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Je procrastrine donc je suis !

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Se lancer dans des rangements au lieu de faire ses impôts, surfer sur Internet plutôt que répondre à ses mails, traîner dans les magasins au lieu d’enfourcher son vélo… Ne vous-êtes vous jamais retrouvé dans une situation similaire ? Privilégiant une activité plutôt qu’une autre, et envahi après coup par la colère contre vous-même, la culpabilité ou alors par un certain découragement ?

Si ? Et bien, comme moi, vous avez été victime de procrastination !
Vous avez donc montré une certaine aptitude à pouvoir remettre au lendemain ! Un lendemain qui peut se traduire par tout à l’heure, un autre jour, voire jamais !

Procrastiner est un terme utilisé depuis longtemps, pour parler de la tendance à remettre à plus tard, de manière volontaire, les tâches que l’on doit faire dans la journée. Les psychologues se sont beaucoup intéressés à ce phénomène qui touche même les plus productifs. Il semblerait d’ailleurs que cette attitude concerne de plus en plus les jeunes générations.

Lors de leurs recherches, les psychologues ont distingué deux formes de procrastination : la procrastination de situation et la procrastination chronique. Nous allons ici nous intéresser à la procrastination de situation, c’est à dire au comportement passager que la majorité de nous (80%) adopte face à une tâche jugée rédhibitoire.

Qu’est ce qui provoque ce comportement ?

Si nous savons ce que nous devons faire, pourquoi le différer ?
Cette attitude est souvent associée à la réalisation de tâches ingrates. Ce serait donc le côté désagréable, exigeant, ennuyeux ou encore sans intérêt de ces tâches qui nous pousserait à les différer, avec, avouons-le pour certains, le secret espoir qu’elles pourraient même disparaître dans ce laps de temps qu’on leur accorde !

Pour cela, nous allons être capables de déployer de grandes habiletés ! trouver toutes sortes de prétextes (“je n’ai pas le temps”, “je dois d’abord m’occuper des enfants”) faire de fausses promesses (“je le ferai demain”, “promis, je m’en occupe ce week-end”), être capable d’amnésie (“surtout ne pas y penser !”)

Si la procrastination concerne souvent des choses qui nous déplaisent, nous avions également vu qu’elle pouvait être liée à la réalisation de projets (Bulle de Bonheur #19 ), un autre domaine où nous savons aussi montrer de vraies habiletés à remettre au lendemain !! Prétextant qu’il nous faut attendre d’avoir le temps, attendre d’avoir plus d’argent, d’être plus âgé, d’être libéré de l’éducation de nos enfants… nous nous construisons de bons moyens d’avoir des regrets et de passer à côté de ce qui peut nous aider à être plus heureux.
Des recherches plus exhaustives sur les facteurs à l’origine de la procrastination nous révèlent que la procrastination peut également être liée à :

  • la fatigue : dans les études récentes réalisées auprès des étudiants, la fatigue est le premier facteur qui explique ce comportement, notamment par le manque d’énergie qui entraîne des difficultés à se concentrer.
  • le manque d’intérêt, donc de motivation, pour la tâche à réaliser. Ce manque de motivation peut venir aussi du fait qu’on s’est collé une obligation qui ne devrait pas en être une ! Par exemple, “j’ai dit que j’allais repeindre ma cuisine mais chaque fin de semaine, je remets à la suivante ! En fait, non seulement ma cuisine n’en a pas vraiment besoin mais en plus je n’ai pas du tout envie de la repeindre !”.
  • la peur de l’inconnu : où va me mener ce nouveau projet ? Est-ce que je vais obtenir le résultat escompté ?
  • la peur d’être jugé : nous repoussons au dernier moment et réalisons la tâche dans la précipitation. Le manque de temps pourra toujours venir excuser notre piètre résultat !
  • la peur de se tromper : elle est généralement liée à notre niveau d’exigence, notre besoin de perfection. “Mieux vaut laisser tomber une allocution orale si je ne la maitrise pas parfaitement”, “A quoi ça sert que je range puisque je manque de places de rangement ?”. Remettre au lendemain évite ici de se mesurer à ses exigences.
  • une mauvaise gestion de nos priorités : tout se passe comme si le procrastinateur répondait à ses besoins les plus immédiats au lieu de répondre à ses besoins les plus importants. Vous rappelez-vous la métaphore des cailloux ? (Bulle de Bonheur #10). Cette métaphore évoque notre difficulté à savoir ce qui est vraiment important pour nous. Elle nous invite à différencier dans notre vie les gros cailloux (ce qui est important), du gravier, du sable et de l’eau, pour éviter de remettre à plus tard les activités qui sont en fait importantes pour nous.

Changement de regard

Et si je me demandais pourquoi je procrastine ? Y aurait-il de bonnes raisons de procrastiner ?

Certains chercheurs se sont intéressées aux avantages potentiels qu’il y aurait à adopter une telle attitude :

  • le report d’une tâche peut permettre de faciliter l’atteinte d’un objectif. C’est le cas par exemple quand le report d’une activité permet d’en réaliser une autre plus importante ou facilitant la première. C’est le cas aussi quand le report octroie un délai supplémentaire de réflexion.
  • procrastiner pourrait aussi faciliter la créativité. Cet avantage, qui ne fait pas l’unanimité, est en lien avec le processus créatif dont une des phases (la phase d’incubation) nécessite justement un temps de pause, une remise à plus tard de la phase de réalisation. Différer l’exécution d’une tâche peut être utile aussi en cas de “page blanche”, c’est à dire en cas d’absence de productivité. Il semblerait que les personnes pratiquant un métier ou une activité créative partagent que c’est quand elles ont remis un travail à plus tard que leurs meilleures idées sont arrivées. Si différer une tâche s’avère stratégique et productif, alors la procrastination peut être une amie !
  • certains voient dans la procrastination “un acte de résistance” à un monde qui nous met sans cesse des échéances, que ce soit professionnelles ou familiales. Procrastiner permet alors de s’accorder un temps où justement on ne fait RIEN, où on est improductif dans le sens capitaliste du terme. Résister au toujours plus et se reconnecter à l’instant présent !
  • enfin, vous avez sans doute dans votre entourage des personnes, ou vous en faites vous-même partie, qui disent être particulièrement efficaces sous pression. Elles repoussent donc ce qu’elles ont à faire à la dernière minute et affirment qu’être aux pieds du mur les rend plus performants. Cette situation génère nécessairement du stress, mais si l’entourage n’en fait pas les frais et que la tâche à réaliser l’est dans les temps, est-elle si gênante ?

Ces aspects de la procrastination montrent l’importance de savoir identifier la cause de notre procrastination. Se poser la question : « pourquoi je remets à plus tard ? », et y répondre objectivement est donc la première étape nécessaire dans la gestion de notre procrastination. 

Nous l’avons vu, les raisons diffèrent d’une personne à une autre.
Quand ces raisons sont mauvaises, c’est à dire quand procrastiner nous empêche d’avancer et de nous réaliser, alors il est indispensable de bâtir un système anti procrastination !

Quand procrastiner nous empêche d’avancer

Etablir une liste des choses à réaliser puis prendre quelques minutes pour définir mes priorités. Je classe selon les axes important / urgent de la matrice d’Eisenhower (Bulle de Bonheur #10). Une fois que le tri est fait, je pense aussi aux moments où je suis le plus efficace – si je suis plutôt du matin par exemple et que j’ai une activité importante et difficile, je la programme à ce moment là. 

Je peux aussi préparer certaines choses la veille pour démarrer plus facilement le lendemain l’activité qui me rebute (préparation des livres et des documents pour une recherche à faire par exemple).

Se fixer des objectifs clairs et atteignables :

Clairs c’est à dire précis : au lieu de “je vais faire du sport”, je me dis “je fais 10 séries d’abdominaux” atteignables, c’est à dire réalistes et réalisables ! Au lieu de dire “je fais 10 séries d’abdominaux matin et soir”, commencez par 1 jour sur 2 pendant 1 mois (puis vous ferez le point pour valider si cela vous convient, ou au contraire si vous devez diminuer, travailler une autre zone du corps ou augmenter la cadence). Et puis, nous revenons à nouveau à la politique des petits pas dont nous vous avons si souvent parlée !

Tenir bon pendant les 5 premières minutes : 

Vous connaissez sans doute la soudaine perte de motivation avant de sortir dîner chez des amis quand vous êtes fatigué, ou avant de passer l’aspirateur alors que votre canapé vous fait de l’oeil ! Dans beaucoup de situations, c’est en fait le 1er pas qui est le plus difficile. Tahar Ben-Shahar affirme à ce propos que c’est une illusion de penser qu’il faut être en forme ou avec l’humeur adéquate pour réaliser quelque chose qui nous coûte. Pour lui, si on maintient notre effort pendant 5 minutes, l’obstacle est franchi.

Se récompenser : 

Cette récompense peut venir du seul fait de contempler le résultat accompli (ma maison propre, une soirée amicale joyeuse et décompressante) ou d’un petit cadeau qu’on s’offre pour se féliciter de l’effort réalisé (une pause canapé avec son livre préféré, un temps de papote avec sa meilleure amie)

S’engager devant témoins :

Le fait de déclarer ses intentions à voix haute et devant des personnes donne une force d’engagement à nos intentions. Bien sûr, il est toujours possible de ne pas suivre ses engagements, mais il est prouvé que la déclaration publique donne plus de chance de réussir à exécuter ce qu’on s’est engagé à faire. Nous pouvons en effet compter sur notre conscience pour venir nous titiller et sur nos témoins pour nous demander des nouvelles (“Alors, tu en es où… ?”, “Au fait, ça avance… ?”).

Prendre soin de soi : 

Une baisse d’énergie ou un stress généré par la fatigue favorisent notre tendance à procrastiner. Faire des activités physiques, avoir un sommeil de qualité et avoir une bonne hygiène alimentaire font donc partie des remèdes anti-procrastination.

En bref

  • Procrastiner, c’est remettre à plus tard ce qu’on est censé faire maintenant.
  • Procrastiner génère un véritable conflit entre ce que l’individu ressent devoir faire et ce que l’individu fait réellement, et provoque le plus souvent des sentiments désagréables comme la colère, la culpabilité ou le découragement.
  • Si la procrastination ne produit aucun résultat positif, il est important de savoir y remédier : to do listes , objectifs, volonté, récompense, forme physique sont quelques moyens qui pourront vous y aider.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 minutes pour trouver une tâche que vous avez tendance à remettre sans cesse au lendemain. Si vous trouvez plus d’inconvénients que d’avantages à la différer, alors cessez de procrastiner et passez à l’action en puisant dans un des outils qui vous ont été proposés pour y parvenir.

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Je rêve

mai 14, 2020
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