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Je repère les signes du burn-out

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Le burn out fait aujourd’hui partie du langage courant. Même s’il reste empreint d’une mauvaise réputation, nous pouvons constater qu’on en parle et qu’on le reconnaît de plus en plus. Il faut dire que selon une étude menée en 2018 par Malakoff Médéric, 37 % des salariés français sont en situation de fragilité professionnelle, donc potentiellement sujets au burn-out.

Les causes ? Conditions de travail éprouvantes (physiquement ou psychiquement), stress récurrent, déshumanisation du travail, perte de sens ou encore difficulté à trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

De quoi parle-t-on précisément ?

Le burn out est un terme anglais traduit en France par syndrome d’épuisement professionnel. L’OMS le définit comme « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail ».
Le fait de parler de “sentiment” montre que chaque individu va réagir différemment, et que l’évaluation du burn-out ne sera pas toujours facile. Le burn out doit aussi être différencié de la dépression et du stress chronique.
S’il est généralement associé à la vie professionnelle, on parle aujourd’hui de burn out dans le domaine privé et familial.

Quels sont les symptôme propres au burn out ?

Si les symptômes peuvent être différents d’une personne à l’autre, il a été relevé des caractéristiques communes. Le Copenhagen Burnout Inventory (CBI) prend ainsi en compte trois dimensions fondamentales du burn-out : l’épuisement personnel, l’épuisement professionnel et l’épuisement relationnel. Ces 3 dimensions vont être des axes d’observation des changements manifestés physiquement, psychologiquement et le socialement.

Ainsi, le burn out s’exprime généralement par une fatigue constante, des problèmes d’insomnie et de digestion, mais aussi des douleurs (maux de dos, migraines) et un système immunitaire fragilisé.

D’un point de vue psychologique, on observe un changement du comportement qui aura des répercussions sur les relations humaines et la qualité du travail effectué ou la place dans la famille. Dans le travail, ce sera par exemple la montée d’une démotivation générale par rapport au poste occupé (frustration, manque de concentration, incapacité à prendre des décisions). En famille, on pourra noter des attitudes de retrait face au milieu familial, un désintérêt, un désinvestissement des loisirs et des activités familiales habituelles.

On imagine bien que les changements physiques et psychologiques vont avoir des répercussions socialement : tendance à s’isoler, à montrer de l’irritabilité, voire des accès de colère spontanée. D’un point de vue plus intime, les personnes vont également se sentir incompétentes et avoir un perpétuel sentiment d’échec.

Pourquoi ?

Le stress répété et la charge de travail élevée sont les deux composantes systématiques du burn out. Mais d’autres facteurs peuvent y mener : manque de reconnaissance du travail effectué, manque de soutien des supérieurs hiérarchiques et des collègues, manque de communication au sein de l’entreprise et manque d’autonomie. De plus, on sait que les personnes trop impliquées, perfectionnistes ou ayant une faible estime d’eux-mêmes sont davantage concernées.

Le burn out peut entraîner des troubles de l’alimentation mais aussi dépression, pensées suicidaires et conduites à risques (aller chercher du réconfort dans l’alcool, la drogue…). Il est donc essentiel de repérer les premiers signes pour réagir avant qu’il ne soit trop tard.
Attention toutefois de ne pas confondre dépression et burn out. Si nous prenons des images, nous pouvons associer le burn out à un toit très enneigé et la dépression à des termites installées dans la maison.
Dans le cas du burn out, la pression de la neige sur le toit va faire effondrer la charpente. Ce sont donc des pressions extérieures excessives qui vont venir fragiliser la structure intérieure de l’individu. La dépression ressemble plus à l’effet des termites : la charpente s’effondre également, mais à cause d’un problème intérieur.

Partons du constat que nous avons tous un réservoir d’énergie. Les activités de notre quotidien nous prennent de l’énergie ou nous en donnent, et ce rapport est unique à chacun. Par exemple, si certains puisent leur énergie dans le contact avec les autres, d’autres la trouveront dans la solitude.

En fonction de notre éducation, de nos expériences, de notre capacité à prendre du recul, à mettre du sens mais aussi en fonction de nos sources d’énergie hors travail (famille, sport, autres engagements…), nous nous adapterons facilement, nous nous opposerons ou nous subirons. Le burn out surviendra quand il y aura rupture d’équilibre entre les dépenses et les apports d’énergie.

Les premiers signes à repérer

Il existe actuellement des tests en ligne qui permettent d’aider à identifier les signes avant coureurs du burn out. En voici quelques uns, mais n’hésitez pas à compléter la liste en allant surfer sur internet (questionnaire de Copenhague, test d’Oldenberg…) :
vous vous sentez « vide » intérieurement lorsque vous effectuez votre travail. Vous n’avez plus de plaisir, vous agissez mécaniquement comme une sortie de robot, à distance, sans attente.
Vous vous réveillez découragé(e) ou déprimé(e) à l’idée même d’aller travailler. Vous n’osez pas en parler, vous vous sentez en décalage avec les autres et commencez à vous isoler.
Vous rentrez épuisé(e) le soir et n’arrivez pas à vous connecter à votre vie personnelle et/ou familiale. Vous n’avez aucune énergie pour participer à de loisirs ou des activités. Vous vous sentez désinvesti(e). Vous pouvez avoir envie de fuir.

Réagir rapidement

La première chose à faire est de prendre conscience de notre état et de l’accepter. Dans trop de situations, nous nions les premiers signes, par pudeur, honte ou crainte de la réaction de l’entourage, mais souvent aussi par fierté ou conviction que cela va passer, que nous allons tenir.
Mais rappelez-vous, notre corps est une machine très intelligente, et les signes qu’il nous envoie ont une raison d’être très précise. Si nous ne les écoutons pas, le corps va nous envoyer des signes plus forts (et souvent plus graves) qui risquent de nous faire encore plus mal.

La deuxième chose à faire est donc de parler. Parler a un pouvoir de guérison bien trop souvent sous-estimé. Exprimer ses sentiments (voir Bulle de Bonheur #5), c’est libérer nos émotions pour éviter qu’elles agissent comme un boomerang à notre encontre. Choisissez la personne qui vous vient à l’esprit en premier. Ce ne sera peut-être pas un proche mais peu importe, l’important est de réussir ce premier pas. Si personne ne vous semble convenir, adressez-vous à un professionnel. Il est parfois plus facile de parler à un étranger.

Ensuite, gérez vos priorités. Ce qui est important et urgent (Matrice d’Eisenhower – Bulle de Bonheur #10), c’est VOUS. Prenez donc du temps pour vous. Pour cela, fixez-vous un nombre d’heures de travail maximum par jour (et tenez bon !) et forcez-vous à avoir une activité sans rapport avec votre vie professionnelle. Privilégiez si possible une activité physique (marche, vélo…), encore plus efficace si elle se fait en plein air.
Vous pouvez également faire des activités artistiques : l’art (musique, peinture, terre…) est un excellent médium pour exprimer ses émotions, libérer ses tensions. Les activités manuelles sont également un bon choix : elles ont tendance à nous mettre dans un état méditatif relaxant sur le coup mais aussi sur le long terme.
Enfin, vous pouvez également décider de vous investir dans une action caritative. Prendre soin des autres a de nombreuses vertus, sur notre santé et sur notre capital bonheur notamment (Bulle de Bonheur #8).

Une fois que vous avez recommencé à prendre soin de vous, vous serez plus à même d’analyser votre situation et de décortiquer un à un les éléments qui vous ont amené vers le burn out : qu’est ce qui vous procure du stress ? Qu’est ce qui vous aiderait, vous motiverait ? N’hésitez pas à en parler avec votre entourage, ce regard extérieur peut être précieux et vous apporter des informations aidantes.

Si vous ne voyez pas d’amélioration après tout ce travail, alors n’hésitez pas, consultez votre médecin pour un arrêt de travail. Vous éloigner de votre quotidien professionnel pendant quelques temps vous permettra de prendre soin de vous, de faire redescendre la tension accumulée mais aussi de trouver des solutions durables à votre situation. Si la situation est plus personnelle, partir quelques jours de chez soi pour faire une coupure sera également une solution.

En bref

  • Le burn out c’est se sentir écrasé par les contraintes de l’extérieur
  • C’est un déséquilibre entre les apports et les dépenses d’énergie
  • Repérer les premiers signes est indispensable pour éviter d’exploser en vol
  • Apprendre à remplir son réservoir d’énergie est un acte préventif précieux.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer : gérer vos priorités, prendre du temps pour vous, chercher une activité énergisante, partager vos interrogations. 2mn pour choisir une idée et remplir votre réservoir d’énergie. Programmez le toute cette semaine ! Regain de vitalité assuré !

Article réalisé en partie d’après l’étude du cabinet 5a Conseil sur le burn out.

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