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Je sors de la culpabilité

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Aujourd’hui, nous aimerions vous partager un petit livre de Denis Sonet, qui aborde le thème de la culpabilité de façon concise et claire. Ce qui nous a particulièrement séduits, c’est l’approche très concrète qu’en fait son auteur. Denis Sonet part en effet d’exemples de la vie quotidienne pour nous éclairer sur ce sentiment qui peut nous envahir tellement souvent. Il nous aide aussi à différencier la culpabilité “poison” de la saine culpabilité qui nous aide à mettre du sens dans notre vie.

La culpabilité peut s’infiltrer dans de multiples domaines : la famille, les amis, le travail, le quotidien, l’environnement, la politique… Elle peut faire suite à différentes actions : des paroles, des gestes, des actes, volontaires ou non, mais elle peut également venir de notre silence, notre ignorance, notre indifférence. La chance et même la réussite peuvent générer la culpabilité.

Un sentiment lourd à porter

Quel que soit ce qui la déclenche, ce sentiment reste associé à quelque chose de négatif, de lourd : poison, rongeur, morsure ou encore chape de plomb, les images pour en parler l’illustrent bien. Comme le dit Denis Sonet, “c’est écrasant un sentiment de culpabilité, c’est un menhir à transporter”. Et ce menhir est d’autant plus lourd que la culpabilité entraîne généralement dans son sillage un cortège d’autres sentiments désagréables : la honte, la mésestime, le dégoût de soi, la peur du mépris des autres, la crainte d’être découvert ou d’être exclu, la déception. Mais surtout, plus insidieusement, “l’angoisse de ne pas être aimé, de ne rien valoir et d’être jugé”.

Un sentiment qui colle à la peau

Pour reprendre une autre image utilisée par Denis Sonet, la culpabilité est comme “une tique”. Elle s’incruste en nous, avec d’autant plus de force qu’elle est dissimulée ou niée. Elle pourra aussi être amplifiée par le jugement d’autrui, mais il semblerait bien que le jugement le plus puissant soit celui de notre conscience, tribunal intérieur qui peut être impitoyable, mais contre lequel nous allons essayons de lutter par des subterfuges.

Un sentiment à évacuer

Dans la majorité des situations, nous allons trouver des stratégies pour faire taire notre culpabilité :

  • en se disculpant, c’est à dire en niant toute part de responsabilité (“ce n’est pas moi”), voire même en trouvant un bouc émissaire responsable (mes parents, mon éducation, la société…)
  • en cachant ses défauts, aux autres mais aussi à soi-même. On revêt le masque de l’ignorance : “il n’y a aucun problème du moment que cela ne se sait pas”.
  • en pratiquant des actes pour “exorciser” notre faute : grigri, prières, confessions, voire auto-punitions. On se transforme en fait en victime pour oublier que nous avons été agresseur.

Coupable ou pas coupable ? Et si j’apprenais à bien faire la différence ?

Distinguons d’abord la culpabilité, qui est le fait d’être coupable, du sentiment de culpabilité, qui est le fait de se sentir coupable, qu’on le soit réellement ou pas.

La fausse culpabilité

C’est celle qui nous fait nous sentir coupable alors qu’objectivement nous ne le sommes pas : se sentir coupable des erreurs de nos enfants, coupable de ne pas avoir dit non, de ne pas avoir réussi ce qu’on nous avait demandé de faire, de prendre un peu de repos alors que nous avons encore des choses à faire, coupable de ne pas avoir dit “je t’aime” à son parent qui meurt, coupable d’être heureux alors que tant de personnes sont malheureuses…

Le problème de ces fausses culpabilités est d’être souvent bien immergées dans notre inconscient et de renvoyer à des culpabilités de l’enfance.
Pour s’en sortir, essayons déjà de faire appel à notre conscience :
“Avais-je conscience de mal faire ?” “Etais-je libre de ne pas le faire ?”
Si nous sommes capables de répondre avec loyauté à ces questions, nous devrions arriver à nous débarrasser de certaines fausses culpabilités.

Denis Sonet indique aussi quelques pistes intéressantes à travailler pour sortir de la fausse culpabilité :

  • différencier erreur et faute : “j’ai mal fermé le robinet d’eau et cela a provoqué une grosse inondation chez le voisin”. Défaillance ou acte volontaire ?
  • distinguer compromis et faute : dans la gestion de nos priorités, il est souvent difficile de satisfaire tous nos besoins ou toutes nos valeurs en même temps. “Je décide de placer mon père âgé dans une maison de retraite au lieu de le prendre chez moi, pour préserver mon équilibre familial”. Compromis ou faute ?
  • séparer sentiment et faute : “je m’en veux de ressentir de la colère dès que ma belle-mère appelle”. Vous vous souvenez sans doute qu’une émotion est un messager, qu’elle n’est ni bonne ni mauvaise (Bulle de Bonheur #5). C’est ce que nous allons en faire qui va le déterminer : si j’entretiens ce sentiment, si je rumine sans cesse, si je le transforme en gestes hostiles alors mon émotion se transforme en un sentiment négatif et nocif. Mais si j’en prends conscience, si j’en parle et peut-être même si j’arrive à en sourire, alors pas de culpabilité à avoir !

Faites surtout l’inventaire en vous du positif et du merveilleux !
Si vous avez réussi à reconnaître la “fausseté” de votre culpabilité, seul, en parlant avec des personnes qui vous estiment ou encore avec un professionnel, rappelez-vous également que si vous pouvez commettre une erreur ou une faute, vous n’êtes pas cette erreur ni cette faute.
Pensez aussi à votre liste de qualités (Bulle de Bonheur #24), à votre coffre à confiance (Bulle de Bonheur #6), à vos kifs (Bulle de Bonheur #39), à la pensée positive (Bulle de Bonheur #35)… précieux moyens d’alléger votre menhir !
Si cela persiste, sollicitez l’aide d’un professionnel pour qu’il vous accompagne dans ce chemin de libération.

La saine culpabilité

Puisque nous avons parlé de fausse culpabilité, vous ne serez sans doute pas surpris qu’on vous parle de saine culpabilité !
Et oui, à l’instar d’une émotion, la culpabilité, si elle est réelle et authentique, peut aussi être une lumière utile pour nous guider sur notre chemin de vie. Elle permet de nous indiquer une transgression, un tort fait à autrui ; elle nous rappelle notre responsabilité, le sens du bien.
Certes, ce n’est pas très tendance de culpabiliser !
Nous entendons plus souvent : “je ne l’ai pas fait exprès”, “ce n’est pas de ma faute”, “c’était plus fort que moi”, “ça va, je n’ai tué personne”… .
On se retrouve donc la situation inverse de la fausse culpabilité : au lieu d’être obsédé par la faute, on l’oublie ! Or, comme nous l’avons dit en début de podcast, nier ou réfuter sa culpabilité, c’est enfouir le cortèges des émotions désagréables qui y sont associées, c’est donc intérioriser un sentiment et lui donner toute la chance de se répandre dangereusement : morosité, agressivité, angoisse, aigreur s’installent petit à petit et nous empêchent de pleinement nous épanouir.
Les fautes réelles existent évidemment, et la responsabilité peut être individuelle (“j’ai frappé mon enfant”) et/ou collective (la pauvreté, l’environnement…). Ayons l’honnêteté de le reconnaître : acceptons nos fautes, nos limites (et celles des autres) et notre responsabilité. Et transformons les en force : grâce à l’aveu (à soi, à la victime, à un tiers…) mais aussi grâce au pouvoir du pardon et de la réparation (Bulle de Bonheur #15).

La “culpabilité floue”

Mentionnons juste pour terminer, que nous pouvons quelquefois nous sentir dans une “culpabilité floue”, c’est à dire dans une situation où nos responsabilités sont difficiles à cerner : nous constatons des dégâts mais ne savons pas très bien ce qui peut nous être imputé. Ce peut-être le cas par exemple de celui qui prend la décision du divorce ou encore de ce vendeur qui a mis l’accent sur les qualités du produit et minoré ses défauts. Dans ces situations, pour se sortir de cette culpabilité, il est important d’abord de s’accepter comme des êtres imparfaits donc limités ! Rappelons-nous également du pouvoir de la mise en mots donc parlons de de notre inconfort, revenons au raisonnement objectif et pensons une fois encore à la force du pardon (à nous-même notamment).

En bref

  • Le sentiment de culpabilité est lié à notre condition d’homme.
  • La culpabilité nous conduit souvent à deux écueils : la culpabilisation morbide et le déni de culpabilité.
  • Privilégions la saine culpabilité, celle qui nous fait reconnaître nos fautes réelles et nous invite à avancer plus léger, serein et en vérité sur nos chemins de vie.

Allez hop, je me lance !

2 minutes pour penser à une situation où j’éprouve un sentiment de culpabilité : dans ma famille, au boulot, avec un ami, un voisin ou même un inconnu. Fausse ou saine culpabilité ? Dans les deux cas, je décide de m’en sortir !

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