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Je cultive la patience

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« Bonjour, merci d’avoir contacté nos services. Si vous voulez connaître nos adresses, faites le 1, nos tarifs, faites le 2, nos heures d’ouverture, faites le 3 …. “. De multiples propositions défilent, mais aucune ne correspond à votre demande. Vous vous demandez si vous avez manqué une information et si vous devez revenir au sommaire pour écouter tout à nouveau. Non, pas le temps ! Vous choisissez donc la 7e option, parler à un conseiller ! Et là, on vous annonce que vous êtes 6e sur la liste d’attente …. 

Dans ce genre d’expérience, comment vous sentez-vous ? Etes-vous en colère et pestez contre ce temps qu’on vous vole alors même que vous ne l’avez pas ? Demandez-vous si on n’est pas en train de vous jouer un mauvais tour ? Ou bien, vous mettez le haut parleur et faites autre chose en attendant que le fameux conseiller daigne enfin vous répondre ? 

 Et oui, face à une situation de frustration ou d’urgence, il y a plusieurs moyens de réagir !

Et c’est notre patience qui est alors mise à l’épreuve.

La patience ? C’est cette aptitude à rester calme face à des difficultés, mais aussi notre capacité à savoir attendre et à persévérer dans ce qu’on fait. Et on peut dire qu’elle est particulièrement sollicitée dans cette période de pandémie, qui bouleverse nos rythmes, nos habitudes, nos relations et nos projets.

 

Selon la chercheuse en psychologie Sarah Schnitker, il y a plusieurs types de patiences :

  • la patience interpersonnelle ou dirigée vers autrui. Celle-ci est très variable d’une personne à une autre. Les personnes de notre entourage peuvent nous conduire à une patience surprenante (les pourquoi de notre enfant, les demandes de conseils incessants d’une amie) ou au contraire à une tolérance très réduite (les retards répétés d’un collègue en réunion, le tube de dentifrice non rebouché, …). Selon les recherches, la situation d’une personne qui parle trop longtemps sans en venir au fait, la lenteur et les plaintes seraient dans la top liste de ce qui nous fait perdre patience dans nos relations.
  • la patience face aux événements difficiles de la vie : la recherche d’un emploi, la maladie, les problèmes financiers … Cette patience est souvent reliée au courage et à l’espoir.
  • la patience face aux tracas quotidiens : le bug informatique, la file d’attente à la caisse, les embouteillages … bref, tous les petites frustrations que la vie quotidienne peut nous faire vivre !

Pas facile cependant de cultiver notre patience dans cette société si pressée, où l’on veut toujours tout, tout de suite. Rajoutons à cela la surcharge de nos emplois du temps et la rapidité de notre monde high-tech, et nous voilà propulsés dans un environnement où notre rapport au temps a totalement changé.

Notre impatience devient palpable si Internet fait des siennes, si l’autobus est en retard, si un texto ou un mail restent sans réponse … Une étude portant sur notre comportement face au téléchargement, montre ainsi que les utilisateurs d’une plate-forme en streaming sont disposés à attendre en moyenne 2 secondes le téléchargement de leur film, un quart renoncera au bout de 5 secondes et la moitié quittera carrément la plate-forme au bout de 10 secondes !

Tellement habitués à avoir des réponses instantanées, nous oublions que certaines choses prennent du temps, certaines choses pourtant essentielles à notre vie comme les relations et les apprentissages. 

 

Et si nous cultivions davantage la patience ?

 

La patience, contrairement à ce qu’on entend quelquefois, est bien différente de la passivité ou de l’inaction ! Elle est une aptitude donc une capacité à faire, dont les bienfaits sont reconnus depuis longtemps par la philosophie et les religions, mais aussi aujourd’hui par la science. Il est intéressant d’ailleurs de voir comment la vision de la patience a évolué en fonction des contextes socio-historiques : d’abord vu comme une nécessité (le chasseur pré-historique), puis une vertu (force de l’âme), elle est aujourd’hui considérée comme une qualité qui s’apprend et se développe (oubliez donc l’excuse “c’est mon caractère, je suis comme ça”). Et ça, c’est une bonne nouvelle, car cultiver la patience a de nombreux avantages.

Selon Sarah A. Schnitker, il existe en effet un lien entre la patience et le bien-être. Les gens plus patients gèrent mieux leurs émotions face au stress, ils vivent moins de frustrations, connaissent des interactions interpersonnelles plus positives et seraient moins touchés par la dépression. 

D’autres études ont pu montrer aussi que les personnes patientes s’en sortent mieux dans la vie, et sont plus heureuses. 

En pratique

 1. Respirer

Respirer peut vous sembler un conseil inutile car évident ! Vous seriez peut-être surpris cependant du nombre de personnes qui ne prennent pas le temps de respirer ou qui ne savent tout simplement pas respirer, alors même que respirer est à la base de la vie. Elle fait aussi partie des petits trucs utiles pour apprendre à savourer l’instant présent (Bulle de Bonheur #25).

Prenons donc l’habitude de prendre soin de notre respiration, par de tous petits gestes quotidiens qui vont nous reconnecter à la vie mais également nous (re)mettre sur le chemin de la patience et du rythme naturel des choses :

  • commencer sa journée par 3 grandes respirations. 

  • ralentir sa respiration dans n’importe quelle situation d’attente, en pratiquant notamment la cohérence cardiaque, reconnue comme méthode de gestion du stress et des émotions – l’exercice recommandé est de pratiquer 6 respirations par minute (soit, inspirer sur 5 secondes et expirer sur 5 secondes 6 fois), pendant 5 minutes, 3 fois par jour.

  • se centrer sur sa respiration, pour s’accorder une pause mentale, pour favoriser la concentration, c’est à dire s’écouter respirer, tout simplement. Avez-vous déjà pris conscience de ce qui se passe dans votre corps quand vous vous nourrissez d’air ? Vos côtes qui s’ouvrent et se referment, votre ventre qui se gonfle et se dégonfle, votre diaphragme qui bouge ? Rien que cette observation va vous faire du bien !

 2. Méditer 

Certains vont arguer qu’ils n’ont pas le temps, ou que c’est trop difficile. Mais, la méditation n’implique pas de se transformer en moine bouddhiste !

Non, la méditation peut déjà se pratiquer en pleine conscience, c’est à dire réaliser certaines de nos activités en étant pleinement connecté à tous nos sens. Dans nos Bulles de Bonheur sur le temps et l’instant présent (Bulle de Bonheur #2 et #25), nous vous avions donné des exemple pour être dans la pleine conscience de ce que nous vivons, c’est à dire concentrer toute notre attention sur que nous faisons, ouvrir notre champ perceptif à ce qui survient : quand nous mangeons, quand nous prenons notre douche, dans des moments de qualité avec des proches … bref, notre quotidien nous offre de multiples occasions de pratiquer. Et la science le prouve, méditer régulièrement rend plus patient.

 3. Pratiquer la gratitude

Et oui, voilà encore un autre bienfait de la gratitude (Bulle de Bonheur #20) ! Selon le psychologue David DeSteno, être simplement reconnaissant aide à être plus patient. La gratitude nous amène en effet à être moins centré sur nous même et sur l’immédiateté, donc à être moins avides de reconnaissance immédiate. Or ce besoin de reconnaissance immédiate serait une des principales sources de notre impatience. 

Alors, si vous ne pratiquez pas encore la gratitude, pensez à écouter notre podcast pour découvrir tous les moyens que vous avez de développer cette attitude.

 

 4. Changer de perspective 

Il ne s’agit pas de refouler ses émotions négatives ou de nier les difficultés, au contraire, verbaliser ses émotions est un outil précieux pour gérer son impatience. Il s’agit de s’entraîner à voir sous un autre angle la personne ou la situation qui génèrent chez vous de l’impatience. C’est une façon de prendre du recul par rapport à ce que vous vivez, en regardant par exemple la situation à travers les yeux de la personne qui vous agace (qu’est ce qui l’amène à réagir comme ça ? Est-ce que je partage des traits de caractère avec elle ?) ou en regardant ce que la situation vous offre d’autre (le retard de mon ami me permet d’avancer mon livre, la file du bus me donne le temps de répondre à mes textos …).

Ce changement de regard a des effets puissants : il permet d’économiser de l’énergie, évite des sentiments destructeurs (ruminations, reproches …), bref, c’est une autre façon de pratiquer la pensée positive  (Bulle de Bonheur #35) et d’être plus heureux.

 

 5. Travailler sa maîtrise de soi 

C’est une façon un peu plus radicale d’entraîner sa patience, car il s’agit de corriger notre comportement, donc de faire appel à notre volonté. Mais vous le savez sans doute, la volonté peut s’entraîner comme un muscle donc la mission est tout à fait réalisable ! 

L’idée ici est donc de vivre des expériences qui vont à l’encontre de nos habitudes, de façon à renforcer notre self-control : par exemple, si vous êtes droitier, faites vos gestes du quotidien avec la main gauche (ouvrir la porte, prendre quelque chose dans un placard, allumer la lumière …). Pratiquez pendant 2 semaines et vous aurez une bien meilleure maîtrise de vos impulsions. 

Vous pouvez également vous lancer des petits défis en décidant d’affronter des situations où vous perdez habituellement rapidement patience : si vous marchez très vite et donc doublez systématiquement les personnes que vous trouvez lentes sur le trottoir, pourquoi ne pas tenter quelques minutes de caler votre pas sur le rythme de la personne devant vous, regarder si vous êtes capable de la faire sans râler et réaliser que finalement la suite de votre journée n’est pas compromise pour autant ?!!

En bref

  • Nous vivons dans un monde pressé, où la possibilité d’obtenir “tout, tout de suite” nous fait oublier la nécessité et les avantages de la patience.

  • La patience est en effet une qualité qui contribue à notre bonheur : elle favorise notre bien-être, nos relations et nous permet de mieux réussir dans notre vie.

  • Nous avons de nombreux moyens pour la cultiver : respirer, méditer, nommer ses émotions, pratiquer la gratitude, élargir ses angles de vue, développer la maîtrise de soi. 

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer chers auditeurs ! 2 mn pour identifier un domaine ou une personne qui vous rend particulièrement impatient, et choisir un ou plusieurs outils pour développer votre patience.

 

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

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