectifs, c’est à dire des actions.

La notion de temporalité est forte quand on parle de projet – en dehors de notre projet de vie, un projet s’inscrit généralement dans une durée définie, il est temporaire et unique.

Voir le projet comme une réalisation pragmatique invite à dépasser nos rêves, nos désirs, nos espoirs, et faire face au concret en répondant à des questions comme :

– qu’est-ce que je recherche (le but) et quels sont les objectifs que je mets en place pour y répondre ?

– quelles sont les ressources dont j’ai besoin pour réaliser mon projet ? Ressources humaines (il est rare que je puisse réaliser un projet seul – qui sont les acteurs qui vont être partie au projet ?) et ressources matérielles.

– quelle est la durée que je me fixe ? Date de départ – date de fin.

Qu’il soit personnel ou professionnel, un « vrai projet » est un projet qui nous tient à cœur. Il doit être comme une lumière qui nous guide, une source d’espoir et d’énergie qui nous fait vivre.

Ecrire un livre, faire une activité artistique, partir en voyage, avoir un enfant, obtenir un diplôme, prendre soin de soi … Faire des projets est à la portée de tous. Quel que soit notre niveau d’études, quelles que soient nos origines, quels que soient nos moyens financiers et notre âge, nous avons la possibilité de mener des projets importants pour nous. 

Projets sans suite  

Nous remettons souvent nos projets au lendemain, prétextant qu’il nous faut : attendre d’avoir le temps, attendre d’avoir plus d’argent, d’être plus âgé, d’être libéré de l’éducation de nos enfants…  Mais remettre à plus tard, c’est le plus sûr moyen d’avoir des regrets et de passer à côté de ce qui peut nous aider à être plus heureux.

En plus de la procrastination, un autre obstacle à la réalisation de nos projet peut être le regard de l’autre. L’avis de notre entourage s’avère quelquefois un frein sérieux à la mise en place de nos projets – il peut même nous arriver de ne pas en parler car nous appréhendons ou anticipons la désapprobation de nos proches. Il ne s’agit pas bien sûr de faire abstraction de ceux qui nous entourent car ces proches seront souvent des co-acteurs de notre projet. Ainsi, si je suis en couple, il est clair que mon projet de déménagement ne se fera pas sans en parler avec mon conjoint ! Mais au-delà de ces considérations raisonnables, notre bien-être est essentiel et il ne s’agit pas non plus de renoncer à nos aspirations uniquement pour satisfaire notre entourage. Et à nouveau, vous l’aurez compris, nous nous retrouvons dans cette fameuse position d’équilibre abordée dans Bulle de Bonheur #13 !!

C’est pour cela qu’il peut être préférable de faire notre travail de réflexion et d’évaluation seul dans un premier temps, sans pression du regard extérieur, puis d’en parler à notre entourage dans un second temps – temps de la coopération et peut-être de l’adaptation si certains freins apparaissent.

Enfin, une dernière limite à faire des projets pourrait être la peur de l’échec. Nous le savons, faire des projets n’est pas synonyme de succès garanti – il est nécessaire  d’accepter que certains ne se réaliseront jamais ou qu’ils n’iront pas jusqu’au bout. Mais selon les professionnels de la gestion de projets, même inabouti, un projet a eu sa raison d’être : celle de nous motiver à avancer, de nous donner le goût de vivre, de nous permettre d’élaborer de nouveaux projets plus en conformité avec la réalité du moment – au cours de l’élaboration d’un projet, nous apprenons toujours un peu plus sur nous, sur notre environnement, connaissances qui nous serviront pour relever d’autres défis.

Faire le deuil d’un projet peut être une phase difficile, il ne faut pas le nier. Et comme pour tout résultat souhaité mais non atteint, l’enrichissement se fera en transformant ce projet non abouti en opportunité de croissance, voire en tremplin pour mieux réussir derrière.

Passer de l’intention à l’action 

Passer à l’action, c’est d’abord définir un projet en accord avec soi-même

Sortons de notre quotidien, de notre routine et demandons-nous quels sont nos désirs profonds, quels sont nos domaines de prédilection, les actions qui nous procurent du bien. Le lâcher prise est important à cette étape car pour laisser libre cours à nos envies, il n’est pas question de commencer à se limiter sous l’influence de notre petite voix intérieure qui va venir nous dire que c’est impossible ou qui va nous pointer les obstacles.  La nécessité de se relier à ses désirs est de définir un projet qui soit en adéquation avec notre personnalité, notre identité profonde – cette adéquation va être la source de notre motivation. 

Dans une deuxième temps, l’évaluation du projet pourra se faire. C’est le temps des questions pragmatiques que nous avons évoquées, à propos des acteurs impliqués et du coût par exemple. C’est le temps de regarder la faisabilité de notre projet, sans pour autant saisir le moindre obstacle comme un prétexte de différer ou renoncer !

Puis vient l’étape des objectifs, donc des actions.  Ainsi, si j’ai le projet de déménager à la campagne, mes objectifs pourraient être de demander ma mutation, chercher un logement qui répond à mes critères, profiter du prochain week-end disponible pour me rendre sur place et visiter (on le voit, l’objectif doit être clair, formulé à l’affirmatif, réalisable et de notre responsabilité).

Le plus important est donc d’établir des projets réalisables, tout en laissant sa créativité s’exprimer. 

En manque d’idées ? En voici quelques unes :

  • Un projet artistique : lecture, peinture, danse … on le sait, ces disciplines sont délaissées au profit des écrans, alors qu’elles participent activement au développement de notre cerveau. Une fois par mois, est-ce vraiment infaisable ?!

  • Un projet sportif : on ne rappellera pas les bienfaits du sport ! Du yoga à la boxe, de la course à pied au football, il y en a pour tous les goûts, tous les budgets et toutes les conditions physiques !

  • Un projet social : dans Bulle de Bonheur #9 – je soutiens mon entourage, nous avons évoqué les bienfaits d’aider les autres, de se sentir utile. Les associations en recherche de bénévoles sont nombreuses et les domaines et les besoins en temps sont très variés (une heure par mois peut soulager beaucoup de personnes et vous apporter beaucoup).

  • Un projet extra-ordinaire : pourquoi ne pas laisser s’exprimer un petit grain de folie ? Un tour du monde, une expérience à l’étranger, un exploit sportif … ? Il y a forcément quelque chose dont vous avez toujours rêvé sans oser franchir le cap. Sans se mettre en danger ni tomber dans l’inconscience, des projets fous sont souvent beaucoup plus réalisables qu’on ne le pense.

  • Un projet de vie : bien sûr celui-ci ne sera pas forcément temporaire mais définir ce qui nous motive, ce à quoi nous aspirons est un sacré moteur de vie. Attention, il ne s’agit en aucun cas de planifier notre vie mais bien de se projeter dans des réalisations personnelles, familiales, professionnelles et sociétales, afin d’être motivés et heureux de se lever tous les matins.

  • Un projet de couple :  faire des projets est souvent présenté comme un défi pour le couple. Faire des projets à deux, c’est se lancer dans la construction d’un espace commun, un “nous” qui doit trouver sa place sans pour autant prendre la place des 2 “je”, c’est concilier projets personnels et projets de couple, un sujet de blog en soi ! Mais retenons que même si c’est un défi, faire des projets est indispensable à toute relation amoureuse – avec la communication, la sexualité et la tendresse, faire des projets est d’ailleurs présenté comme le 4e pilier de la maison conjugale.

Bienfaits

Faire des projets apporte la satisfaction de vivre pleinement notre vie –  c’est une porte ouverte à l’apprentissage, à la découverte, à la nouveauté et au renouvellement – c’est l’assurance d’un élan et d’une motivation qui poussent dans la vie. Ainsi, si une personne peut tout à fait vivre sans accomplissement de projet, elles révèlent en revanche, quand elles sont interrogées plus profondément, une réelle frustration, un manque, la sensation de passer à côté de l’essentiel.

Finalement imputer l’absence de projets à des causes extérieures, comme le manque de temps, le manque d’argent et même le manque de chance est souvent une fausse excuse. Un projet est avant tout question de choix personnel. 

Rappelons cependant que tout reste toujours question de dosages – attention à la boulimie de projets ! Il ne s’agit pas de réaliser une performance ni de prouver notre savoir-faire, mais bien de rechercher un bien-être et un équilibre de vie. Avoir des projets peut alléger un quotidien très lourd, donner de la hauteur mais ce ne doit pas être une fuite vers l’avant – l’instant présent doit continuer à se vivre.

En bref

Avoir un vrai projet est un moteur essentiel de l’existence.

Faire des projets est à la portée de tous : la chance, l’argent, le temps, l’entourage sont des éléments secondaires – il s’agit bien plus d’une question de volonté et de choix.

Un projet motivant et satisfaisant est celui dont les objectifs sont fixés en accord avec ses valeurs et ses attentes. 

En pratique 

Allez hop, 2mn pour me fixer un projet ! 

Je choisis le domaine (famille, santé, professionnel, bénévolat, amitié, détente …) – je définis le délai pour réaliser mon projet – je valide la faisabilité et ce qu’il m’apporte – je passe à l’action, et pour renforcer mon engagement, je n’hésite pas à en parler à mon entourage.

Je surmonte mes peurs

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : des conseils, des surprises, des cadeaux !

La peur fait partie des émotions primaires dont nous avons parlé dans Bulle de Bonheur #5 – je nomme mes émotions. Elle a toujours suscité chez l’homme le désir de la connaître et de la contrôler. Les écrits sur le sujet sont de ce fait particulièrement nombreux.

Parmi cette abondante littérature, il nous semble important de distinguer la peur, émotion fondamentale qui nous permet de nous adapter à notre environnement, de la peur plus subjective qui va au contraire nous bloquer et donc nous empêcher de nous adapter.

Selon le processus émotionnel (Bulle de Bonheur #9), la peur naît d’un élément déclencheur (stimuli externe ou interne), provoque des sensations physiques, génère un comportement réactif et transmet un message.

Par exemple, la peur peut être provoquée par la vision de notre enfant qui va traverser alors qu’une voiture arrive à vive allure – le coeur battant, le souffle court, nous tirons violemment notre enfant en arrière pour lui éviter de se faire écraser.

La peur nous signale donc un risque, un danger, une menace.

Elle est l’émotion qui assure notre survie.

Il est donc normal d’avoir peur. Le mythe que l’homme peut vivre sans peur est donc bien un mythe ! Nous sommes des êtres humains et non des robots, la peur est signe de vie.

Puisque la peur donne l’alerte à notre organisme, celui-ci va se préparer à donner la réponse la plus appropriée. Ces réponses sont souvent regroupées sous l’appellation anglaise des 3F pour Freeze, Flee or Fight ou en français, se figer, fuir ou attaquer.

Il est certain que la peur est souvent une émotion désagréable mais quand elle est fonctionnelle, elle reste supportable le temps de traiter le problème.

Mais nous savons également que la peur perd quelquefois sa fonction d’adaptation et de réaction ajustée, et qu’elle devient alors un handicap qui nous empêche de gérer la réalité. Notre état de vigilance accrue se met en place sans raison : on a peur ou on est anxieux en l’absence de danger réel, et nos comportements ne sont plus adaptés.

Peur du noir, peur des autres, peur de l’avenir, peur de soi … Les peurs peuvent être nombreuses. Ces peurs, appelées “peurs trafiquées” par les professionnels, seront dites pathologiques dès lors qu’elles enferment dans un comportement répétitif qui nous empêche de vivre. Dans ces cas dits pathologiques, nos réponses seront inadaptées et excessives : ainsi la fuite devient systématique ou la recherche d’aide se généralise et nous sommes incapables de rester seul dans toute situation jugée menaçante.

La peur peut donc avoir plusieurs degrés (peur, anxiété, panique, phobie …) et des manifestations physiques variées (tremblements, hausse de la fréquence cardiaque, cri, paralysie momentanée …) mais dans tous les cas, c’est notre relation entre l’objet et la réalité qui est atteinte. Selon le psychologue Giorgio Nardone, quand la peur atteint un degré qui “nous empêche de réaliser nos désirs ou nos compétences”, alors l’intervention d’un spécialiste est nécessaire.

Changement de regard

Et si nous apprenions à ne pas avoir peur de nos peurs ?

Nommer nos peurs

Si la peur est souvent mal vue dans notre société, il est important de ne pas la cacher.

Ne pas voir la peur comme une marque de faiblesse ou un manque de courage, contrairement au message souvent transmis par la société ou par les parents : “il ne faut pas avoir peur”, “mais non, ça ne fait pas peur ça, tu es grand maintenant”. Or nous l’avions mentionné dans notre Bulle de Bonheur sur les émotions, refouler une émotion est le meilleur moyen de nourrir cette émotion – ici, le risque est de cristalliser des peurs qui re-surgiront sans prévenir dans la vie adulte. Le contrôle de la peur est par conséquent une réponse à proscrire.

En parlant des enfants, il est important de noter également que le surcroît de protection empêche l’enfant de se confronter à ses peurs. La peur possède une fonction d’éveil et de renforcement de l’identité, et ce n’est pas un hasard qu’elle soit présente tant dans les contes racontés aux enfants que dans les jeux. L’enfant en grandissant aime à éprouver de petites peurs, qu’il peut lui même mettre en scène d’ailleurs (jouer dans le noir, regarder un film qui fait peur …). C’est en y faisant face qu’il apprend à les surmonter et qu’il installe les bases de son assurance.

Comme pour toutes les émotions, l’éducateur a de ce fait un rôle important à jouer pour accompagner l’enfant à mettre des mots et identifier ses propres peurs, sans jugement ni rationalisation.

Identifier nos peurs

Exprimer et reconnaître ses peurs sont des étapes indispensables pour arriver à mieux les gérer. C’est en effet par la connaissance de notre peur que nous pourrons trouver le meilleur moyen d’y faire face. Alors interrogeons notre peur : est-elle réelle ? est-elle imaginaire ? de quoi ai-je peur ? Comment mon corps réagit ?

Un outil utile pour nous aider à identifier une peur subjective, est la liste des peurs (ou blessures) existentielles identifiées par Lise Bourbeau dans son livre “les 5 blessures qui empêchent d’être soi même” :

  • la peur du rejet

  • la peur de l’abandon

  • la peur de l’humiliation

  • la peur de l’injustice

  • la peur de la trahison

Etant donné que ces peurs sont souvent inconscientes, connaître l’existence de ces différentes formes peut nous aider à les nommer et surtout à repérer quelles sont les peurs profondes qui se cachent derrières des peurs plus apparentes comme celles de parler en public, de décevoir, de la mort, du regard des autres  … etc … .

Ce travail d’identification et d’observation de nos peurs nous aide également à repérer  nos stratégies d’adaptation, c’est à dire les mécanismes de défense que nous avons mis naturellement en place pour nous protéger. Le problème est que ces mécanismes sont souvent défensifs et rigides, et n’apportent qu’un soulagement éphémère. Par exemple, si ma défense face à une parole blessante est de me taire, le silence me permet de me protéger sur le moment, mais sur le long terme, il ne règle en rien ma peur. Prendre conscience de nos mécanismes de défenses, qui sont devenus souvent des automatismes inconscients, est un moyen d’identifier des comportements inadaptés et par conséquent de les modifier.

Repérer nos peurs, les éléments déclencheurs, les signes physiques et les réactions afférentes, nous amène à mieux pouvoir les affronter.

Affronter nos peurs

Une fois identifiée, la peur doit être gérée. Pour cela, il nous faudra trouver les moyens qui nous permettent de le faire, pour non seulement éviter des les alimenter mais aussi pour les stopper.

De nombreux professionnels ont démontré que la relaxation musculaire, ainsi que la méditation, pouvaient aider car lorsque la respiration est lente et le corps détendu, il est difficile de ressentir la peur.

Faire appel à la visualisation est aussi une ressource précieuse. Diriger sa pensée vers des images ou sensations positives peut agir efficacement sur la peur. Le cerveau ne peut gérer qu’une tâche à la fois, donc recentrer notre cerveau sur des images qui nous font du bien, le préserve de l’intrusion des pensées négatives : nature, personne, animaux, dès lors que l’image nous apporte joie, sérénité, bien-être, elle sera une excellente antidote aux pensées désagréables générées par la peur.

Il existe aussi de nombreux accompagnements comme la sophrologie, l’hypnose, la programmation-neuro-linguistique (PNL), les thérapies comportementales et cognitives (TCC) pour nous aider à affronter nos peurs.

Où que nous en soyons de notre travail sur nos peurs, il est essentiel de se rappeler que la politique des petits pas est le chemin le plus sûr pour avancer. Pas besoin de changements radicaux, exerçons-nous juste à poser de petits actes et fixons-nous de petits « challenges-courage » qui nous aident à progresser.

En bref

Comme toutes les émotions, la peur est un signal envoyé par notre cerveau – elle nous est donc utile. Mais si elle a pour fonction de nous avertir d’un danger et de nous procurer l’énergie nécessaire pour nous faire réagir, dans certaines situations, elle est capable d’être un réel handicap et de nous empêcher d’avancer sur notre chemin de vie.

Alors, soyons bien attentifs à nos peurs : les identifier, les nommer et les accepter sont nécessaires pour ensuite passer à l’action, c’est à dire trouver les moyens d’y remédier.

En pratique

2 mn pour identifier une de vos peurs : nommez la, repérez par quels signes elle se manifeste dans votre corps et quel est votre comportement réactif. Demandez-vous objectivement si ce comportement est adapté. S’il ne l’est pas, essayez, avec bienveillance, de trouver un autre moyen pour gérer votre peur.

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Je reste curieux

Vous pouvez dès maintenant vous abonner au podcast Bulle de Bonheur sur Itunes et laisser votre commentaire ! Inscrivez-vous à notre newsletter pour être notifié des prochains épisodes, recevoir chaque mois gratuitement 2 cartes de jeux 2 minutes, être au courant de nos actus, découvrir nos astuces…

La curiosité, c’est l’envie d’apprendre, de connaître, de découvrir de nouvelles choses. 

Elle peut être un trait de caractère ou se manifester dans des circonstances particulières.

Cet appétit de savoir est considéré comme un désir inné chez l’homme, mais il arrive qu’il s’émousse avec le temps.  

La curiosité naturelle des enfants

Les enfants sont en général très curieux, voire trop si l’on écoute certains parents ! Le nombre de “pourquoi” qu’un enfant peut prononcer peut d’ailleurs être considérable.

En fait, les enfants savent intuitivement que la curiosité est un moyen d’apprendre, de découvrir le monde qui les entoure. Grâce à leurs sens (toucher, goût, vue …) mais aussi par l’exploration et le questionnement, les enfants manifestent leur désir d’apprendre et mettent en pratique, naturellement et spontanément, leur curiosité.

Toutefois, en grandissant, les enfants apprennent à tempérer ce questionnement, et pour certains la curiosité va s’assécher, voire disparaître.

C’est pourquoi, si la curiosité reste naturelle chez certains adultes, elle sera plus une question de volonté pour beaucoup d’autres : volonté d’interroger et de s’interroger. Il est intéressant de noter à ce propos que le questionnement adulte est souvent double : au “pourquoi ?” de la compréhension, va s’ajouter le “et si ?” de la nouveauté. Et s’il existait une autre manière de faire ? Et s’il y avait une façon différente de voir les choses ? 

La curiosité suppose donc d’être dans un certain état d’esprit, c’est à dire faire preuve d’une attitude d’intérêt à l’égard d’un sujet ou d’un événement donné. 

Elle demande une forme d’humilité car il s’agit d’admettre que “je ne sais pas” et que ‘j’aimerais savoir.” Humilité qui nécessite de dépasser la fausse croyance selon laquelle demander serait stupide (n’avez-vous jamais dit ou entendu : “ma question est sans doute idiote mais …” ou encore “c’est bête mais j’aimerais savoir pourquoi …” ?).

Mais au fait, à quoi ça sert d’être curieux ?

Etre curieux pour mieux se connaître 

Etre curieux, c’est chercher à connaître ses points forts et ses limites. C’est se demander et se re-demander ce qui nous anime, ce qui nous satisfait, ce qui nous empêche, ce qui nous bloque. 

Rester curieux, c’est aussi rester curieux de ce que les autres pensent, notamment à notre égard. Savoir demander à notre entourage sur quels points nous pourrions progresser, personnellement et professionnellement, est un excellent moyen pour ouvrir notre vision du monde. 

Selon Tal Ben-Shahar, c’est également le chemin à emprunter pour lutter contre le perfectionnisme : le perfectionniste (mais il n’est pas le seul) n’est pas ouvert aux critiques car il accepte mal qu’on mette le doigt sur une imperfection, un défaut. Ce manque d’ouverture revient à “ériger un mur entre soi et d’éventuelles suggestions pertinentes, entre soi et autrui”. Ne pas être curieux des autres enferme et fige.

Etre curieux pour s’adapter 

Nous l’avons dit souvent dans Bulle de Bonheur, aujourd’hui, nous vivons dans une société où le rythme est soutenu, où les progrès et les évolutions, sociétales, scientifiques mais aussi culturelles, sont nombreux.  

L’être humain n’a jamais cessé d’évoluer, et cela depuis le jour de sa naissance. Du nourrisson que nous étions à la personne que nous sommes aujourd’hui, nous avons appris et avons rapidement découvert qu’il y avait tout un monde qui existait en dehors de chez nous. Si notre curiosité enfantine a été un moteur pour notre croissance, elle doit le rester dans notre vie d’adulte, pour nous permettre de profiter des innovations, des nouvelles idées et surtout des nouvelles façons de voir la vie. 

Attention ! Curieux ne signifie pas accepter ou être d’accord avec tout ce qui est nouveau, cela implique juste de faire preuve d’ouverture d’esprit et créer des opportunités de découvrir des choses qui pourraient nous aider, nous satisfaire, nous connecter à notre entourage. L’avantage dans notre monde qui bouge vite est que les connaissances sont facilement accessibles … il y a juste à être curieux pour aller les chercher et les activer ! Et acquérir des connaissances, n’est-ce pas se donner plus de moyens pour avancer et mieux choisir son chemin de vie ?

Être curieux pour s’ouvrir et mieux réussir

Si la curiosité permet de s’adapter et de mieux se connaître, il est logique qu’elle nous permette de nous ouvrir et d’envisager d’autres chemins possibles pour parvenir à une vie satisfaisante. L’avantage, c’est qu’être curieux nous ouvre non seulement un monde de possibilités mais nous habitue également au nouveau, à la différence. De ce fait,  nous sommes beaucoup plus à l’aise avec des gens ou des choses que nous ne connaissons pas, plus confiants face à des situations inhabituelles.

Comme l’explique Tal Ben-Shahar, les gens dont “la vie est en forme de point d’interrogation et non de point final”, font preuve de plus de créativité et de réussite, développent des relations de meilleure qualité … en quelques mots, ils sont plus heureux. Il s’agit donc de continuer à se poser des questions, et non s’enfermer dans la position de “je sais déjà” ou “je ne veux pas savoir”.

Si l’on adopte cet état de curiosité, nous observerons que la vie présente de multiples occasions d’apprendre : toute situation décèle un enseignement, un message utile.

“Avoir l’esprit ouvert, c’est accueillir pleinement la vie”.

Etre curieux pour mettre de la vie dans sa vie

La curiosité représente un fabuleux rempart à la monotonie ou la routine. 

Comme l’enfant qui découvre, s’étonne et s’émerveille, la curiosité nous met dans un mouvement dynamique et sans cesse renouvelé, où la passivité et l’ennui ont peu de place. La vie présentant constamment de nouvelles choses, notre désir d’apprendre et de nous “mettre à jour” conduit à une vie très variée, où les occasions de s’enchanter sont multiples.

Etre curieux pour améliorer notre santé

La curiosité sollicite notre cerveau et stimule nos neurones. Notre activité cérébrale va s’intensifier et notre cerveau, comme un muscle qui se renforce par l’exercice, va se développer. D’ailleurs, des études scientifiques commencent à établir un lien entre la curiosité et le ralentissement du développement de certaines maladies comme celle d’Alzheimer. 

Autre avantage, être curieux nous oblige à sortir de notre zone de confort et favorise les nouvelles expériences. Or, Notre corps nous récompense à chaque fois que nous tentons de nouvelles expériences qui nous sont agréables. Le cerveau produit de la dopamine qui crée une récompense interne. Cette récompense de bien-être se développe particulièrement  en dehors de notre zone de confort, donc allons-y !

Limites 

La curiosité est-elle un vilain défaut ?

Ce proverbe, s’il est souvent utilisé à tort, n’est cependant pas complètement faux. Comme toute qualité en effet, la curiosité cultivée à l’excès, deviendra un défaut. 

Quand la curiosité est employée à mauvais escient, quand elle devient inquisition et qu’elle ne respecte plus l’intimité et/ou la volonté des personnes, alors oui, la curiosité atteint ses limites. Si la curiosité nuit, si elle alimente rumeurs et commérages, elle devient vicieuse et doit être condamnée. 

Une autre limite à la curiosité, sans doute très liée à notre époque où tout “doit” aller très vite, est le temps. Lorsque notre curiosité ne peut pas être satisfaite immédiatement, nous avons tendance à nous concentrer sur notre frustration de ne pas savoir. Notre curiosité est alors source d’émotions désagréables. 

La question peut cependant se poser de savoir si notre frustration naît de la non satisfaction de notre besoin d’apprendre, ou plutôt de notre volonté de contrôler, de tout maîtriser qui nous pousse à vouloir tout savoir ?!

Enfin, la curiosité pourra aussi se heurter à des codes sociaux et des cultures différentes. Demander l’âge d’une femme, parler de salaire, d’émotions … peuvent être des sujets d’intérêts pour certains mais d’impolitesse, de non respect ou d’humiliation pour d’autres.

Quoiqu’il en soit, s’il n’est pas toujours simple de déterminer la ligne qui fait passer du côté de la curiosité malsaine, il peut être utile de se fixer nous-même nos limites, et d’avoir conscience que la curiosité peut être déplacée, qu’elle peut devenir impulsive, incontrôlable et donc nocive. 

En pratique

Et si je retrouvais mon âme d’enfant ? Si je regardais tout ce qui nous entoure comme un immense coffre à connaissances ?

Rester curieux, c’est garder un esprit ouvert mais comme nous l’avons dit, c’est aussi garder un esprit critique car il ne s’agit pas d’être d’accord avec tout ce qui est nouveau, ni de tout prendre pour argent comptant. Etre curieux nécessite donc de questionner et se questionner.

Pour cela, nous avons à notre disposition tout un arsenal de mots interrogatifs qui peuvent nous aider à orienter nos questions : pourquoi ? Et si ? Mais également : comment, quand, qui, combien, où … quelquefois rassemblés sous l’acronyme CQQCOQP, bon moyen mnémotechnique !  

Il est vraiment étonnant de réaliser que si nous partons du postulat que tout a un intérêt, des sujets que nous avions étiquetés d’ennuyeux ou de fades, vont nous apparaître sous un jour très différent. Ce raisonnement est d’ailleurs le même pour des sujets sur lesquels nous pensions détenir la vérité : avoir un esprit ouvert peut nous révéler d’autres avis, d’autres points de vue et ainsi nous faire découvrir d’autres possibilités.

Etre curieux en pratique, c’est également sortir un peu de notre univers habituel, explorer des domaines qui nous sont inconnus. Sur internet ou dans la vie réelle, les occasions sont nombreuses. 

Ce peut être par exemple tenter de se diriger de temps en temps vers quelque chose qui est complètement différent d’un de nos domaines de prédilection. Vous détestez le rap ? Il se trouve que votre adolescent n’écoute que cela. Pourquoi ne pas saisir cette occasion pour découvrir un autre registre musical ? Vous pourriez vous laisser surprendre par une chanson et même un artiste que vous aimez, tout en étant exemple d’ouverture pour votre enfant et créateur d’un temps de qualité avec lui.

Pour les couples, les professionnels de la relation conjugale montrent qu’un couple curieux est généralement un couple heureux. Ainsi, le couple renforcera plus sa relation en découvrant ensemble des nouvelles activités plutôt qu’avec des activités plaisantes mais familières. 

Bienfaits 

La curiosité nous amène à vivre de nouvelles expériences.

Elle nous aide à augmenter nos connaissances. Plus on est curieux, plus on connaît de choses, plus on est capable de lier des idées entre elles. 

En bref, rester curieux, c’est entretenir son cerveau, inviter l’action et l’émerveillement dans son quotidien, favoriser sa créativité et ses chances de réussite, c’est donc contribuer à son bonheur.

En bref

Commune à tous à la naissance, la curiosité se perd pour beaucoup d’entre nous en grandissant. Mais bonne nouvelle, elle peut se ré-apprendre ! Tant mieux car La curiosité est un outil précieux : elle nous fait avancer sur notre chemin de vie, elle nous invite à pousser nos limites et voir plus loin, elle est le garant d’une vie riche, active et satisfaisante. 

La curiosité n’est donc pas un défaut, mais bien une qualité à cultiver !

Allez hop, 2 mn pour trouver un domaine qui sort de vos habitudes ou que vous n’aimez pas a priori ! Appliquez le CQQCOQP et laissez vous surprendre par vos découvertes !

Je mets de la fantaisie dans mon quotidien

Vous pouvez dès maintenant vous abonner au podcast Bulle de Bonheur sur Itunes et laisser votre commentaire ! 

Inscrivez-vous à notre newsletter pour être notifié des prochains épisodes, recevoir chaque mois gratuitement 2 cartes de jeux 2 minutes, être au courant de nos actus, découvrir nos astuces…

Une image souvent utilisée pour illustrer la fantaisie est celle d’un tableau : le tableau représente notre vie et nous sommes l’artiste. En tant que peintre, nous décidons donc du cadre, de la dimension et des éléments qui vont composer notre tableau. Et bien, mettre de la fantaisie dans sa vie, c’est être comme un peintre qui met des touches de couleur sur sa toile …un peu de blanc pour éclaircir par-ci, un peu de rose pour adoucir par-là ou bien encore un peu de rouge pour rehausser les teintes …

Nous pourrions aussi comparer la fantaisie à des exhausteurs de goûts : exhausteurs indispensables si le plat est fade, mais également utiles si le plat est simplement bon car avec quelques petites épices en plus, le plat (notre vie) pourra devenir excellent(e) !

Nos journées sont souvent constituées de faits et gestes qui s’enchaînent, sans finalement qu’on y réfléchisse trop … des gestes en majorité peu engageants, qui génèrent peu d’émotions et peu d’intérêts … gestes dont nous avons besoin cependant car ils constituent des repères, ils scandent notre journée et économisent l’énergie de la réflexion. Ils forment une routine, qui nous permet de nous organiser, de savoir où nous allons et procurent donc une sécurité. Comme une sorte de colonne vertébrale, la routine nous donne un réel confort – elle  apporte l’ordre dont nous avons besoin dans notre vie.

Or, sans se lancer dans un cours de philosophie grecque, il n’y a pas de cosmos sans chaos, c’est à dire pas d’ordre sans désordre. Ces deux éléments font partie de notre histoire. L’ordre a un attrait inégalable, celui de donner de la logique, de rendre le monde prévisible et, par conséquent, plus contrôlable. Tout comme le désordre a aussi son rôle à jouer, celui de faire vivre la partie primitive de notre vie, à savoir, notre intuition, notre improvisation et notre créativité. 

Nous avons besoin d’ordre et désordre, il ne s’agit donc pas d’éliminer toute routine, mais seulement de veiller à ce que celle-ci ne finisse pas par nous enfermer, nous limiter… en bref, à éviter tout désordre ! Car si elle apporte de la sécurité, la routine crée également notre fameuse zone de confort. Et c’est justement cette zone, très confortable comme son nom l’indique, qui peut nous endormir et nous rétrécir dans le sens où elle nous ferme à l’innovation, à la différence, à l’expérimentation. Ainsi, nous pouvons avoir une journée tellement bordée que nous ne laissons plus de place à la surprise, à la spontanéité, à l’aléa … et non seulement nous ne leur laissons plus de place, mais nous ne savons plus y faire face … et un changement subit dans notre vie va nous déstabiliser, voire nous faire peur.

Notre routine peut même être tellement enfermante qu’elle nous empêche de voir ce qu’il y a de bien, de positif dans notre vie. Certains comparent ainsi leur vie à des vies de robot, voire de zombie et le réalisent souvent avec regret et trop tard. 

Alors, qu’attendons-nous pour inviter la fantaisie dans notre quotidien ? 

Changement de regard

Et si nous acceptions de temps en temps de sortir de la logique, du contrôle, voire de la raison, pour mettre un peu de désordre dans notre vie et nous offrir de nouvelles opportunités de bonheur ?

En tant que créateurs d’habitudes, nos routines sont confortables et réconfortantes. 

Or, nous l’avons vu (Bulle de Bonheur #3), nous avons tendance à résister à tout changement, même si nous avons conscience de l’intérêt d’un changement. 

C’est pour cela que mettre de la fantaisie dans sa vie peut s’avérer un programme plus difficile qu’il n’en a l’air. Trouver des excuses pour ne pas le faire demandera généralement peu d’efforts : “je n’ai personne pour faire garder les enfants” ; “j’ai trop de travail” , “ça fonctionne comme cela, pourquoi changer ?” … et la liste pourrait s’allonger facilement ! Les professionnels de la relation de couple rapportent d’ailleurs à ce sujet que ces excuses peuvent cacher une appréhension à se retrouver à deux. Dans certains couple en effet, quand la gestion du quotidien a pris le dessus sur la relation, l’habitude d’être ensemble s’est perdue et la crainte de ne plus savoir faire bloque les initiatives pour rompre la routine.

Mettre de la fantaisie est donc indispensable pour redonner du goût à nos relations, à nos activités, à notre boulot, à notre vie tout simplement ! 

De quoi avons-nous besoin pour faire bouger les choses ?

La fantaisie n’implique pas forcément de réaliser des choses extravagantes ou insolites, même si celles-ci peuvent apporter leur dose d’excitation et de joie.

 La fantaisie renvoie à l’extra-ordinaire, dans le sens étymologique, c’est à dire qui sort de nos habitudes. C’est pourquoi la fantaisie dépendra de notre personnalité, de nos expériences … en bref, ce qui sera fantaisiste pour moi ne le sera peut-être pas du tout pour vous ! 

Pour mettre de la fantaisie dans notre vie, nous pouvons soit repérer un (ou plusieurs !) geste ou comportement routinier qui nous pèse et le remplacer par un geste inhabituel, soit oser l’imprévu et susciter notre esprit créatif par l’innovation.

Nous vous proposons quelques exemples, à vous de les adapter ou d’en créer d’autres pour pimenter votre vie !

  • Improvisez : une sortie en semaine, un dîner inédit à deux, un pique-nique surprise avec des amis, … 

  • Mettez de la couleur : osez un accessoire qui change de votre tenue habituelle, un sac, un bijou, un foulard coloré … et si vous n’osez pas le montrer, faites le pour vous avec des accessoires plus discrets (chaussettes, sous-vêtements …).

  • Rompez la routine matinale : à l’occasion, changez de chemin pour aller au bureau, prenez votre petit déjeuner dans un café, écoutez au réveil une musique qui vous met en joie au lieu de consulter les messages de votre téléphone …

  • A propos de musique, chantez à tue-tête dans votre voiture, dansez seule, avec vos enfants ou avec votre conjoint sur une musique entraînante… le son et le mouvement sont capables de nous faire lâcher beaucoup de choses.

  • Créez des mots de passe qui vous font rire (“jesuisbelle”, “orteils”, “apoils”, “bachibouzouk” …).

  • Brisez la routine sexuelle en tentant de nouvelles choses : changez de lieu, modifiez les fréquences, les moments de la journée, lancez une invitation par écrit, changez de place dans votre lit pour une nuit …

  • Pratiquez la “pensée latérale” d’Edward de Bono. Cette forme de pensée consiste à sortir de la logique, à quitter le cheminement trop linéaire dans notre manière de penser dont l’habitude a fini par nous enfermer dans une seule manière de voir les choses. En d’autres termes, il s’agit de “désapprendre” et d’aborder une même question selon de nouveaux angles (exagérer, inverser, détourner), même s’ils peuvent nous paraître farfelus. Edward de Bono parlait de savoir penser “out of the box”, pour trouver des solutions inattendues, que nous n’aurions pas imaginer si nous étions restés dans notre logique habituelle. 

Bienfaits

Mettre de la fantaisie dans sa vie, c’est provoquer un sourire chez soi et encore mieux chez l’autre, c’est faire tomber les barrières que l’on s’impose

La fantaisie développe notre créativité et permet de mieux s’adapter et de mieux apprécier les imprévus. 

Avec la fantaisie, la vie prend plus de saveur et plus de hauteur.

En bref

Mettre de la fantaisie, c’est rajouter des couleurs sur la toile de sa vie, ou ajouter ce qu’il faut à un plat pour en relever les saveurs.

Mettre dans la fantaisie apporte de la légèreté, rompt la routine et développe la créativité.

Je peux mettre de la fantaisie dans ma vie personnelle, familiale, amicale et professionnelle.

Allez hop ! Je me lance 

2mn pour trouver un geste ou un comportement qui me sort de mes habitudes ! Pour moi, avec mon conjoint, mes enfants et/ou mes collègues, je fais une chose différente, et j’ose faire confiance à ma créativité.

Je pardonne

Retrouvez notre podcast Bulle de Bonheur sur Itunes ou Spotify chaque jeudi ! Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire #LaPétillante : chaque semaine des conseils, des surprises, des cadeaux !

Petite précision avant de commencer : nous parlons ici du pardon, comme un processus intérieur de libération, et non du pardon, mot prononcé pour s’excuser d’offenses mineures (bousculer quelqu’un, marcher sur un pied, passer devant …).

De même, devant l’ampleur du sujet, nous avons dû faire quelques choix : nous ne traiterons donc pas du pardon à un absent (de par son décès ou son inaccessibilité), ni du pardon à soi-même (mais retenez qu’il est fondamental de savoir aussi se pardonner).

Le pardon dans la relation à l’autre

Quand nous avons blessé une personne, la seule demande de pardon ne peut suffire, car le vrai pardon est un processus à double sens. Comme en communication, il faut un émetteur et un récepteur : celui qui demande le pardon et celui qui le reçoit.

Dans cette relation duale, nous pouvons noter 2 obstacles :

  • l’égo : il peut nous empêcher de reconnaître nos propres erreurs – le pardon touche notre estime de soi – reconnaître que nous avons fait du mal à une personne revient à accepter que nous ne sommes pas parfaits, que nous pouvons être maladroits et même méchants. 

  • le lien : le pardon est souvent plus difficile à donner aux personnes que nous aimons, notamment à notre partenaire car nous attendons de lui qu’il soit “parfait” – lui ayant donné notre confiance, nous acceptons moins facilement ses erreurs, les blessures qu’il nous fait.

La pardon libre 

Les injonctions comme “il faut pardonner , “on doit pardonner” peuvent donner une fausse conception du pardon, comme si le pardon était une obligation. D’ailleurs, tout est-il pardonnable ?

Quoiqu’il en soit, un pardon commandé, imposé, n’est pas un pardon : “ou bien le pardon est libre, ou bien il n’existe pas” affirme Jean Monbourquette.

A l’instar du “merci” imposé aux enfants (Bulle de Bonheur #11), le pardon, s’il revêt un côté formel et automatique, perd son objectif et ses bienfaits. 

Combien de fois avons-nous pu s’entendre dire enfant “dis pardon à ….” et finir par lâcher un “pardon” sur un ton qui en disait long sur notre véritable intention ? 

Le pardon n’est pas un mot magique qui annule tous les torts.

Ce n’est ni une formule de politesse, ni un moyen d’avoir la paix ou encore une obligation morale. 

Le pardon est un cheminement intérieur volontaire, qui contribue à augmenter notre bien-être.

Le pardon sincère 

La sincérité suppose de reconnaître la blessure de l’autre, sans jugement ni évaluation. Cette reconnaissance va passer par la description du comportement qui a causé de la souffrance. Cette description doit donc être factuelle pour éviter de tomber dans le piège de la minimisation ou de la critique. 

Pas toujours simple, surtout quand il s’agit d’accepter que notre comportement peut avoir des conséquences négatives pour la personne alors qu’il n’en aurait pas eu pour nous. Pas question donc de répondre : “moi je ne trouve ça vraiment pas grave mais je m’excuse”. 

Cela fait écho à ce que nous avions dit sur les besoins : une même situation sera vécue par chaque personne différemment en fonction de ses besoins – les émotions ressenties seront donc elles aussi propres à chacun. 

La sincérité implique également de ne pas se trouver des excuses, de ne pas se justifier. Si vous dites : “c’est vrai que je t’ai menti et que je vois que tu en as souffert. Mais tu sais, je l’ai fait pour te protéger”. Soyez-en certain, le “mais” annule toute la première partie de la phrase ! Votre demande de pardon ne pourra être entendue.

Cette sincérité est aussi importante pour la personne qui demande le pardon que pour celle qui la reçoit. Celle-ci doit également être sincère dans sa réponse.

Or, nous l’avons dit, le pardon, s’il est un immense cadeau, ne doit en aucun cas être forcé. Et de même qu’il ne doit pas être demandé à la légère, le pardon ne doit pas être accepté trop facilement ou rapidement. 

Accepter un pardon peut demander un temps de réflexion et il est important de savoir le refuser s’il ne nous répare pas, car dans le cas contraire, nous trompons le demandeur mais également nous-même.

Quand l’offense a été très grande, nous pouvons avoir besoin de temps ou de gestes concrets de réparation pour accepter une demande de pardon. Par exemple, si pendant des années, dans un couple, l’un des partenaires a dépensé l’argent commun sans compter, l’autre peut avoir besoin, avant d’accepter le pardon, d’être rassuré sur ce qui va pratiquement changer et permettre d’envisager une sécurité financière plus pérenne. 

Le but du pardon est de permettre de se sentir mieux, il est par conséquent important de valider que pour le demandeur et le receveur, la démarche répond bien à cet objectif.

Attention également aux fausses idées sur le pardon : pardonner n’est pas oublier, être faible ou se retrouver comme avant l’offense. Ce n’est pas non plus excuser l’autre ou se réconcilier.

On l’aura compris, le terme pardon ne se définit pas simplement !

Véritable cheminement, le pardon va solliciter de nombreux aspects de la personne et temps, persévérance, authenticité seront nécessaires.

Il est donc utile de reconnaître cette difficulté, et d’accepter cet état où nous ne voulons pas ou ne pouvons pas pardonner. 

Changement de regard

Et si nous voyions dans le pardon une opportunité d’être plus heureux ?

Dépasser le “pardon politesse”, le “pardon de convenance” ou ”le pardon compassion”, pour expérimenter le vrai pardon, source de libération et de paix ? 

Alors en pratique, comment ça se passe ? 

Si la valeur thérapeutique du pardon a été longtemps ignorée par la psychologie, elle est aujourd’hui largement reconnue. Certains auteurs ont d’ailleurs même proposé un processus structuré, composé d’un nombre d’étapes plus ou moins variables, pour s’assurer d’un pardon authentique. 

Sans rentrer dans le détail de ses étapes, nous retiendrons quelques points qui nous semblent essentiels :

  • pardonner, c’est savoir écouter 

  • c’est accepter sa part de responsabilité (sans se justifier !)  

  • c’est s’ouvrir à une démarche réflexive qui invite chacun à des gestes concrets de changement.

  • pour le demandeur, c’est rester dans la demande, donc accepter que le oui ne sera pas forcément la réponse (sinon, on serait dans l’exigence) – ce pourra être un non ou un peut-être.

  • pour le receveur, pardonner, c’est renoncer clairement à d’autres attitudes face à l’offense : l’évitement (qui empêche d’exprimer sa douleur) et la vengeance. 

C’est prendre aussi le temps de reconnaître et nommer sa souffrance, et exprimer les émotions associées, comme la colère, la tristesse et la peur (cf Bulle de Bonheur #5, ou pourquoi il est impossible de pardonner sans avoir nommé ses émotions).

Bienfaits

Pardonner libère, notamment de la colère et de la souffrance. Si celles-ci s’accumulent et sont refoulées, elles vont se transformer en rancoeur ou en tristesse profonde et auront nécessairement des conséquences sur nos comportements (fuite dans le travail, isolement, écrans …), notre physique (manque de sommeil, perte d’appétit, …), notre psychisme.

Et se libérer, c’est prendre soin de ses relations. 

Si les blessures sont souvent inévitables, elles fragilisent les relations si elles ne sont pas soignées. Le pardon va permettre d’éviter l’escalade des reproches, des critiques, du mépris, des représailles … autant de tentations qui se trouvent à la portée de celui qui a été blessé. 

Pardonner, c’est se donner l’opportunité de faire évoluer nos relations et de les faire durer.

Enfin, au lieu de rester englué dans le passé, le pardon permet de se tourner vers l’avenir. Et cette ouverture à un autre possible est libératrice tant pour que celui qui a blessé que celui qui a blessé.

En bref

  • Le pardon est une démarche qui vient du fond du coeur
  • Le pardon invite à changer de comportement 
  • Le pardon libère, renforce les relations et procure paix et bonheur.

Allez hop, je me lance !

2mn pour penser à une personne qui vous a blessé et à qui vous n’arrivez pas à pardonner. Notez le nom de cette personne, les émotions que vous ressentez en évoquant la cause de l’offense. Ré-écoutez notre podcast ou relisez cet article pour choisir ensuite comment enclencher une démarche de pardon.

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Je vis en équilibre

Vous pouvez dès maintenant vous abonner au podcast Bulle de Bonheur sur Itunes et laisser votre commentaire ! 

Inscrivez-vous à notre newsletter pour être notifié des prochains épisodes, recevoir chaque mois gratuitement 2 cartes de jeux 2 minutes, être au courant de nos actus, découvrir nos astuces…

Rappelons qu’être en équilibre signifie être dans une position stable, un état de repos qui résulte de la juste proportion entre des forces opposées.

Vivre en équilibre revient donc à trouver notre centre de gravité, c’est à dire arriver à ce que la concentration de nos différentes forces nous permette d’être ancré, droit, tout en étant suffisamment souple pour pouvoir absorber des chocs physiques ou mentaux sans tomber ni rompre.

Si nous imaginons que notre vie privée et notre vie professionnelle sont 2 de ces forces, nous comprenons aisément que ces forces peuvent être d’une intensité différente, voire contraires, et qu’elles puissent nous mettre à rude épreuve pour maintenir notre équilibre.

Nous pouvons avoir l’impression que nous ne sommes jamais au bon endroit … à la maison, nous pensons au travail, et au travail nous pensons à la maison ! Et si nous arrivons à couper, nos écrans nous rappellent rapidement à l’ordre ! Difficile de créer une frontière étanche entre le professionnel et le privé avec ces moyens de communication qui nous permettent d’être connecté et joignable à tout moment.

Rajoutons à cela un petit coup de pression sociale, et nous voilà confrontées à l’image de la super woman qui doit être amante, maman, copine, entrepreneuse, cultivée et sportive de surcroît !

Trouver son équilibre, c’est aussi savoir jouer avec le temps. En famille par exemple, ce sera parvenir à doser temps pour la famille, temps pour le couple, temps pour les enfants et temps pour soi !

C’est une expression que l’on retrouve également pour les couples : “un couple, deux forces à équilibrer” dit le psychologue Yvon Dallaire – trouver la juste proportion entre fusion et autonomie, ou comment concilier le JE et le NOUS.

Mais vivre en équilibre ne signifie pas pour autant vivre en funambule. Il s’agit non pas d’être sur un fil où nous risquons de tomber à chaque pas, mais d’être sur nos pieds, bien ancrés sur le chemin de notre vie.

Alors, comment être bien ancré dans notre vie ?

Selon Yvon Dallaire, pour avoir une bonne stabilité, il faut être sur 4 pattes !

Quelles sont ces 4 pattes ? Ce sont les 4 P de : Privé, Professionnel, Partenaire et Parent.

Ainsi, selon le psychologue, pour s’assurer d’une vie épanouissante et équilibrée, nous devons veiller à ce que nos 4 pattes soient suffisamment bien développées.

Développer le P de Privé : nos projets, nos loisirs et nos rêves personnels. Ce domaine est lié à notre personne, dans le sens où il demande de savoir être à notre écoute, de considérer notre personne comme ce meilleur ami avec qui nous allons vivre jusqu’à la fin de nos jours, qui mérite donc qu’on prenne soin de lui !

Développer le P de Professionnel : c’est la partie de notre être qui s’épanouit dans les relations professionnelles mais également dans les activités où l’on se sent utile, où l‘on trouve sa place dans la société. Nous y allons généralement y rechercher notre indépendance financière.

Développer le P de Partenaire : ce côté de notre personne recouvre notre besoin d’aimer et d’être aimé, de partager, d’échanger, d’avoir des relations amicales, amoureuses, sexuelles. En général, nous recherchons un partenaire privilégié pour y répondre – le couple est la forme la plus courante où se développe ce P.

Développer le P de Parent : cet aspect est nourri toutes les fois où notre altruisme s’active, pour aider, se mettre au service de ou encore protéger. Bien entendu ce rôle est pleinement rempli avec nos enfants, mais il est également actif avec des amis, nos parents ou encore du bénévolat.

Yvon Dallaire affirme que “la personne en équilibre est celle qui satisfait et développe équitablement ces 4 P”. Ainsi, si une de nos pattes est plus développée que les autres, nous serons bancals. Deux exemples sont souvent cités pour illustrer le déséquilibre : le surinvestissement dans le travail et le surinvestissement dans le rôle de mère.

Attention cependant, il n’est pas question que cet équilibre soit parfait et présent à tous les instants ! Notre équilibre va nécessairement bouger au gré des changements de notre vie. Ainsi certains évènements feront plus de place, voire toute la place, à un des P : une mission importante au bureau (Professionnel), la naissance d’un enfant (Parental) ou encore la phase amoureuse (Partenaire).

L’essentiel est que ces moments ne durent pas dans le temps, et que les raisons d’un P dominant les autres, soient connues, ponctuelles et spécifiques, sinon, harmonie et équilibre risquent fort de disparaître.

En faisant un bref focus sur la vie parentale, nous pouvons noter que les 4 P de Yvon Dallaire font écho aux différents rôles que Jacques Salomé préconise d’assurer pour que la vie de parent soit la plus équilibrée possible : chacun des parents doit être autant papa et maman (écoute, bienveillance, tendresse …) que père et mère (autorité, règles ….), sans oublier d’être aussi homme/femme, conjoint/conjointe.

Pour compléter le tableau, nous pourrions rajouter une 5e fonction : celle de travailleur.

Comme un mobile, ces 4 ou 5 éléments vont évoluer autour d’un axe central, notre  “moi”.

Les éléments de ce mobile vont bouger au cours de notre vie. Quelquefois une fonction, un rôle va être plus sollicité et va faire pencher le mobile d’un côté, créant un mouvement plus ou moins fort et provoquant un déséquilibre.

Sii nous avons conscience que notre mobile peut retrouver son équilibre, que nous sommes responsables de lui redonner sa stabilité en investissant à 100% chacun de ses éléments, alors nous pourrons vivre en équilibre, heureux et épanouis.

En pratique

Je veille à développer chacune de mes pattes.

Bulle de Bonheur vous a déjà proposé des trucs qui pourront vous aider à y parvenir : instaurer des rituels, se connecter à l’instant présent, gérer ses priorités, identifier ses besoins, se déconnecter.

La liste est loin d’être exhaustive mais voici quelques outils supplémentaires :

– prendre conscience de son niveau d’équilibre : je dessine 4 verres (mes 4 P) et je marque un niveau sur chacun. Chaque niveau correspond au temps et à l’énergie que j’y consacre.

– créer des moments de qualité : la qualité est souvent plus importante que la quantité, et consacrer des petits moments uniquement à l’autre peut venir nourrir beaucoup de nos P. Cuisiner, jouer à un des jeux 2 minutes, se balader, regarder un film … il y a quantité d’activités que nous pouvons faire pour instaurer de réels moments de qualité en couple, avec nos enfants, notre entourage.

– savoir dire non : aux sollicitations, au tout parfait, au tous ensemble, au tout contrôle (déléguer) !

– se ménager un espace à soi. En famille par exemple, nombreux thérapeutes préconisent que la chambre des parents soit avant tout un espace conjugal, lieu de ressourcement pour le couple, dont la porte doit rester fermée à certains moments.

En Bref

  • Vivre en équilibre, c’est s’investir pleinement dans toutes les sphère de sa vie

  • Privé, Professionnel, Partenaire et Parent sont 4 de nos sphères à équilibrer

  • Je suis responsable du maintien de mon équilibre

  • Pour cela, j’ai des outils : identifier mes besoins, gérer mes priorités, vivre l’instant présent, instaurer des rituels … et encore plein d’autres à découvrir sur Bulle de Bonheur !

Allez Hop, je me lance !

Je dessine mes 4 pattes et j’évalue objectivement leur taille, en fonction du niveau d’énergie et du temps que je consacre à chacune. S’il y a déséquilibre, je choisis au moins un outil pour y remédier.

J’identifie mes besoins

Vous pouvez dès maintenant vous abonner au podcast Bulle de Bonheur sur Itunes et laisser votre commentaire ! 

Inscrivez-vous à notre newsletter pour être notifié des prochains épisodes, recevoir chaque mois gratuitement 2 cartes de jeux 2 minutes, être au courant de nos actus, découvrir nos astuces…

Peut-être avez-vous entendu parler du lien entre émotions et besoins ?

Ce lien a été notamment développé par le psychologue Marshall B. Rosenberg, auteur d’un processus de communication spécifique pour développer la relation à soi, à l’autre et à la vie, appelé Communication Non Violente (CNV).

C’est ce processus que Bulle de Bonheur a choisi comme prisme pour partager avec vous l’importance de savoir identifier nos besoins.

Les émotions sont des messages envoyés par le cerveau (Bulle de Bonheur #5 je nomme mes émotions), qui nous informent sur l’état de notre bien-être.

Et bien, pour la CNV,  ces messages viennent nous dire qu’un besoin est satisfait (émotion agréable) ou pas satisfait (émotion désagréable).

Ainsi, si mon conjoint me fait un compliment sur la façon dont je suis habillée, je ressens de la joie parce que mon besoin d’appréciation ou de reconnaissance est satisfait.

A l’inverse, si je sors d’une réunion que j’ai trouvé confuse et trop longue, je suis énervée, déçue, car mon besoin de clarté ou de cohérence n’a pas été satisfait.

Identifier ses besoins est la 3e composante du processus de Communication Non Violente : après avoir observé (et non évalué) la situation puis nommé les émotions ressenties, le travail de prise de conscience et de verbalisation des besoins peut se faire.

C’est un axe de travail essentiel pour gérer ses émotions.

Ce travail nous invite à nous recentrer sur nous-même, et évite la tendance naturelle à accuser les autres de notre mal-être. En effet, ce sont nos besoins qui vont généralement colorer notre vision des choses. Ainsi, en fonction des personnes, un même événement ne sera pas vécu de la même façon car ces personnes ont des besoins différents. Prenons l’exemple de la réunion évoquée plus haut, il est fort probable que ma déception ne soit pas partagée par tous mes collègues et que j’en entende même certains faire part de leur satisfaction car cette réunion aura répondu à leurs attentes. Au lieu donc de reporter la responsabilité de ma colère sur l’incompétence de l’animateur de la réunion, je la relie à mes besoins non nourris et donc assume la responsabilité de mes émotions.

Ce travail d’écoute de soi et de recentrage peut entraîner des difficultés en pratique.

En effet, nous avons pu avoir une éducation où l’observation et l’écoute de soi étaient absentes, voire interdites : “arrête de te regarder le nombril !”

Pudeur ? Crainte que nous devenions égocentriques ou faibles ? Nos éducateurs avaient sans doute leurs raisons.

Pourtant, cette croyance, encore assez répandue, est aujourd’hui démentie par de nombreuses études qui ont pu démontrer que le regard sur soi ne nous enfermait pas sur nous-même. Mieux comprendre ses besoins permet au contraire de mieux comprendre les besoins des autres … donc favorise des relations plus ajustées, plus authentiques et satisfaisantes.

L’observation du comportement humain a montré aussi depuis longtemps que consciemment ou non, l’homme cherche à combler ses besoins fondamentaux.

Changement de regard

Et si nous regardions nos besoins comme de précieux alliés sur le chemin du bonheur ?

Identifier ses besoins pour un mieux-être personnel, qui profite aussi à notre entourage.

Mais comment identifier nos besoins ?

De nombreux auteurs ont abordé cette notion de besoin. Abraham Maslow est un des premiers à avoir travaillé sur le sujet. Ses travaux ont abouti en 1954 à une classification des besoins, qui a fait par la suite l’objet d’une représentation graphique, connue aujourd’hui sous le nom de “Pyramide de Maslow”.

5 grandes catégories de besoins y sont répertoriées :

  • besoins physiologiques (respirer, manger, dormir …)

  • besoin de sécurité (santé, emploi …)

  • besoin d’appartenance (amour, relations, …)

  • besoin d’estime (reconnaissance, confiance …)

  • besoin d’accomplissement (épanouissement, réalisation, …)

Cette pyramide a malheureusement fait l’objet d’interprétations quelque peu dogmatiques et certains ont pensé que Maslow établissait une hiérarchie stricte entre les différents besoins, c’est à dire que pour parvenir au besoin supérieur (par exemple le besoin d’appartenance), il fallait avoir satisfait le besoin précédent (dans cet exemple, le besoin de sécurité). Or, il s’avère que cette interprétation est un peu éloignée de la pensée de Maslow. Mais quelles que soient les erreurs d’interprétation de cette pyramide, Maslow a permis de donner des clés de compréhension du comportement des personnes et d’identifier les besoins humains fondamentaux.

En pratique, ces besoins seront nourris et satisfaits, de façons plus ou moins simultanée et dans des proportions propres à chacun.

Le stade de développement de la personne par exemple (bébé, enfant, adolescent, adulte) jouera un grand rôle dans la priorité donnée à la satisfaction de ces différents besoins (vous imaginez bien que l’adolescent ne va pas donner la même priorité à son besoin de liberté et de sécurité, que son parent !!).

Avoir conscience que les besoins fondamentaux humains sont identiques mais se présentent rarement dans le même ordre de priorité permet d’éviter de nombreux conflits.

Bienfaits

Connaître ses besoins fondamentaux va donc permettre d’être plus heureux, car connaître nos besoins nous amène à nous connecter à nos valeurs. Or selon la définition du bonheur choisie par Bulle de Bonheur (Bulle de Bonheur #1), le bonheur est justement cet état de bien-être profond, procuré par le fait d’être en accord avec nos valeurs.

En dehors des besoins dits de survie (nourriture, logement, hygiène …), les besoins fondamentaux recherchés le plus couramment sont l’écoute, l’amour, la reconnaissance, le respect, le partage, la responsabilité, le bien-être … ne reconnaît-on pas là les valeurs prônées par le mieux-vivre ensemble ?

Quoiqu’il en soit, les valeurs nous invitent à nous interroger sur ce qu’il y a de plus important pour nous, à ce que nous souhaiterions atteindre comme idéal.

Et cette connexion avec nos valeurs va nous aider à différencier nos envies de nos vrais besoins.

Contrairement au besoin en effet, l’envie est éphémère, liée à l’avoir et au plaisir, et souvent infinie. Il est important d’avoir des désirs, mais comme ils ne sont pas nécessaires, il est aussi important de savoir faire le tri, car ils pourraient nous emmener dans une quête épuisante, sans fin et peu satisfaisante

J’ai envie ou j’ai besoin ? Pas simple de répondre ! D’autant que nous pouvons avoir besoin et envie (j’ai soif et j’ai envie d’un jus de pomme), avoir besoin sans avoir envie (m’arrêter de fumer) ou encore avoir envie sans avoir besoin (j’ai envie de ce gâteau alors que je n’ai pas faim) !

En plus, la mauvaise utilisation de notre langue ne nous aide pas ! Combien de fois on peut dire ou entendre : “j’ai besoin d’un Coca”, “ j’ai besoin de vacances”, “j’ai besoin d’aller faire un tour dehors” …

En CNV, il est proposé une distinction intéressante entre la stratégie employée pour satisfaire un besoin et le besoin véritable à nourrir. Par exemple, si je dis : “j’ai absolument besoin d’aller faire un tour dehors”, la CNV nous invite à aller chercher ce qu’il y a derrière cette action : besoin de liberté ? besoin de calme ? d’exercice ? Selon cette approche, “aller dehors” n’est qu’un moyen (une stratégie) pour satisfaire notre besoin.

Le problème est que nous confondons souvent stratégie et besoin. Nous pensons de ce fait que notre envie d’action est un besoin et que c’est la seule action possible. L’intérêt de la CNV est de montrer qu’il y a de nombreuses stratégies pour satisfaire un besoin – si le besoin n’est pas négociable et ne dépend que de nous, la stratégie est en revanche une action négociable, qui pourra se co-construire en accord avec notre entourage.

En pratique

Dans une situation donnée, je fais un court arrêt sur image :

Que dit mon corps ?

Quel besoin n’est pas satisfait ? S’il y en a plusieurs, quel est le plus important ?

Quel moyen je mets en place pour le satisfaire ?

Prenons un exemple assez courant de situation qui peut générer des émotions désagréables : le rangement à la maison !!

Quand je rentre du boulot et que je vois une fois de plus les chaussures des enfants jetées en vrac dans l’entrée, je me tends immédiatement, j’ai la respiration qui s’accélère et une vague de colère m’envahit. Quel est mon besoin ? Besoin d’ordre ? oui, mais derrière je sens aussi un besoin de respect. Et puis, si je vais plus loin, je découvre que mon besoin profond est un besoin de paix. Est-ce que mon entrée rangée va le satisfaire ? A moi de trouver les moyens pertinents pour y répondre !

Et oui, identifier ses besoins est une chose, les satisfaire en est une autre !

Comment les satisfaire ? Ce pourrait être l’objet d’un podcast entier et cela le sera !

Notons juste qu’en plus des stratégies dont nous avons parlé, savoir demander à notre entourage de l’aide peut être bien utile !

Ainsi, au lieu d’attendre en vain que notre adolescent se lève spontanément du canapé pour nous aider à décharger les courses, exprimons-nous : “je suis très chargée, j’ai besoin d’aide pour mettre les courses dans la cuisine, merci !”.

Si vous avez besoin de savoir ce que votre patron pense de votre travail, demandez un rdv pour lui dire que vous souhaitez avoir son avis sur les derniers dossiers terminés.

N’attendez pas qu’on devine vos besoins, vous risquez fort d’être très déçus !

Pensez aussi à la façon dont vous vous exprimez : prenez l’habitude de formuler votre besoin avec la phrase “j’ai besoin DE” et non “j’ai besoin QUE” (le que va renvoyer à l’autre nécessairement) : j’ai besoin d’aide, de soutien, de calme … (savoir faire une demande est essentiel, Bulle de Bonheur y reviendra !).

En bref

  • identifier mes besoins est une des clés du bonheur

  • les émotions sont de précieux alliés pour identifier mes besoins

  • les besoins fondamentaux sont communs aux humains mais se présentent rarement dans le même ordre de priorité pour chacun

  • un besoin ne dépend pas des autres, il ne dépend que de moi

  • j’exprime mon besoin en disant :” j’ai besoin DE …”

Je me lance !

2 minutes pour identifier un de vos besoins et la façon dont vous le nourrissez ou dont vous pourriez le nourrir !

Je dis 3 Mercis par jour

Vous pouvez dès maintenant vous abonner au podcast Bulle de Bonheur sur Itunes et laisser votre commentaire ! 

Inscrivez-vous à notre newsletter pour être notifié des prochains épisodes, recevoir chaque mois gratuitement 2 cartes de jeux 2 minutes, être au courant de nos actus, découvrir nos astuces…

MERCI : 5 lettres, 2 syllabes … un petit mot qui a un pouvoir fou !

Avant de voir pourquoi et comment ce petit mot peut nous conduire sur le chemin du bonheur, arrêtons-nous juste quelques instants sur son étymologie ! Rien de tel pour cela que de se plonger dans le livre de Claude Duneton “La puce à l’oreille”, anthologie passionnante des expressions populaires et de leurs origines. L’auteur nous apprend ainsi que le mot merci vient du latin merces, qui signifie salaire, puis plus tard prix. Merci renvoie originellement à l’idée d’un «marché» passé entre deux individus, puis celle «d’une faveur que l’on accorde à quelqu’un en l’épargnant». Merci était un mot féminin : être à la merci de quelqu’un, obtenir la merci d’une personne. Ce n’est qu’au Moyen-Age, suite à une erreur de traduction, que le mot devient masculin.

Aujourd’hui, le sens féminin est peu utilisé et la définition largement répandue du mot merci est celle de remerciement.

L’origine du mot merci est peut-être une explication à la difficulté de certaines personnes à dire merci. Comme si merci rappelait cette idée de “marché” entre deux personnes et donc de don/contre-don : “si je te dis merci, je te dois quelque chose en retour”. Il y aurait alors confusion avec l’idée que remercier nous placerait dans une situation de redevance, de dépendance, voire de soumission.

Si nous avons du mal à dire merci, demandons-nous également si de notre côté, nous acceptons facilement d’être remerciés … pas simple en effet d’appliquer aux autres ce qu’on ne peut pas s’appliquer à soi-même ! Est-ce que mon premier réflexe est de répondre à un merci : “c’est normal” ou “ de rien” ? Est-ce que je suis gênée quand on me dit merci ? Ai-je du mal à accueillir simplement ce petit mot ?

Qu’il soit plus ou moins facile à prononcer ou à recevoir, il est certain que dans sa signification courante, ce petit mot est avant tout un marqueur de politesse –  mais à n’y voir qu’une règle conventionnelle, on passe à côté du sens et du pouvoir de ce mot. C’est d’ailleurs sans doute pour cela que certains enfants rechignent à dire “merci” – ils ont souvent l’impression qu’on les « oblige » à dire merci et n’y voient qu’une contrainte de plus dans le nombre de règles qui leur sont imposées. Nous avons tous été témoin d’un parent, ou nous avons peut-être même été ce parent là, essayant désespérément de faire dire « merci » à son enfant !

Dire merci est pourtant bien plus qu’un geste conventionnel. Dire merci induit en effet que l’on reconnaît notre environnement, et notamment les personnes qui nous entourent. Il nous connecte à l’extérieur. L’enfant apprend ainsi à dépasser son « moi tout-puissant » et à inclure l’autre dans son monde auto-centré. C’est donc une étape essentielle dans la construction de sa personnalité.

Changement de regard

Un signe de politesse, souvent dit par automatisme, sans intention, perd de son sens. Et si nous regardions plutôt le mot merci comme le mot-clé d’un art de vivre ?

La fête de Thanksgiving est une belle illustration de l’importance donnée au merci. Célébrée principalement au Canada au mois d’octobre et aux Etats-Unis au mois de novembre, les origines de cette fête sont un peu oubliées aujourd’hui (les récoltes au Canada, l’aide des indiens aux USA), mais il n’en reste pas moins que ce jour est devenu un rituel annuel important, qui offre l’opportunité de remercier pour ce qu’on a reçu.

Remis en avant aujourd’hui par le courant de la psychologie positive, et notamment son travail sur le pouvoir de la gratitude, savoir dire merci se révèle comme une des voies qui facilite notre cheminement vers le bonheur.

Rappelons cependant que pour que notre merci ait du sens, il a besoin d’être sincère.

Pour qu’il le soit, pensons au ton de notre voix, à notre attitude (regarder la personne, peut-être même avoir un léger contact avec elle), à la précision de nos mots (par exemple : merci de m’avoir écouté) et à l’honnêteté de notre message (dire ce qu’on pense réellement … et non pas dire pour faire plaisir à l’autre ou pire, pour le flatter et espérer obtenir un avantage derrière).

Cette règle de sincérité est bien sûr aussi valable quand ce merci s’adresse à nous-même.

Car merci peut se dire à des proches, à des inconnus et également à soi-même. Il peut aussi se dire à la nature, à la vie : merci de m’avoir rendu ce service, merci d’être en vie, merci pour ce beau soleil, merci au chauffeur de bus qui m’a souri quand je suis montée.

Nous pouvons profiter d’événements particuliers pour dire merci : la fête des mères, des pères, les anniversaires de nos enfants, de nos amis, les entretiens annuels professionnels sont autant d’opportunités pour faire prendre conscience aux personnes qui nous entourent du rôle positif qu’elles ont joué ou qu’elles jouent dans notre vie.

Mais dire merci peut se faire aussi sans prétexte, comme une simple reconnaissance spontanée à la vie, à l’univers.

Bienfaits

Le bénéfice dans les relations sociales a été mesuré par des études scientifiques : dire merci renforce les liens.

En effet, comme nous l’avons mentionné, dire merci suppose une attention à soi,  à l’autre, une ouverture et une connexion au monde.

Le mot merci vient alors exprimer la reconnaissance de ce qu’une personne ou notre environnement a fait pour nous : un geste, un service, un cadeau, le fait d’être présent, d’exister. Or la reconnaissance est un besoin humain fondamental. Satisfaire ce besoin procure donc un bien-être immédiat, et renforce la qualité des relations. Et si on en croit les personnes qui pratiquent régulièrement la “merci attitude”, un cercle vertueux se construit : à notre tour, nous sommes remerciés et notre besoin de reconnaissance est nourri. Nos relations s’enrichissent, et notre moral se dope ! Comme le confirme la psychologue Rebecca Shankland : “plus nous savons dire merci aux autres, à la vie qui nous gâte, moins nous nous sentons déprimés ».

L’avantage aussi, c’est que ce regard sur ce qui nous entoure nous aide à nous centrer sur ce que nous avons, plutôt que focaliser sur ce que nous n’avons pas. Et comme toute nouvelle pratique, elle aura des effets incroyables dans le temps : au départ, il est probable que nous remercions pour des choses importantes, mais ensuite, dire merci va être naturel, il va s’appliquer à de toutes petites choses et notre acuité visuelle, auditive, relationnelle va se développer. Nous allons prêter attention à des détails de notre quotidien que nous ne voyions plus (ma fille qui se lève toujours de bonne humeur, le chant d’un oiseau matinal, mon collègue fidèle …) et vraiment voir le monde sous un oeil différent !

Bonne nouvelle aussi pour faciliter la mise en pratique : il n’y a pas de « bon » moment pour dire merci ! Alors, n’attendez pas, un merci peut se dire n’importe quand !

En bref

Un merci doit être sincère, descriptif (merci pour …, merci de …) et en concordance avec mon langage corporel

Dire merci génère du positif et du bonheur, pour soi et pour les autres

Apprendre à dire merci plus souvent donne tout leur sens aux choses simples de la vie, met en valeur ce qui va bien et mérite d’être apprécié.

En pratique

2 minutes pour penser à 3 mercis : 1 merci à vous-même, 1 merci à un de vos proches, et 1 merci à votre environnement !

Je soutiens mon entourage !

Vous pouvez dès maintenant vous abonner au podcast Bulle de Bonheur sur Itunes et laisser votre commentaire ! 

Inscrivez-vous à notre newsletter pour être notifié des prochains épisodes, recevoir chaque mois gratuitement 2 cartes de jeux 2 minutes, être au courant de nos actus, découvrir nos astuces…

Sur la question de savoir si nous sommes faits pour soutenir les autres, l’étude de Harvard dont nous avons parlé lors de notre 1er podcast peut apporter un début de réponse. En effet, si cette étude nous apprend que 40% de notre bonheur dépend de notre volonté, elle dit également que notre bonheur réside en grande partie dans le fait d’entretenir de bonnes relations interpersonnelles.

Certains chercheurs sont même plus directs à ce propos. Christopher Peterson par exemple, un des pères de la psychologie positive, dit que toutes les réponses sur les questions liées à l’origine du bonheur peuvent êtres résumées en 2 mots “les autres !”

L’inverse de la célèbre phrase de Sartre, “l’enfer c’est les autres” ?

Pas tout à fait quand-même ! Car si la qualité de nos relations aux autres a un impact direct sur notre capacité à être heureux, on imagine bien qu’une mauvaise qualité peut avoir l’effet inverse.

Mais restons dans la philosophie de la psychologie positive, et centrons-nous sur ce qui est positif. Le positif ? Ce sont ici les relations satisfaisantes ! Des relations qui, comme nous le montre la science, ont des bienfaits physiques et psychiques.

Des relations de qualité ont d’abord un effet sur notre santé. Et oui ! Avoir une vie sociale épanouie permet de faire baisser la tension, de diminuer les inflammations et de renforcer notre métabolisme.

Malheureusement le contraire est vrai aussi : ainsi la solitude et les conflits augmentent le risque de maladies et de troubles psychiques.

Quand nos relations contribuent au bien-être de l’autre, elles vont aussi renforcer notre capital bonheur – toutes les enquêtes, les études le prouvent : les personnes qui ont permis d’apporter un plus dans la vie d’une autre personne évoquent satisfaction, sentiment de gratification et augmentation de leur bien-être.

La phrase de Tal Ben Shahar l’illustre parfaitement : “celui qui contribue au bien-être d’autrui en tire tant de bénéfice personnel que, à mes yeux, il n’y a pas de geste plus égoïste qu’un geste généreux” !

Même si nous pouvons en douter quelquefois, le fond de la nature humaine est ainsi fait : l’homme naît empathique, il est naturellement tourné vers les autres et enclin à les aider. Nous sommes des animaux sociaux. Nous avons été conçus pour prendre soin des membres de notre famille, travailler en équipe, et accomplir des actes qui nous permettront de gagner le respect et se faire des amis.

Et pour les sceptiques, sachez que même le cerveau nous le confirme ! Prenons le cas par exemple d’un don d’argent volontaire pour une cause sociale – et bien, les régions cérébrales qui s’activent lorsque la personne fait son don, sont les mêmes que celles qui s’activent lorsque nos besoins fondamentaux sont comblés (manger à sa faim par exemple).

Mais pas besoin d’avoir nécessairement de l’argent … de petites attentions toutes simples, comme remercier, aider un ami ou donner son sang par exemple, contribueront également à augmenter notre bonheur.

Si l’altruisme est clairement une clé de notre bonheur, il est important de préciser que cet altruisme doit aussi savoir se conjuguer avec la capacité de prendre soin de soi. Nous pensons tout particulièrement à tous ces aidants familiaux, qui font un travail formidable en menant souvent de front soutien, compagnie, soin, logistique … bref en assurant à la personne malade un environnement qui puisse lui permettre de vivre au mieux.

Seulement, il peut arriver à un moment que cet altruisme perde toutes ses vertus. Il n’est plus source de bonheur, ni pour celui qui donne, ni pour celui qui reçoit. Quand l’équilibre est rompu et que l’aidant ne vit que pour l’aidé, qu’il n’a pas de moment pour lui, pour se ressourcer, ou même juste pour souffler … c’est l’épuisement … voire la souffrance.

Et la difficulté est là : connaître ses limites – ne pas s’épuiser en donnant plus que son réservoir. Soutenir son entourage, non pas dans le devoir ou dans la négation de soi, mais à doses homéopathiques, pour s’accomplir et augmenter son capital bonheur.  Alors, “le paradis, c’est les autres !”, comme le dit Christine Michaud.

En bref

  • Avoir des relations de qualité avec mon entourage, c’est apporter un plus dans la vie de ceux qui m’entourent et en retirer moi même de la satisfaction.

  • c’est expérimenter la célèbre proverbe “donner, c’est recevoir”

  • c’est aussi savoir veiller à trouver l’équilibre entre mes relations aux autres et ma relation à moi même – en fait, éviter l’excès donc le trop : ni trop égoïste, ni trop altruiste !

En pratique

Ne voyez pas trop grand ! Si vous vous promettez d’organiser une vente de charité chaque mois ou de servir la soupe aux démunis tous les soirs, il est fort probable que vous vous découragiez ou que vous vous épuisiez.

Adaptez-vous à vos moyens. On donne ce qu’on peut. Les moyens ? Le temps, notre état physique, nos ressources, notre caractère … nous ne sommes pas tous égaux.  Aller vers les autres n’est pas toujours naturel ni facile. Cela demande quelquefois de sortir de sa zone de confort, de dépasser certaines craintes, cela peut demander un peu de volonté aussi.

Souvenez-vous aussi, pas besoin de grands sacrifices, des gestes simples de bienveillance suffisent comme établir un contact, écouter, avoir une intention, respecter, rendre un service. Dans notre quotidien, cela pourrait être :

– Aider. Prendre quelques minutes pour donner un coup de main à une personne qui se bat avec une poussette dans un escalier ou qui cherche son chemin.

– Faire des compliments.

– Laisser passer une personne devant vous, à la caisse.

– Sur les réseaux sociaux, féliciter ou envoyer quelques mots d’encouragement à quelqu’un, faire un don à une cause valable, relayer une information utile.

– Dire merci : au chauffeur de l’autobus, à votre gardienne d’enfants, à votre collègue, à celui qui vous a servi un café.

Il a été démontré qu’accomplir des actes de bonté avait encore plus de bienfaits quand les manifestations de bienveillance sont variées et accomplies le même jour plutôt que réparties sur une semaine.

Alors, à vous de jouer : choisissez 1 journée dans votre semaine et accomplissez 5 gestes qui aident .

Je me déconnecte !

Vous pouvez dès maintenant vous abonner au podcast Bulle de Bonheur sur Itunes et laisser votre commentaire ! 

Inscrivez-vous à notre newsletter pour être notifié des prochains épisodes, recevoir chaque mois gratuitement 2 cartes de jeux 2 minutes, être au courant de nos actus, découvrir nos astuces…

Les cellulaires consultés à table, nos adolescents qui ne décrochent pas de leur téléphone tout en regardant un film en famille, ou encore des collègues qui lisent leurs mails en réunion … nous avons tous été auteur ou témoin d’une situation du genre, nous avons donc phubbé ou été phubbés !

Le phubbing ? C’est un terme inventé par une agence de communication anglaise en 2012, formé de la contraction de phone (« téléphone ») et snubbing (« qui snobe »). Il désigne le fait d’ignorer celui qui vous parle en concentrant son attention sur l’écran de son téléphone.

Dans les familles, au bureau, entre amis ou entre amoureux, on le voit partout !

Le phubbing a même fait l’objet d’études en psychologie, notamment pour connaître son impact sur les relations sociales. Il faut dire que les psychologues eux-mêmes étaient confrontés à ce phénomène, leurs patients consultant leur téléphone en séance, ou montrant des signes de stress et d’inattention s’ils ne pouvaient pas le faire.

Ce phénomène est souvent inconscient. Consulter son smartphone se fait machinalement. On peut même se demander si ce n’est pas devenu une obligation. Comme si on se disait :  “si je ne suis pas connecté, je vais être un mauvaise ami, un mauvais conjoint, un mauvais salarié, voire un extra-terrestre, qui vit carrément à côté de son époque !”.

Une obligation, et peut-être aussi un besoin, si l’on en croit Vanessa Lalo, psychologue spécialisée dans les usages numériques, qui affirme : “le smartphone est un cordon ombilical permanent”. Il est devenu bien plus qu’un objet, il est comme le prolongement de notre main, de notre regard, et même de notre coeur à constater la réaction de certains adolescents qui en sont privés !

Ne pourrait-on plus vivre sans écrans ? Cela peut paraître exagéré, et pourtant ne vous est-il jamais arrivé d’être proche de la panique en réalisant que votre téléphone n’avait plus de batterie et que vous n’aviez pas de chargeur ?!

Il est donc en tout cas facile d’imaginer que cette connexion constante risque d’affecter notre relation, avec nous-même et avec les autres.

Si nous revenons au phubbing, n’est-ce pas vexant d’être phubbé ? Personnellement, j’ai l’impression de ne pas être écoutée, voire de ne pas avoir d’importance aux yeux de la personne. Et quand c’est mon conjoint qui fait ça, là ça va plus loin. Je me sens niée, tout à coup inexistante et transparente ! Et ca peut me mettre assez en colère … ou alors si je suis fatiguée et que je crains la dispute, je me réfugie à mon tour derrière mon écran.

C’est d’ailleurs un des constats des recherches menées sur les conséquences du phubbing : au lieu d’aller combler notre besoin d’inclusion et d’attention par un face à face, nous allons chercher refuge dans les réseaux sociaux ou autres contenus fournis par nos écrans, et nous devenons à notre tour phubbeur !!!! C’est un vrai cercle vicieux.  

D’autant plus vicieux que ces comportements excessifs provoquent une fragmentation de l’activité, de l’attention, qui va générer des problèmes de concentration et de fatigue. En fait, on demande à son cerveau de zapper en permanence. On se fatigue inutilement, on provoque une surchauffe de la machine. Aujourd’hui le lien entre stress et smartphone a été scientifiquement prouvé.

Certains psychologues mais aussi des coachs et intervenants en entreprise ont d’ailleurs parfaitement compris ces impacts. L’écologie mentale en est une belle illustration. Ce terme, emprunté à la psychologie (Bateson puis Guattari) pour désigner les “rapports subjectifs que l’homme entretient avec son environnement, notamment son corps et le temps”, fait l’objet aujourd’hui d’ateliers, de formations et autres accompagnements pour aider les personnes à gérer leurs écrans et être plus concentrés et efficaces au travail. Ainsi, il a été prouvé que des personnes auxquelles on avait demandé de ne consulter leurs mails que 3 fois par jour, étaient plus performants que leurs collègues. De même des sujets privés de Facebook pendant une semaine se sont montrés plus heureux et moins stressés !

Puisqu’on parle de chiffres, notons que nous touchons notre smartphone à peu près 300 fois par jour !!! Et quand nous sommes dérangés par notre cellulaire au milieu d’une tâche, il nous faut 30 minutes pour nous recentrer pleinement sur cette tâche.  Il faut dire que les entreprises qui sont derrière ce monde numérique se sont elles aussi renseignées sur les neurosciences et la psychologie … Sécrétion de dopamine (hormone du plaisir), système de récompenses, suppression de limites … elles ont trouvé tous les moyens de nous rendre dépendants !

Pas facile donc de changer quand nous sommes sollicités en permanence et que nous ne réalisons même plus l’usage que nous en faisons ! Et pourtant, nos relations mais aussi notre santé nécessitent que nous soyons vigilants. Même si ce n’est pas officiellement dit pour les écrans (cela a pris du temps pour réglementer l’usage de la cigarette), on connaît les conséquences néfastes : on a parlé de la perte de concentration et de la dispersion mentale. On sait aussi que l’hyperconnexion génère du stress (conséquence directe de notre exigence d’immédiateté des réponses). Elle impose en plus une astreinte permanente qui conduit à une diminution de l’énergie mentale avec une perte des priorités. Au bout d’un certain temps, c’est le sommeil, le QI et la sociabilité qui sont affectés.

D’un autre côté, comme le rappelle Perla Servan Schreiber, il est important de vivre avec la réalité et de ne pas s’épuiser à vouloir la changer. La réalité des écrans est là et il ne s’agit donc pas de vivre sans … mais de savoir comment vivre avec, dans un équilibre qui nous permette de maîtriser, de gérer son usage pour que nous cessions d’être esclave et restions maître à bord.

Devenons acteur de notre vie numérique !

Nous ne pouvons pas changer les autres mais nous pouvons choisir de changer nos propres comportements. Pour ceux qui sont parents, c’est particulièrement important car nos enfants apprennent par l’exemple et ont besoin de cohérence.

Et rappelez-vous notre podcast sur le changement, il ne s’agit pas de tout changer ! Pas de régime draconien (mais peut-être que certains en auront besoin !) mais une hygiène de vie, ou comme le dit Jocelyn Brewer, psychologue australienne, entamer une “diététique numérique”.

En bref

  • – les écrans sont entrés dans nos vie en créant de nouvelles habitudes, de nouveaux comportements et même de nouveaux besoins.

  • – ils ont des avantages mais aussi des effets négatifs, notamment sur notre concentration, notre stress et la qualité de nos relations.

  • – nous avons le pouvoir d’en limiter les inconvénients en devenant acteur éco-responsable de notre vie numérique !

En pratique

Nous sommes bien d’accord, au départ, comme tout changement d’habitude, cela va demander un peu de volonté et de patience !

Prendre conscience  

Prendre conscience de notre consommation, voire de notre dépendance !

Car si nous n’en avons pas conscience, comment allons-nous avoir envie de changer ?! Pour avoir cette lucidité, vous pouvez télécharger une application (Moment, Usage Tracker …) qui vous donnera le temps que vous avez passé sur votre écran dans la journée par exemple (très utile aussi avec nos adolescents qui n’ont réellement pas conscience du temps passé). Ces applications sont même intégrées directement dans certains téléphones (IOS 12  – Androïd 9)

Choisissez un moment de déconnection  

Nous avons parlé des bienfaits du rituel,  voilà une excellente occasion de s’en créer !

  • instituez une journée sans écran à la maison (par mois, en vacances …)

  • décidez d’un moment de votre quotidien où vous vous déconnectez

Et souvenez-vous, ayez toujours en tête la politique des petits pas ! Si c’est difficile, commencez doucement : essayez par exemple de prendre le café du matin sans écran, ou alors prendre sa demi-heure de lunch sans regarder son téléphone.

Vous pouvez avoir aussi besoin d’un peu d’aide ! Un lieu motivant ou encore des activités qui vont compenser au départ le vide peuvent faciliter les choses. N’hésitez pas à regarder sur Internet : des agences se sont spécialisées pour trouver des endroits de vacances sans Wi-Fi, des hôtels proposent des WE “détox numérique” et des particuliers en font même la promotion pour leur location, comme le titre de cette annonce pour un petit chalet isolé : “seriez-vous capable de passer un WE sans 4G ???”  

Rangez votre téléphone

Si nous n’attendons pas d’appel urgent, pourquoi ne pas décider de ranger son téléphone dans son sac lors d’un moment entre amis ou en amoureux ?

A la maison, chacun peut poser son téléphone dans un panier le temps du repas ou/et avant d’aller se coucher

Idem au bureau pour une réunion ! Même l’Élysée a essayé : en 2014, des casiers à téléphones ont été installés à l’entrée de la salle du Conseil des ministres pour des réunions plus concentrées et productives. L’histoire ne dit pas si cela a duré !

Lancez des défis

Le phone-stacking ? Les téléphones sont empilés au milieu de la table – si l’un des convives regarde son téléphone pendant le repas ou l’apéro, il paie l’addition !

Un gage en famille pour celui qui a regardé son téléphone ? …

Pratiquez l’écologie mentale

Réduisez les sollicitations de votre environnement numérique, pour permettre notamment d’être plus concentré, efficace et détendu.

  • coupez les notifications : des applications de votre téléphone  (si vous en avez vraiment besoin, gardez uniquement celles qui viennent de vos amis, messageries par exemple), de vos courriels sur votre ordinateur.

  • réduisez le nombre d’icônes sur votre écran d’accueil

Allez Hop ! c’est parti ! 

Allez, cette semaine, je modifie UNE chose sur mon portable : notifications, temps d’utilisation, lieu …. je m’entraîne à reprendre le pouvoir.

Bonne déconnexion !

Je me fais confiance !

Vous pouvez dès maintenant vous abonner au podcast Bulle de Bonheur sur Itunes et laisser votre commentaire ! 

Inscrivez-vous à notre newsletter pour être notifié des prochains épisodes, recevoir chaque mois gratuitement 2 cartes de jeux 2 minutes, être au courant de nos actus, découvrir nos astuces…

Parler de confiance nécessite de définir de quoi nous parlons.

Ce n’est pas forcément simple car sur ce sujet, nous trouvons beaucoup de définitions dont les contenus sont assez variables !

Pour Bulle de Bonheur, il est difficile de parler de confiance sans parler d’estime de soi.

En reprenant l’image utilisée par certains auteurs, nous pouvons représenter l’estime de soi par un trépied : l’assise représente l’estime de soi et les 3 pieds, l’amour de soi, la vision de soi et la confiance en soi.

Dans cette approche, la confiance en soi fait donc partie de l’estime de soi.

L’estime de soi, c’est le jugement de valeur que je porte sur moi.

Elle renvoie à 3 questions :

  • est-ce que je suis aimable (dans le sens, digne d’être aimé) ?

  • est-ce que je suis valable ?

  • est-ce que je suis capable  ?

La confiance concerne cette 3e question : que suis-je capable de faire ?

Quand je me dis “je me fais confiance”, je me dis : “j’ai foi en mes capacités pour faire cela” … ces capacités peuvent être physiques, intellectuelles et/ou affectives.

La confiance nous donne donc une sorte de force intérieure, comme une énergie de base qui nous pousse dans la vie. Avoir confiance en soi, c’est se rendre moins dépendant du regard des autres et de nos performances, et nous permettre d’entreprendre d’avantage.

L’injonction “fais-toi confiance” que nous pouvons entendre ou dire fréquemment, donne l’impression que certains pensent que la confiance est innée. Mais non, la confiance ne se décrète pas – elle se bâtit – elle se conforte d’actions réussies.

La confiance, c’est vraiment une perpétuelle construction et bonne nouvelle, il n’est jamais trop tard pour la travailler !

Et ça, c’est important pour ceux qui disent : “oh tu sais, moi, je n’ai jamais eu confiance en moi” . Comme si c’était gravé dans la pierre, immuable. Or, rien n’est définitif dans ce domaine – aujourd’hui et demain, de multiples occasions vont se présenter pour se faire confiance.

Bien sûr, pour ces personnes, cela va demander un peu plus de travail. Car le fait d’être persuadé que nous ne sommes pas capables peut nous rendre totalement aveugles ! Au point de ne pas ou plus arriver à regarder ce que nous avons  réussi et ce que nous pouvons réussir. Et ça peut aller loin ! Certaines personnes qui ne peuvent nier leur succès car il est là, devant leurs yeux, vont trouver le moyen de ne pas le reconnaître, en refusant de s’en attribuer le mérite – elles pourront par exemple répondre : “oui ok, ça, ça a marché mais j’ai eu un coup de chance …” ou alors,”oui, mais c’était hyper facile”.

L’éducation peut jouer un rôle dans le regard que nous portons sur nos réalisations –  nous avons pu apprendre à minimiser nos réussites, à cause de cette crainte longtemps répandue que cela pouvait nous amener à être orgueilleux ou supérieur.

Nous avons pu également entendre des phrases maladroites qui nous ont amené à penser : “je suis ce que je fais”. Fausse croyance qui en entraîne d’autres : “si je ne fais pas ça bien, je serai moins aimé” ou “je n’y arrive jamais donc ce n’est pas la peine que je continue“. Cette attaque de notre confiance en soi arrive toutes les fois où nous avons été évalués, c’est à dire toutes les fois où c’est notre personne (auteur de l’action) et non les faits eux-mêmes (l’action), qui a été jugée. Il est très différent par exemple de dire à un enfant : “tu es un menteur”, plutôt que : “lorsque tu m’as raconté cette histoire, tu as dit un mensonge”. La première phrase utilise le verbe être, elle  juge la personne et l’enferme dans un comportement permanent qui ferme la possibilité de changer ou faire autrement – elle agit comme 1 condamnation. La deuxième phrase parle d’un acte à un instant précis, elle différencie la personne de ses actes et ouvre sur un avenir différent – le message de confiance est clairement transmis : “ j’ai confiance en ta capacité à agir autrement, à trouver une solution …”.

Puisque nous parlons d’éducation, il est clair que la confiance en soi se construit dès notre plus jeune âge. Plus nous avons été encouragés dans nos apprentissages, plus nous avez été complimentés sur nos réussites, plus on nous a fait confiance, plus notre réservoir de confiance s’est rempli.

Mais même si notre confiance a été peu alimentée pendant notre enfance, il est toujours temps d’agir. Notre base confiance sera peut-être toute petite mais rien n’empêche de l’agrandir !

Pour évoquer cette base confiance, certains auteurs parlent d’un coffre à trésors – nos trésors sont toutes les choses que nous avons réussies. Et ces choses ne sont pas que des réussites importantes – ce sont également toutes les réalisations que nous avons accomplies, les objectifs atteints, les petits défis relevés …

Il est donc très utile de savoir ce qu’il y a dans notre coffre et d’en faire l’inventaire : faire la liste de nos petites victoires, quelles qu’elles soient. Il y en a forcément ! Ce bilan pourra nécessiter un regard sur nos qualités, nos manques, la gestion de nos échecs. Nous y reviendrons dans de futurs podcast.

L’état des lieux de notre coffre est utile à 2 points de vue :

– se rappeler nos réussites crée de la motivation et encourage à persévérer

– se constituer une base de ressourcement – Y jeter un oeil de temps en temps pour se faire simplement du bien ou pour se remonter quand nous sommes dans des phases de doutes ou de baisse de confiance !

Notre coffre est donc plus ou moins rempli en fonction de notre histoire, de nos expériences, mais il peut se remplir tout au long de notre chemin de vie. Comment ? En nous confrontant à de nouvelles expériences. Si celles-ci sont positives, hop, un trésor en plus !

Attention cependant, il est important de faire la différence entre les situations auxquelles nous pouvons raisonnablement nous confronter et celles qui ne sont pas du tout de notre domaine de compétences. Il ne s’agit pas d’être capable de tout faire !!!

Face à une nouvelle situations, plusieurs réponses sont en effet possibles :

  • oui, je me fais confiance et j’y vais !

  • non, je n’ai pas envie – cette situation ne correspond pas à mes valeurs.

  • non, du moins pas tout de suite :  je n’ai pas les compétences et je vais devoir apprendre certaines choses avant de me lancer.

Cette évaluation est importante car elle nous permet de nous fixer des objectifs adaptés : – – viser trop haut par excès de confiance risque de créer des déceptions

– avoir un niveau d’exigences trop élevé peut engendrer du stress

– ne pas respecter ses valeurs apporte culpabilité et mésestime.

Les neurosciences nous apportent une fois encore une explication motivante. Plusieurs études ont permis en effet de mettre en évidence qu’il existe une hormone de la confiance : l’ocytocine. C’est l’hormone de l’attachement  et aussi du lien social : elle réduit l’anxiété et le stress qui peuvent survenir lors d’interactions sociales. Elle augmente le sentiment d’empathie chez les hommes. Il a aussi été démontré qu’elle freine la sécrétion de cortisol, la fameuse hormone du stress.

Stimuler cette hormone a donc de nombreux bienfaits, alors à l’action !

En bref

Je me fais confiance signifie :

je sais que je peux compter sur moi-même pour faire face à telle situation

je sais de quoi est constitué mon capital confiance et je reconnais que j’y ai contribué

je peux alimenter régulièrement mon coffre de confiance, véritable moteur de vie

En pratique

Les outils pour alimenter notre confiance sont nombreux et nous ne les avons pas tous testés évidemment !

En essayant de synthétiser nos différentes lectures et formations, nous avons envie de vous partager 3 actions :

1- Je fais l’état des lieux de mon coffre à confiance

Comme le propose le Cahier positive attitude des paresseuses, je fais la liste de mes réussites : professionnelles, amicales, familiales, personnelles … d’un dossier mené à terme à une intervention en réunion, d’une amie à qui on a remonté le moral à un parent à qui on a rendu service …. sans oublier tout ce qu’on a pu faire pour soi, réussir être à l’heure, à résister à une 2e part de gâteau, à faire son sport, à se poser une heure pour lire …. prenez le temps de repenser à ces victoires … la psychologie positive le montre, le succès engendre le succès !

Il ne s’agit pas forcément de grandes victoires éblouissantes mais de petits succès personnels qui nous permettent de nous sentir bien – on note juste des faits, éventuellement le sentiment positif que cela a procuré (fierté, sérénité, espoir …)

Mention en passant pour les éducateurs : vous pouvez vous faire le coffre aux trésors de vos enfants, leur remémorer leur réussite, leurs expériences, les difficultés surmontées …toujours sur un mode descriptif (décrire les faits, et nommer éventuellement les qualités requises pour y arriver). Cela les aidera à constituer leur propre réserve de trésors.

2- Je remplis mon coffre à confiance

  • je me fixe des petits objectifs : du matin au soir, la vie nous lance des petits défis : habiller mes filles en gardant ma patience ; demander de l’aide sur ce dossier que je n’arrive pas à finaliser, prendre un quart d’heure pour lire 2 chapitres de mon livre …

  • Je peux aussi m’en créer : allez demain, pas d’écran pendant mon trajet de boulot ! dimanche, je vais courir au parc du Mont royal !

Mais souvenez-vous : gardez des objectifs réalisables et accessibles.

  • j’accepte une certaine dose d’incertitude – avoir confiance, c’est accepter une petite prise de risque … on n’est jamais totalement sûr du résultat car nous sommes souvent dépendant de l’action ou l’inaction d’autrui.

3 – Je fais le point sur mes valeurs

Etre en désaccord avec ses valeurs peut entraîner un mal-être et attaquer notre estime, donc fragiliser notre confiance.

Si beaucoup de valeurs sont universelles (respect, justice, gentillesse, authenticité…), l’importance qui leur est accordée est en revanche très variable.

Nos valeurs dépendent en effet de notre environnement familial et culturel  – il est important de les connaître car ce sont elles qui vont nous aider à faire des choix et à nous faire sentir en congruence, ce qui est une des bases du bonheur.

Allez, encore un petit travail d’écriture !!! Dans un 1er temps, listez vos valeurs puis classez les par ordre d’importance – pas simple vous verrez mais très éclairant !

SI vous avez du mal à trouver vos valeurs, pensez à vous référer aux expériences que vous faites et  qui vous procurent du plaisir, qui vous mettent en joie, et cherchez quelle valeur respectée se cache derrière ce bien-être.

Allez hop, je me lance !!!!

Nous avons évoqué 3 listes possibles :

  • faire la liste de ses réussites

  • faire la liste de ses objectifs

  • faire la liste de ses valeurs

Allez hop, j’en choisis une au moins, et je commence à la rédiger – je la relis régulièrement, j’essaye de la compléter dès que possible et je m’y tiens !

Je nomme mes émotions

Vous pouvez dès maintenant vous abonner au podcast Bulle de Bonheur sur Itunes et laisser votre commentaire ! 

Inscrivez-vous à notre newsletter pour être notifié des prochains épisodes, recevoir chaque mois gratuitement 2 cartes de jeux 2 minutes, être au courant de nos actus, découvrir nos astuces…

L’émotion, c’est un signal envoyé par notre cerveau en réponse à une situation donnée. Et ce signal là, nous ne pouvons pas l’empêcher d’arriver, il est automatique.

En plus, s’il est là, c’est qu’il a une bonne raison d’être là !

Notre corps est en effet une machine très cohérente et intelligente, donc écouter les signaux qu’il nous envoie est dans notre intérêt.

On dit d’ailleurs souvent que “le corps parle”.

Signes de fatigue, tensions, mal de dos, de tête … jusqu’à la maladie …ce sont autant de signaux qui nous sont envoyés pour nous indiquer que nous devons faire des réajustements et des changements.

Les émotions font partie de ces signaux. Elles sont des messagers qui viennent nous dire quelque chose. Et si nous n’entendons pas ou ne voulons pas entendre ce message, soyez certain qu’un jour ou l’autre, le cerveau va vous envoyer un signal beaucoup plus fort et celui-là, il sera peut-être beaucoup plus difficile à gérer !

Il est important aussi de préciser qu’une émotion n’est pas positive ou négative, bonne ou mauvaise comme on l’entend parfois. Elle peut être agréable ou carrément désagréable, mais elle est toujours utile puisqu’elle est comme le voyant lumineux de notre tableau de bord interne.

Pour rester sur l’image de la voiture, l’émotion est un indicateur de la bonne marche de ma voiture : “tiens, ça, c’est au vert, ça me convient et je continue à l’entretenir”

“tiens, le voyant rouge clignote, il y a quelque chose qui ne va pas, il faut que je l’identifie pour voir ensuite comment le réparer“.

On voit bien que l’émotion sert donc aussi à mieux nous connaître.

Bien sûr, il ne s’agit pas de s’écouter en permanence, ni d’analyser tous nos ressentis. Mais savoir accueillir des émotions est vraiment utile.

Et cet intérêt n’est pas issu des seules observations de thérapeutes – il est aussi aujourd’hui prouvé par la neuroscience qui nous permet de connaître de mieux en mieux le fonctionnement de nos émotions et leurs rôles sur notre organisme.

En simplifiant les choses (pardon les scientifiques !), nous pouvons utiliser l’image d’une maison pour schématiser le cerveau : le bas de la maison est fait de notre cerveau archaïque (régulation de nos fonctions vitales, réflexes) et de notre cerveau limbique (émotions, mémoire à long terme), et la partie sous le toit est mon cortex cérébral, et notamment mon cortex préfrontal qui gère ma prise de décision, mon raisonnement et bien des choses encore ! Les différentes pièces de notre maison communiquent entre elles par des couloirs et des escaliers.

Et bien, sous l’effet de l’émotion, c’est comme s’il y avait une inondation dans notre maison et que les escaliers et la partie sous le toit étaient totalement sous l’eau.

Donc, si on me demande de réfléchir, de me contrôler ou de faire toute autre action qui fait appel à la partie de mon cerveau qui est sous l’eau, ça ne va pas bien marcher !!!

Mes capacités d’analyse et de réflexion sont comme suspendues. Les situations de peur, de colère ou de désir amoureux sont de bons exemples pour illustrer ce fonctionnement : nous avons en général du mal à régler nos problèmes dans ces moments là.

Bon à savoir également, l’ennui, le manque d’intérêt, la fatigue ont le même effet. Nous adoptons alors des comportements non réfléchis. Réfléchir demande de l’énergie, exige un effort mental et de la concentration.

Si l’imagerie cérébrale a permis d’observer le fonctionnement de notre cerveau en proie à une émotion, elle a aussi mis en évidence que le fait de nommer l’émotion vécue, permet de faire redescendre le niveau de l’eau et donc rendre plus fonctionnel notre cerveau.

Verbaliser une émotion, chez soi et chez l’autre, en diminue l’intensité et aide à réguler le cerveau émotionnel, donc à adopter derrière un comportement plus ajusté.

Apprendre à reconnaître les émotions, leur forme, leur intensité, est de ce fait plus qu’utile, c’est nécessaire.

Il est nécessaire aussi d’accepter qu’elles vont s’exprimer différemment selon les personnes.

Si on prend le mot culture au sens large, donc en incluant famille, société, population, pays, il y a un lien très fort entre culture et émotions.  

Nous pouvons tous éprouver de la joie et de la tristesse, mais les conditions qui vont faire émerger ces émotions comme la façon dont elles vont se manifester et être gérées, seront différentes d’un pays à l’autre, d’une personne à l’autre.

Connaître l’effet positif que l’accueil des émotions a sur le cerveau, et notamment sur celui de l’enfant qui est en plein développement, a été une découverte vraiment importante. Le concept d’intelligence émotionnelle est d’ailleurs apparu en 1990 pour parler de la capacité d’une personne à reconnaitre, comprendre et maîtriser ses propres émotions et à composer avec les émotions des autres personnes.

L’intelligence émotionnelle est maintenant enseignée dans les formations professionnelles, dans certaines écoles et dans des ateliers parentaux. Pour les éducateurs, il est utile de comprendre, que sous l’effet de la colère ou de la peur par exemple, l’enfant ne peut agir sur le moment de manière réfléchie – gérer ses émotions fait partie des apprentissages de l’enfant et comme pour tout apprentissage, il doit être accompagné –  les adultes vont devoir l’aider à faire redescendre son niveau émotionnel pour qu’ensuite l’enfant soit capable de faire appel à sa raison. Cela évitera beaucoup de perte d’énergie, d’attentes déçues et de conflit.

En bref

Les émotions sont de précieuses alliées dans notre vie. Au lieu de vouloir les cacher, les minimiser ou les nier, ouvrons-leur la porte pour agir de façon plus efficace avec nous-même et avec les autres.  

L’émotion nous aide donc à mieux nous connaître mais aussi à mieux être en relation avec l’autre – en me connectant à mes émotions, je pourrai mieux adapter ma communication et ma conduite.

En pratique

Phase 1- j’observe

Je commence déjà par identifier ce qui se passe dans mon corps – je regarde, sans jugement, sans culpabilité  – je fais un vrai scan, des pieds à la tête : qu’est-ce qui se passe ?

Par exemple, quand j’ai peur, j’ai le coeur qui bat à toute vitesse, je transpire et je suis prête à détaler en courant. D’autres au contraire sont totalement paralysés : ils ne peuvent plus bouger … pieds de plombs, jambes figées, respiration coupée. D’autres enfin auront des signes mais arriveront à les dissimuler car ils ont appris qu’il ne fallait pas avoir peur.

C’est pour cela que les enfants mais aussi les personnes qui n’ont jamais appris à se connecter à leurs émotions, peuvent avoir besoin d’aide pour ce travail d’observation des signes physiques.

Phase 2 – j’exprime  

Il s’agit de faire sortir notre émotion car sinon, elle va ressortir un jour ou l’autre sous une forme moins sympathique ! Je peux la verbaliser : je nomme mes sensations ou directement mon émotion si je l’ai reconnue.

Il y a un tout un vocabulaire des émotions, et il peut être utile de l’enrichir en se procurant des listes de synonymes sur internet ou dans des ouvrages, car notre vocabulaire émotionnel est parfois très pauvre !

Je peux faire appel à d’autres moyens d’expression.

La visualisation par exemple est un support d’expression qui peut être efficace : on se représente l’émotion comme une couleur, comme une forme, comme un élément de la nature : “aujourd’hui je suis noire” – “j’ai l’impression d’avoir un volcan dans le ventre” – “je me sens légère comme une plume …”

La visualisation peut aider aussi à identifier l’intensité de notre émotion : “quand tu dis noire, noire comme la nuit ou plutôt gris foncé ?” Ou “quand tu dis énervé, tu te sens contrarié ou prêt à exploser ?”.

Il y aussi tout ce qui touche à l’expression artistique : le dessin, la danse, la musique …

Pour les enfants surtout, un support peut faciliter l’expression des émotions : en plus du corps, utiliser un nuancier de couleurs, un imagier, … on en trouve de nombreux exemples à imprimer sur Internet : l’enfant montre à quelle image il s’identifie.

Certains parents utilisent même le langage des signes … ainsi, avant même d’acquérir le langage, le très jeune enfant observe le signe que son parent lui mime, puis, un peu plus âgé, il pourra à son tour faire le signe qui correspond à l’émotion qu’il ressent.

Quel que soit le mode d’expression que vous choisissez, soyez certain qu’exprimer vos émotions va avoir des effets libérateurs que vous ne soupçonniez pas.

Alors, bonne libération !

POUR TELECHARGER LA LISTE DES EMOTIONS CLIQUEZ ICI

Oser le changement !

Vous pouvez dès maintenant vous abonner au podcast Bulle de Bonheur sur Itunes et laisser votre commentaire ! 

Inscrivez-vous à notre newsletter pour être notifié des prochains épisodes, recevoir chaque mois gratuitement 2 cartes de jeux 2 minutes, être au courant de nos actus, découvrir nos astuces…

Notre époque valorise beaucoup la mobilité, le goût de la nouveauté, les vertus du changement. Ces vertus sont d’ailleurs tellement promues que quelquefois nous pouvons avoir l’impression d’appartenir à la section “antiquités” d’un musée si nous ne changeons pas !

Mais attention à la tyrannie du changement ! Le changement n’est ni un devoir, ni un principe. Il n’est pas question de tout changer, ni de changer à tout prix.

En revanche, nous n’avons pas toujours le choix du changement. Dans certaines situations, le changement s’impose à nous : une maladie, un licenciement, une intempérie… dans ces cas de force majeure, il est entendu que le changement ne relèvera pas nécessairement de notre volonté et de notre décision.

Ce que nous voudrions partager ici, c’est plutôt les cas où nous choisissons de changer. Nous allons donc parler des petits changements que nous pouvons faire pour mettre plus de bulles de bonheur dans notre quotidien.

A l’instar de ce que nous avons dit sur le bonheur (#1 je choisis le bonheur), nous allons nous occuper des situations sur lesquelles nous avons le pouvoir d’agir.

Dans ces situations où nous avons la possibilité d’être acteur, il est primordial de se demander : qu’est-ce que je gagne à changer ? Quels sont les avantages ?

Le sens que nous allons mettre dans notre action de changement va être la base de notre motivation : quitter une situation qui ne nous convient plus, chercher une amélioration, satisfaire une envie de nouveauté … ?

Mais, nous le savons bien : nous pouvons être très clairs sur les bienfaits d’un changement, sans pour autant passer à l’acte ! Car changer ça fait peur ! Comment être sûr que ça va marcher ? Quel va être le résultat ?

Et là, ça peut coincer ! Impossible d’avoir une garantie du résultat à 100% !

Changer nécessite de savoir lâcher prise car le changement nous emmène justement sur des chemins inconnus ! Et dans l’inconnu, notre besoin de savoir et de maîtriser ne peut être comblé.

Le changement, c’est aussi accepter de quitter ce que l’on connaît.

Oser sortir de sa zone de sécurité ! 

Changer revient à dire adieu à quelque chose qui nous est familier. Même si cette « chose » nous paraît néfaste, si nous n’en voulons plus, il n’en reste pas moins qu’elle fait partie de notre univers. Y renoncer, même volontairement, revient donc à renoncer à une fraction de nous-même.

Cela peut s’avérer difficile et long.  Pour certaines personnes, cela peut même sembler impossible. Il peut alors être pertinent d’aller travailler avec un professionnel sur ce “im” de impossible. Reconnaître ses peurs et interroger ses (fausses) croyances (“je ne suis pas capable” ou “il ne changera jamais”). Regarder également si la situation ne nous procure pas en fait des bénéfices secondaires, bénéfices que nous ne voulons pas perdre.

Changer est donc un défi qu’on se lance. Il faut OSER !

Oser faire autrement !

  • – tous les jours, je m’énerve et crie car mes enfants ne rangent pas ce que je leur demande. Plutôt que de répéter encore la même chose, si je décidais de m’y prendre autrement ?
  • – les soirées avec mon conjoint ne me satisfont plus, on est chacun sur nos écrans. Qu’est ce que je mets en place pour que cela soit différent ?
  • – allez, je décide de changer une habitude pour protéger la planète : à partir de demain, je n’accepte plus aucun sac plastique dans les magasins !

En bref

1/ Je me focalise sur les changements sur lesquels je peux agir.

2/ J’ose quitter une situation qui ne me convient plus, aller vers du nouveau

3/ J’ai conscience que le changement  me pousse à dépasser mes peurs et mes croyances

4/ J’y vais petit pas par petit pas

Comme un capitaine de bateau : je décide de la direction à prendre, je m’équipe du matériel (boussole…), j’adapte mon cap, je suis consciente que je ne suis pas maître de la météo et que je ne peux pas tout prévoir –  le plus important est de réaliser mon objectif : quitter ma place au port et gagner en bien-être.

En pratique

A vous de jouer !

Là maintenant, prenez 2 min pour choisir de changer une petite chose de votre quotidien qui ne vous convient plus. Avec bienveillance envers vous-même, acceptez que cela puisse prendre un peu de temps et soyez fière d’avoir déjà oser le changement !

J’étire le temps !

Vous pouvez dès maintenant vous abonner au podcast Bulle de Bonheur sur Itunes et laisser votre commentaire ! 

Inscrivez-vous à notre newsletter pour être notifié des prochains épisodes, recevoir chaque mois gratuitement 2 cartes de jeux 2 minutes, être au courant de nos actus, découvrir nos astuces…

Toujours plus, encore plus vite et mieux … voici ce que la société semble nous dire. Contraintes de délais, d’horaires, de performances … Nous passons le plus clair de notre temps à répondre à ces contraintes. Et, pris dans cette course du temps, nous nous entendons dire :  “je n’ai pas le temps de faire du sport ! “ “Je n’ai pas le temps de venir te voir mais je pense à toi “ ou encore “promis, je le fais la semaine prochaine”.

Et ce discours s’accompagne généralement d’une bonne dose de sentiments désagréables : culpabilité, frustration, colère, découragement, incompétence ….

Merci nos rythme effrénés !!!

Nous aimerions tellement quelquefois avoir du pouvoir sur le temps, l’accélérer, le ralentir ou le rallonger selon les situations. Mais, même si la science fait des découvertes incroyables, elle n’a pas encore trouvé le moyen de changer notre compte temps ! Notre journée compte 24h, soit 1440 minutes, pas une plus pas une de moins.

Alors, comment stopper le toujours plus, toujours mieux qui peut nous couper de nous même, voire des autres ?

Réduire ses activités

Nous pourrions déjà nous demander s’il n’y a pas des activités auxquelles nous pourrions renoncer : trop de facebook, trop de news, trop de textos ? (“combien de temps je passe devant les écrans ?!”) … “Et le temps que je passe à travailler ? N’y a-t-il pas 1 soir, voire 2, où je pourrais finir plus tôt ?”

Mais imaginons (objectivement ?!) que nous pouvons réduire, simplifier ou supprimer aucune de nos activités. Comment faire alors ?  

Expérimenter le slow living

Si au lieu de courir après le temps, au lieu de suivre ce flux du toujours plus, toujours mieux, nous suivions un autre flux, celui du slow ?

Le Slow, c’est un mouvement qui s’est développé en Europe dans les années 80  justement en réaction à ce mode de vie en constante accélération.

Ce mouvement a d’abord débuté par le Slow Food, (contre pied des Fast Food), puis s’est développé dans de nombreux domaines : le voyage, le sexe, l’esthétique …. On parle aujourd’hui de Slow Living.

Il y a de nombreux moyens d’expérimenter ce flux, de goûter à “l’Eloge de la lenteur” comme l’écrit Karl Honoré.  

Parmi ces moyens, nous avons choisi de vous en présenter un : la connection à l’instant présent.

Se connecter à l’instant présent

C’est mieux profiter du temps que nous avons à notre disposition, en se consacrant à ce que nous faisons, dans l’instant, pleinement et sans distraction.

Toutes les personnes qui l’ont déjà expérimenté vous le diront : en se centrant sur le moment présent, c’est à dire en étant pleinement à ce qu’elles sont en train de faire, elles ont l’impression de rallonger leur temps. Et de ce fait, elles se sentent plus détendues, plus comblées et donc sûrement plus efficaces pendant les moments qui suivent.

Et ce qui est formidable dans cette histoire de connection, c’est que toutes nos activités du quotidien peuvent devenir des occasions de prendre le temps de se connecter à notre présent, à ce qui  nous entoure : manger, cuisiner, prendre une douche, s’habiller, aller bosser, …. nous avons à notre disposition quantité de moments dont nous pouvons profiter différemment.

Alors à vous d’essayer !

Il est possible qu’il faille un peu tatonner pour trouver les moments que vous avez envie de ralentir et qui vous font du bien.

Les exercices de pleine conscience peuvent être un support efficace pour y parvenir car apprendre à observer avec attention le moment, sans jugement, n’est pas toujours inné.

Il s’agit aussi d’être attentif à tous ses sens : dans une situation précise (en buvant son café du matin, sous sa douche, en câlinant son enfant …), observez simplement ce qui se passe pour votre odorat, votre goût, votre toucher, votre ouïe et votre vue … vous verrez que votre moment va vous sembler beaucoup plus long et bénéfique qu’auparavant.

En bref !

– nous avons le pouvoir de profiter de notre temps

– nous avons pour cela un outil précieux : la connection au temps présent

– notre quotidien nous donne plein d’opportunités de le faire – du matin au coucher, où que nous sommes et avec les personnes que nous souhaitons, nous pouvons pratiquer.

En pratique !

Et vous, quel moment allez-vous choisir ?

Où ? à la maison, au boulot, pendant vos trajets ou au lit ?

Avec qui ? juste vous-même ou avec une personne de votre entourage ?

Quel qu’il soit, vivez ce moment choisi, étirez le temps le temps d’un instant et savourez-le !

Je fais de la place au bonheur !

Vous pouvez dès maintenant vous abonner au podcast Bulle de Bonheur sur Itunes et laisser votre commentaire ! 

Inscrivez-vous à notre newsletter pour être notifié des prochains épisodes, recevoir chaque mois gratuitement 2 cartes de jeux 2 minutes, être au courant de nos actus, découvrir nos astuces…

—- 

Avant de faire le choix définitif de créer notre podcast, nous nous sentions partagées : une voix nous disait  “allez on y va, c’est vraiment chouette de travailler sur ce sujet” ! Une autre voix nous faisait douter : “est-ce que ce n’est pas un truc marketing cette histoire de bonheur ? Est-ce que ça marche vraiment ?”

Alors oui, nous sommes d’accord … le sujet du bonheur est largement traité, par les magazines, les livres, les blogs et autres médias. Mais cela se comprend : quand la science prouve que 40% de notre bonheur dépend de nous, cela peut donner sacrément envie de se pencher un peu plus sur la question !

Et c’est ce que nous avons nous aussi décidé de faire en créant notre podcast Bulle de Bonheur. Chaque semaine, nous allons vous partager un truc pour être plus heureux.

Notre premier truc ? Faire le choix du bonheur !

Cela suppose donc au départ un acte de volonté et la croyance que chacun peut être acteur de son bonheur. Et cet état d’esprit est important car l’étude qui a mis en évidence que 40% de notre bonheur dépend de nous, dit aussi que 10% seulement du bonheur est lié à notre environnement (milieu social, circonstances extérieures …). Donc attendre que le bonheur vienne de l’extérieur, est une erreur.

Le bonheur est en nous

Des phrases comme :

« Ca ira mieux quand je serai en couple”

“J’aurai moins de difficultés quand mon enfant sera grand”

“Ca changera quand mon boss me donnera des dossiers intéressants» font dépendre notre bonheur des autres ou d’un futur hypothétique… on met donc notre espoir et notre énergie sur des choses qu’on ne contrôle absolument pas, et là, quelle frustration, quelle déception quand ça n’arrive pas !

De même, nombreux sont ceux qui pensent que le bonheur se trouve dans la possession de biens matériels. Là encore, la science nous éclaire et affirme que le bonheur ne dépend pas de nos acquis matériels. Ca ne veut pas dire que nous n’avons pas besoin d’une maison, d’une voiture, … seulement que ces acquis ne nous rendent pas plus heureux sur le long terme. Consommer, posséder va sans doute procurer des petits plaisirs, des montées d’adrénaline mais l’accoutumance va diminuer ces effets. Comme le dit le psychologue américain David Meyers, qui a travaillé sur la corrélation argent/bonheur : “ce qui hier était un luxe devient une nécessité aujourd’hui et sera une épave demain”.

Marlène Rydal, dans son dernier livre “le bonheur sans illusions” parle justement de l’argent comme une illusion. Pour elle, 5 illusions trompent les personnes en quête de bonheur : la beauté, le sexe, le pouvoir, l’argent et la célébrité.

Mais au fait, c’est quoi le bonheur ?

A en croire Google, nous ne sommes pas les seules à nous poser la question puisqu’il y a environ 70 000 recherches par mois pour le mot «bonheur» et plus de 450 000 pour «happiness» !

Ce qui est certain c’est qu’il n’y a pas de recette du bonheur toute faite, avec ses ingrédients bien définis. Nous avons vu que certains ingrédients sont des “illusions”.  Pour le reste, chaque individu a sans doute sa propre idée du bonheur en fonction de son vécu et de sa personnalité.

Chez Bulle de Bonheur, nous envisageons le bonheur comme un chemin à emprunter plus qu’un résultat à atteindre. Un chemin sur lequel nous allons cueillir les petites choses du quotidien qui vont contribuer à notre bien-être et nous aider à être en accord avec nos valeurs. Être heureux, c’est donc une expérience individuelle et humaine, qui conduit à un état de satisfaction profond et qui dure.

Petites précisions utiles ! Sur ce chemin :  

  • évitez la “tyrannie du bonheur” ! Le bonheur n’est pas un devoir, c’est un droit que l’on choisit d’exercer ou pas.

  • – Oubliez la performance ! Croire que le bonheur est la recherche d’un absolu, de la perfection n’est pas la bonne voie. Le chemin du bonheur peut être sinueux, avec des cailloux, des montagnes, voire de très grosses montagnes … en revanche il a aussi des fleurs, de beaux paysages, des aires de repos … et ceux sont ces bouts de chemin là que nous souhaitons explorer et développer.

Les petits moments à vivre pour mettre du bonheur dans notre vie sont là, dans notre quotidien, dans notre présent. Il existe plein de moyens pour apprendre à mieux voir ce bonheur, le débusquer, le savourer. Bulle de Bonheur en fait partie !

En bref !

Je sais qu’une grande partie de mon bonheur dépend de moi.

Mon premier pas sur le chemin du bonheur, c’est de croire au bonheur et d’avoir le désir de le faire fructifier. Mais je n’ai aucune obligation de le faire ni aucun idéal à atteindre.

Le bonheur se trouve souvent à portée de main, dans mon quotidien.   

En pratique !

2 minutes (ou plus !) pour répondre à la question suivante :

Quelles sont les choses qui participent à mon bonheur aujourd’hui ?

Pour vous aider :

  • je prends un papier et un stylo. A la fin de ma journée, j’écris les 3 choses les plus importantes et les plus heureuses de ma journée.

  • – je fais une liste des actes qui me font du bien et qui me ressourcent : des partages, des jeux, une balade dans mon lieu favori, des livres, une heure en cuisine, une vidéo comique, un coup de fil avec quelqu’un qui me fait du bien …

  • – je télécharge le podcast « Bulle de Bonheur » et l’écoute chaque semaine ! Disponible sur Itunes, Spotify ou Soundcloud. 

4 postulats pour une bonne écoute

Pour développer une bonne écoute, ces 4 postulats de base sont importants et fondateurs d’une bonne relation.

1-    Moi je

Nous sommes tous égo-centrés, c’est à dire, la personne la plus importante pour vous, c’est vous !  Par exemple, si vous lisez un horoscope, devinez par lequel vous allez commencer ! Ou si vous regardez une photo, qui cherchez-vous en 1er ? 

Voilà, c’est ni bien ni mal, c’est comme ça ! Nous avons naturellement besoin d’attention, de reconnaissance.

La 1ère personne qui a besoin de considération c’est donc vous ! Qui peut mieux que vous même y remédier ! Si vous allez bien, votre entourage ira bien. Dans l’avion, lors des procédures d’urgence, vous devez d’abord mettre vos masques à oxygène avant de vous occuper de votre voisin ! En fait, c’est pareil dans la vie ! 

Loin de vous imaginer égoïste, c’est simplement « charité bien ordonné commence par soi-même » !

>> 2 min pour vous demander si vous êtes de ceux qui vous cherchez en 1er sur une photo ?

 

2-    Notre vision est subjective 

Et oui ! Et malheureusement, vous êtes, je suis, nous sommes des êtres limités !

Vos représentations sont influencées par vos expériences, vos valeurs, votre éducation, vos priorités. Donc votre vision est singulière, originale, unique ! 

C’est souvent en nous comparant aux autres que naissent nos complexes. C’est comme si vous compariez Paris à New-York ou un Michel Ange à Picasso ! 

En fait accepter l’autre différent et en tenir compte, nous fait le regarder comme une œuvre unique ! Osons les contempler ! 

>> 2 min pour vous souvenir d’un moment où vous aviez une perception différente avec une personne de votre entourage 

 

3-    Chaque comportement a une intention positive 

Chacun fait comme il peut avec le choix de comportement qu’il a à sa disposition. C’est ainsi qu’un enfant qui grandit entouré de cris et de coups aura à sa disposition peut d’autres choix que celui de riposter avec violence. Important de se déculpabiliser !  au moment où ce comportement s’est mis en place il avait son sens ! 

C’est pourquoi il est important de faire la distinction entre l’intention et le comportement.

L’intention que nous avons est sans doute bonne et notre comportement peut être inadapté !

>> 2 min pour vous rappeler une situation où votre comportement était différent de votre intention 

4-    Dans tout crapaud sommeille un prince !

C’est sans doute mon postulat préféré ! Eric Berne, le fondateur de l’Analyse Transactionnel dit : « Dans tout crapaud sommeille un prince, il est inutile de tuer le crapaud, il suffit de réveiller le prince ! »

L’idée est d’orienter notre esprit vers le positif de la personne au lieu de s’acharner sur ses défauts ! 

>> 2 min pour noter une raison qui fait des personnes de votre entourage un prince ou une princesse ! 

Select your currency
EUR Euro