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Je parle positif

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On entend tellement parler de communication qu’on oublie peut-être que communiquer ne se résume pas uniquement à transmettre un message ! Communiquer consiste à s’assurer que notre message a été transmis ET compris, mais également que ce message est adéquat à la situation … or pour envoyer un message adéquat, encore faut-il avoir bien entendu ce qui nous a été dit … ce qui signifie que communiquer, c’est d’abord savoir écouter !

Cela étant dit, pour qu’un message soit émis et réceptionné avec efficacité, on doit s’assurer qu’émetteur et récepteur sont en état de marche. Cette vérification permet en effet d’éviter les parasites qui viendraient perturber la transmission de notre message.

La 1ère chose à faire est de se mettre dans un contexte idéal à une bonne communication : est-ce la bonne personne ? Le bon lieu ? Le bon moment ?
Vous pouvez ainsi vous demander si parler de mes problèmes de couple à mon enfant est adapté; si c’est adéquat de reprocher, au milieu du dîner familial, à mon enfant de ne pas avoir rangé sa chambre familial ou de donner une information majeure à un collaborateur entre 2 portes.
Le moment de communiquer renvoie tant à la disposition de l’autre qu’à ma propre disposition : stress, fatigue, excitation … sont autant d’éléments qui peuvent venir perturber un message.

Nous excluons ici les cas où la communication est un enjeu de pouvoir, c’est à dire les situations où la menace, le chantage, l’insulte ou encore le dénigrement seraient utilisés. Nous considérons en effet que le dialogue n’est pas possible tel que nous l’envisageons, à savoir un échange respectueux de chacun.

Communiquer sera donc envisagé dans ce podcast comme la capacité à savoir écouter et savoir choisir les mots que nous utilisons pour nous exprimer, en veillant à ce que notre échange ne soit pas brouillé par des parasites.

Ecouter

En ce qui concerne l’écoute, nous vous proposons de vous renvoyer à notre podcast Bulle de bonheur #27 j’apprends à écouter, en nous souvenant notamment que nous avons 1 bouche mais 2 oreilles !! Et que nous avons souvent des mauvaises habitudes, comme celle de confondre “écouter” avec “entendre” !

L’écoute, nous l’avions dit, est le premier élément d’une communication constructive. Elle nécessite de l’attention, de la patience, un présence à la fois physique et psychique.
Elle favorise la qualité des relations, et est particulièrement importante pour que les enfants puissent se développer dans un univers respectueux et bienveillant . En effet, les messages des enfants sont rarement innocents ; ils sont souvent codés et doivent être déchiffrés. L’étape de l’écoute sera donc essentielle pour que nos réponses soient mieux adaptés à leurs besoins.
Quand un enfant raconte un événement ou pose une question s’y rapportant, il est souvent préférable de réagir non pas à l’évènement (on n’en a qu’une partie !) mais à l’impact relationnel que l’événement suscite, c’est à dire aux émotions qui en découlent. Prenons l’exemple de votre enfant qui rentre furieux de l’école parce qu’il s’est fait punir alors qu’il vous dit qu’il n’a rien fait. Au lieu d’aller chercher à connaître la vérité (“Tu es sûr que tu n’as rien fait ?” ou “c’est curieux, ce n’est jamais de ta faute”), centrez-vous sur les effets qu’a cet évènement sur lui, observez son corps, ses émotions (si besoin, vous pourrez ensuite les reformuler). Abstenez-vous de jugements, de critiques, de questions inquisitoires …cela évitera de mettre votre enfant sur la défensive et lui permettra de parler plus facilement et librement, de faire retomber ses émotions (elles l’empêchent de raisonner) et souvent de l’amener lui même à son auto-évaluation.

Mais, allez-vous me dire, on ne peut pas uniquement écouter, on doit bien parler aussi !

 

S’exprimer

S’exprimer, c’est choisir les mots que nous devons utiliser pour répondre à notre interlocuteur, des mots qui sont le reflet de nos besoins.

Comme l’écoute, s’exprimer demande aussi une certaine disponibilité physique et psychique. A nous de repérer ce qui peut nous faire déraper puisque la communication est le fait de 2 personnes au moins, où émetteur et récepteur ont chacun leur part de responsabilité. Nous avons nos propres “parasites”, c’est à dire des déclencheurs internes (manque de sommeil, problème professionnel, système de valeurs, expériences, …) et externes (mauvaise humeur d’un proche, attitude de votre patron, grève …) qui peuvent venir perturber notre écoute et notre expression. Connaître ces déclencheurs vous permettra d’éviter des débordements et d’avoir des réactions plus adaptées.

Quels mots utiliser ? Ces mots, nous les connaissons souvent, cependant nous avons plus de mal à les utiliser sous l’emprise de nos émotions et lors de notre quotidien familial. Prenons l’exemple de notre mode de communication en famille et imaginons la situation où une de vos amies oublie son parapluie après avoir dîné chez vous. Allez-vous lui courrir après pour lui dire : “Sophie, mais ce n’est pas possible, tu as encore oublié quelque chose. C’est quoi ton problème ? A chaque fois que tu viens à la maison, tu oublies un truc. Tu vis vraiment sur une autre planète toi !”
Sans doute pas !. Et pourtant ne le faisons-nous pas souvent avec nos enfants ou avec notre conjoint ? Sans le vouloir, nos mots peuvent blesser, étiqueter, attaquer l’estime de soi. Et à y bien réfléchir, notre façon de nous exprimer est souvent peu aidante. En reprenant à la situation de Sophie, est-ce que cela va lui permettre de penser la prochaine fois à prendre toutes ses affaires ????

Et si je changeais ma façon de m’exprimer ?

Voici quelques principes d’une communication positive et bienveillante, qui ont prouvé leur efficacité sur la qualité de la communication et par conséquent des relations.

 

Parler en forme affirmative :

 apprendre à exprimer l’action à faire est plus efficace, cela donne une indication plus précise de ce que nous attendons, et le cerveau capte mieux ce type de message. En effet, la neuro-linguistique nous prouve que le cerveau enregistre avec difficulté la négation (“ne … pas”, “ne …. jamais” …) et retient en revanche plus rapidement l’action affirmative (vous connaissez sans doute la célèbre injonction “ne pensez pas à un éléphant rose” qui nous amène à immédiatement penser à un éléphant rose !!!!).

Apprenons donc à nous exprimer en forme affirmative et positive et transformer nos phrases habituelles en supprimant la négation. Par exemple :
au lieu de dire “ne me coupe pas la parole”, dites “laisse moi terminer ma phrase”
au lieu de “ne frappe pas ton frère”, dites “les coups sont interdits dans cette maison”
au lieu de dire “ne cours pas”, dites “marche”
au lieu de dire “n’oublie pas …”, dites “pense à …” …

 

Etre clair et concis

Pensez aussi à émettre des règles ou des consignes claires : être clair, ça veut dire être précis, concis et affirmatif !
Evitez donc les “pas trop longtemps”, “pas trop tard” et déterminez plutôt une durée limitée ou une heure précise.
Evitez les phrases avec des mots trop généraux ou abstraits. Avec les enfants par exemple, les injonctions “sois sage”, “sois gentil”, “tiens toi bien” ne disent pas ce que l’enfant doit faire. L’enfant peut être perdu ou faire “de travers” car ces mots ont des significations différentes selon les personnes ou parce qu’ils recouvrent une réalité qui est inconnue de l’enfant.
Donner des actions à accomplir (“le dos droit et les 2 fesses sur la chaise !”) et faire attention à l’implicite (ce qui est évident pour nous, ne l’est pas forcément pour l’autre) améliorent vraiment l’efficacité de notre message.

Petits conseils divers, parmi de nombreux autres !
Conseils sémantiques : bannir les TOUJOURS, JAMAIS, ENCORE. Ces termes enferment, condamnent et amènent le récepteur du message à penser que le changement n’est pas possible ou que vous le voyez toujours de la même façon !!
Encouragez et complimentez : à dose homéopathique et de façon circonstanciée mais nécessaire pour tout effort, tout changement accompli (un prochain podcast sera consacré spécifiquement aux compliments).
Parlez moins ! Evitez les sermons, les conseils, … laissez le temps et l’espace à l’expression. C’est particulièrement important pour que votre interlocuteur puisse trouver ses propres solutions et ses propres réponses. Cela vaut évidemment pour les enfants, notamment pour favoriser leur autonomie. Au lieu de répondre trop vite à leurs questions, sollicitez plutôt leurs compétences : à ton avis ? qu’est ce que tu en penses ? que ferais tu ? Comment ferais tu ?
Pas d’urgence ! Certaines personnes (comme les adolescents par exemple !) ont l’art de nous mettre devant le fait accompli et de nous mettre la pression pour obtenir une réponse. Souvenez-vous qu’il y a rarement de vrais cas d’urgence. Quand on hésite, quand on a des doutes, qu’on a besoin de temps, il est important de différer notre réponse sous peine de regretter après nos paroles. Marshall Rosenberg, le père de la Communication Non Violente, utilise cette phrase : “si tu veux une réponse maintenant, c’est NON. Si tu peux attendre (ce soir, demain …), ce sera oui ou non. Tu choisis !”
Attention aux non trop rapides ! Il vous est peut-être déjà arrivé de vous demander après coup pourquoi vous aviez dit non à une demande. S’il est bien entendu indispensable de savoir dire non, il arrive aussi que nous le prononcions un peu rapidement. Ce non, surtout quand il devient systématique, peut devenir une source de blessure, de déception voire de conflit. Intéressant de se poser la question et de savoir à quoi notre non est lié : au fait que ce n’est pas le moment ? (il peut être alors remplacé par un “oui quand tu auras fait …”) Au fait qu’il valide une règle, un interdit ? (alors il est justifié et peut être accompagné “non, tu connais la règle” et on s’arrête là !) Ou alors il me prend à défaut, j’ai en fait besoin de temps.
En bref

Une communication bienveillante est une communication respectueuse de soi et de l’autre. Elle permet de favoriser la qualité de la relation et la compréhension. Elle invite à s’ouvrir sur nos différences mutuelles, et participe à notre bien-être et à celui de notre entourage.

Communiquer, c’est savoir écouter ET savoir s’exprimer dans le respect de chacun, c’est communiquer AVEC l’autre et non sur l’autre.

Communiquer nécessite une disponibilité physique et psychique.

Les outils pour s’exprimer de manière bienveillante et positive sont nombreux : parler en JE, utiliser le mode affirmatif, privilégier la description, bannir l’évaluation et le jugement … que ce soit une langue nouvelle ou déjà connue, la pratiquer accroît la qualité de nos relations, la compréhension de notre entourage et contribue au bonheur.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 mn pour choisir un outil qui vous est proposé pour communiquer autrement. Comme le disait Einstein, “la folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent”, alors osez le changement !

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