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Je fais des compliments

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Certaines personnes craignent encore que le compliment rende prétentieux ou qu’il coupe l’envie de faire des efforts, de faire plus. Pourtant, sous l’impulsion notamment de la communication bienveillante, il est aujourd’hui largement reconnu que le compliment est un élément indispensable à notre bien-être.

Comme le souligne Tal Ben-Shahar dans son livre “Choisir sa vie”, le compliment “donne force et pouvoir” à la personne destinataire mais également à ce qui lie ce destinataire et l’émetteur du compliment. Pour le célèbre “professeur de bonheur”, le bénéfice du compliment en “vraie monnaie du bonheur” est inestimable.

Le compliment permet en effet de remplir ce que certains auteurs appellent notre “ banque émotionnelle”, c’est à dire la source à laquelle nous pourrons puiser en cas de doute et de découragement. Les compliments seront autant de points de repères intérieurs qui nous aideront à constituer notre coffre à confiance (Bulle de bonheur #6). Ils sont donc directement liés à l’estime de soi.
Dans leur livre “As-tu rempli un seau aujourd’hui ? Le bonheur quotidien expliqué aux enfants”, Carol McCloud et David Messing utilisent la métaphore du seau. Pour eux, chacun transporte avec soi un seau pour recueillir des pensées et des émotions positives. Chacun se sent bien quand son seau est rempli, malheureux quand il est vide. Comment remplir ce seau ? Avec des mots gentils, des attentions, des sourires et bien sûr des compliments !

Le compliment va aussi contribuer au fameux ratio de Losada dont nous vous avions parlé juste avant Noël (Bulle de bonheur #35 je pratique la pensée positive)  Le compliment est en effet une parole positive, or souvenez-vous : si vous maintenez (ou dépassez !) un rapport de 3 paroles positives pour une parole négative, vous favorisez votre épanouissement, votre performance et votre bien-être.

Si vous êtes convaincus de l’importance de faire des compliments, vous vous êtes cependant peut-être aperçus que certains compliments ne produisaient pas les effets escomptés : vous avez vous-même reçu un compliment que vous avez trouvé déplacé, ou fait un compliment qui a été mal accepté, voire même refusé par son destinataire. Et oui ! C’est que si les compliments peuvent être bénéfiques, tous ne le sont pas. Certains vont même produire l’effet tout à fait inverse, comme le montrent très bien Adèle Faber et Elain Mazlish dans leurs ateliers de soutien à la parentalité (“Parler aux enfants pour qu’ils écoutent, les écouter pour qu’ils parlent”). Grâce à un jeu de rôles, les auteures permettent en effet de prendre conscience des conséquences que peuvent générer certains compliments : que ressentez-vous par exemple quand un de vos amis vous dit “quelle cuisinière extra !”, alors que vous avez préparé le dîner en 5 minutes à partir d’une boite de conserve ? Quand un collègue vous fait remarquer que “vous êtes toujours tellement bien habillée” ou encore quand votre partenaire de match de tennis s’écrie “wahoo, mais tu es une sacrée serveuse”, alors que vous venez de réussir le premier smash de votre vie ?! Si les réponses varient en fonction de chacun, l’intérêt de cet exercice de prise de conscience est de montrer que certains compliments ont des effets désagréables comme la gêne, la suspicion, la négation ou encore la pression et le stress. Bref, le compliment n’apporte pas le résultat positif qu’on espérait. Pourquoi ? Parce que le compliment qui évalue (beau, bon, fantastique …), qui est général (“toujours”, “jamais”) ou excessif, manque de réalisme et rend son destinataire inconfortable.

Alors, comment faire un compliment ?

Comme le dit Tal Ben-Shahar, “le compliment n’est pas une formule impersonnelle” prononcée pour faire plaisir. Si “faire plaisir” peut être un effet du compliment, il n’en est certainement pas le motif principal.
Selon Faber et Mazlish, les compliments les plus efficaces comportent toujours deux parties : la première consiste à décrire ce que nous voyons ou ce que nous ressentons, la deuxième (qui découle de la première) consiste pour le destinataire à s’apprécier lui-même. Cette auto-évaluation est particulièrement importante pour les enfants, pour qu’ils apprennent à construire un centre d’évaluation interne, et non un centre d’évaluation qui dépend de l’extérieur. Par exemple, quand un enfant vous donne un dessin, votre premier réflexe sera sans doute de lui dire : “que c’est beau !”. Le problème de cette formulation est que “beau” est un adjectif évaluatif, subjectif et en plus trop abstrait pour que l’enfant sache exactement ce que cela signifie. D’ailleurs, l’enfant peut vous le faire comprendre en vous répondant : “non, tu ne l’aimes pas !”.
Alors que si vous décrivez ce que vous voyez (“je vois du vert, du rouge, du jaune, des lignes qui se croisent, des tortillons et plein de points multicolores”) ou ce que vous ressentez (j’aime beaucoup toutes ces couleurs vives), l’enfant (ou toute personne qui reçoit le compliment) sent que vous regardez attentivement ce qu’il a fait et il peut alors se complimenter lui-même en se disant qu’il est capable d’être créatif.
Un autre moyen de pratiquer un compliment est de résumer en un mot un comportement digne de louange : “tu es rentré à l’heure, merci pour ta ponctualité” ; “tu as pris la défense de ton ami devant tout le monde, c’est ce que j’appelle avoir du courage”.

Nous avons déjà évoqué l’importance de la description en parlant notamment de la communication non violente (Bulle de Bonheur #12). La description permet de s’ancrer dans le présent, elle évite d’évaluer la personne et privilégie la sincérité.

En revanche, pratiquer le compliment descriptif peut être difficile et vous paraitre peu naturel, voire même froid. Certains avancent ainsi qu’ils se sentent distants quand ils décrivent, et que cela leur coûte par exemple de ne pas dire à l’enfant que son dessin est beau (alors qu’ils reconnaissent qu’ils ne l’apprécient pas!) ou de ne pas dire à un hôte qu’il est vraiment super. Mais là encore, nous sommes victime d’un système où l’évaluation tient une grande place, comme si toute chose devait nécessairement être classée de façon binaire : beau/laid, bon/méchant, bien/mal. Or, nous le répétons, un compliment ne sert pas à faire plaisir ni à travestir la réalité, mais à renforcer l’estime de soi et permettre d’identifier ses qualités. Ainsi, quand le compliment descriptif frappe juste, il procure un son de vérité qui résonne au dedans de nous, un peu comme si une personne plaçait un miroir devant vous pour que vous puissiez voir vos propres forces.

Si cela peut vous paraître peu naturel, comme une nouvelle langue que vous devriez apprendre, cela peut aussi vous sembler plus exigeant. En effet, complimenter de cette façon exige de vraiment écouter, de vraiment regarder, de vraiment remarquer. Mais quelle force pour l’estime de soi, et quelle preuve d’attention vous donnez à celui que vous complimentez !

Un compliment efficace sera donc sincère, descriptif, sans évaluation ni commentaire. Il sera précis et en lien avec la situation du moment : au lieu de “tu as été super sage”, on dira “j’ai apprécié ton aide aujourd’hui pour les courses, c’était pratique pour moi que tu tiennes le caddy et que tu pèses les légumes” (l’enfant peut ainsi se voir comme une personne capable d’aider et d’être utile) ; au lieu de dire “bon boulot, merci”, décrivez ce que vous avez apprécié : “avoir ce dossier complet et dans le délai m’a permis de gagner du temps dans ma négociation”.

Pas de stress cependant si vos habitudes prennent le dessus et que vous commencez votre compliment par : “c’est super”, “c’est trop beau”, “tu es formidable” ….. pensez juste à ne pas vous arrêter là, demandez-vous pourquoi vous trouvez ça beau ou génial et poursuivez votre évaluation (car c’en est une !) en expliquant ce que vous aimez ou vous voyez. Parler en “je” permettra également de personnaliser et individualiser le compliment, et d’éviter par conséquent la généralisation excessive (“rentrer dans une chambre rangée me met vraiment de bonne humeur”).

Attention cependant, comme le dit Haim Ginott, un compliment doit être utilisé à dose homéopathique. Trop de compliments tue le compliment ! Pensez à en faire chaque fois qu’il y a un progrès, un effort ou un changement positif accompli, et faites-vous confiance pour le pratiquer dans d’autres situations, en famille, au travail, avec des amis et y compris à l’égard de vous même (rappelez-vous l’importance de l’auto-compassion Bulle de bonheur #39).!

En bref

  • Le compliment est un élément indispensable à notre bien-être, il renforce l’estime de soi et permet d’identifier ses talents.
  • Comment faire un compliment ? En sortant du système évaluatif, et en décrivant ce que vous voyez ou ce que vous ressentez, ou en nommant la qualité révélée par le comportement.
  • Pour être efficace, un compliment doit être sincère, descriptif et utilisé à bon escient.

Allez hop, je me lance !

2 mn pour trouver une situation où vous pourriez faire un compliment, pratiquez la description, sans évaluation, sans commentaires et avec sincérité, et laissez au destinataire de votre compliment le soin de s’auto-apprécier lui-même !

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