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J’apprends à dire non

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Non, ce petit mot de 3 lettres, simple à prononcer et à comprendre, est pourtant souvent difficile à dire ! 

Pourquoi ? Parce ce que nous avons tendance à associer à ce petit mot de nombreux effets négatifs : 

  • des peurs : peur de la réaction de l’autre, peur d’être rejeté, de ne plus être aimé, peur de blesser, de décevoir…  
  • un sentiment de culpabilité
  • l’impression d’être égoïste
  • l’idée que cela ne se fait pas de dire non à une personne (“quand on est poli, on dit oui”).
  • la difficulté de renoncer au pouvoir de combler l’autre (“quand je dis non, je renonce à ce pouvoir”).
  • une stratégie pour avoir la paix (dire oui à un enfant pour qu’il nous laisse tranquille par exemple) mais qu’on regrette plus tard.

La plupart de ces effets sont uniquement des projections de notre part ou des prédictions de comportement qui viennent limiter notre capacité d’agir et nous empêchent d’être à l’écoute de soi. Ils sont souvent en lien avec la crainte du jugement de l’autre et nous poussent donc à agir pour que ce jugement nous soit favorable (“elle est vraiment sympa”, “serviable”, “toujours disponible”…), sans prendre en compte nos propres besoins. Or nous le savons, ne pas s’écouter a de nombreuses conséquences négatives : mauvaise communication, rancune envers son entourage, stress, épuisement, … . 

Pour Thomas d’Ansembourg, thérapeute belge, ne pas savoir dit non fait partie des pièges dans lesquels nous sommes enfermés et qui nous empêchent de vivre des relations authentiques, profondes et fécondes. Nous allons nous appuyer sur son livre “Cessez d’être gentil, soyez vrai” pour voir comment nous pouvons oser dire non. 

Et si je mettais en pratique la fameuse maxime : “Dire non, c’est se dire oui à soi-même”

Avez-vous déjà regretté un “oui” trop rapide ? Il y a de grande chances que votre réponse soit positive et que vous réalisiez que cette situation est même très fréquente : oui à une invitation à dîner alors que vous êtes épuisé ; oui à un dossier supplémentaire alors que vous êtes déjà débordé ; oui pour la tablette un soir à votre enfant alors que la règle familiale prévoit l’utilisation de la tablette en fin de semaine uniquement… 

Tous ces “oui” sont autant de bombes à retardement : colère, agressivité, rancoeur, rejet de la responsabilité sur l’autre… Les effets se font en général rapidement ressentir !

S’agit-il alors de dire non à tout va ? Certainement pas ! Il s’agit de savoir dire non “à temps, dans la bonne mesure et à la bonne personne” comme le propose Thomas d’Ansembourg. Comment ? “En exprimant simplement et sans chichi ses sentiments et ses besoins”.  

Exprimer ses émotions et identifier ses besoins ont été abordés en partie dans nos podcasts #6 et #12. Nous vous renvoyons également à notre podscat #18 sur les peurs, car identifier ses peurs est un outil précieux pour comprendre certaines situations où nous nous empêchons de dire non.

Aujourd’hui, nous vous proposons quelques bulles supplémentaires qui devraient compléter votre boîte à outils.

Se ménager un temps de réflexion 

Il n’est pas toujours possible de répondre sur le champ à une demande, surtout quand nous sommes pris dans des enjeux contradictoires : avoir besoin de repos et sortir les enfants pour qu’ils s’aèrent – faire plaisir à un ami et privilégier du temps en famille… 

Différer sa réponse, c’est prendre soin de la partie de soi qui hésite, c’est, comme le dit Thomas d’Ansembourg, “clarifier ce à quoi je dis oui quand je dis non”.

Ainsi, si je reçois une invitation à dîner alors que j’avais prévu un temps calme en famille, je peux répondre à mon ami que dois vérifier l’agenda familial avant. Je prends le temps de la réflexion pour savoir si je dis oui à l’amitié ou oui à mon besoin d’intimité familiale. Dans le cas où j’ai décidé de consacrer mon temps à ma famille, je rappelle mon ami en exprimant le plaisir que nous avons de passer du temps avec eux et en même temps mon besoin de repos et de profiter de ma famille après une grosse semaine de travail – et je lui dis que cette fois-ci, j’ai décidé de rester à la maison et qu’on remet notre dîner à une prochaine fois.

Culpabilité ? Envie de vous justifier ? Oui, ces pièges risquent de vous tendre la main ! Mais vous verrez que si vous êtes en accord vous même et que vos amis vous apprécient pour ce que vous êtes (et non pour ce que vous faîtes), alors vous serez heureux et fier d’avoir su dire non, en cohérence et sans mensonge.

Utiliser les mots adéquats 

Thomas d’Ansembourg insiste sur l’importance de la locution “en même temps” (“j’aime passer du temps avec vous et en même temps je suis très fatigué cette semaine”) pour décrire nos sentiments et nos besoins. Elle est très différente de la conjonction “mais” qui évacue la première partie de la phrase et qui place les éléments en opposition. Le fait d’exprimer qu’il se passe différentes choses en même temps dans notre corps, dans notre esprit, nous apprend à accepter que nous sommes “des êtres complexes faits de différentes parties en interaction”.

De même, il précise la nécessité de limiter notre “non” à un moment précis, de le cantonner dans un espace temps défini : “cette fois-ci”, “pour le moment”. Ces précisions temporelles ferment la porte aux “jamais” et aux “toujours” qui peuvent rompre le flux des relations, et qui empêchent d’envisager la possibilité d’autres occasions, d’autres choix. 

Assumer son choix 

C’est sûrement une des difficultés à surmonter quand nous sommes dans le processus d’apprentissage du non ! Assumer son choix est toutefois le meilleur moyen d’éviter le poison de la culpabilité et de la rancoeur.

Assumer son choix renvoie à la connaissance et à l’estime de soi : si je connais mes besoins et que je me fais confiance dans la prise de mes décisions, j’assumerai facilement ma décision d’avoir dit non à l’autre. 

Assumer son choix, c’est également accepter que nous ne sommes pas responsables de la frustration que pourrait ressentir la personne à qui nous avons dit non (d’ailleurs, quand on pose une question à une personne, nous devrions toujours accepter que la réponse puisse être un oui OU un non, sinon notre question n’est plus une demande mais une exigence !).

Savoir dire non, c’est accepter de s’entendre dire non. 

Expérimenter l’apprentissage du non devrait nous inviter à regarder le non des autres avec un autre regard : quand l’autre me dit non, au lieu de me sentir vexé, rejeté, mal aimé, si je me demandais plutôt à quoi l’autre dit oui ? 

Savoir écouter l’autre au delà du désaccord est un moyen très efficace d’éviter des tensions et de favoriser des relations empathiques et plus humaines.

Ce regard est particulièrement utile dans les relations avec les adolescents, où le non est une réponse très fréquente (les psychologues y voient d’ailleurs un parallèle à la période du non des 2 ans, marque d’opposition et de volonté d’individuation). S’interroger sur ce que cache ce non, nous aidera à mieux décoder notre enfant, à mettre des mots sur ce à quoi il veut dire “oui” et à maintenir le lien avec lui.

En bref 

La difficulté de dire “non” a plusieurs causes : des peurs (être rejeté, mal aimé, décevoir, être jugé…), la culpabilité, l’éducation, la satisfaction de combler l’autre ou encore un moyen d’avoir la paix.

Pourtant, savoir dire “non” pour se dire “oui à soi même” a de nombreux avantages : congruence, intégrité, respect, meilleure connaissance de soi et des autres, meilleure qualité des relations.

Pour apprendre à dire “non”, j’écoute et j’exprime mes sentiments et mes besoins, j’identifie à quoi je souhaite dire oui et à quoi je souhaite dire non, je fais mon choix et je l’assume. 

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer, 2 mn pour vous penser à une situation où vous aimeriez dire non sans oser le faire. Identifiez à quel oui vous répondriez en disant non et osez vous dire oui, vous allez vous sentir libéré, fier et plus aligné !

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