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J’orchestre vie privée et vie professionnelle

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Nous vous partageons aujourd’hui les propos que nous avons retenus d’une conférence donnée par Yarledis Coneo à Montréal. Le thème de cette conférence portait sur la conciliation des rôles de vie, titre que nous avons particulièrement aimé car il permet d’avoir une vision plus large que l’angle plus couramment abordé de la conciliation vie professionnelle / vie privée. En effet, ce sujet de la conciliation concerne tant le parent, le célibataire, le travailleur, le bénévole que le retraité, le grand-parent ou encore l’accompagnant d’un proche malade. Cela renvoie à ce que nous vous avions partagé dans notre podcast sur l’équilibre (Bulle de Bonheur #13) et notamment les 4 P de Yvon Dallaire, c’est à dire le savant dosage de notre investissement entre Privé, Professionnel, Partenaire et Parent.

“Qu’y a-t-il de plus important lors d’une démarche de conciliation? Vous, en premier”, affirme la conférencière, conseillère en ressources humaines. Notre propre personne est le centre de toute réflexion et de toute démarche de conciliation, nous sommes autant l’acteur principal que l’expert de notre vie. “Cela explique pourquoi ce n’est jamais du copier-coller d’un cas à l’autre, car chaque personne et chaque situation sont différentes”, explique Yarledis Coneo.

Soyons le maestro de notre vie.

Cette analogie avec le monde musical nous renvoie à l’orchestre et sa diversité d’instruments, de tonalités, de rythmes, de cadences et de styles. Etre maestro, c’est être le chef d’orchestre de tous ces éléments qui composent notre vie, c’est savoir harmoniser et créer une oeuvre unique, personnelle et qui sonne juste.
De quoi va être composé notre orchestre ? Travail, famille, amis, taches domestiques, déplacements, études, sport et loisirs, mais aussi soins personnels, sorties, vacances, engagements associatifs, sans oublier les aspects administratifs, juridiques et financiers … “autant de notes qu’il nous faudra agencer, moduler, en attribuant à chacune d’elle le rythme et le tempo désiré, réservant des pauses, prévoyant aussi des crescendos et des decrescendos à certains moments”.

L’idée est de savoir adapter nos styles musicaux à nos besoins, de pouvoir passer d’un slow pour prendre soin de soi à un rock pour se stimuler, du jazz qui swingue à la symphonie qui dynamise, de la musique douce qui relaxe à celle qui met en éveil nos sens. L’essentiel est de ne pas se laisser enfermer dans un rythme trop dense qui épuise ou au contraire un rythme trop lent qui endort.

Un vrai défi dans notre société qui vit à cent à l’heure ! Et les chiffres sont révélateurs de cette difficulté. En ce qui concerne les parents par exemple, les études révèlent que près de la moitié d’entre eux réalisent des tâches professionnelles en dehors de l’horaire habituel de travail ; plus de 40% des parents trouvent la conciliation travail-famille difficile et pour plus de 60%, cette conciliation est une source importante de stress ; si importante, d’ailleurs, que 37% d’entre eux accepteraient une réduction de salaire en échange de meilleures mesures de conciliation travail-famille et 55% changeraient d’emploi pour l’obtenir (Sondage Léger, 2018 – Québec).
On comprend pourquoi la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle est désormais un enjeu social important, objet de conférences, de livres, d’enquêtes, de recherches et d’ateliers, et également un domaine investi par l’univers de la formation, du coaching et de la thérapie.

Nous avions mentionné dans différents podcasts les effets négatifs d’une vie en déséquilibre (Bulle de Bonheur #13), révélatrice d’une gestion inadéquate de nos priorités (Bulle de Bonheur #10) où nous perdions contact avec le pouvoir du moment présent (Bulle de Bonheur #25) sans savoir lâcher prise ( (Bulle de Bonheur #21) ni dire non (Bulle de Bonheur #38).
Nous avions évoqué les conséquences sur la santé physique et psychologique, sur nos attitudes et nos comportements et donc sur les systèmes dans lesquels nous évoluons, notamment notre système familial où notre conjoint et nos enfants vont nécessairement subir les répercussions de notre état. Répercussions qui toucheront également nos amis, nos collègues et de manière plus diffuse la société en général.

En pratique

Alors comment éviter ces ondes de choc, qui nous touchent autant qu’elles touchent ceux qui nous entourent ? Comment repenser le système, adopter de meilleures mesures de conciliation, être plus souple et dynamique ?
Prise de conscience
Et oui, comme dans tout processus de changement, nous retrouvons cette étape nécessaire de la prise de conscience. Objectivité, identification, acceptation sont indispensables pour relever les notes dissonantes, les rythmes contradictoires, les tempos inconciliables. Cela nous permet de donner du sens à notre changement et savoir sur quoi agir. Chaque partition étant singulière, à vous de lire la votre et de regarder les portées que vous souhaitez réécrire.
Identifier les ressources.
Par qui et par où commencer, pour réduire le conflit entre tous les rôles que nous devons assumer chaque jour, pour harmoniser les “notes de notre opus personnel” ?
“Premièrement, il faut savoir que la responsabilité, dans ce domaine, est partagée”. Si nous sommes l’initiateur et le compositeur de notre partition, nous avons besoin de ressources intérieures mais également de ressources extérieures.
Nos ressources intérieures sont constituées de nos talents, nos dons, capacités, forces (Bulle de Bonheur #24) et également de notre capacité à nous faire confiance (Bulle de Bonheur #6).
Nos ressources extérieures sont quant à elles composées de toutes les personnes et les lieux ressources que nous avons autour de nous et auxquels nous devons aussi savoir faire appel : notre réseau proche (conjoint, famille, amis), notre réseau professionnel (collègues, syndicat, ressources humaines) et notre réseau communautaire (service de garde, voisinage, association de soutien aux familles, à l’emploi …). Il ne s’agit pas bien sûr de se disperser et de sonner à toutes les portes en même temps ! Mais identifier nos ressources nous permettra d’élaborer un plan d’action concret et réaliste.

Passer à l’action

Dans l’étape prise de conscience, vous avez dû mettre en avant les aspects que vous aimeriez changer pour atteindre l’objectif que vous vous êtes fixé (plus de temps pour vous, pour votre famille, apprendre à dire non, mieux organiser votre temps, avoir une meilleure hygiène de vie …). Suivant la politique des petits pas dont nous vous parlons chaque fois que nous évoquons un projet de changement, vous allez déterminer les étapes que vous allez franchir, en prévoyant un délai pour le changement, en y attribuant les ressources adaptées et en essayant d’anticiper les difficultés que vous pourrez rencontrer.
Ecoutez à nouveau notre podcast ou relisez notre billet de blog sur la réalisation de projets pour vous remémorer les éléments à définir pour passer à l’action (Bulle de Bonheur #19). Et souvenez-vous : amorcez un seul changement à la fois ; pensez à votre objecitf et aux moyens d’évaluer votre progression grâce à des indicateurs qui font sens pour vous (si, par exemple, vous voulez améliorer votre hygiène de vie, les indicateurs comme le gain en énergie, la qualité de sommeil, voire des tests médicaux pourront être des balises pertinentes) ; enfin, faites le bilan à la fin du délai que vous vous êtes accordé, sans oublier de faire preuve de bienveillance envers vous-même ! (Bulle de Bonheur #39)
Initier des petits changements dans notre quotidien
Un plan d’action est comme un projet, il donne un but, il structure et apporte un cadre qui balise et sécurise. A coté de ce projet, vous pouvez aussi agir sur des petites choses de votre quotidien comme le propose Yardelis Coneo : prendre la douche la veille pour libérer la salle de bain le lendemain matin ; simplifier les menus-déjeuners de la semaine et garder les repas spéciaux pour la fin de semaine ; faire du co-voiturage ; oser demander de l’aide : une femme de ménage ponctuellement, se faire livrer ses courses, solliciter un organisme d’aides aux devoirs pour les enfants, une maison des familles ou de la parentalité … à vous de trouver les trucs qui vous ressemblent ! Et si jamais la situation dure, que vous perdez courage, confiance et foi dans votre capacité à sortir de ces tensions permanentes entre les rôles que vous devez assumer, pensez à demander l’aide d’un professionnel, votre personne mérite que vous preniez soin d’elle.

En bref

  • Je suis le maestro de ma vie. Je suis donc l’acteur principal de l’orchestration de mes différents rôles.
  • Pour concilier les rôles de ma vie, je m’appuie sur mes ressources intérieures (mes forces) et les ressources extérieures (mon réseau).
  • En cas déséquilibre, de tensions ou d’incompatibilités dans mes rôles, j’identifie les fausses notes et initie des changements dans mon quotidien et ou à plus long terme grâce à la mise en place d’un plan d’actions.

Allez hop ! Je me lance !

2 mn pour vous rappeler un moment vécu en harmonie cette semaine. Demandez vous quels sont les rôles que vous avez endossés et comment tous ces instruments ont pu être en harmonie. Quand ça marche une fois, ça peut marcher une deuxième puis une troisième ! Continuez donc à jouer votre partition !

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Copyright photo : adobe

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