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Je gère mes priorités

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Nous pouvons rapidement nous laisser happer par le tourbillon de notre vie, mettre de l’énergie dans des choses qui n’en valent pas la peine et même passer à côté de ce qui compte le plus pour nous.

Et quand on s’en rend compte, souvent on s’en veut : “Mais pourquoi j’ai passé autant de temps à faire ça ?” , “Quelle perte de temps !” , “ Si j’avais su …”

La métaphore des cailloux illustre bien cette difficulté. Vous l’avez peut-être déjà entendue ou même vue sur YouTube car cette métaphore puissante a été beaucoup diffusée après qu’un célébre professeur l’ait utilisée lors d’une formation auprès de hauts cadres d’entreprises nord-américaines.

L’histoire est la suivante : le professeur prend un gros bocal de verre et le remplit à ras bord avec de gros cailloux de la taille d’une balle de tennis. Puis il demande à son public : “est-ce que ce bocal est plein ?”. Tout le monde répond par l’affirmative. Le professeur propose de vérifier.

Il sort alors un sac contenant des graviers et le verse dans le bocal.  Les graviers se faufilent entre les cailloux et remplissent le bocal. A nouveau, il pose la question : “est-ce que le bocal est plein maintenant ?”.

Puis, il renouvelle l’expérience avec un sac de sable, et enfin une bouteille d’eau.

Le bocal en verre représente notre vie : les gros cailloux désignent ce qui est le plus important pour nous, les graviers sont les éléments moins importants mais qui ont quand même une certaine valeur, le sable et l’eau illustrent tout le reste, souvent insignifiant mais qu’on a pourtant tendance à faire passer en premier. Ainsi, il n’est pas rare de réaliser que sa journée a été bien remplie de sable et d’eau, de quelques graviers mais qu’il n’y a plus de place pour nos gros cailloux !

Et pourtant, n’est-il pas nécessaire de donner la priorité à ce qui est essentiel pour notre bonheur ?

Mais savons-nous vraiment ce qui est le plus important pour nous ? Quels sont nos gros cailloux ?

Notre santé ? Notre famille ? Nos amis ? Apprendre ? Avoir des projets ? Défendre une cause ? … nos cailloux peuvent être très variés et il n’est pas toujours facile de savoir les identifier.

Or connaître nos cailloux est une étape indispensable pour savoir gérer au mieux nos priorités.

Au lieu de nous laisser entraîner par le flux intense de nos journées, voire de nous laisser submerger, nous pouvons décider de la façon dont nous allons nager sur le courant de notre vie, le type de nage que nous allons pratiquer et peut-être même la direction que nous allons prendre. Accélérer avec du crawl, se reposer en faisant la planche, avancer mais de temps en temps tenter un virage. Bref, profiter de la portance de l’eau tout en maîtrisant certains éléments, c’est à dire en établissant certaines priorités.

2 outils peuvent nous aider à mieux définir nos priorités.

Le 1er, est “la balance je dois / je peux / j’ai envie”. Nous ne pouvons pas, bien entendu, échapper à certaines obligations, mais souvent, nous oublions de nous interroger sur le sens et l’intérêt de certaines de nos actions et nous pouvons nous retrouver uniquement dans le devoir.  

Abuser des “il faut / je dois” peut fausser notre ordre des priorités et apporter une certaine lourdeur dans notre vie.

Essayez donc de jouer plus régulièrement avec ces 3 questions : est ce que je dois le faire ? est ce que je peux le faire ? est-ce que j’ai envie de le faire ? Ces interrogations sont une excellente façon de reprendre le pouvoir sur notre vie, de l’agir au lieu de la subir, et de décider ce qui est important pour nous.

Cela me fait penser à la façon dont une de mes amies gérait son cancer – elle me disait : “tu vois, les séances de chimio, je dois les faire. Mais je peux décider des heures de traitement et de la façon dont je vais travailler avec le médicament pour qu’il soit le plus efficace. J’ai envie aussi de m’occuper de mon hygiène de vie, et d’apprendre à mieux m’écouter”.

Un autre outil ressource en gestion des priorités, est la Matrice d’Eisenhower (oui, oui, le président des Etats-Unis lui-même !). Cette matrice, que vous trouverez expliquée plus en détails dans de nombreux ouvrages sur la gestion du temps et sur internet est composée de 4 quadrants :

1er quadrant : ce qui est important et urgent, soit les tâches à faire immédiatement

2e quadrant : ce qui important et pas urgent, soit les tâches nécessaires à faire rapidement et/ou qui nécessitent d’être planifiées

3e quadrant : ce qui est urgent et pas important, soit les tâches qui peuvent attendre ou être déléguées

4e quadrant : ce qui n’est ni urgent ni important, soit les tâches à jeter !

Cet outil permet de savoir situer et connaître nos priorités – il implique de distinguer une tâche urgente d’une tâche qu’on dit importante. Ce qui n’est pas toujours facile à faire !

Il semblerait que notre tendance naturelle soit de nous concentrer sur les activités non-importantes mais urgentes, c’est à dire que notre quadrant 3 serait le plus rempli, alors que remplir le 2 nous rendrait beaucoup plus heureux.

En effet, les activités importantes nous permettent de progresser dans nos objectifs, qu’ils soient professionnels ou personnels. Faire du sport, avoir du temps de qualité en famille, acquérir une compétence … ces activités sont bien entendu propres à chaque personne.

Les activités urgentes quant à elles, requièrent une attention immédiate, elles sont souvent liées aux objectifs de quelqu’un d’autre. Eisenhower avait remarqué que la majorité des tâches urgentes était liée à des interruptions d’autres personnes, qui sollicitent votre aide pour atteindre leurs propres buts, selon leurs propres priorités. Or parmi ces urgences, certaines sont réelles (un appel de l’école de votre enfant,  un examen), d’autres en revanche ne le sont pas (beaucoup de nos mails, de sms !).

Comme pour l’histoire des cailloux, la difficulté provient souvent du fait que nous ne savons pas ce qui est vraiment important pour nous. S’interroger sur nos valeurs, nos moteurs de vie, nos buts permet d’avancer plus vite sur le chemin du bonheur. Mais au lieu de prendre ce temps, nous nous laissons happer par tous les stimuli du moment, les urgences qui nous arrivent, et avons tendance à remettre à plus tard les activités qui sont en fait importantes pour nous. Et nous arrivons ainsi à différer sans cesse la recherche de ce qui compte le plus dans notre vie.

Combien de personnes sont convaincues qu’elles réaliseront ces tâches quand elles auront plus de temps libre, et s’aperçoivent que ce temps libre est sans cesse lui aussi différé !

Pour certaines urgences, il est vrai aussi que savoir dire non pourrait nous aider. Je pense notamment à ces personnes qui ont l’art de présenter leurs demandes ou leurs situations comme une urgence. Et là, l’image des  adolescents me vient au qui peuvent nous mettre sous pression en exigeant une réponse rapide à une question qui justement demanderait un peu de réflexion. Exemple : vous vous êtes libéré plus tôt du bureau et vous apprêtez enfin à sortir faire votre jogging (activité importante pour vous) quand votre fille sort la tête de sa chambre et vous dit  : “au fait papa, je suis invitée demain soir à une soirée … dis oui s’il te plait … il faut que je donne ma réponse absolument ce soir !”. Est-ce vraiment urgent ? Est-ce que je dois répondre tout de suite ou est-ce que je peux différer ma réponse ? Ces petites interrogations pourraient vous aider à ne pas regretter un non ou un oui dit trop rapidement ! Cela me rappelle un conseil donné aux parents d’adolescents dans des ateliers de communication bienveillante : “parents, n’agissez pas en SAMU !”. Apprendre à dire non est un sujet en soi, alors revenons à nos priorités !

Bienfaits

Savoir déterminer ses priorités et planifier ses activités en conséquence contribue à maintenir un équilibre de vie et permet de diminuer le stress (or le stress est un ennemi de la joie – Bulle de Bonheur #9 Je cultive la joie).

Cela nous permet aussi d’éprouver la satisfaction d’agir sur notre vie, et de gagner en productivité. De ce fait, il y a de grandes chances que notre confiance augmente.

Et logiquement nous devrions avoir plus de temps … du temps pour nous, pour les autres … du temps à consacrer à ce qui est important, c’est à dire à ce qui nous rend plus heureux  – le cercle vertueux est activé !

Attention cependant, nous avons parlé d’équilibre de vie. L’équilibre sous-entend la mesure. Pas question donc que notre vie se transforme en une immense liste où tout est contrôlé et planifié ! Pas question non plus de totalement se transformer. Certaines personnes sont naturellement organisées, d’autres sont naturellement spontanées et chaque type de fonctionnement a ses avantages et ses inconvénients. Mais quelle que soit notre façon d’agir, prendre le temps de définir ou redéfinir nos gros cailloux, peut nous être utile.

En bref

  • Apprendre à mettre la priorité sur l’importance plutôt que sur  l’urgence, est un outil précieux pour améliorer notre qualité de vie.

  • L’importance renvoie à se demander si les répercussions de la tâche sont considérables ou si elles auront au contraire peu d’impact sur nous, notre travail ou notre famille.

  • L’urgence invite à se demander si la tâche est à faire rapidement ou si elle peut attendre ou être déléguée.

En pratique

Je prends quelques minutes pour définir mes priorités.

Je fais la liste des tâches à réaliser et je les classe selon les axes important / urgent évoqués plus haut. Une fois que le tri est fait, je pense aussi aux moments où je suis le plus efficace – si je suis plutôt du matin par exemple et que j’ai une activité importante et difficile, je la programme à ce moment là …

Souvenez-vous aussi que nos cycles d’attention profonde (25 mn) et de vigilance (entre 60 et 90 mn) sont de courte durée … donc pensez aux pauses, et à l’alternance de tâches légères et de tâches plus lourdes !!!

A vous de jouer !  2 minutes pour télécharger la matrice d’Eisenhower – intégrez et classez votre to do list dans les quadrants appropriés. Si les quadrants 3 et 4 sont les plus remplis, il est temps de gérer vos priorités !

Je cultive la joie !

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Les nouvelles recherches autour des effets des émotions ont montré que les émotions agréables, telle que la joie, traduisent non seulement un état de bien-être de la personne mais permettent également de contribuer à son épanouissement.

La joie fait partie des émotions de base, appelées aussi primaires … primaires dans le sens où comme l’explique Paul Ekman (psychologue américain considéré comme un des pionniers dans la recherche sur les émotions), ces émotions sont génétiquement pré-programmées, et sont à l’origine de toutes les autres émotions. La joie sera ainsi à l’origine d’émotions secondaires comme l’enthousiasme, la gaité, l’excitation, et d’émotions sociales, c’est à dire inhérentes à la relation aux autres : être amoureux ou se sentir flatté par exemple.

Comme toutes les émotions, la joie a plusieurs niveaux d’intensité : sérénité, paix, gaité, excitation, euphorie pour en citer quelques uns … Cette grande palette de nuances montre aussi que la joie peut être intérieure ou extérieure.

De même, comme ses consoeurs, la joie ne dure pas dans le temps et c’est d’ailleurs ce qui la distingue du bonheur, qui lui s’inscrit dans la durée.

La joie suit le processus émotionnel classique : un élément déclencheur (stimuli externe ou interne) – des sensations physiques – un comportement réactif – un message transmis.

Elément déclencheur

L’élément déclencheur de la joie est la satisfaction.

Satisfaction d’aimer et être aimé, de partager, de se réaliser, d’échanger, de se sentir appartenir à un groupe, de réussir.

Manifestations physiques

Comme nous l’avions dit lors de notre podcast Bulle de Bonheur #5 “je nomme mes émotions”, le langage du corps est très présent dans l’univers émotionnel, et très utile aussi pour décrypter une émotion, chez soi et chez les autres.

Les manifestations physiques de la joie touchent tout le corps : le visage (regard, sourire, sourcils …), le thorax, les jambes. Mais également le ton de la voix (plus chaleureux), le débit de paroles (plus rapide), la peau (carnation rosée) ou des sensations plus intérieures comme sensations de chaleur, de détente, d’excitation.

Au niveau du cerveau : la joie déclenche la sécrétion de l’ocytocine, molécule de la relation aux autres, de l’amitié, de l’amour. C’est l’hormone du lien, de l’affection. Elle accroît le sentiment de confiance.

L’ocytocine déclenche elle même la sécrétion successive de plusieurs molécules, dites « molécules du bonheur » : la dopamine (hormone du plaisir), la sérotonine (hormone de la bonne humeur), l’adrénaline (hormone de l’excitation).

Il a été observé que cette sécrétion est stimulée par :

– des interactions harmonieuses

– le plaisir partagé

– un simple échange de regard bienveillant

– une stimulation sensorielle (mots doux, tétée, geste tendre, eau chaude …)

– la gratification

– l’exercice physique

A l‘inverse, le stress en bloque la sécrétion. Situations de compétitivité et comparaison vont par exemple générer du stress. Privilégiez donc plutôt la collaboration, la coopération et l’instant présent.

Manifestations comportementales

On dit souvent que la joie est l’émotion de l’énergie positive – elle donne de l’élan, pousse à l’action, favorise l’optimisme. Elle dynamise et donne envie d’avancer. Elle est donc souvent associée à réalisation de soi et réussite.

Message :” j’ai atteint un but, j’ai réussi quelque chose. J’ai besoin de renouveler pour mon mieux-être”.

Comme pour les autres émotions, la joie se manifestera de différentes manières selon les personnes, en fonction de leur culture, leur éducation, leurs expériences de vie – elle n’aura pas la même intensité ni les mêmes aspects.

Cette culture peut influencer directement un autre paramètre observé par les thérapeutes dans le processus émotionnel : les pensées, notamment celles qu’on appelle fausses croyances ou pensées automatiques irréalistes, et qui jouent un rôle important sur les stades 2 et 3 du processus.

Illustrons ce processus par un exemple pratique :

1- évènement : j’apprends que je vais avoir une belle augmentation de salaire (stimuli extérieur)

2- sensations physiques : j’ai les yeux qui pétillent et je sens le sourire se former sur mes lèvres; mes joues chauffent; une onde d’énergie m’envahit, j’ai envie de chanter et de rire.

3- comportement : j’appelle mon conjoint pour lui partager la bonne nouvelle et envoie un texto à ma meilleure amie, j’envisage la fin de ma journée avec optimisme et enthousiasme, et je termine mon dossier en cours avec une efficacité que je n’aurais jamais soupçonnée.

4 – message transmis par mon cerveau : j’ai atteint un but et je suis reconnue

Une pensée automatique aurait pu venir déformer un peu cette réalité : imaginons qu’enfant, j’ai appris que montrer sa joie devant les autres n’était pas un comportement adapté – aussitôt que la joie m’envahit, cette croyance limitante me vient à l’esprit – elle me limite dans mon envie de partager ma joie, et mon élan d’énergie perd de sa force – elle impacte donc directement mes sensations et mon comportement.

A propos de fausses croyances, nous pourrions aussi évoquer l’idée encore souvent présente dans le monde du travail, qu’être joyeux empêcherait d’être sérieux. Comme si la personne qui sourit, qui rit, envoie le message qu’elle prend les choses à la légère, qu’elle manque de concentration, bref, qu’elle a un comportement qui n’est pas adapté à son univers professionnel.

A l’inverse, nous pouvons aussi avoir appris que la colère ou la tristesse ne devant pas être montrées, ”il faut” être joyeux – on fait donc semblant d’être heureux car c’est ce qu’on attend de nous.  Mais vous l’aurez compris, les mécanismes émotionnels nous ont montré que la joie est spontanée, déclenchée par un événement précis, donc si elle peut être feinte en apparence, elle n’aura pas les effets énergisants et de bien-être que nous avons décrits plus haut.

La joie est l’émotion à cultiver sans modération !

Pour profiter pleinement de cette énergie nourricière que nous offre la joie, il est donc essentiel de savoir profiter de la joie. C’est à dire, une fois encore, être dans l’instant présent – se laisser envahir par ce sentiment de bien-être, de satisfaction devant le but atteint. Cela signifie mettre de côté à ce moment précis notre petite voix intérieure qui pourrait avoir la fâcheuse tendance de nous déconnecter de l’instant pour nous ramener dans le passé ou nous emmener dans l’avenir, et savoir réfuter les fausses croyances que nous pourrions avoir.

Il s’agit par conséquent de faire un arrêt sur image, être à 100% dans la réalité objective de l’instant.

Imaginons que j’ai organisé l’anniversaire surprise de ma meilleure amie, savourer ma joie implique que :  

  • je reconnais que j’ai contribué à cette réussite,

  • je me laisse envahir par une douce sensation de satisfaction et de détente,

  • je ris, je danse, je partage ma joie d’être là,

  • sans penser au lendemain (“comment vais-je ranger ?”, “comment vais-je assurer au travail en ayant dormi si peu ?”…).

La science a par ailleurs démontré qu’on peut entraîner le cerveau au bien-être. En fait, il s’agit d’activer la partie du cerveau  (cortex préfontal gauche) où se trouve la zone des émotions positives comme la joie. Ainsi, rire, évoquer un souvenir heureux ou encore méditer permet de faire réagir cette zone qui agit sur l’inhibition de l’amygdale (stress) et la libération des hormones du plaisir.

Alors, allons « muscler » cette zone de notre cerveau, nous en avons le pouvoir !

En bref

1 – La joie suit le même processus que les autres émotions : élément déclencheur, manifestations physiques, comportement, message.

2 – La joie est un moteur de vie et un “aimant relationnel”

3 – Je peux consommer la joie sans modération et la partager à volonté

4 – J’ai le pouvoir de créer quotidiennement de la joie, pour moi et pour mon entourage.

En pratique

Je pense à un moment où j’ai éprouvé de la joie ou à une situation future qui va me procurer de la joie. Chance incroyable, notre cerveau ne réagit pas uniquement dans l’instant présent, il réagit aussi positivement à l’évocation d’un événement heureux passé ou futur !

Pour que cette évocation soit efficace, n’hésitons pas à rechercher des exemples d’exercices de relaxation ou de visualisation (les livres, les magazines et Internet en regorgent) –  Ces exercices favorisent la sécrétion d’endorphines et permettent de réactiver des moments de joie, ressources précieuses notamment en cas de moments moins joyeux.

Je dresse une liste de mes petites joies quotidiennes, et je la savoure !! 

Je sors de la dépendance affective

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La dépendance affective est un terme très utilisé et révélateur d’un état d’âme. Celui ou celle qui est débarrassé de cette dépendance serait-il alors un indépendant affectif ?

Pour éviter de donner l’illusion que nous pourrions ne dépendre de rien ni de personne, Bulle de Bonheur préfère utiliser le mot autonomie plutôt que celui d’indépendance.

Si l’indépendance se réfère aux autres, la notion d’autonomie renvoie au “soi” et à notre pouvoir d’agir sur notre vie, pouvoir sur nous-même qui, rappelons le, est le fil rouge de Bulle de Bonheur.

A l’instar d’Eric Berne, fondateur de l’analyse transactionnelle, nous définirons donc l’autonomie comme “la faculté à parcourir la vie en faisant des choix clairs et en les assumant, à avoir conscience de ses propres besoins et à savoir les satisfaire”.

Nous allons aujourd’hui parler plus spécifiquement de notre autonomie affective, c’est à dire de notre capacité à combler nous même notre besoin d’être aimé, d’être reconnu, d’être apprécié.

Or, il s’avère que nous pouvons nous retrouver dans un état où il nous est impossible d’être autonome, car au lieu de compter sur nous pour satisfaire nos besoins, nous attendons que ce soit les autres qui le fassent.

Gagner en autonomie affective, c’est par conséquent apprendre à s’aimer soi-même avant tout ; c’est prendre conscience que notre bonheur dépend de nous ; c’est arrêter de croire que l’autre a l’obligation de nous sécuriser, de nous rassurer, de combler nos manques.

Comment savoir si nous sommes dépendants ? 

Si nous cochons plusieurs des caractéristiques suivantes :

  • avoir des attentes qui ne dépendent que des autres

  • ressentir un grand vide affectif

  • faire passer les besoins des autres (ou de l’autre) avant les siens

  • avoir besoin d’être utile

  • avoir toujours l’espoir de pouvoir changer l’autre

  • chercher sa propre valeur dans le regard de l’autre (être complimenté, valorisé, être validé dans nos choix). Cela va généralement avec le constat que nous ne nous aimons pas ou peu.

  • avoir peur d’être abandonné, rejeté

  • chercher (et trouver !) des excuses aux aspects négatifs de nos relations. La liste n’est bien entendu pas exhaustive, et la manifestation de ces éléments doit s’inscrire dans la durée, dans un schéma répétitif.

Cette liste peut servir cependant de point de départ pour faire un état des lieux de notre situation affective, c’est à dire pour regarder qui détient la télécommande de notre bien-être : nous ou l’autre ?

Une autre image peut être celle des piliers sur lesquels repose notre maison, c’est à dire notre vie. Si notre vie repose sur un unique pilier (mon partenaire, ma famille …), nous prenons le risque de trop solliciter ce pilier, de le fragiliser et le jour où il s’écroule, toute notre vie s’écroule avec.

Soulignons par ailleurs que la dépendance affective peut avoir lieu dans des contextes différents : en couple bien entendu (angoisse si pas de nouvelles, jalousie, attention totale pour son partenaire  …), mais aussi en famille (avec ses parents par exemple : visites ou appels pluri hebdomadaires, angoisse récurrente qu’il leur arrive un malheur …) ou en groupe (peur de déplaire, d’être exclu, …).

L’origine de notre dépendance affective se trouve dans notre passé, période pendant laquelle nous avons construit nos croyances à partir d’expériences vécues et de messages entendus. Certaines de ces expériences ont laissé des traces, appelées blessures émotionnelles par la psychologie. Ces blessures orientent notre manière de penser, de choisir et d’aborder la vie.

L’illustration courante de cette situation est celle de l’enfant qui ne s’est pas senti assez aimé et qui adulte, va attendre sans cesse que l’autre comble ce manque d’amour… C’est comme si la personne remplissait continuellement un grand panier, sans voir ou accepter qu’il était percé. Son attente est donc vaine et va l’amener à continuer à espérer et persister dans une relation qui la fait pourtant souffrir ou elle va au contraire multiplier les relations dans l’espoir qu’un partenaire réponde enfin à ses attentes.

Gagner en autonomie affective va donc consister, seul ou avec l’aide d’un thérapeuthe,  à reprendre le pouvoir sur soi, à faire confiance à sa boussole intérieure pour que notre centre d’approbation soit avant tout interne ; un chemin nécessaire pour plus de liberté et de bonheur.

Changement de regard

Gagner en autonomie renvoie à de nombreux sujets que nous avons déjà abordés avec Bulle de Bonheur : la confiance en soi, le choix du bonheur, le changement, les besoins. Cela fait écho à des sujets à venir aussi comme le pardon, les croyances ou encore l’auto-compassion.

Si le sujet peut paraître complexe, nous vous proposons juste d’en faire le point départ d’une petite auto-analyse personnelle !

Et si vous preniez quelques minutes pour faire un état de lieux de vos relations aux   autres ? Avec vos enfants, vos partenaires, vos amis : dépendant ou autonome ?

L’outil des 4 P, présenté dans Bulle de Bonheur #13 “je vis en équilibre”, peut être un outil utile pour faire un état des lieux. En cas de tendance à la dépendance affective, les P de Partenaire et de Parent seront beaucoup plus investis que les P de Privé (ce que vous faites pour vous) et de Professionnel.

Logique car pour le dépendant, le bonheur dépend essentiellement de ses relations aux autres ! Mais dangereux car comme toute dépendance, elle peut procurer certes du plaisir mais elle finit pas priver de liberté, par être source de souffrance et enfermer dans un cercle vicieux. En même temps que la relation nous détruit (plus ou moins visiblement), nous l’entretenons car nous pensons ne plus pouvoir nous en passer pour vivre.

Voici 2 exemples :

  • J’attends de la reconnaissance de mon boss. Comme je n’en ai pas, je pense que c’est parce que je dois en faire d’avantage. Je travaille plus, je m’épuise, je suis frustrée mais je continue à en faire plus … le cercle vicieux s’installe. 
  • Je veux tout le temps être avec mon conjoint. S’il fait une activité sans moi, je suis jalouse et je lui reproche de pas m’aimer assez. Et si ça recommence, je peux devenir suspicieuse, commencer à fouiller dans son cellulaire pour voir ce qu’il me cache, je deviens tyrannique et lui demande sans cesse la preuve de son amour.

Ainsi résumés, ces exemples peuvent paraître un peu caricaturaux mais ils sont bien le reflet d’un processus qui se met en place sur plusieurs années et souvent de façon insidieuse.

Parler d’autonomie affective, c’est également nous interroger sur notre rapport à la solitude.

Est-ce que nous acceptons facilement d’être seul mais aussi que les personnes que nous aimons fassent des choses sans nous ? Il est certain que pour ceux qui sont dans une dépendance affective, un travail sera nécessaire pour apprendre à apprivoiser la solitude, à y voir une opportunité pour nous aider à nous connaître et à combler nos propres besoins.

Souvenez-vous aussi que la question de notre autonomie renvoie à la question de nos attentes. Nous avons tous des attentes, mais si celles-ci ne dépendent que des autres, la déception va être grande. C’est d’ailleurs une des difficultés de certains parents d’adolescents. A une période où ils peuvent eux-même traverser une crise (dite crise de milieu de vie), ils ont besoin de se sentir aimé de leur adolescent. Or, celui-ci est justement à une période où cette dépendance affective est insupportable pour lui, car en opposition avec son besoin d’autonomie qui se développe ! Les parents qui cherchent à combler leur besoin d’amour à travers leur enfant adolescent vivent généralement une période de souffrance (mélange d’incompréhension, de déception, d’injustice, de colère…). Et sans même le vouloir, ils risquent de transmettre à leur enfant que l’amour est conditionnel, c’est à dire que l’amour vient des autres et qu’il dépend de notre façon de répondre aux attentes extérieures … N’est-ce pas un chemin glissant vers la dépendance affective ?

Bienfaits 

Gagner en autonomie c’est apprendre à prendre soin de soi. Prendre soin de ses besoins et compter sur soi pour les satisfaire. Attention, cela ne veut pas dire que se faire aider est interdit ! Cela signifie seulement que nous devons assumer notre responsabilité dans cette recherche, et non faire porter cette responsabilité aux autres.

Gagner en autonomie affective invite à mieux s’aimer soi-même, à se découvrir comme une personne remplie d’amour naturel (et non conditionnel) et libre de ses choix.

Nous l’avons déjà dit à plusieurs reprises dans Bulle de Bonheur, comment donner ce que nous ne possédons pas ? Comment être aimé des autres sans s’aimer ?

En Bref

Gagner en autonomie affective,

  • c’est accepter que la télécommande de notre bonheur est uniquement entre nos mains
  • c’est apprendre que nous sommes responsables de la satisfaction de nos besoins, notamment notre besoin d’amour.
  • c’est mettre en pratique ou ré-écouter les podcasts Bulle de Bonheur !

Je me lance !

2 minutes pour vous interroger sur l’état de vos relations : en groupe, en famille, en couple, êtes-vous plutôt dépendant affectivement ou autonome ? En cas de dépendance, comment pourriez-vous reprendre la télécommande ?

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Notre podcast : Bulle de bonheur !

Bulle de Bonheur : une petite pause ! 

 

Bulle de Bonheur, est une petite pause à s’offrir pour suspendre un court instant notre rythme effréné. Prendre une pause pour s’arrêter, non seulement parce que c’est nécessaire pour notre équilibre, mais aussi, parce que c’est un moyen pour être heureux.

Et pourtant ce n’est pas si facile de prendre une pause. Entre le boulot, la famille , les enfants et les obligations en tous genres, nous avons souvent de la difficulté à prendre du temps de qualité pour soi et pour les autres. 

Bref, dans ma vie surbookée prendre du temps, s’arrêter, est devenu un vrai défi. 

C’est ce défi que nous vous proposons de relever ensemble ! 

Disponible aussi  sur ItunesSpotify ou Soundcloud. 

Bulle de Bonheur est un accélérateur de bonheur.  

Nous visons les différentes sphères de la vie, amicale, familiale et professionnelle, et la personne dans tous ses états, seule, en couple, au boulot, à la maison, avec ou sans enfants.

Notre formule ? 1 podcast Bulle de bonheur = 1 astuce qui pourrait vous aider à mettre plus de bonheur dans votre vie.

Notre objectif ? Vous proposer un regard nouveau, créer des déclics, des prises de conscience et vous offrir des outils concrets glanés à droite à gauche au fil de nos expériences et de nos recherches.

En fait, ce sont des petites astuces simples et accessibles qui ont de grands impacts, des clés qui pourraient, sans le bouleverser, booster mine de rien votre quotidien !

 

2 chercheuses inconditionnelles de Bulle de Bonheur !

Albane Français, Québécoise d’origine française, habite à Montréal depuis 2001. Si vous entendez des intonations ou des expressions très québécoises, c’est tout à fait normal, elle est un mixte de ces deux cultures 😉 

Elle adore tout ce qui traite de développement personnel, de psychologie, de bien-être et de coaching. Elle est fan de podcasts qu’elle écoute en transition entre la maison et le travail et parfois en cuisinant ou en faisant la vaisselle. Elle se dit toujours que ça fait passer le temps intelligemment ! 

Albane nous confie « C’est d’ailleurs en écoutant un podcast que l’idée m’est venue d’en créer un qui puisse répondre à mes interrogations » 

Raphaëlle de Foucauld, vit à Montréal depuis bientôt 4 ans. Elle est thérapeute et toujours curieuse de découvrir des outils pour favoriser la communication. C’est une passionnée de la relation humaine et inspirée par ce nouveau mouvement qu’est la psychologie positive. C’est dans cet esprit qu’elle a démarré la gamme des jeux 2 minutes : 52 cartes pour favoriser la communication et l’échange avec son entourage. 

« Faire ce podcast avec Albane me tient vraiment à coeur car il vient enrichir le concept des jeux 2 minutes »   – Raphaëlle

A travers les podcasts Bulle de Bonheur, elles vont aborder une multitude de sujets du quotidien, pour se faire du bien, à soi mais aussi à tous ceux qui partagent notre vie, personnelle et professionnelle. Elles souhaitent donc partager les sujets qui leur ont permis de changer de regard. 

Les neurosciences nous apprennent que porter un regard différent permet d’ouvrir l’esprit, d’élargir les pensées et engendrer de la flexibilité, de l’accueil et de la créativité, bref d’être plus heureux ! 

Si la psychologie positive va les inspirer, loin de l’idée de nous emmener chez les bisounours et d’être dans un optimisme forcé. Elle souhaite partager des outils tout simples pour prendre le temps d’être heureux. 

A très vite, sur Bulle de Bonheur !

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